Après avoir quitté le lac AYDAR KUL près de la frontière kazakhe, on a traversé le pays sur 250 kms vers le sud, pas très loin de la frontière Turkmène pour se retrouver dans cette ville qui nous a tout de suite plu.
Ici, sans doute moins de bâtiments somptueux couverts de céramiques, mais une vieille ville entourée de 16 kms de remparts et 11 portes, où il fait bon se promener dans un dédale de ruelles dont les murs, souvent aveugles, sont en briques, sans décorations. Il nous est alors facile de remonter aux temps fastes de la route de la Soie même si les marchands du Temple d’aujourd’hui ont , depuis longtemps, investi les coins et recoins des madrasas.
Les voitures sont tenues à l’écart de la vieille ville, ce qui lui donne tout de suite une atmosphère particulière.Des murs en pisé.
Très vite, on se retrouve à déambuler autour du cœur de la cité, le bassin de LIAB-I-KHAOUZ, où se concentrent cafés, restaurants et échoppes. Autrefois, la ville comptait une centaine de bassins de ce type, il en reste moins de dix et celui-ci est le plus grand de la ville : 45 m sur 36 m.
Trois édifices bordent le bassin. Cette madrasa, la Koukeldash est la plus ancienne et date du milieu du XVI e siècle. Il y avait 160 cellules sur deux niveaux. C’était la madrasa la plus importante de la ville.L’autre Madrasa: la madrasa Nadir- Divanbeg et son portail monumental.Deux oiseaux fantastiques tiennent une biche dans leurs serres et s’envolent vers le soleil. Il est dit que cet édifice était prévu pour être un caravansérail mais que le Khan de l’époque, félicitant à tort Nadir Divan Begi pour sa foi qui le pousse à construire une aussi belle madrasa, celui-ci fut bien obligé de transformer le caravansérail en madrasa. Ou alors, selon la guide qui nous racontait l’histoire, le Khan a peut-être fait exprès pour qu’il change ses plans..Nassredine, personnage célèbre dans le monde musulman. Les enfants le connaissent à travers ses histoires courtes qui peuvent être drôles, morales ou absurdes. Parfois il est le bouffon de Tamerlan.Nous aussi, on aime Boukhara.Un Aksakal. Les anciens sont appelés ainsi et ont toujours un rôle important dans les quartiers, les Mahallas. Ils se regroupent sur une partie de la place pour jouer aux dominos ou à autre chose, ou bien simplement à regarder les gens passer.On est tombé sur ce brave pèlerin par hasard ! Lui c’est plutôt la Mecque que Saint Jacques !!! Cet édifice servait de refuge pour les derviches pèlerins. Pas derviche tourneur, car, comme m’a corrigée la guide, on n’avait pas le droit de danser à cette époque…St Jacques ou la Mecque, c’est la même panoplie : le gourdin, la gourde, le turban à la place du chapeau, une lunch box et une sébile pour gagner quelques sous…
On les appelle les Coupoles Marchandes. Datant du XVI e siècle, elles étaient construites aux croisements des rues. L’une était la coupole des changeurs, elle abritait les Juifs changeurs de monnaie, seuls habilités à cette tâche, car pour les Ouzbeks, cela portait malheur. L’autre était la coupole des chapeliers, aujourd’hui davantage occupée par des marchands de tapis (d’orient )…Une troisième coupole était le domaine des joailliers. Il y en a encore aujourd’hui.On peut s’étonner de la hauteur des entrées ogivales mais le commerçant arrivait avec ses chameaux chargés de marchandises.Hauts lieux de fraîcheur. Il peut faire jusqu’à 60 ° au soleil ! On trouve vraiment de tout au rayon souvenirs !
Le mausolée d’ Ismaël Samany pour son père. Le deuxième plus ancien mausolée du monde musulman. X e siècle. La construction était révolutionnaire pour l’époque avec 18 combinaisons différentes d’assemblages de briques. Les briques étaient assemblées au jaune d’œuf et au lait de chamelle ! Il fallait y penser. C’est sans doute ce qui a permis au bâtiment de traverser plus d’un millénaire sans souffrir des tremblements de terre…grâce à de l’œuf et du lait. C’est comme la Muraille de Chine. Savez-vous le liant employé pour cimenter les pierres ? Des recherches récentes ont découvert que c’était l’eau du riz qui avait été utilisée. Et ça tient…
Forteresse ARK.
Entrée de la forteresse de l’Emir qui a servi de résidence aux seigneurs de Boukhara. Elle est construite sur une colline artificielle dû à l’empilement des ruines de palais construits, déconstruits, reconstruits…on a saisi l’idée.
Enjoyed reading your trip very much. Bon vo yage !
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Thank you Katashi ! Kiss from Uzbekistan to Japan !
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