Japon Article 23. la SHIMANAMI KAIDO

Peut-on traduire ces termes pas très simples à retenir ?

J’ai demandé à Yumi pour qu’elle ouvre nos esprits à la langue japonaise.

SHIMA signifie îles. NAMI veut dire vagues. KAIDO la route de l’océan. On traduit comme on peut…ou on garde le titre comme il est.

Il faut lire de droite à gauche. Imabari est notre point d’arrivée.

C’est sans doute la voie cyclable, ouverte en 1999, la plus célèbre du Japon. Selon l’itinéraire choisi, elle mesure entre 70 et 80 kms et relie l’île de HONSHU à l’île de SHIKOKU. La voie permet de traverser six îles et sept ponts situés dans la mer intérieure de Seto. C’est une route toute goudronnée sans dénivelé important que toute personne sachant pédaler peut faire aisément. Un bravo à ceux qui font l’aller et retour dans la journée. Même s’ils ne sont pas chargés, ils ont quand même 140 kms dans les mollets ( enfin surtout dans les ischions…).

On était certains de rencontrer au départ de cette célèbre voie cyclable d’autres cyclovoyageurs au long cours mais, à notre grande surprise, les cyclistes qui étaient avec nous sur le ferry, principalement des Australiens et des Japonais, avaient loué un vélo pour faire l’aller retour sur la journée ou sur deux jours.

Tout commence par le ferry, fortement conseillé, afin d’éviter le pont et son trafic intense. Pont montré dans l’article précédent.

Le premier pont qu’on a emprunté. On ne risquait pas de passer par dessus ! Ni d’être renversés par les voitures qui roulent au-dessus de nos têtes dans un bruit d’enfer.

Heureusement que tous les ponts présentaient des structures différentes. Les autres étaient plus esthétiques, plus ouverts et malgré tout bien sécurisés aussi. Et à chacun son style.

Parlons des tunnels japonais qu’on emprunte de temps en temps depuis qu’on est au Japon et là, on a été désagréablement surpris. En Corée, très souvent, la voie cyclable était complètement séparée de la chaussée. Au Japon, alors que pour tout, on sent une grande prudence – quand il y a des travaux, ils sont au moins deux avec un petit fanion à assurer notre passage en nous saluant – le plus souvent dans les tunnels on roule à côté des voitures sans aucune séparation. On a ajouté des lumières qui clignotent sur le vélo et notre casque a une loupiote. De temps en temps quand même, il y a un trottoir sous le tunnel pour les vélos mais pas assez souvent.

Revenons à la Shimanami Kaido qui ne connaît pas de tunnels.

On roule donc d’île en île et de pont en pont. Les îles sont grandes et assez industrialisées, surtout les deux premières. On pourrait passer une journée entière sur chacune mais on a repéré ce qu’on souhaitait visiter avant le départ. Et on ne peut pas rester ici huit jours si on veut réussir un jour à rejoindre Tokyo début décembre.

On a choisi sur la troisième île, IKUSHIMA, le musée Hirayama Ikuo qui est l’un des plus célèbres artistes contemporains japonais, né à Onomichi en 1930. Ayant survécu à la bombe d’Hiroshima, il a milité toute sa vie pour la paix. Ses œuvres sont inspirées par le Bouddhisme, les pays de la route de la Soie. Il a beaucoup fait pour la restauration et la préservation des trésors de civilisation dans le monde entier. On apprend qu’il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 1996. Il est mort en 2016.

Onomichi et la région sont des producteurs d’agrumes et principalement de citrons.
A l’horizon, des îles ou îlots montagneux qui plongent dans la mer de Seto.
Eaux azurées qui créent des paysages magnifiques.
Signalétique partout . Impossible de se perdre.
Drapeau de pirate pour les Japonais. On préfère notre tête de mort avec tibias réglementaires sur fonds noir mais on voulait aller dans l’antre du pirate japonais le plus célèbre.
Le voilà. Murakami. Appelé le Samouraï des mers.

Même le Shogun, chef des armées, le craignait. C’est dire. Son QG était basé sur une petite île située en face du musée Murakami. En fait, lui et son clan étaient plus corsaires que pirates. Ils protégeaient des navires de commerce, assuraient un passage sur des mers dangereuses. Les Murakami ont régné sur les mers pendant plusieurs générations. Beaucoup de choses dans le musée mais tout écrit en japonais.

Le joli port d’Ohshima. On voulait dormir sur l’une des îles avant de rejoindre Imabari.
C’est près du pont qu’on trouvera un coin tranquille pour la nuit.

Et le lendemain, en selle à…6h55!

Autre lumière. Autre atmosphère.

Arrivée à Imabari pour visiter l’un des trois châteaux japonais bâtis sur la mer. Imabari est pour nous la porte d’entrée sur l’île de SHIKOKU.

Larges douves alimentées par l’eau de mer.
Ciel menaçant qui n’a pas tardé à nous rafraîchir.
C’est Takatora qui a fait construire ce château en 1604. Il excellait, paraît-il, dans la conception de châteaux. Il aurait participé à la construction d’une vingtaine d’entre eux. Todo, son petit nom.
Vue du château sur la mer de Seto.

Sur les trois derniers jours, on a traversé Shikoku en passant par les gorges de Niyodo. Objet du prochain article. Nuit en hôtel à Kochi.

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