Une grande différence avec les Kirghizes, c’est que les Ouzbèkes ne sont pas des peuples nomades. Très vite, des tribus sédentaires se sont installées, non pas au bord du lac de Paladru, mais près de la mer d’Aral où, un peu plus loin, des villes forteresses ont vu le jour.
Souvent les sédentaires ont eu des témoignages négatifs sur les nomades les faisant passer pour des brutes épaisses. On sait aujourd’hui qu’un grand nombre menait une vie confortable et raffinée ( soieries, bijoux en or, totems sculptés…).
Quelques thèmes qu’on a abordés.
Questions d’éducation
Il existe des crèches, des maternelles. L’école est obligatoire à partir de 7 ans. Au KZ, les enfants parlent deux langues : le kirghize, langue nationale et le russe, langue officielle. En Ouzbékistan c’est l’ouzbèke et le russe. Ils apprennent à écrire les deux alphabets, latin et cyrillique. L’arabe n’est plus étudié à l’école, mais le Coran étant toujours récité en langue arabe, les enfants et les adultes apprennent par cœur les sourates en écoutant le grand père, le grand frère ou l’imam.
En Ouzbékistan, l’enseignement peut se faire en cinq langues. Pendant l’Union soviétique, le français était à la mode mais il a été remplacé par l’anglais.
En Ouzbékistan, les garçons et des filles, sur les mêmes bancs, du temps de la période soviétique, ont bénéficié d’un bon niveau d’éducation.
Aujourd’hui, dans les deux pays, le niveau scolaire a bien baissé depuis 1991 et on a de la peine à recruter des enseignants, très mal payés, et qui n’ont pas toujours le diplôme attendu.
Les femmes ont eu accès à l’éducation et au travail dans toute l’Asie Centrale dès le début du XXe siècle à cause de la guerre, les hommes étant partis au front.
Une de nos guides ouzbeks était désolée de constater que ses deux enfants parlaient russe entre eux, qu’ils s’adressaient à elle en russe également alors qu’elle est ouzbèke et de parents Tadjiks ! Sa mère lui a toujours dit que la liberté de la femme passait par un métier, donc l’indépendance financière. Elle est prof de français à l’université et guide les jours fériés. La société ouzbèke, est selon elle, encore très patriarcale. Beaucoup de progrès à faire vis-à-vis des femmes.
J’ai remarqué depuis notre arrivée en Ouzbékistan qu’à chaque fois, on me sert toujours la main après Pierre et les autres hommes présents.
Mariage et vie des jeunes.
On ne fricote pas avant le mariage. Non mais. Il existerait encore des mariages arrangés car à partir de 25 ans environ, on se doit d’avoir trouvé l’âme sœur. Le jour du mariage, on enlève la mariée. Aujourd’hui, on simule.
Le jeune couple viendra habiter chez les parents du fils ! Un guide nous disait que le rôle du mari, en cas de tension, entre femme et mère, est très important. Le mari expliquera à sa femme qu’elle aussi, un jour, aura ce rôle-là, qu’il faut développer la patience et il dira à sa mère de se rappeler que, elle aussi, a vécu dans sa belle famille quand elle était jeune et qu’elle ne devait pas être parfaite non plus. Notre guide a précisé que le fils donnera, de toute façon, toujours raison à sa mère car sa mère, c’est sa mère pour toujours, alors que sa femme…on peut en changer.
Il y a des jours où on est contentes d’être nées en France…
Un de nos guides, 28 ans, quand il ne travaille pas, agrandit la maison de ses parents en prévision de son mariage.
Les filles s’habillent comme elles le veulent. Le foulard n’est pas obligatoire. On n’est pas obligé de pratiquer l’Islam mais tout le monde le respecte.
Vieillesse et héritage.
D’après nos guides, l’espérance de vie Kirghize est de 65 ans pour les hommes, 69 ans pour les femmes. Chez les Ouzbèkes, on passe à 72 et 75 ans.
Quand les parents vieillissent, dans les deux pays, c’est en principe le fils le plus jeune qui doit s’occuper d’eux et rester avec eux. En échange, c’est lui qui héritera. Quand il y a assez d’argent, comme le fait un de nos guides qui a trois fils, il achète déjà des maisons pour les deux autres.
Économie
Le Kirghizstan a un niveau de vie plus faible que l’Ouzbékistan. Celui-ci connaît un fort développement touristique dû à la richesse de son patrimoine situé dans les principales villes de la route de la soie. On y trouve raffineries, gaz, uranium, cuivre, or, construction de voitures. Le gaz est vendu au Tadjikistan.
On cultive des céréales, des arbres fruitiers et encore du coton exporté vers la Chine, la Russie, la Turquie.
D’après nos guides, le salaire moyen Kirghize est de 300€ par mois. En Ouzbékistan, c’est le salaire minimum. Le salaire moyen tourne autour de 550€.
Ce soir, nous sommes contents d’avoir quitté Samarkande la magnifique dont on parlera prochainement pour nous retrouver dans un village perdu dans la montagne au bord d’une rivière, chez l’habitant.











superbes photos et de belles histoires
bon vent !!
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Merci Isabelle ! J’espère que tout va bien pour toi ! À bientôt.
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