MATINALES
Nous enfourchons généralement le vélo entre 7h30 et 8h. C’est l’heure où écoliers, collégiens et lycéens sont dans la rue pour rejoindre leur établissement. Tous en uniformes, jusqu’aux chapeaux et aux cartables de même style. Pour l’instant, on a toujours vu les filles en jupes plissées, les couleurs variant selon les écoles.

Des pratiques qui créent du lien.
Alors qu’on cherchait un distributeur dans une gare, on voit le chef de gare sortir précipitamment de son bureau afin d’aller saluer les élèves qui arrivent par l’escalator menant aux quais. Régulièrement, sur un ton joyeux, il s’incline devant chaque groupe de jeunes qui apparaît en leur souhaitant une bonne journée.
Devant un lycée, échelonnés sur le trottoir qui mène de l’arrêt des bus à l’entrée du lycée , on a compté au moins quatre employés de l’établissement qui s’inclinaient au passage des groupes d’élèves en leur souhaitant le bonjour.
A Yufuin, on est allés à l’ouverture de la poste pour envoyer un colis. Quand la porte s’est ouverte, quelle n’a pas été notre surprise de voir les sept employés se lever comme un seul homme pour saluer les clients qui entraient. Comme partout au Japon, la jeune femme qui nous sert est tout sourire et fait son maximum pour être efficace, mais les formalités pour l’envoi d’un colis de 450g dureront environ une demi-heure. Pour nous remercier de notre patience, elle reviendra vers nous avec des bonbons, des caramels…et une petite pince ! On aime bien le Japon.

Souvent, à la sortie d’un supermarché, une vieille femme cherche notre regard pour échanger avec nous. Sourires. Se faire comprendre sans parler la même langue. En montrant les vélos on nomme les villes japonaises qu’on a traversées et celles vers lesquelles on roule….échange éphémère mais qui met de la joie sur leur visage et sur le nôtre.
APRÈS YUFUIN …sur la route
Les deux premières heures de vélo ont été plutôt verticales puis il a été agréable de passer de village en village le long du littoral jusqu’au changement d’île. Des villages tranquilles parcourus par de nombreux cours d’eau. Comme la Corée, le Japon est un pays d’eau et de montagne.


Jusqu’à présent, on peut dire que les pistes cyclables empruntées ne sont pas toujours bien entretenues. Des branches d’arbres ou de grandes herbes empiètent sur la voie. Parfois, les voies sont faites davantage pour les piétons. Sur les derniers kilomètres avant la traversée vers Honshu, la largeur était insuffisante pour nos sacoches. Quand c’est trop pénible, on roule avec les voitures.



Le Japon est le pays du sourire et du plastique.
Tout est emballé. Très souvent à l’unité. Le plus drôle pour nous a été de tomber sur une boîte de cure-dents où chaque cure-dents était sous plastique !









En arrivant à la limite de Kyushu, on ne savait pas encore comment on allait traverser. On savait qu’il y avait un pont mais très haut, peut-être interdit aux vélos, et à 9 kms de notre position. Quand on a compris qu’on passait devant une gare maritime, on a tenté le coup et un bateau nous a attendus quelques secondes afin qu’on puisse grimper avec nos montures. Merci pour vos sourires.




HONSHU. C’est la plus grande des quatre îles principales qui forment la colonne vertébrale de l’archipel. Aux alentours de ces quatre îles, des dizaines d’îlots plus ou moins grands.
On a pris de la hauteur à Shimonoseki, ville célèbre pour le traité qui a signé la paix entre la Chine et le Japon en 1895.








Et puis on décide d’aller sur l’île de TSUNOSHIMA dont on ne connaissait pas encore l’existence la veille. Là, on prendra le pont le plus long du Japon avec ses 1780 m. Même pas impressionnés parce que celui de St Nazaire fait presque le double !





















Konichiwa,
L’aventure continue et nous avec !!!
Ici, nous profitons d’un bel été indien et commençons à voir les couleurs de l’automne apparaître.
Bises
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Oaiyo gozaimas, aujourd’hui nous entrons dans l’Histoire. Hiroshima. Bises.
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