Japon Article 26. SHIKOKU Côte sud-est

Quand vous lirez cet article, nous aurons quitté Shikoku depuis le 14 octobre et roulerons à nouveau sur l’île principale de Honshu.

De Kōchi à Hiwasa, la route a été superbe.

Peu de dénivelé, ça fait du bien, souvent en bord de mer…
Ou sur des voies cyclables ombragées.

CAP MUROTO A LA POINTE SUD.

Bivouac un peu plus loin sur la côte Est.

Bivouac

Dans l’article précédent, on avait parlé de Philippe et Yue qui tiennent ensemble une très jolie guest house à Hiwasa, au nord de la ville de Kaiyo sur la carte.

On a décidé de modifier notre itinéraire prévu en écoutant les conseils avisés de Philippe. Eviter des dizaines de kilomètres de banlieues de Kobé à Osaka, et remonter par la montagne, à partir de Wakayama, pour rejoindre un des plus beaux lieux du bouddhisme, Koyasan et arriver par Kyoto via la ville de Nara. C’est ainsi qu’on a pris le ferry de Tokushima reliant Wakayama.

Hiwasa, un très bel endroit que Philippe et Yue ont choisi pour s’y installer.

On aime bien les tortues au Japon, symbole de longévité.
On voit un phare reconverti en temple. Mes origines bretonnes sans doute…
Il est 8h 30. On se promène avant de reprendre la route et les pêcheurs rentrent au port.

ET ON POURSUIT NOTRE ROUTE VERS L’EST.

Tout autour de Shikoku, des tours anti tsunami permettent de grimper dans l’attente des secours.
Certains travaux des champs se font encore à la main.
Ces poupées sur le bord d’une route ont tout de suite attiré notre attention, clin d’œil au village de Nagoro qu’on n’aura malheureusement pas vu car éloigné de tout. Nagoro, victime de l’exode rural.
Mlle Ayano, revenue dans ce village pour s’occuper de son père, a commencé à confectionner une poupée grandeur nature. La légende dit que c’était pour repeupler le village, il semblerait qu’au départ, c’était plutôt une sorte d’épouvantail pour faire fuir les corbeaux. L’épouvantail, qui ressemblait à son défunt père, recevait les Bonjour des quelques villageois restants.
La dame a alors eu l’idée de poursuivre ses œuvres à l’effigie d’anciens habitants…afin de lutter contre la solitude….

TOKUSHIMA

Grande ville portuaire…
…célèbre pour la danse que tout le Japon connaît et vient voir : le Awa Odori . Cette danse folklorique a été créée lors de la période Edo ( 1603-1868) . Les autorités locales ont vite mis une réglementation pour limiter les excentricités . Lorsqu’ils se rassemblaient dans les rues pour danser, ils devaient obtenir l’aval de la police. Une situation toujours vraie. Chez nous également.

C’est rapidement devenu une attraction touristique, surtout depuis 1928, lorsque la Chambre de Commerce et d’Industrie a commencé à sponsoriser les danses. On l’a appelé le Awa Odori, Awa, ancien nom de Tokushima. Odori signifie danser. On dansait pour fêter les récoltes, un événement. Ce nom devint officiel à partir de 1946…et sa célébrité s’est répandue dans tout le Japon.
Tous les jours à 11h, il y a une représentation à laquelle on est ensuite invités à participer….j’aurais dû me méfier…
On a toutes les deux été choisies comme meilleures danseuses ! Sûrement parce que j’étais la seule Occidentale. Il a fallu rendre le collier mais j’ai pu garder un pin’s. Chouette.
Elle est parfois appelée la danse des Fous. Une pensée pour le regretté Jean Teulé et son livre incroyable « Entrez dans la danse ».
On est vendredi. Il est fortement conseillé à tout travailleur japonais de sortir avec ses collègues, boire et dîner. Les restaurants étaient pleins de groupes d’hommes essentiellement. On garde le costume.
Tokushima tout couleur.

À nouveau, la gentillesse des Japonais dans la rue. Ayant des soucis avec Orange, on n’a plus internet et on est sur un trottoir à chercher notre auberge de jeunesse pour la nuit. On la pensait en plein centre-ville…Une voix arrivant d’une passerelle au-dessus de nos têtes nous interpelle en anglais : Avez-vous besoin d’aide ? Oh Yes please.

Et c’est ainsi qu’on fait la connaissance de Yuya, à vélo, qui tient d’ailleurs un magasin de vélos. Il va nous conduire jusqu’à l’auberge, à 11 kilomètres de notre point de rencontre ! Et rester avec nous discuter de notre voyage au Japon.

Nos deux super héros de la soirée. Yuya, à droite, et Kaije, 75 ans, qui gère l’auberge de jeunesse ! On est les seuls clients et il ne saura pas quoi faire pour nous faire plaisir…jusqu’à nous faire couler un bain avec savons parfumés…cela devient une habitude. On est dans une auberge de jeunesse !
Et voilà Kaije qui danse le Awa Odori pour Pierre !
Le super petit déjeuner avec café, toasts et beurre. Margarine en japonais.
Araignées de haut vol.
Vue de l’auberge de jeunesse. On aurait planté la tente si on avait su qu’elle n’était pas au cœur de la ville mais cela nous a permis de rencontrer Yuya et Kaije.
Et c’est reparti. Au revoir Tokushima.

On se prépare à prendre le ferry pour quitter Shikoku .

Modèle Nikken devant nous. Un tricycle quoi…
Avec d’infinies précautions, l’agent de la compagnie maritime attache nos vélos.

Destination : KOYASAN pour l’article mais ce soir, on passe notre deuxième nuit à Nara.

2 commentaires sur “Japon Article 26. SHIKOKU Côte sud-est

  1. Mireille, Tu nous feras la danse en arrivant à Charavines.
    Pour info,
    Roger Boblet est décédé la semaine dernière.. Violette, Didier, son frère et enfants l’ont accompagné cet après-midi pour un dernier aurevoir.
    A bientôt,
    Tine

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