Article 2. Arrivée au Caire

On va faire court car on n’a pas dormi la nuit précédente. Long transit à Istanbul et beaucoup de stress à la frontière. Il est 21 h, on se lève à 5h30.

Nous ne sommes actuellement sûrs de rien. La bonne nouvelle pour Pierre et moi, c’est que nous avons réussi à passer les contrôles et sommes ce soir, comme prévu, à notre hôtel. Ce qui n’a pas été évident et qui n’est pas le cas de tout le monde puisque 170 personnes ont été expulsées dès la frontière ou à partir de leur hôtel.

Rien n’était gagné. Et ne l’est toujours pas. Au passage de la douane, fouille minutieuse des sacs à dos, avec explications à donner sur l’utilisation de la poche à eau, des bâtons de marche, tout le linge déplié – (contrôle de l’intérieur des chaussettes ! ) De nombreuses questions sur notre visite en Égypte…on s’était bien préparés.

Et pendant que les autorités épluchaient à la loupe nos passeports, d’autres personnes qui avaient subi la même fouille nous regardaient en attendant le retour de leurs papiers. On nous demande de les rejoindre, on retrouve C. jeune femme dont on a fait la connaissance avant de partir et qui habite Lyon. Il faut ensuite que tout le groupe ( il y a une Hollandaise, 3 Néo-zélandais et 3 Français dont nous) monte à l’étage. Ils nous auront gardé 2 heures 30 et rendu nos passeports à la fin seulement. Quand on part, on laisse les autres du groupe derrière nous. C. Sera libérée 2h plus tard. Les douaniers ont confisqué et fouillé les téléphones de la plupart des gens. Pas les nôtres. Notre âge nous a sans doute facilité la tâche… Il est environ 12h30 quand on peut enfin partir. On croise alors des Françaises d’origine maghrébine qui sont ã cet étage depuis…5 heures ce matin! Qui n’ont plus ni téléphone ni passeport. Les services juridiques français vont les aider.

On reçoit à l’instant un message disant qu’on aura des informations un peu plus tard sur la suite des événements . Tous les responsables des délégations sont actuellement en réunion.

Quelques photos prises au cours de nos deux petites heures touristiques…

Le Nil
Une tête connue.

On va maintenant aller faire comme eux!

MARCHE MONDIALE VERS GAZA

Article 1.

Pour des raisons évidentes, cet article écrit quelques heures avant le départ n’apparaîtra qu’une fois arrivés sur place.

Velogoodtrip ?

Le titre du blog ne convient vraiment pas cette fois ci.

Ni vélo, ni GOOD TRIP.

HUMAN TRIP conviendrait mieux.

Le conflit de Gaza nous est devenu insupportable.

Comme en novembre 2021, après l’appel téléphonique des migrants dérivant sur un canot gonflable dans la Manche à qui la France avait répondu : c’est pas notre problème, c’est celui de l’Angleterre…qui avait rétorqué à son tour : c’est pas notre problème, c’est celui de la France. Résultat : 27 morts dont des femmes et des enfants. Coup de sang devant le petit écran. Bah si. C’est notre problème. On avait alors senti le besoin impérieux d’aller donner un modeste coup de main à Calais.

Même chose cette fois avec Gaza. Des mois qu’on assiste à la riposte de l’état israélien suite aux terribles massacres du 7 octobre 2923 perpétrés par le Hamas qui ont fait au moins 1200 morts dont 37 enfants…et les femmes particulièrement visées. Un carnage. Le terrorisme est hideux, de quelque côté qu’il s’exerce. Depuis cette date, 54000 Palestiniens ont été tués ou affamés à Gaza dont…15000 enfants. Et ça continue tous les jours.

Et nous, citoyens lambdas, on assiste, impuissants, à la vision d’enfants squelettiques résultant de la volonté d’un état autoritaire qui s’isole de plus en plus. Impuissants ? Oui, quand on est seuls.

Une info supplémentaire , le 2stand d’une association pro palestinienne, la découverte de ces deux affiches…

Et c’est ce que j’appelle « un coup de sang ». Le coup de sang, c’est quand l’idée ne te quitte plus. Au réveil, en voiture, dans les magasins, en écoutant les copines, en ramassant tes fraises, tu ne penses plus qu’à ça. Participer à cette formidable aventure née en Suisse qu’est un mouvement mondial de gens ordinaires marchant ensemble vers Gaza.

Et si, finalement, nous, les anonymes, les non gouvernementaux, on arrivait à faire pression sur cette politique génocidaire ? Le monde se lève pour dire Non. Des délégations de 55 pays environ vont marcher vers les mêmes objectifs indiqués sur l’affiche. Notre seule force sera le nombre…et l’envie d’y croire.

Dixième et Dernier article. KHIVA

Et soudain on se dit qu’on n’a pas beaucoup parlé des gens du pays. Nestorius,Tamerlan, Ulugh Beg, Zoroastre, c’est bien mais les Ouzbeks contemporains croisés tous les jours, c’est mieux!

Jeunes beautés ouzbèkes.

C’est vrai qu’on voit principalement des femmes aux longs cheveux noirs mais pourtant, dans la région de Khorezm dont la ville principale est Khiva, le type a longtemps été des personnes plutôt blondes aux yeux clairs. On a croisé plusieurs fois des jeunes et des moins jeunes avec les yeux bleus ou verts. Résultats des invasions perses, grecques avec le Grand Alexandre, arabes, mongoles puis russes depuis 1868, les gens sont beaux et gracieux, parfois les yeux bridés et les pommettes saillantes, parfois le type plus caucasien.

Le khanat de Khiva a longtemps vécu essentiellement du commerce des caravanes, du tissage des tapis et du commerce d’esclaves, ce dernier expliquant les différences physiques. Pendant la seconde guerre mondiale, des centaines de milliers de familles russes et de nombreux orphelins de guerre ont été accueillis en Ouzbékistan. D’où l’accélération de la russification dans le pays. En 1943, des Allemands installés de longue date en URSS ont été accusés de sympathie pour l’ennemi et déportés vers l’Ouzbékistan. Brassage des populations.

Actuellement, 130 ethnies cohabitent en Ouzbékistan.

Que ce soit entre eux ou avec nous, on a toujours vu les personnes souriantes, détendues, cools. Les enfants et les jeunes nous demandent souvent en anglais d’où on vient, de faire un selfie, toujours avec beaucoup de sympathie et de respect.

La veille de notre départ, on sort pour boire un dernier thé et se coucher tôt et on ne rentrera que deux heures plus tard, happés par un groupe de danseurs. Filles voilées ou non dansent avec les garçons dans les rues où dans des restaurants.

Notre dernière soirée.
Mais c’est Sheerazade la plus belle !
Chapeau carré noir brodé porté par les hommes.
De génération en génération, cette famille fabrique des marionnettes…
Ici Djamila, la poupée, souvent accompagnée de Abdullah. On a craqué…deux sont désormais Charavinoises.
Notre super guide Zamira à Khiva.

KHIVA.

Comment pouvait-on revenir d’Ouzbekistan et passer sous silence cette merveilleuse ville, celle qui mérite vraiment le nom de ville des Mille et une nuits ?

Elle est, comme Samarkande et Boukhara, l’un des principaux carrefours des routes de la Soie. Selon Zamira, ce n’est pas l’ouverture des voies maritimes qui a entraîné le déclin commercial de la ville car le pays est loin des océans, mais au XIXe siècle, l’apparition du chemin de fer.

Dès le VIe siècle avant JC, on découvre des traces des premières caravanes. On construit des doubles remparts. Pour se protéger, on ne fait au départ qu’une seule porte. Les trois autres sont ajoutées au XIXe siècle.

En 1220, l’état de Khorezm est anéanti par Gengis Khan.

Au XVIIe siècle , c’est l’Arabe Muhammad-khan qui en fait une des plus belles villes du pays, l’un des grands centres éducatifs et religieux de l’état.

Les caravanes seront pillées par les Russes. Mais ensuite, ce sont les Turkmènes qui pilleront les caravanes des Russes.

En 1717, Pierre le Grand s’intéresse au pays pour y trouver de l’or.

En 1740, le Shah Perse de l’époque détruit une grande partie de la ville qui passe de 40 hectares à 26 hectares. Une centaine de monuments est classée aujourd’hui grâce aux restaurations entreprises en 1967. Il est actuellement interdit de construire de nouvelles maisons à l’intérieur des remparts. Le nouveau Khiva, ville moderne, est située à l’extérieur.

En 1873, Khiva est prise par les occupants russes, soldats disciplinés aux armes modernes, et le Khanat de Khiva est finalement dissous en 1919. La région de Khorezm est divisée entre la RSS ouzbèke et la RSS Turkmène. La principale conséquence de la domination soviétique fut la collectivisation forcée de l’agriculture et la conversion massive à la culture du coton.

En 1920, le peuple paie beaucoup d’impôts pour la Russie mais on voit à cette époque des relations socioculturelles nouvelles, des échanges commerciaux entre marchands russes et ouzbeks, le développement de l’éducation pour tous, développement des industries, des chemins de fer et par conséquent, un rapide développement socioéconomique de la région.

Les femmes et le voile dans l’Histoire:

Sous le zoroastrisme, elles sont libres.

Arrivée de l’Islam qui s’est développé facilement parce que celui qui se convertissait payait moins d’impôts. Ça motive. Pour les femmes : le voile.

Sous les Russes en 1929: plus de voile. Mais cela ne s’est pas fait facilement. Les premières femmes qui se sont dévoilées ont été tuées par leurs maris ou leurs frères. Voyant cela, toutes les autres femmes ont alors jeté leurs voiles dans le feu ! Elles avaient gagné. Ils ne pouvaient pas les tuer toutes ! Femmes et Mères Courage.

On a l’impression de se balader dans un immense château de sable…sans la mer.
Oasis de verdure.

Dans les années 60, les Bolcheviques ont réussi l’émancipation de la femme ouzbek. Plus aucune femme ne porte le voile, elles reçoivent toutes la même éducation que les garçons.

En 1990, Khiva est la première ville d’Asie Centrale à être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Mais les premières années de l’indépendance font partir la main d’œuvre qualifiée russophone, l’emprise de l’Islam se renforce…Rien n’est simple…

De nombreux films sont tournés ici et tout est fait pour préserver l’atmosphère orientale des contes des mille et une nuits.

L’une des entrées de la vieille ville.
La citadelle d’Ark, petite ville dans la ville où se trouvaient soldats, ateliers, quartier des femmes, cultes, salles de réception.
Mosaïques ou majoliques ???

Depuis deux semaines, on entend parler de ces deux techniques utilisées pour l’habillage des monuments. Mais quelle est la différence ?

La mosaïque utilise des fragments de pierres colorées ou de marbre qui sont assemblés pour former des motifs.

La majolique est composée de plaques de céramiques épaisses. Chaque pièce va être peinte, numérotée et cuite puis fixée avec un clou en son centre. Quel travail !

Assemblage pour majoliques. Dans la partie supérieure, on voit les clous rouillés, les chiffres arabes en noir afin de mettre en ordre les morceaux. Restauration du bas de mur, il n’a plus besoin de clou.
Ils appellent cela des auvents. Des sortes de préaux fermés sur trois côtés, aux couleurs apaisantes, tournés vers le nord afin d’éviter les fortes chaleurs.
La résidence du Khan.
La niche principale reçoit généralement le Coran qui protège les membres de la famille.
Bijoux ouzbeks. Ils sont offerts aux femmes pour enlever le mauvais œil. Ils sont en or, en argent, en turquoise et le corail vient d’autres pays.
La Mosquée de JUMA est célèbre pour ses 227 colonnes uniques. Les riches finançaient une colonne et ainsi participaient à la construction de la mosquée. Des actionnaires en quelque sorte.

Dans la ville…

On est souvent à se promener au pied d’un mur et on se dit que cela doit être agréable l’été. Autour de Khiva, seulement le désert. Très froid l’hiver, très chaud l’été. Mais pourquoi des bâtons là-haut ? Pour faire croire aux mauvais esprits que le bâtiment n’est pas terminé et qu’il ne faut pas venir s’y installer.

Comment voir sans trop se faire voir.

La polygamie nous fait toujours sourire mais on oublie qu’elle avait une fonction sociale. A cette époque, beaucoup d’hommes étaient partis à la guerre et souvent, n’en revenaient pas. Il restait donc de nombreuses femmes célibataires qui, bien sûr, ne travaillaient pas et n’avaient aucun revenu. De plus, de nombreux enfants étaient orphelins.

La loi musulmane permit alors aux hommes d’avoir au maximum quatre femmes qui, ainsi, se trouvaient à l’abri du besoin et pouvaient s’occuper des orphelins. (Sourate 04. Verset 3 ). Les concubines recevaient un salaire et elles s’occupaient des enfants.

Voilà. Ce voyage en Asie Centrale nous a permis d’admirer d’autres architectures, d’apprendre beaucoup, d’entendre autrement les sons du monde, de rencontrer de nouvelles cultures. Qu’est-ce que cela fait du bien !

Vue de notre chambre.

Au revoir la Route de la Soie.

Article 9. Les Tours du silence.

On est rentrés en France lundi soir mais nous avons encore des choses à relater sur nos derniers jours passés en Ouzbékistan, notamment la superbe ville de Khiva.

Mais auparavant… Sur la route qui nous fait quitter la mer d’Aral.

Tchilpik. Entre Moynak et Nukus, un édifice circulaire en plein désert. KESAKO ?

Un escalier sur la droite permet d’y accéder.

Nous sommes face à des traces archéologiques de l’ancienne religion zoroastrienne, l’une des plus anciennes religions monothéistes du monde. Né au IIe millénaire avant JC, le zoroastrisme est la religion officielle de l’ancienne Perse jusqu’à l’arrivée de l’Islam au VIIe siècle. Des éléments du culte persistent encore dans la société actuelle, telle l’idée du feu qui purifie. On avait vu au Kirghizstan un homme faire brûler des branches de genévriers pour purifier le restaurant. Un guide nous expliquait que si un homme avait péché, enjamber un feu sur le seuil de sa maison le remettait à neuf.

Les Zoroastriens seront persécutés par les Musulmans, leurs temples détruits pour, à leur place, ériger des mosquées.

Mais qu’étaient leurs principes qui nous les rendent sympathiques et écolos avant l’heure ?

Le feu est donc l’un des symboles importants de cette religion et ses adeptes l’honorent comme un symbole du divin et l’entretiennent dans les temples du feu. Mais pas seulement.

Ils respectent comme force créatrice du monde les quatre éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu. On arrive aux tours du silence….Les morts ne sont pas enterrés par respect pour la terre, pas brûlés par respect pour le feu et l’air. Les corps étaient donc simplement déposés dans les tours du silence, exposés aux oiseaux de proie un certain temps puis on venait récupérer les os qu’on plaçait dans des ossuaires.

Le coin est moins visité que Samarkande…
La tour du silence mesure 65 m de diamètre. Là c’est Pierre. Bien vivant.
Autour, le désert. Le blanc qu’on aperçoit sur les sols est du salpêtre.
Ce sont des tissus serrés et enfilés les uns contre les autres. Si un Zorastrien peut nous éclairer….on en ignore le sens.
Éclairer, c’est le cas de le dire car pour les adeptes, c’est Ahura MAZDA qui est à l’origine de tout ce qui est bon et lumineux !

MAZDA est le créateur du ciel et de la terre, mais chaque être humain est doté d’une âme éternelle et de libre arbitre.

Dans la vie, chacun doit avoir « de bonnes pensées, de bonnes paroles et faire de bonnes actions. » Difficile de ne pas être d’accord. Leur maître fondateur est Zoroastre, rendu célèbre par Nietzsche et son livre « Ainsi parlait Zarathoustra » même si, disent les spécialistes, il n’a pas forcément été fidèle aux pensées du vrai Zarathoustra. L’ensemble des textes sacrés s’appelle….question super banco…l’Avesta. Alexandre le Grand puis les Musulmans ont détruit les trois quarts de l’enseignement mis par écrit mais, nous voilà rassurés, des milliers de pages auraient été sauvés.

Voilà les 7 piliers du zoroastrisme.

1. Prier un seul Dieu.

2. Faire le bien autour de soi.

3. Vénérer le feu. ( merci Johnny).

4. Lutter contre l’oppression.

5. Respecter toutes les formes de vie.

6. Rejeter l’idolâtrie.

7. Cultiver la joie de vivre.

L’enseignement insistait sur l’importance de l’humilité, de la solidarité avec son prochain, mais aussi…sur la bonne humeur.

Faire une fête une fois par mois, être joyeux et rire autant que possible sont des principes zoroastriens.

Ça donne envie de ressusciter cette religion !!!

Reconstitution d’un temple dédié au feu.
Un ossuaire.

Allez, bientôt le dernier article sur Khiva…

Article 8. ARAL: On a marché dans la mer.

MALHEUREUSEMENT…

NOUKOUS. La grande ville du désert où se trouve le musée Igor SAVITSKY. Un taxi nous attendait pour aller à Muynak.

La gare où on est arrivés.

En route vers Muynak.

D’abord, traverser des kilomètres de déserts aux différents noms et puis, après NOUKOUS et la route défoncée, arriver dans un endroit un peu glauque, qui semble abandonné à la rouille et au vent. Ambiance Bagdad Café de bout du monde ou bien ambiance vieux westerns où une barrière cassée n’en finit pas de gémir dans un lieu fantomatique. On aime bien. Notre nuit sur place correspondait bien à l’endroit. Notre chauffeur étant un taiseux, on n’avait pas compris qu’on dormait sur le site même de la « mer ».

Un couple travaille là où quelques yourtes occupent un terrain qui semble hors service. Des yourtes trouées, pas nettoyées, où n’existent plus de ficelles pour fermer le haut du toit, et il commence à pleuvoir. C’est comme s’ils avaient oublié qu’on devait venir ou ne l’avaient jamais su. Plus personne ne parle anglais, je me débrouille en russe et je pense avoir compris qu’on devrait recevoir des draps…aujourd’hui. Pour une fois qu’on a laissé nos duvets dans le coffre de la voiture du chauffeur qui est reparti depuis longtemps…On voit des douches mais le bâtiment est fermé. Non, il n’y a pas de douches pour ce soir. Et les draps arriveront bien…à 21 h.

Les douches fermées. WC au fond du jardin.

L’homme et son fils mettent de la bonne volonté à fermer le toit de la yourte mais, avec le vent qui soufflera toute la nuit et l’absence de corde de fixation, le trou retrouvera rapidement sa condition de trou. Heureusement la pluie n’était que passagère.

Les choses ne sont pas bien rodées car pas encore habituées au tourisme et c’est tant mieux. Le couple est sympathique et fait ce qu’il peut avec les moyens qu’il a. On croise quelques touristes ouzbeks venus à la découverte de leur histoire.

LA MER D’ARAL.

Elle était l’une des plus grandes au monde après la Caspienne, le lac Supérieur en Amérique du Nord et le lac Victoria en Afrique.

En 1961: 65 mille kilomètres carrés pour une profondeur maximale de 69 mètres, sa profondeur moyenne étant de 16 mètres. Il y avait 1064 km cubes de volume d’eau.

En 2010: 12 mille kilomètres carrés. Il reste 110 km cubes de volume d’eau. Profondeur maximale : 24 mètres.

La mer d’Aral était très importante pour l’industrie de la pêche et la haute qualité des espèces de poissons. On pêchait 25 000 tonnes de poissons et 2 millions de rats musqués pour leur peau. 20 millions de poissons en conserves étaient produits. 500 navires de pêche.

Aujourd’hui, le ARALSAND, sable composé d’engrais et de pesticides, est apparu à la suite de tempêtes de sel et de sable qui ont rejeté dans l’atmosphère de 75 à 80 millions de tonnes de sel de sable. On a retrouvé de ce sel dans les Alpes qui participe, lui aussi, à l’érosion de nos glaciers. Petit rappel qu’on habite tous sur la même planète.

Aujourd’hui encore, il est conseillé de bien nettoyer les semelles des chaussures au départ du site.

Photos et peinture du petit musée sur place qui relate l’histoire du lieu à Muynak.

Propagande. Qu’est-ce que ça rend heureux de s’éreinter tous les jours!
La mer gelait. On cassait la glace pour attraper les poissons.

C’est notre Bagdad Café. La tour permet un point de vue sur ARAL. Notre yourte est située à gauche de ce bâtiment.

Trois cartes qui décrivent bien l’évolution de la mer, tracées sur l’ espèce de grande équerre (voile?) en ciment qu’on aperçoit.

La mer en 1960 pleine et entière avec des îles dont on reparlera.
En 1980, on voit que la partie bleue s’est déjà bien éloignée de ses pourtours d’origine.
Aujourd’hui, le peu du bleu qui reste se trouve principalement côté Kazakhstan.

La Mer d’Aral aujourd’hui à Muynak, là où vivaient 16000 personnes de la pêche qui se sont retrouvées sans emploi.

On essaie de replanter pour fixer le sable. Le matin, on a assisté à une mini tempête de sable qui se dirigeait vers la ville de Muynak.
C’est peut-être ce panneau qui nous a le plus déprimés. On y est. SOLEIL VERT, film culte de 1973. L’amnésie environnementale. Seul un vieil homme se souvient….mais on ne veut pas spoiler le film ! A revoir de toute urgence. Peut-être qu’un jour on ne verra plus les rivières et les mers qu’en photos …

MAIS POURQUOI CE DÉSASTRE ?

Dès 1918, les Russes détournent les principaux affluents des deux grands fleuves, l’Amoudaria et le Sidarya, pour irriguer les champs de coton et les rizières des zones désertiques.

Mais avant la seconde guerre mondiale, on cultivait surtout du blé.

La raison la plus connue de ce désastre est due à la monoculture intensive du coton imposée par Brejnev dans les années 50. Or blanc ou malédiction? Il fallait des tonnes de coton pour alimenter les industries textiles russes. Pendant plusieurs semaines, tout se focalisait sur le ramassage du coton jusqu’à la fin de la récolte : plus de mariages, plus d’école. Les cueilleurs étaient payés au poids ramassé à partir de 20 kg par jour. Moins de 20kg, les jeunes étaient logés et nourris.

En 1989, on a fait des travaux d’aménagement pour séparer la Petite mer qui existe encore au nord et la Grande mer au sud. Le niveau de la Petite mer commence à remonter.

Ce travail très dur de cueillette n’a été interdit pour les enfants que depuis 2017 ! par le président ouzbek actuel car on cultive encore le coton en Asie Centrale. Ce sont les compagnies internationales qui ont menacé le pays de ne plus acheter de coton ouzbek.

Mais il y a d’autres raisons.

On a fait sauter une soixantaine de bombes dans les années 50 pour trouver de l’eau potable, puis un canal souterrain (ou peut-être plusieurs) a été mis en place faisant passer l’eau vers la Caspienne.Les pêcheurs voyaient la formation de tourbillons.

Dès 1948, une des îles de la mer d’Aral accueillit une base nucléaire, dans un secret total, qui fut le plus grand centre d’essais d’armes bactériologiques de l’URSS ! Les pêcheurs voyaient les poissons morts, empoisonnés. Ce n’est qu’en 1991, avec l’effondrement de l’union soviétique que des journalistes découvrirent le secret.

Une bien triste histoire.

Article 15. On va marcher dans la mer.

Malheureusement…

Motivés par l’envie de voir et de comprendre comment on peut faire disparaître une mer, on a parcouru 545 km (aller) dans le désert dont 200 km sur une route la plus défoncée de notre vie, où pour arrêter de se cogner la tête au plafond, on s’accroche littéralement à la poignée située au-dessus de la portière. Tiens aujourd’hui en Ouzbékistan on roule à gauche ? Non non. Ah ? Mais on roule à gauche ! Oui, à droite il y a trop de trous.??? Tout à l’heure on retournera à droite. Ah d’accord. Mais comme en face, les voitures roulent à droite, normal, puisque les trous sont à leur gauche, de temps en temps on se retrouve face à face. Souvent ça passe très juste, mais ça passe. Si on en parle, c’est qu’on a survécu.

Mais auparavant…

Avant d’arriver à « bon port » à la ville de Moynak – façon de parler puisque pour avoir un port il faut de l’eau – il y a la ville de NUKUS, 300 000 habitants et capitale de la région du Karakalpastan (on adore le mot). Et NUKUS, c’est l’histoire d’un homme qui a risqué sa peau pour sauver des milliers de tableaux censurés par Staline. Une pensée pour notre célèbre Iséroise Rose Valland.

On voulait juste, par ce modeste article, le faire connaître.

IGOR SAVITSKY. Un film documentaire a été fait sur son histoire en 2010. « Le désert de l’art interdit. »

Un homme bien. (un petit air de Daroussin non ?)

Né en 1915 et mort en 1984, Russe, il était peintre, archéologue et collectionneur d’art d’avant-garde. Il étudie à Moscou, participe à une expédition archéologique dans les années 1950 dans la région du…Karakalpakstan et rassemble des bijoux, des tapis, de la monnaie, des vêtements, des objets et convainc les autorités d’ouvrir un musée à NUKUS. Ensuite, il commence à collectionner les œuvres d’artistes de toute l’Asie Centrale. Mais bientôt, tous ces tableaux vont être interdits sous le régime stalinien dans les années 60.

Malgré le risque qu’il connaissait d’être dénoncé comme « ennemi du peuple », il recherche les peintres maudits et leurs héritiers et réussit à sauver des milliers de tableaux. Il va quitter Moscou et cacher les œuvres interdites dans le désert, loin du centre du pouvoir. Aujourd’hui, le musée de NUKUS ou musée Igor SAVITSKY est la plus grande collection d’art contemporain russe après celle de St Petersbourg.

C’est tellement énorme que le musée ne présente que 10 % des toiles. Quand on voit l’innocence de la plupart des peintures présentées, on se demande ce qui pouvait déplaire à Staline.

Facile. Toute œuvre sous le régime stalinien doit glorifier le réalisme socialiste soviétique. En dehors du cadre, pas de bonheur possible. Un écrivain, dont on a malheureusement oublié le nom, a été déporté au goulag pour avoir émis une critique du système dans UN livre. Mais sous d’autres cieux ça se poursuit puisqu’un rappeur iranien a été condamné à mort, il y a quelques semaines, par les Ayatollahs.

On ajoutera d’autres tableaux plus tard, Pierre ne peut pas se connecter.

Le désert.
La cueillette du coton.

Article 7. BOUKHARA partie 2.

Au IX e siècle, elle devient capitale de la dynastie persane des Samanides. Les savants, les écrivains, le célèbre médecin Avicenne résidaient ici. Elle devient moins importante avec Tamerlan (XIVe) qui lui préférera, comme on le sait, Samarkande, mais au XVI e, elle récupère son statut de capitale. Comme Samarkande, ce sont des villes de la route de la soie, on l’a bien compris, mais aussi des villes qui ont été régulièrement sous la coupe des Russes. En 1868 sous le protectorat russe, perte totale de son indépendance en 1920 avec la prise de la ville par l’Armée rouge. Puis finalement , comme le reste des SSR, elle devient indépendante en 1991.

Continuons avec un exemple de visite parmi tant d’autres.

L’ensemble POY KALON.

Il est composé d’un minaret, d’une mosquée et de la Madrasa Mir-i-Arab. Encore! me direz-vous. Oui, mais cette Madrasa est l’une des rares à former encore des étudiants. Un peu plus loin se trouve une Madrasa pour filles.

Mosquée KALON.

La grande cour intérieure.
Le kiosque polygonal était le lieu où priait le Khan.
Le minbar est le petit promontoire d’où le khatib fait son sermon. L’équivalent de la chaire dans les églises. Les prêtres n’y montent plus depuis longtemps.

Ici la Madrasa MIR I BAR.

On aperçoit des étudiants. Ils sont actuellement une centaine.
Cette madrasa fut construite en 1535. Elle est interdite à la visite, ce qu’on peut comprendre puisqu’elle est un lieu d’études. Pour la financer, le Khan de l’époque a vendu 3000 prisonniers perses, donc Chiites , donc infidèles, donc pouvant être vendus comme esclaves. Voilà comment trouver de la main-d’oeuvre à bon marché.

Le minaret avait trois fonctions :

La principale, et qui est toujours d’actualité, est l’appel à la prière par le Muezzin.

La seconde, au temps des invasions, était qu’il était un lieu d’observation.

La troisième, pour les caravanes, il était tel un phare pour les bateaux, un point de repère pour l’orientation. Le soir, on allumait une bassine d’huile qu’on plaçait au centre de la rotonde.

Ce minaret de Boukhara eut une malheureuse quatrième fonction. Surnommé au XVIIe siècle « la tour de la mort », de son sommet, 48 mètres quand même, on y jetait les condamnés à mort et les infidèles. Aujourd’hui on est rassurés, le minaret est fermé au public.

Recherches originales de l’organisation des briques.

Et toujours le plaisir de flâner sur les marchés…

On a cru que c’était des pistaches! Ce sont des noyaux d’abricots.
Des savons fabriqués avec du coton. Ils en cultivent encore.
Avec Munisa, notre super guide.
Des salades toutes prêtes.
Une incroyable variété de thés.
Elle doit avoir peur des coups de soleil…

Et de flâner à la tombée de la nuit. Boukhara est une ville magnifique.

Le monde à l’envers…et l’envers du monde.

Nuit de train direction Mer d’Aral.

En temps réel, nous quittons l’Ouzbékistan demain matin mais nous continuerons à partager la suite de ce formidable voyage.

Article 6. Boukhara Partie 1.

Après avoir quitté le lac AYDAR KUL près de la frontière kazakhe, on a traversé le pays sur 250 kms vers le sud, pas très loin de la frontière Turkmène pour se retrouver dans cette ville qui nous a tout de suite plu.

Ici, sans doute moins de bâtiments somptueux couverts de céramiques, mais une vieille ville entourée de 16 kms de remparts et 11 portes, où il fait bon se promener dans un dédale de ruelles dont les murs, souvent aveugles, sont en briques, sans décorations. Il nous est alors facile de remonter aux temps fastes de la route de la Soie même si les marchands du Temple d’aujourd’hui ont , depuis longtemps, investi les coins et recoins des madrasas.

Les voitures sont tenues à l’écart de la vieille ville, ce qui lui donne tout de suite une atmosphère particulière.
Des murs en pisé.

Très vite, on se retrouve à déambuler autour du cœur de la cité, le bassin de LIAB-I-KHAOUZ, où se concentrent cafés, restaurants et échoppes. Autrefois, la ville comptait une centaine de bassins de ce type, il en reste moins de dix et celui-ci est le plus grand de la ville : 45 m sur 36 m.

Trois édifices bordent le bassin. Cette madrasa, la Koukeldash est la plus ancienne et date du milieu du XVI e siècle. Il y avait 160 cellules sur deux niveaux. C’était la madrasa la plus importante de la ville.
L’autre Madrasa: la madrasa Nadir- Divanbeg et son portail monumental.
Deux oiseaux fantastiques tiennent une biche dans leurs serres et s’envolent vers le soleil. Il est dit que cet édifice était prévu pour être un caravansérail mais que le Khan de l’époque, félicitant à tort Nadir Divan Begi pour sa foi qui le pousse à construire une aussi belle madrasa, celui-ci fut bien obligé de transformer le caravansérail en madrasa. Ou alors, selon la guide qui nous racontait l’histoire, le Khan a peut-être fait exprès pour qu’il change ses plans..
Nassredine, personnage célèbre dans le monde musulman. Les enfants le connaissent à travers ses histoires courtes qui peuvent être drôles, morales ou absurdes. Parfois il est le bouffon de Tamerlan.
Nous aussi, on aime Boukhara.
Un Aksakal. Les anciens sont appelés ainsi et ont toujours un rôle important dans les quartiers, les Mahallas. Ils se regroupent sur une partie de la place pour jouer aux dominos ou à autre chose, ou bien simplement à regarder les gens passer.
On est tombé sur ce brave pèlerin par hasard ! Lui c’est plutôt la Mecque que Saint Jacques !!! Cet édifice servait de refuge pour les derviches pèlerins. Pas derviche tourneur, car, comme m’a corrigée la guide, on n’avait pas le droit de danser à cette époque…St Jacques ou la Mecque, c’est la même panoplie : le gourdin, la gourde, le turban à la place du chapeau, une lunch box et une sébile pour gagner quelques sous…
On les appelle les Coupoles Marchandes. Datant du XVI e siècle, elles étaient construites aux croisements des rues. L’une était la coupole des changeurs, elle abritait les Juifs changeurs de monnaie, seuls habilités à cette tâche, car pour les Ouzbeks, cela portait malheur. L’autre était la coupole des chapeliers, aujourd’hui davantage occupée par des marchands de tapis (d’orient )…Une troisième coupole était le domaine des joailliers. Il y en a encore aujourd’hui.
On peut s’étonner de la hauteur des entrées ogivales mais le commerçant arrivait avec ses chameaux chargés de
marchandises.
Hauts lieux de fraîcheur. Il peut faire jusqu’à 60 ° au soleil !
On trouve vraiment de tout au rayon souvenirs !

Le mausolée d’ Ismaël Samany pour son père. Le deuxième plus ancien mausolée du monde musulman. X e siècle. La construction était révolutionnaire pour l’époque avec 18 combinaisons différentes d’assemblages de briques. Les briques étaient assemblées au jaune d’œuf et au lait de chamelle ! Il fallait y penser. C’est sans doute ce qui a permis au bâtiment de traverser plus d’un millénaire sans souffrir des tremblements de terre…grâce à de l’œuf et du lait. C’est comme la Muraille de Chine. Savez-vous le liant employé pour cimenter les pierres ? Des recherches récentes ont découvert que c’était l’eau du riz qui avait été utilisée. Et ça tient…

Forteresse ARK.

Entrée de la forteresse de l’Emir qui a servi de résidence aux seigneurs de Boukhara. Elle est construite sur une colline artificielle dû à l’empilement des ruines de palais construits, déconstruits, reconstruits…on a saisi l’idée.

Affaire à suivre.

Article 5. Le lac Aydarkul.

C’est le plus grand lac du pays, 250 kms de longueur sur 15 km de large. Il est salé. Pour y arriver, on a traversé, en voiture, le désert de KYZYLKUM dans lequel vivent scorpions, cobras, grands varans. On n’a vu personne sauf des chameaux.

Sur la carte, AYDAR Lake est écrit dans la plus grande flaque bleue, au nord-est, pas très loin de Tachkent près de la frontière kazakhe en rose. On a rejoint Boukhara ( chameaux ) via Nourata. Ce soir on dort dans le train qui nous emmène complètement à l’ouest, vers Nukus et Muynak entourés.

L’intérêt de la photo réside dans le tuyau jaune qui nous a accompagnés sur 200 kms de Samarkande au lac. C’est l’acheminement du gaz et cela date de l’ère soviétique.
Comme ici dans les rues de Boukhara.
L’esthétique soviétique cherche avant tout la fonctionnalité. En cas de panne, on n’a pas de tranchées à ouvrir.
Ils commençaient à nous manquer.
Des buissons parsemés de fleurs.
On nous a dit que c’est un suricate. On dirait un croisement de marmotte et d’écureuil. Mais Pierre doute. Il s’agirait d’un souslik.
On avait le lac juste pour nous deux. On s’est baignés dans une eau très agréable.
Notre super chauffeur ! Toujours très attentif et d’une extrême gentillesse.
Les yourtes sont là pour les touristes. On passera la soirée avec un couple de Français et des Espagnols.
Seulement pour nous.
Soirée sympa autour du feu à écouter de la musique traditionnelle et à danser.

Article 4. En route vers le lac AYDAR KUL.

Comment vous dire…C’est comme avec le chocolat. Même en dégustant le meilleur du monde et en le savourant, il y a un moment où on n’en peut plus. On frôle l’indigestion. A Samarkande, on vole de madrasas en mausolées, de mausolées en mosquées, de noms difficiles à mémoriser. Quand une de nos guides nous a avoué que même pour elle, c’était parfois difficile à retenir, on a tout de suite été rassurés.

Bien sûr, on a encore vu beaucoup de merveilles à Samarkande mais on souhaite aussi montrer d’autres aspects du pays et, après quatre jours de ville, on avait hâte de se mettre au vert.

On est, auparavant, allés à SHARISABZ, ville natale de Tamerlan, grand conquérant pour l’Asie Centrale, mais surtout, d’après les historiens, un combattant dont les attaques s’apparentaient davantage à des raids, faisant des centaines de milliers de victimes chez ses voisins, qu’à une stratégie constructive pour les peuples soumis. Il ne leur a rien apporté d’original et n’a pas créé d’état viable. Bref, on n’a pas envie de faire sa promotion.

Sur la route du lac, on va s’arrêter deux jours près des montagnes de Nourata, dans le village de Hayat, village habité depuis longtemps par des Tadjiks. Le tadjik est une langue d’origine farsi.

On restera deux jours dans cette guesthouse.
Des carbets dans le jardin de la guesthouse surplombent la rivière.
Notre jeune guide pour le premier jour.
Des mouflons endémiques : l’argali. Le plus grand des moutons sauvages.
Résistance

Le lendemain, rando d’une quinzaine de kilomètres avec un guide à….on peut dire à cheval mais on ne peut pas dire à âne. À dos d’âne alors.

Pour les animateurs de Coublevie accueil qui ont mal aux genoux. La formation est très courte. Il suffit de savoir monter sur un âne.
Du portail fait main.
Des pétroglyphes. Des mouflons, loups, chevaux et chasseur. Ils dateraient de 4000 ans.
Notre chauffeur et Alexandra, baroudeuse allemande qui voyage avec sa petite voiture, a quitté l’Allemagne il y a deux mois et se rend …au Tibet. Après, elle avisera…
Quand on vous dit petite voiture…
Aux abords du village.
Aïssa s’installe au sol pour faire l’énorme pâte.
Avec Aïssa, j’apprends à faire les Manti, les raviolis fourrés aux légumes et à la viande.
La cuisinière.
Bon, ça c’est pour attraper les mouches.
Super accueil dans la famille tadjike.
Ici, le beau- père d’Aïssa est tout sourire. Si si.

À nous la baignade au lac AYDAR Kul.