Busan. Deuxième ville du pays après Séoul. Le plus grand port de Corée. Cinquième port mondial pour le trafic de conteneurs. Une ville démesurée et 3 660 000 habitants. Quand on est arrivés à la borne des 4 rivières, on a programmé une guesthouse assez centrale, pas chère et le GPS indiquait 12 kms pour la rejoindre. Du port au terminal de bus, 20 kms ! Certains quartiers sont à flanc de colline. Une immense toile d’araignée.
Premières impressions.
Quand on est cyclovoyageur, c’est pour rouler à son rythme dans des endroits tranquilles, un peu retirés, près de la nature, seul ou à deux, et les arrivées dans les grandes villes sont souvent une épreuve. On a connu plusieurs cyclistes qui systématiquement évitaient les villes. Pas nous. Ce serait se priver d’une grande partie du pays et de sa culture puisqu’aujourd’hui, l’urbanisation du monde abrite 55% des Terriens. MAIS.
Les premiers coups de pédale dans les grandes villes sont toujours source de stress et d’agression pour nos sens. On quitte le calme, la lenteur, le silence, la sécurité pour se retrouver dans des embouteillages, le bruit, les gens, les pots d’échappement, des routes à plusieurs voies dont parfois on peine à comprendre par où on va bien pouvoir passer, les chaussées à partager avec les automobilistes, des feux, des directions qu’on ne peut pas prendre parce que c’est interdit aux vélos ou bien parce qu’on est gênés pour tourner . Mais jamais en Corée, il n’y a eu le moindre souci avec un conducteur. Très respectueux. Mais dès qu’on a trouvé l’hébergement, on range les vélos, on est heureux de marcher, de prendre le bus ou le métro si besoin.
Busan, comme toute grande ville, nous a malmenés les premières heures parce qu’en plus, on arrive en pleine chaleur et qu’on retrouve des côtes pour aller dans certains secteurs. Comme la ville est très étendue, il faut beaucoup de temps pour se rendre d’un secteur à un autre. Mais c’est une ville également très attractive.
Ville incroyable. D’un côté de grands axes de circulation où les grosses voitures coréennes règnent en maître, des arrondissements hyper modernes avec néons et immeubles futuristes, puis des quartiers populaires aux petites rues avec très peu de voitures, pleins de vie comme le nôtre , et un quartier célèbre, Gamcheon, tout en couleurs où habitaient autrefois les réfugiés de la guerre de Corée dans des bidonvilles réhabilités en 2009 par les villageois eux-mêmes ainsi que des artistes. Aujourd’hui c’est un incontournable pour les touristes où on retrouve avec surprise un personnage que le monde entier lit et nous envie…
Et puis Busan, c’est la mer. La mer qui travaille avec ses dockers, ses ports, le plus gros marché de poissons du pays, la mer qui repose avec ses longues plages de sable, ses nombreux chemins de randonnée, la mer qui amuse avec son skywalk, ses téléphériques, ses spectacles. Si je devais étudier en Corée, je préférerais Busan à Séoul pour la mer omniprésente. Mais bon. Je ne vais pas étudier en Corée.
Un samedi soir à Busan. Hip-hop, spectacle de drones. Tous les samedis, un thème différent.








En arrivant à Busan, on a d’abord pensé camping …qu’on a trouvé…

On a finalement choisi une guest house où on restera quatre nuits. On y reviendra la veille de notre traversée pour le Japon. Ça y est, on a les billets. Ce sera le 8 septembre.


Notre quartier.


Busan, à 2 heures de bus du centre, c’est aussi le temple Yonggunsa perché sur des rochers mais, fait rarissime, situé devant la mer.









Très beau mais pour nous, trop de dorures, trop de touristes, trop de pacotilles, trop de trop. On va vite trouver un chemin côtier et partir au hasard le long de la mer et je ne résisterai pas à piquer une tête toute habillée, c’était trop tentant ! Mais au fait….dans quelle mer ? L’affaire est politique. Pour les Coréens, il s’agit de la East sea, la mer orientale ou mer de l’est mais pour les Japonais, c’est la mer du Japon.



Quartier Songdo






Au début, ça nous amusait de voir les numéros des immeubles si haut perchés. Tiens, le facteur fait sa tournée en hélico ! Mais c’est ingénieux car visible de loin alors que le pied des tours est dissimulé par des parcs ou jardins.





Et voilà le quartier aux mille couleurs de Gamcheon.
Avant dans les années 50 c’était ça :

Comme Matera en Italie ou bien Communa 13 à Medellin, les habitants sont devenus fiers de ce qu’ils ont fait de leur quartier.























Mais ce personnage que le monde lit et nous envie…

Mais oui, le petit Prince sur toutes les coutures…Un panneau explique qu’il a fait une halte au village de Gamcheon au milieu de son voyage pour venir le contempler.












Le lendemain, Jachali Market. Que des produits de la mer.














Au fait, le propriétaire du passeport vélo m’a répondu !
Dear Ms. Mireille
Welcome to Korea !!!
I hope you have a good riding tour in Korean beautifu ways along rivers, and mountains.
I appreciate your kind and honest mail for the bike passport.
Unfortunately I lost my passport on the way of Andong dam.
Congratulations on your completion of the Grand Slam in Korean riding ways.
You can keep the passport as a good memory in Korean riding tour.
But, please delete my personal information(Address, Biith date, Pnone no. etc) in the passport.
I think you and your husbund have the good choice of the riding tour.
I hope you have the wonderful tour in the next place of Japan.
Good luck and Happy !!!
Il avait bien perdu son passeport des quatre rivières mais il me dit de le garder en souvenir de notre voyage à vélo en Corée.
Un quartier russe/ ouzbek dans…Chinatown. Sur une seule rue. Ça parle russe dans tous les coins.




Hello les Ami-es
Le reportage sur Busan est magnifique !
Je n’ai vu que les tours en arrivant à Busan en ferry et je n’ai qu’une envie c’est d’y retourner !!! Qu’est-ce que ça va être quand vous allez traverser la mer de l’est / mer du Japon 😉
Que de belles rencontres que vous faites !!!
Bises à vous deux
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