Pas facile à écrire….La prochaine fois, on ira au Mali!
On peut aussi l’appeler la KIRGHIZIE , République kirghize ou, en version anglaise le KYRGYZSTAN. On écrira souvent KZ, on gagnera du temps…
On a tous une idée plus ou moins précise de la localisation des pays d’Asie centrale se terminant par Stan. Ce suffixe, d’origine perse, signifie « pays, nation, lieu ». Le pays des Kirghizes.
AU PAYS DES STAN. Des frontières au nord avec le grand Kazakhstan, au sud avec le petit Tadjikistan, à l’est et sud-est avec la Chine et à l’ouest avec l’Ouzbekistan qu’on rejoindra plus tard.
L’ASIE CENTRALE. POURQUOI ET COMMENT ?
C’est en allant l’année dernière au « salon du randonneur » à Lyon que s’est concrétisée pour nous l’invitation au voyage sur les pas de Marco Polo, de la route de la Soie, de ses chevaux et de ses chameaux.
La rencontre avec Matthieu au stand de « Terres oubliées » nous a tout de suite donné l’envie de découvrir deux pays d’Asie Centrale, le Kirghizistan et l’Ouzbekistan, en trek, à pied, et de partager pendant quelques jours le quotidien d’un chamelier, Damir, emmenant son troupeau de chameaux de Bactriane en transhumance dans les montagnes kirghizes. Pas de VÉLO good trip cette fois-ci mais plutôt du CHAMEAU good trip !
Pour une fois, on voyagera en groupe en passant par une agence. On a tout de suite proposé à Matthieu de constituer ce groupe. Huit personnes maximum. No problem. En quittant le salon du randonneur, on avait déjà les six noms en tête: des copains baroudeurs, bon marcheurs, toujours de bonne humeur….c’est mieux pour vivre quinze jours ensemble…
Certains parmi eux ayant déjà des engagements par ailleurs, ils seront 3 à dire oui et les autres membres seront des copains de copains. Et comme les amis de nos amis sont aussi nos amis…Le groupe de huit comptera finalement neuf personnes car Françoise, que nous ne connaissons pas encore, s’était inscrite pour ce périple l’année dernière, périple qui avait été annulé faute d’autres inscrits. Mais les trois amis qui ont dit oui portent déjà sur eux le parfum des horizons lointains puisqu’on a fait la connaissance d’Anne et Bernard en Colombie et celle de Brigitte, en Guyane. La couleur est annoncée.
La forme du KZ ressemble à une grosse langouste avec ses deux pinces tournées vers l’Ouzbekistan et sa capitale Tachkent. Elle a exactement la même forme que notre île préférée, Ouessant. Pour situer Bishkek, capitale kirghize, il faut chercher un point jaune vers le nord. C’est ici que notre avion devrait se poser en provenance d’Istanbul. Les points verts représentent nos lieux de pérégrination.En attendant de lui murmurer à l’oreille…
Départ de Lyon le 27 avril. Arrivée à Bishkek dans la nuit.
Et c’est la fin! La fin d’un périple de 5700 kms environ à travers deux pays magnifiques et surtout très accueillants. On a atterri le 4 août à Séoul et on repart ce 6 décembre. Quatre mois de découvertes géographiques, historiques et humaines qu’on aura eu beaucoup de plaisir à partager avec vous !
Je voulais présenter Tokyo quartier par quartier mais je n’aurai plus assez de temps.
Tokyo nous a vraiment plu….On a eu beaucoup plus de plaisir que prévu à parcourir cette ville aux visages très contrastés. Des coins déjantés pour les jeunes branchés mangas, des lieux prêtant à la promenade méditative, de l’ultra tech, de la tradition. Il y en a pour tous les goûts.
Quartier de HARAJUKU
Célèbre pour son côté excentrique où bon nombre d’ados se déguisent, surtout le week-end, en cosplayers, personnages de mangas ou comics.
Jardins suspendus.Horloge géante
Quartier ASAKUSA.
Le Japon des traditions.
En plein cœur de Tokyo, une forêt mène au temple Sensoji, le plus vieux temple de Tokyo.On plonge les mains dans les fumées d’encens qu’on ramène vers soi ou sur une partie précise de son corps afin d’être protégé.Mariage. On les trouve tous bien sérieux.Superbes kimonos des invitées.Trop craquant.
La Japon moderne.
Un groupe qui se débrouille très bien tant pour la danse que pour les voix chantées. Et puis le phare de la ville. Le repère. L’arbre du ciel. The Skytree.Un marché de Noël dans ses premiers étages.Elle est la plus haute tour de télécommunications du monde. Elle mesure 634 m, deux Tours Eiffel mais on ne grimpe que jusqu’à 450 m. Construite de 2009 à 2012, elle est faite pour résister aux tremblements de terre. Au centre, une énorme colonne de béton suspendue comme un pendule. En cas de séisme, elle oscille et amortit les ondes de choc. On la sent bouger.Confluences. Tokyo est construite sur l’eau, d’où les marais qu’on a traversés en pédalant vers Narita. Quatre fleuves émaillent la ville : Arakawa, Sumidagawa, Edogawa et Tamagawa. Sous ses gratte-ciel, des centaines de rivières et canaux.Quand l’horizon est dégagé, on aperçoit le mont Fuji. Bon, on ne peut pas toujours gagner…
Anatomie d’une chute. Le vélo de Pierre n’a pas voulu monter la marche du trottoir. Il a préféré se coucher dans le caniveau mais Pierre se décroute peu à peu et sera présentable pour rentrer en France.
Et puis Tokyo a été l’occasion pour nous de retrouver Yuka et de passer deux jours en sa compagnie.
Dans le PARC d’UENO
Un concentré de temples depuis le premier Shogun au XVIIe siècle et maintenant de musées autour d’un magnifique lac où se prélassent lotus et nénuphars géants.
Et on retrouve avec bonheur Rodin et ses bourgeois de Calais qu’on avait laissés l’année dernière à Calais.
Avec Yuka, visite du Musée National d’art occidental. Comme nous, Yuka à un petit faible pour les portraits.
Un coup de fatigue au musée et le gardien laisse le visiteur se reposer.
Tout d’abord cette précision pour montrer que, même dans la capitale, le Japon peut ne pas être cher du tout : on a payé 99 € les quatre nuits en dortoir mixte pour nous deux. On était donc ensemble. Propreté impeccable, très bon emplacement.
Et puis on a eu la chance d’être hébergés deux nuits chez Katashi et Yochiko via le site Warmshowers. Un couple dans nos âges qui a fait, entre autres voyages, près de deux ans de périple à vélo autour du monde en 2011. On s’est sentis accueillis comme si on se connaissait depuis longtemps. Leur maison étant dans le grand Tokyo, on a laissé nos bagages dans la guest house de la nuit précédente, ne prenant qu’une sacoche avec nous, et les vélos sur un parking …à vélos. On retrouvera le tout sans problème. On a pris un train pour les rejoindre.
Yochiko, 67 ans qui est la femme de Katashi (74 ans) au centre et Jim, 78 ans, ami invité pour la soirée. Un goûter nous attend avec de délicieux gâteaux japonais et un bon café.
Au cours de leur voyage où ils ont pédalé en Europe dont la France, en Océanie et en Amérique du Sud, ils ont tenu un journal quotidien et en ont fait un livre. L’année dernière, ils ont fait Compostelle à vélo à partir de St Jean Pied de Port. On aurait pu se rencontrer là-bas ! Jim est aussi un cycliste avéré. Quand il nous a dit son âge, on était scotchés.
Repas somptueux. À chaque fois on se régale… Yochiko était pharmacienne, Katashi travaillait dans les bureaux d’une compagnie maritime et Jim dans la chimie. Pour avoir une meilleure retraite, Katashi fait de la comptabilité à temps complet. On a papoté de 16 h à 23 heures !
La chambre japonaise, tatamis et futon, nous attendait avec tout ce qu’il faut pour passer une bonne nuit et Yochiko nous a offert de petits cadeaux faits maison. Quel accueil !
Démarrage de la journée avec un petit déjeuner copieux. Parc près de leur quartier. Nature, calme, beauté. Tout ça à trente minutes du cœur de Tokyo.
Le deuxième soir, on a fait la connaissance d’un de leur fils, Wataru, qui partait faire un marathon le lendemain. Il travaille dans une pharmacie.
Ils ont parlé de Nantes, ville qu’ils aimeraient visiter parce que c’est le départ de l’euro vélo 6 et qu’ils ne l’ont parcourue qu’à partir de Vesoul. Pierre était très content d’avoir trouvé dans l’après-midi du vrai Muscadet de Loire Atlantique qui a eu un succès certain !
On a vécu pleinement ces deux soirées qui feront partie des temps forts de notre voyage liés au sens de l’hospitalité japonaise. Arigato gosaimasu.
Il y a deux aéroports qui desservent Tokyo. Haneda, le plus proche de la ville et Narita. Pour nous c’est Narita. On s’attendait à rouler près du flot de voitures qui circulent de la capitale à l’aéroport et on a eu la chance d’être principalement sur des voies cyclables au milieu de paysages plutôt sympathiques pour accompagner nos derniers tours de roue.
La veille, dernières vues de Tokyo.Hier on a dormi à Funabashi à une trentaine de kilomètres de Tokyo pour avoir une étape plus courte aujourd’hui. On n’imaginait pas rouler sur une telle piste à quelques encablures d’un grand aéroport.Il fait beau mais pas chaud du tout.Ici la Collection Automne Hiver 2023Mais quel bleu !
Tout se passe comme prévu. On a quitté Funabashi à 7 h ce matin où on a passé la nuit. Au compteur, il y avait 53 kms jusqu’à notre hôtel situé près du terminal. On en a fait en tout 72 avec la récupération des cartons. L’idée était en premier d’aller à l’hôtel pour y laisser nos bagages, puis d’aller à l’aéroport juste à côté pour voir si une compagnie n’avait pas la bonne idée de vendre des cartons de vélos. On n’a rien trouvé donc on s’est mis en route vers le magasin de vélos auquel Yuka avait téléphoné pour confirmer notre demande. Quatre cartons nous attendaient de façon à ce qu’on puisse choisir. Et on en a eu deux qui mesuraient 175 cm de longueur, parfait. Merci à ce magasin dans lequel on n’a rien acheté mais qui a tenu parole. Demain on a la journée pour emballer les vélos. On pense qu’ils rentreront peut-être entiers dedans. A l’hôtel, le réceptionniste vient de nous demander de rentrer nos vélos et nos cartons dans l’entrée. Plus sûr nous dit-il que de les laisser dehors. Tant mieux et merci.
On dégrafe le fonds des deux cartons pour les aplatir. Au magasin de vélos.Il n’y a plus qu’à faire 10 kms comme ça pour rejoindre notre hôtel à 450 m du terminal de l’aéroport. On est arrivés sans encombres à bon (aéro) port. Sauvée par les cordons rouges conservés depuis le musée de la Nouille !
On se disait depuis un petit moment que Tokyo allait nous faire souffrir en tant que cyclistes et qu’on abandonnerait les vélos dès notre arrivée.
Parce que la plus grande ville du monde avec ses 14 millions d’habitants, 41 millions dans le grand Tokyo, parce que trafic intense, parce que bruit assourdissant d’une mégapole, parce que difficulté de trouver une adresse dans cette ville, parce que tellement de touristes!
Bonheur du cycliste.
On se disait tout ça et on avait tout faux. On avait juste oublié une chose. Tokyo se trouve au Japon. Si si. Et le Japon c’est l’organisation, c’est la gentillesse, la même attention qu’ailleurs dans le pays qui consistent à ne pas gêner l’autre et si besoin, à l’aider. Exemple. Une voiture arrive perpendiculairement à nous sur notre gauche . Du coup, nous nous arrêtons et posons pied à terre le temps qu’elle puisse passer . À chaque fois que c’est possible, la voiture recule pour nous laisser la voie libre. Avec un sourire de la part du chauffeur. On a observé cette façon de laisser passer l’autre avant soi dans des rayons de magasin un peu étroits, dans les escaliers si celui qui nous suit est plus rapide. Et l’autre personne de s’incliner pour remercier. Et cette façon de faire s’applique entre eux bien évidemment. Une phrase du GDR qu’on aime bien : « Tokyo, un univers urbain électrique, trépidant, étincelant qui cache une grande humanité ».
De nombreux vélos parcourent la ville, tranquillement, sans heurts. Plusieurs options s’offrent à eux.
La piste cyclable. En plein cœur de la ville avec la pointe de la Skytree Tower en arrière plan.La bande cyclable. On peut aussi rouler sur les trottoirs très larges quand on voit le logo vélo. Un couloir pour les vélos auprès des passages pour piétons.
Pères ou mères circulent avec souvent deux enfants sur la bicyclette, un devant, un derrière.
Pas de bruit assourdissant dans les bouchons puisque les voitures sont souvent électriques, l’allure modérée, pas de musique à fond, et on n’a jamais vu un excité au volant. Si on veut un bruit infernal, il faut se rendre dans les salles de pachinko, machines à sous. Mais on n’est pas obligés…
Quant à l’orientation et aux adresses qui sont, paraît-il, un vrai casse-tête dans la capitale même pour les autochtones, notre GPS nous a toujours conduits au bon endroit avec, parfois, l’aide spontanée d’un passant. Hésiter permet de rencontrer du monde.
Dès notre arrivée, notre impression était positive. D’ailleurs comment savoir si on est arrivés ? Nulle part, contrairement à la France, on a vu un panneau avec un nom de ville écrit. Même en caractères japonais. C’est le GPS qui nous fait savoir qu’on a atteint la destination. Le touriste qui descend de l’avion sait où il se pose. Mais quand on pédale dans des coins où les villes se rejoignent, c’est moins évident. Lorsqu’on part de Yokohama vers Tokyo et qu’on sait que le grand Tokyo couvre 2 188 km2 (Paris 105km2), on se dit au bout d’un moment, qu’on doit déjà y être. Réflexion confirmée par un passant.
On avait en tête les images de jungles d’autoroutes souvent montrées dans les médias, les forêts de gratte-ciel, des kilomètres de bouchons. C’est, en effet, la première vision des touristes qui traversent ce décor pendant plus d’une heure entre l’aéroport et le cœur de la ville. Mais nous, notre arrivée à vélo s’est faite en douceur et notre premier quartier est tout tranquille pour notre première nuit.
Tokyo. Toujours les petites supérettes. Et comme partout au Japon, un réseau aérien de câbles électriques qui n’est pas très esthétique. Cela nous rappelle l’Amérique du Sud. Mais la raison en est simple: les tremblements de terre. Ils empêchent l’enfouissement dans le sol. En cas de désastre, c’est plus facile d’aller chercher le fil en l’air que sous terre. Toujours des izakayas où on mange pour trois francs six sous.
Dans la ville, on a testé différents types de transport. Le vélo, le métro, les pieds. Les trois ont leurs avantages. On a profité des trois.
Préparatifs du retour
J’écris ce soir dimanche 3 décembre et on part mercredi. Avec le décalage horaire, on arrive aussi mercredi ! On s’est déjà rapproché de l’aéroport qui se situe à plus de 70 kms de Tokyo. Demain il nous restera une petite cinquantaine pour nos derniers coups de pédale au Japon. On a passé une semaine à Tokyo et les deux dernières nuits sont calées à Narita. L’hôtel réservé est seulement à 450 m de notre terminal. On se dit que s’il le faut, on peut porter nous mêmes nos cartons de vélos à pied. Yuka a téléphoné de notre part à un magasin de vélos à Narita qui doit nous mettre deux cartons d’emballage de côté. Super. La mauvaise nouvelle est que les cartons font 140 cm de long au maximum alors que nos vélos sont arrivés dans des cartons de 170 cm. Moins super. Il faudra donc enlever les deux roues au lieu d’une ainsi que les supports des sacoches. On n’est pas sûrs que les deux roues entrent dans le carton. On a commencé par téléphoner à Air France, notre compagnie, pour savoir s’ils vendaient des cartons à vélos. Eh bien non. On se dit que ce n’est pas la place que ça prend quand ils sont plats et que la compagnie pourrait en avoir une dizaine à disposition des cyclos. Mais non. Sorry. À toi d’arriver avec ton carton.
On a acheté deux très grands sacs ultra légers qui nous serviront à mettre les sacoches et leurs contenus dedans puisqu’on a jeté les nôtres à Séoul, il y a bientôt quatre mois. Et on y mettra la deuxième roue si besoin. Enfin on espère…On a le droit à 23 kg chacun en soute. Le rouleau de scotch est acheté, on a nos outils mais en cas de besoin, il y a un endroit dans l’aéroport où des outils sont prêtés pour le montage et démontage.
Découvrir Tokyo.
Notre idée de départ a été d’alterner les balades à pied dans les quartiers les plus typiques, visiter des musées emblématiques, respirer dans quelques parcs de la ville, faire du shopping (on n’a rien acheté depuis le début), découvrir la faune marine de la baie de Tokyo sans se mouiller et puis savoir simplement s’asseoir pour regarder la vie qui passe.
Le quartier RYOGOKU.
Fief du sumo. Malheureusement, on sait depuis longtemps que les derniers combats ont eu lieu et qu’après mi novembre, les sumotori partent en vacances voir leur girlfriend ! C’est ce que nous a dit le gars de l’office de tourisme.
Le stade où se déroulent les combats à Tokyo. Ils n’ont lieu que trois fois par an ici: en janvier, mai et septembre. Un très beau bâtiment qui abrite le musée du sumo. Un peu rachitiques pour des sumotori. Eh bien non. Au Japon on n’emploie pas ce terme pour désigner les lutteurs de sumo. On dit les Rikishis. La hiérarchie parmi les rikishis. Actuellement, il n’y a qu’un seul yokozuna en activité. Grade suprême. Il a été promu en 2021. Depuis le comptage officiel qui a débuté en 1789, il y a eu seulement 73 yokozuna. On ne peut pas perdre ce titre mais si on n’est plus à la hauteur, il faut se retirer de soi-même. Un beau Rikishi. Mais pas Rikiki. Sa jupette ou plutôt son tablier s’appelle un Kesho- Mawashi composé d’une grande pièce de soie et brodée avec des fils de soie, d’or et d’argent. Il est revêtu lors de parades. On retrouve les papillotes blanches des rituels shintoïstes qui ouvrent les tournois et rendent le ring sacré.
De très beaux Kesho- Mawashis en vitrine dans le musée.
Pour les combats, la tenue est plus sobre. Une bande de tissu qui mesure entre six et huit mètres de longueur. Elle peut peser jusqu’à quatre kilos. Mais vu le poids des bébés….Ce mawashi est coloré pour les compétitions mais seulement pour les deux groupes les plus gradés. Attention, si le lutteur perd son string lors d’un combat, il est disqualifié. Non mais.
On se promène dans le quartier à l’affût d’un Sumo. Je pense en avoir vu un qui payait un parcmètre. Très grand, très costaud, très classe. Après il est difficile d’aller le voir et de lui dire : bonjour Monsieur, vous êtes sumo? Non, je suis gros c’est tout. L’entreprise est délicate…
Leur restaurant. Dans un centre commercial, un Dohyô . C’est le ring des Rikishis. Une plateforme recouverte de sable. Ce sont des bottes de paille de riz qui forment le cercle qui mesure 4,55 mètres de diamètre.
Mais au fait quelles en sont les règles ?
D’abord on salue l’adversaire en frappant ses deux mains sur les cuisses et un pied au sol. Ensuite on essaie de le pousser en dehors du dohyô ou alors de faire en sorte qu’une partie de son corps touche le sol (sauf les pieds évidemment). Voilà. C’est simple.
Tout le quartier est d’inspiration sumo. Entre les érables rouges et le doré des Ginkgos Bilobas, on a été gâtés.
Et puis dans le même quartier, le musée Hokusai. photos interdites.
Hokusai peint sous le regard attentif de sa fille. Peintre, dessinateur et graveur sur bois.
Débuter une description de Tokyo en commençant par l’évocation de la nature à travers ses nombreux parcs nous plaisait bien.
Les Japonais le nomment Momiji koyo. Les feuilles rougeoyantes des érables.
On l’a souvent constaté, et on en a parlé avec Yuka, 20 ans à Imari, qu’on a retrouvée avec joie à Tokyo, les Japonais sont des contemplatifs. A Shikoku, au festival des cosmos, ils louaient des bungalows pour admirer le temps d’un week-end deux ou trois champs de fleurs. Dans les cafés à animaux ou au bord de la mer sur la péninsule de Miura, ils restent longtemps, immobiles, le gros appareil photo autour du cou, à observer un chat pour en saisir la substantifique moelle…Autour des musées, on s’assoit et on contemple un plan d’eau, des arbres. Tout à l’heure, dans le très beau musée national de Tokyo, plusieurs personnes avaient des jumelles de théâtre pour admirer les détails de tel tableau ou personnage dans les vitrines. On prend le temps de regarder. Dans les choses simples, trouver l’important. Connaître la sagesse et la beauté des choses imparfaites, incomplètes, impermanentes, ou de la nature dans la simplicité, c’est le concept esthétique et spirituel de la culture japonaise traditionnelle. C’est ce qu’ils appellent Wabi Sabi.
Assez parlé. Tableaux d’automne dans le parc de Rikugi-en à Tokyo.
Enfin pas tout à fait. Cupnoodles museum en anglais. Le musée de la tasse de nouilles. Après le musée de la frite à Bruges, le musée de la nouille au Japon , ça nous va bien. La traduction la plus élégante serait le musée des Nouilles instantanées. La frite c’était quand même plus simple.
Dans la vitrine du musée, la danse des gobelets sur une chaîne de montage.
La Cupnoodles a été notre aliment de base au cours des trois mois au Japon…et on mangeait déjà beaucoup de nouilles en Corée. On se devait de visiter ce musée. Pour 2€ environ, on a un plat varié , copieux et complet. Il en existe des milliers au choix et on les trouve partout. Il y a juste à ajouter de l’eau chaude et à remuer.
Voilà l’homme par qui tout a commencé. Momofuku Ando.
Et la reconstitution du lieu où tout a commencé.
C’est dans un endroit comme celui-ci qu’est né le premier ramen instantané au monde. Et ce fut un ramen poulet. A la recherche de la potion magique.Le vélo qui servait à effectuer les livraisons….au début.
Pourquoi Momofuku en est-il arrivé à créer son bol de nouilles ?
Né en 1910 à Taïwan , il a d’abord travaillé dans le textile puis s’installe au Japon après la seconde guerre mondiale. Les habitants du pays souffrent de la faim. Le gouvernement leur suggère de faire du pain avec leur farine mais Momo se demande bien pourquoi changer les habitudes des Japonais qui sont plus portés sur les nouilles. On lui a répondu que les entreprises fabriquant les nouilles étaient trop petites et peu sûres pour répondre aux besoins de toute la population. Qu’à cela ne tienne, il développe la production de nouilles lui-même. Il décide alors de se lancer dans la recherche d’une formule proposant un contenu nourrissant prêt à la consommation.
La méthode de cuisson rapide, ce qu’on va appeler « les nouilles instantanées » va naître le 25 août 1958.
Plus tard, en 1971, il commercialise les nouilles en tasse et la paire de baguettes (donnée à chaque fois que vous achetez une soupe). Il est persuadé que « la paix viendra au monde quand les gens auront assez à manger ».800 types de plats différents. Pour donner une idée du succès de l’invention, en 2007, 70 milliards de portions ont été vendues! La cabane s’est agrandie.Les nouilles prennent le large vers les USA en 1973 avec des saveurs nouvelles, puis ce sera vers le Brésil, Singapour, Hong Kong, l’Inde…Puis elles prirent de la hauteur en 2005 ! On ne fait plus la livraison à vélo. Traduction : À l’intérieur de la station spatiale internationale, l’astronaute Soichi Noguchi mange des ramen de nourriture spatiale. Un régal visiblement.Des centaines d’écoliers viennent découvrir l’histoire des soupes qu’ils voient tous les jours dans les supérettes. Ils sont inscrits pour faire leur propre mixture. À cette étape, il faut décorer son gobelet.On a évidemment préparé nous aussi notre bol de nouilles. C’est la tête en bas que le bol récolte le pack de nouilles. On a choisi quatre ingrédients ……qui sont ajoutés sur les nouilles bien compactes.La dame filme notre pot. Il n’y aura plus qu’à ajouter de l’eau chaude. Il faut ensuite fabriquer son sac pour le transport. Un sac à usage unique…le Japon ne lésine pas sur le gaspillage du plastique. On a gardé les cordons rouges qui nous serviront peut-être…
On craignait un peu le résultat parce qu’on n’a pas toujours compris le nom des ingrédients mais notre soupe était très bonne. Momofuku est décédé à 96 ans. Il disait que sa longévité était due au golf et à ses soupes de nouilles.
On va se mettre au golf en rentrant…
Ne jamais renoncer. Et voilà d’autres inventeurs…on vous laisse.
On s’était dit qu’on testerait au moins une fois un hôtel capsule, logement typique du Japon. Ils ne sont peut-être pas tous faits exactement de la même manière alors précisons que celui dont on va parler est à Yokohama. La nuit pour deux personnes a coûté 47 €. Chacun dans sa capsule et dans son couloir. Ici pas de mélange des genres.
Contrairement à certains hébergements où on entre sans voir personne, ici il y a quelqu’un à l’accueil, serviable et sympathique, pléonasme au Japon, qui nous donne un numéro pour la consigne et un numéro à taper sur un clavier électronique pour accéder au couloir des lits et aux sanitaires.
Les sacoches devant mon antre. Tout est très propre. Les pantoufles, fournies, me permettent de localiser mes voisines d’un soir. Que des Japonaises. Echelles éclairées. Capsules sur deux niveaux.
Maintenant, nous allons faire le tour du propriétaire. Ce sera assez vite fait. C’est toujours amusant de recevoir la confirmation de la réservation et de lire Superficie de la chambre : 3 mètres carrés.
Voilà l’intérieur. Ventilation. Deux serviettes fournies, à l’accueil on pouvait se servir en brosse à dents, dentifrice et brosse à cheveux. Toujours savon et shampooing à volonté. Toujours des sèche cheveux. Les Japonais se lavent les cheveux tous les jours. A la tête du lit, deux types de lumière modulable, prises électriques, wifi et petite étagère. Côté penderie, on fait dans le dépouillé : un cintre et un sac. Ça suffit. Les bagages sont déposés à l’entrée du couloir. J’ai fermé la porte. Le bouton lumineux permet d’éteindre les lumières intérieures sans avoir à replonger dedans. Mais il y a aussi des lieux collectifs. Tout en haut la terrasse avec salon, et au même niveau, une salle très sympa avec bouilloire, micro-ondes, réfrigérateur et tables. Oui, on en aura GOOD memories….on ne fera qu’une nuit parce qu’on a trouvé moins cher ailleurs en dortoir, ce qui ne fait pas une grande différence d’hébergement. Radis blanc on the beach.
Plus on se rapproche de la capitale, plus on trouve que les maisons perdent de leur cachet, souvent de belles maisons mais qui n’ont plus grand chose de japonais.
Maisons sur la route de la péninsule de Miura à Yokohama.
Yokohama, plus grand port du Japon, est la deuxième ville du pays par son nombre d’habitants. On ne l’avait pas prévue au départ mais elle valait vraiment une étape de trois jours. C’est par Yokohama que le Japon s’est ouvert sur le monde extérieur après la fermeture du pays aux étrangers qui a duré quand même plus de 200 ans. Mais pourquoi le pays s’était- il fermé ? A cause des missionnaires catholiques qui voulaient convertir les Japonais. Ça n’a pas plu au Shogun qui a viré tout le monde et qui a fermé la porte. C’est seulement en 1859, une date qui n’est pas si éloignée, que le Japon a été contraint par un traité d’ouvrir ses ports aux commerces internationaux. Et Yokohama fut le tout premier.
Un somptueux quartier chinois, le plus grand du pays.
Des centaines de restaurants et de boutiques.Détail d’un pilier du sanctuaire Kanteybyo où le dragon, grâce au travail ciselé de la serpentine et de ses parties ajourées, semble vouloir s’en échapper.Vue du port la nuit. On y a même croisé Batman à l’entraînement.Navire école.
Dans le planning de départ, on avait prévu de faire le tour de la péninsule d’Izu mais il faut savoir réajuster l’itinéraire en fonction du temps qui nous reste et, la météo étant incertaine, on n’y fera qu’une petite escapade pour rouler, plus au nord, vers une autre péninsule moins connue mais toute jolie aussi, la péninsule de Miura. Finalement on a eu un temps magnifique.
La baie de Sagami se situe à une soixantaine de kilomètres seulement de la mégalopole tokyoïte. Elle est très fréquentée par les citadins le week-end et beaucoup habitent même dans le coin. On les comprend.
On s’est arrêtés à Atami, petite ville balnéaire avec son port, ses spécialités de fruits de mer, son téléphérique, ses onsens et son arbre millénaire.
Dans certains restaurants, le choix est laissé au client de manger à la japonaise assis sur les tatamis ou bien à l’occidentale dans une autre partie de la salle.Partout dans le pays, les Japonais peuvent mettre une pièce et attraper un gadget dans une coque en plastique. On appelle cela des Gachapon. On peut, à l’aide d’une pince, obtenir une mini figurine de manga, de jeux, un porte-clés, des répliques d’aliments etc…même les adultes participent. C’est un peu comme un cadeau de Kinder Surprise mais sans le chocolat. On part visiter le Kinomiya Shrine. Les gens mettent une pièce et déplient un papier sur lequel une prédiction est écrite. Passage de toriis après les ablutions. On est rodés. On est venus voir le camphrier géant sacré qui a 2000 ans. Une vieille histoire de frais de justice pas réglés où on décide, en guise d’acquittement, de couper des arbres. Mais, quand arrive le tour de celui qui va devenir célèbre, un vieil homme aux cheveux blancs apparaît et brise la scie maléfique. Les gens du coin concluent à un message divin. Il y a de quoi. Depuis, interdit d’y toucher. Il mesure aujourd’hui 24 mètres de large et 26 mètres de hauteur. Le rituel consiste à faire le tour du tronc en caressant ses racines. On gagne une année de vie en plus. Il aiderait aussi ceux qui veulent arrêter de boire et de fumer. On n’a pas fait le tour de l’arbre….
Quelques photos pour montrer notre hébergement quand on est en dortoirs. C’est la formule la moins chère. Entre 12 et 20 € par personne. C’est toujours très propre et ça permet de rencontrer d’autres voyageurs. On avait normalement un Couchsurfing mais le couple a annulé car leur fils aîné était malade. On comprend.
À chaque lit, une lumière et des prises électriques. Un rideau et toujours une bonne literie.La penderie…un peu rustique mais nous on laisse tout dans les sacoches. Il y a les douches avec toujours savon et shampooing à volonté. Un coin cuisine et une salle commune. Chacun est respectueux de l’autre et on n’a jamais eu de nuisance sonore.
Atami restera pour nous le lieu de deux belles rencontres.
Alice, Japonaise, qui s’appelle ainsi parce que sa mère adore Alice au pays des merveilles. Elle est étudiante à l’université de Tokyo et travaille trois jours par semaine à Atami. Elle pratique la cérémonie du thé et nous a montré une photo d’un somptueux kimono,transmis de génération en génération dans sa famille, qui lui appartient désormais.
Alice. On a trouvé des mugs français sur l’étagère…
Et puis Yuka. Mais que fait Yuka à Atami ? Elle a décidé, pour son anniversaire, de faire quelque chose qu’elle n’avait encore jamais fait. Elle est partie ce week-end à Atami, toute seule. Pour la première fois. Bravo Yuka. Et demain, elle a 20 ans.
Yuka étudie à l’université les cultures occidentales. Elle apprend le russe depuis deux ans alors on a baragouiné en russe. Elle montre la petite Tour Eiffel qu’on lui a donnée pour ses 20 ans…en attendant qu’elle vienne voir la vraie à Paris. Comme elle habite pas très loin de Tokyo, on va essayer de se revoir là-bas. On sait maintenant que cela va être possible. Super.
Et puis l’arrivée à KAMAKURA. Un de nos incontournables.
On est toujours dans la baie de Sagami mais on a quitté la péninsule d’Izu. Des maisons superbes surplombent la baie et les Tokyoïtes, la journée de bureau terminée, tombent vite le costume et la cravate pour sauter sur la planche de surf. On pédale entourés de mandariniers dont les fruits sont succulents.
Mais pour quelle raison KAMAKURA faisait-elle partie des incontournables ?
Pour lui.
Le Bouddha de Kamakura. Le deuxième plus grand du Japon après celui de Nara. 14 mètres de haut pour 121 tonnes de bronze. Beauté automnale des gingko biloba. Leurs fruits sont utilisés en pharmacopée.En dessert, patate douce et boule de glace….ça passe.
De Kamakura à la péninsule de Miura, il faut compter pas plus de 35 kms avec moins de 500 m de dénivelé. Les dénivelés importants sont derrière nous et ça nous va bien. On sait qu’avec la fatigue, un accident peut survenir plus facilement alors on ne cherche pas à faire de grands exploits. L’intérieur de la péninsule n’a rien d’extraordinaire mais à la pointe, l’île de Jogashima est très belle. On pensait le bivouac terminé mais on a quitté les hauteurs du Fuji et les températures sont à nouveau clémentes.
Des pêcheurs et des chats.
De nombreux pêcheurs sont disséminés un peu partout et reviendront dès 5h le lendemain. Toujours très bien équipés. Le phare de JOGASHIMA.On sera entourés d’au moins une dizaine de chats. De nombreux Japonais se promènent, gros appareil en bandoulière, et attendent l’instant propice pour photographier les félins. C’est très surprenant. Comme dans le café aux chats. Ils instaurent entre eux et l’animal une atmosphère de concentration, d’intimité, de douceur un brin mélancolique. On n’oserait pas les déranger.
Le lendemain matin.
Les chats n’ont rien de chats errants. Un beau poil, tout propres, bien nourris. Comme nous.Ceci n’est pas un clocher. C’est l’autre phare de l’île. L’île est toute petite. Environ 5 kms de longueur.Et la jolie surprise de le retrouver. Juste au-dessus de KANAGAWA écrit dans la baie de Sagami, on voit Miura.
Depuis deux nuits nous sommes à YOKOHAMA. Demain, on roule vers… TOKYO. La dernière étape roulée sera celle qui nous conduira vers l’aéroport de Narita, à 72 kms de la capitale.
On pourrait vous dire que le lac d’Ashi près de Hakone fréquenté par 19 millions de touristes japonais chaque année est une pure merveille parce que sombres forêts, parce que Fuji en arrière plan, parce que majesté des volcans qui le bordent. On pourrait. Mais c’est seulement de la littérature. On n’a rien vu de tout ça . C’était notre journée déluge. Alors, pour la première fois depuis le 3 août, on n’a rien fait ! Seulement profiter de l’hôtel, après les trois nuits de bivouac, qui possédait un onsen extérieur et ça, être dans l’eau à 45 degrés avec Debussy en fonds musical quand tout autour sévissent la tempête et les températures très basses, c’est super. On aime bien le déluge…quand on n’est pas sur les vélos.
Heureusement, sur les deux jours passés à Hakone, l’autre était ensoleillé, on a cessé de barboter et on est allés voir le musée à ciel ouvert qui a été un vrai bonheur. Des artistes japonais bien sûr, mais également de nombreux sculpteurs ou peintres occidentaux. Le décor est aussi important que l’œuvre elle-même.
Narcisse tombe amoureux de son propre reflet. Fait par un couple de sculpteurs français M et Mme Lalanne. Il finit par par mourir et renaît sous la forme d’un…narcisse. Pas très drôle. C’est allemand.Des Maillol. Statue en jean de Sato. À partir des années 70, on revêt partiellement des statues de jeans ou de chapeaux. On aime bien le Prophète. Tout y est : La bouche grande ouverte qui harangue les foules, la toge, la barbe, le bras levé vers le divin, l’œil courroucé, le bâton de pèlerin, la silhouette ascétique. Fernand Léger. La fleur qui marche. Derrière une grande part dédiée à des œuvres de Picasso moins connues. Sculptures vivantes. Des bains de pied publics. Tube de lumière.Niki de Saint Phalle et ses œuvres volumineuses. On a failli la manquer.La main de Dieu.On a mis le soleil juste au-dessus pour la touche divine. On bosse.Le jaune est aussi dur que le blanc.Cela ressemble à un grillage composé de 72 hommes en noir et 72 femmes en rouge. Chacun a les pieds et mains liés ensemble. Interdépendance. Solidarité entre les humains ? Dansent-ils? Vangi. Italien. Fait en 2004. L’existence humaine et son sens. Un vieil homme assis devant une grotte. Un visage de femme émerge de sa mémoire. En sortant du passage des tourments, l’homme lève les yeux et avance avec espoir en restant digne.À droite, l’entrée de la vie qui devient de plus en plus étroite à mesure qu’on avance. Symbole des tourments de la vie. Un olivier et son feuillage luxuriant. Cohabitation entre les humains et la nature. Heraclès, un monsieur tout en muscles. Sculptures françaises d’Antoine Bourdelle. Les quatre vertus. La volonté, la victoire, la liberté et l’éloquence. On a photographié seulement la liberté et l’éloquence. Un Pégase aérien.PanoramaDans la rue principale, une enseigne attire notre attention. Que fait Utrillo à Hakone? C’est la mère du propriétaire, avec qui on a échangé, qui collectionnait des œuvres de Utrillo et de Suzanne Valadon, la mère du peintre, dont on a vu les tableaux à Metz lors de notre périple sur la Voie Bleue . (article 10 fin de la voie bleue).
On est arrivés hier à Yokohama, deuxième ville du Japon, à une cinquantaine de kilomètres de Tokyo. Ça sent l’écurie…