Bientôt le bilan…
Frayeurs de cycliste.
On se disait depuis un petit moment que Tokyo allait nous faire souffrir en tant que cyclistes et qu’on abandonnerait les vélos dès notre arrivée.
Parce que la plus grande ville du monde avec ses 14 millions d’habitants, 41 millions dans le grand Tokyo, parce que trafic intense, parce que bruit assourdissant d’une mégapole, parce que difficulté de trouver une adresse dans cette ville, parce que tellement de touristes!
Bonheur du cycliste.
On se disait tout ça et on avait tout faux. On avait juste oublié une chose. Tokyo se trouve au Japon. Si si. Et le Japon c’est l’organisation, c’est la gentillesse, la même attention qu’ailleurs dans le pays qui consistent à ne pas gêner l’autre et si besoin, à l’aider. Exemple. Une voiture arrive perpendiculairement à nous sur notre gauche . Du coup, nous nous arrêtons et posons pied à terre le temps qu’elle puisse passer . À chaque fois que c’est possible, la voiture recule pour nous laisser la voie libre. Avec un sourire de la part du chauffeur. On a observé cette façon de laisser passer l’autre avant soi dans des rayons de magasin un peu étroits, dans les escaliers si celui qui nous suit est plus rapide. Et l’autre personne de s’incliner pour remercier. Et cette façon de faire s’applique entre eux bien évidemment. Une phrase du GDR qu’on aime bien : « Tokyo, un univers urbain électrique, trépidant, étincelant qui cache une grande humanité ».
De nombreux vélos parcourent la ville, tranquillement, sans heurts. Plusieurs options s’offrent à eux.




Pères ou mères circulent avec souvent deux enfants sur la bicyclette, un devant, un derrière.

Pas de bruit assourdissant dans les bouchons puisque les voitures sont souvent électriques, l’allure modérée, pas de musique à fond, et on n’a jamais vu un excité au volant. Si on veut un bruit infernal, il faut se rendre dans les salles de pachinko, machines à sous. Mais on n’est pas obligés…
Quant à l’orientation et aux adresses qui sont, paraît-il, un vrai casse-tête dans la capitale même pour les autochtones, notre GPS nous a toujours conduits au bon endroit avec, parfois, l’aide spontanée d’un passant. Hésiter permet de rencontrer du monde.
Dès notre arrivée, notre impression était positive. D’ailleurs comment savoir si on est arrivés ? Nulle part, contrairement à la France, on a vu un panneau avec un nom de ville écrit. Même en caractères japonais. C’est le GPS qui nous fait savoir qu’on a atteint la destination. Le touriste qui descend de l’avion sait où il se pose. Mais quand on pédale dans des coins où les villes se rejoignent, c’est moins évident. Lorsqu’on part de Yokohama vers Tokyo et qu’on sait que le grand Tokyo couvre 2 188 km2 (Paris 105km2), on se dit au bout d’un moment, qu’on doit déjà y être. Réflexion confirmée par un passant.
On avait en tête les images de jungles d’autoroutes souvent montrées dans les médias, les forêts de gratte-ciel, des kilomètres de bouchons. C’est, en effet, la première vision des touristes qui traversent ce décor pendant plus d’une heure entre l’aéroport et le cœur de la ville. Mais nous, notre arrivée à vélo s’est faite en douceur et notre premier quartier est tout tranquille pour notre première nuit.



Dans la ville, on a testé différents types de transport. Le vélo, le métro, les pieds. Les trois ont leurs avantages. On a profité des trois.
Préparatifs du retour
J’écris ce soir dimanche 3 décembre et on part mercredi. Avec le décalage horaire, on arrive aussi mercredi ! On s’est déjà rapproché de l’aéroport qui se situe à plus de 70 kms de Tokyo. Demain il nous restera une petite cinquantaine pour nos derniers coups de pédale au Japon. On a passé une semaine à Tokyo et les deux dernières nuits sont calées à Narita. L’hôtel réservé est seulement à 450 m de notre terminal. On se dit que s’il le faut, on peut porter nous mêmes nos cartons de vélos à pied. Yuka a téléphoné de notre part à un magasin de vélos à Narita qui doit nous mettre deux cartons d’emballage de côté. Super. La mauvaise nouvelle est que les cartons font 140 cm de long au maximum alors que nos vélos sont arrivés dans des cartons de 170 cm. Moins super. Il faudra donc enlever les deux roues au lieu d’une ainsi que les supports des sacoches. On n’est pas sûrs que les deux roues entrent dans le carton. On a commencé par téléphoner à Air France, notre compagnie, pour savoir s’ils vendaient des cartons à vélos. Eh bien non. On se dit que ce n’est pas la place que ça prend quand ils sont plats et que la compagnie pourrait en avoir une dizaine à disposition des cyclos. Mais non. Sorry. À toi d’arriver avec ton carton.
On a acheté deux très grands sacs ultra légers qui nous serviront à mettre les sacoches et leurs contenus dedans puisqu’on a jeté les nôtres à Séoul, il y a bientôt quatre mois. Et on y mettra la deuxième roue si besoin. Enfin on espère…On a le droit à 23 kg chacun en soute. Le rouleau de scotch est acheté, on a nos outils mais en cas de besoin, il y a un endroit dans l’aéroport où des outils sont prêtés pour le montage et démontage.
Découvrir Tokyo.
Notre idée de départ a été d’alterner les balades à pied dans les quartiers les plus typiques, visiter des musées emblématiques, respirer dans quelques parcs de la ville, faire du shopping (on n’a rien acheté depuis le début), découvrir la faune marine de la baie de Tokyo sans se mouiller et puis savoir simplement s’asseoir pour regarder la vie qui passe.
Le quartier RYOGOKU.
Fief du sumo. Malheureusement, on sait depuis longtemps que les derniers combats ont eu lieu et qu’après mi novembre, les sumotori partent en vacances voir leur girlfriend ! C’est ce que nous a dit le gars de l’office de tourisme.







Sa jupette ou plutôt son tablier s’appelle un Kesho- Mawashi composé d’une grande pièce de soie et brodée avec des fils de soie, d’or et d’argent. Il est revêtu lors de parades. On retrouve les papillotes blanches des rituels shintoïstes qui ouvrent les tournois et rendent le ring sacré.
De très beaux Kesho- Mawashis en vitrine dans le musée.






On se promène dans le quartier à l’affût d’un Sumo. Je pense en avoir vu un qui payait un parcmètre. Très grand, très costaud, très classe. Après il est difficile d’aller le voir et de lui dire : bonjour Monsieur, vous êtes sumo? Non, je suis gros c’est tout. L’entreprise est délicate…


Mais au fait quelles en sont les règles ?
D’abord on salue l’adversaire en frappant ses deux mains sur les cuisses et un pied au sol. Ensuite on essaie de le pousser en dehors du dohyô ou alors de faire en sorte qu’une partie de son corps touche le sol (sauf les pieds évidemment). Voilà. C’est simple.



Et puis dans le même quartier, le musée Hokusai. photos interdites.



Tokyo. Suite demain.
Que le bonheur continue de vous illuminer jusqu’à votre retour !
J’aimeJ’aime
Merci ! On essaie….
J’aimeJ’aime
Préparez vous à trouver le froid et la neige. Bon retour et à très bientôt
J’aimeJ’aime
Coucou Catherine, le ciel ici est souvent très bleu mais les températures autour de 7h sont de 1 à 3 degrés et culminent autour de 14 degrés l’après-midi. Mais c’est agréable d’avoir un froid sec. Oui à bientôt ! Bises.
J’aimeJ’aime