Tout cycliste ayant envie de cycler au pays du matin calme (ou clair ou frais) a entendu parler de cette route permettant de relier Séoul à Busan, ville du sud-est. Elle fait environ 633 kilomètres mais parfois on la quitte pour aller voir un site un peu plus loin. La difficulté dans ce cas est quelquefois de la retrouver.

Quand on lit que la Corée est une destination pour le vélo, c’est vrai. De belles pistes cyclables, des tunnels uniquement pour nous , des aires de repos, des petites pharmacies de secours, des toilettes propres, des points d’eau, du matériel de réparation….de nombreuses gargotes où manger. Une sorte de passeport des 4 rivières s’achète au départ de la route, à composter de coups de tampon, tampons situés dans des cabines téléphoniques anglaises réparties tout au long des voies. L’idée est de certifier que la voie a bien été parcourue…un peu comme la credentiale des pèlerins. On n’a pas le carnet mais quand on voit une cabine, on y va de notre petit coup de tampon sur un bloc-notes. On s’amuse.
Et maintenant tout ça en images.











Parfois, un tronçon de la route a un thème…



Quand je regarde ces photos, on dirait que le temps est tout le temps pluvieux. On a eu une seule vraie journée complète de pluie qui commençait ainsi, deuxième jour après Séoul.

La journée suivante a débuté aussi par deux petites heures pluvieuses et le temps s’est amélioré. Il faut dire qu’après la pluie, la température baisse de trois ou quatre degrés et là, tout le monde revit.
On n’a pas encore vu de camping, sauf celui-ci qu’on trouvait très bien, avec tentes aménagées mais c’était dans la journée et de toute façon, il était complet pour le soir.

En douze nuits, on a dormi dans quatre petits hôtels sinon, en dehors des nuits chez Mark, on trouve très facilement des coins sympas pour bivouaquer.





Et la vue, c’est ça.











Mais comment sait-on si on est sur la voie cyclable ? Nos regards cherchent régulièrement ces types de panneaux :


Les paysages sont de plus en plus beaux : toujours la rivière Han, ses pêcheurs, ses ponts. De l’autre côté, des champs de maïs, de piment, des oignons et de l’ail, des vergers, des plantes qui ressemblent à des haricots mais qui n’en sont pas, et maintenant des rizières.










Et toujours ces gestes de gentillesse envers nous.
Un vieux monsieur dans une station service à qui on demande si c’est la bonne route pour Danyang, Danyang ? On irait au bout de la terre qu’il ne serait pas plus surpris. Il nous répond puis revient avec deux bouteilles d’eau fraîche.
Plus tard, au bord d’une route, on veut acheter des fruits. La dame nous les lave, se tourne vers son mari pour le prix, mais il nous faut signe que comme on est à vélo, c’est cadeau !

Une femme travaillant dans un centre d’informations au cœur d’un parc vient nous voir, nous interroge sur notre voyage et nous offre une orange. Elle est ravie de savoir que la Corée nous plaît.
Ce matin-là, on a bivouaqué mais pas bu de café. On s’arrête dans une boutique. Le monsieur nous fait signe de nous asseoir, il appelle sa femme qui se déplace avec deux béquilles. Ils veillent à ce qu’on soit bien, ils ne parlent pas un seul mot d’anglais mais avec les noms de villages et de villes plus quelques gestes, on arrive à se comprendre. si. Il connaît un mot en anglais pour nous demander : La France ? Happy ? Que lui répondre ??? Nous on n’est jamais Happy…

Une fois de plus, on n’a pas pu payer notre café. Le sens de l’hospitalité.
Encore ce matin, après le bivouac, la dame qui tient la supérette sait qu’on a dormi dans le parc. C’est elle qui met l’argent dans le distributeur de café en nous souhaitant bonne route. Et combien de fois déjà, des personnes nous ayant donné un renseignement qu’elles jugent finalement incomplet, sortent de leur boutique pour nous rattraper et compléter ce qu’elles nous avaient dit et tout ça, avec un grand sourire.
Mais pourquoi autant de guerres dans le monde ?
La prochaine fois, on vous emmène sur la route qui nous a menés jusqu’à Danyang. Fabuleux !
Paysages sublimes. Gens adorables. Continuez bien. Ça réchauffe le cœur.
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Super tous ces gens sympas que vous rencontrez. Il y a encore de l’espoir sur l’humanité.
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C’est ce qu’on pense, et ce sont des gens qu’on n’oublie jamais même si les rencontres sont brèves.
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Oui si tous les gars du monde…..!!!!!! Tu auras une pensée pour moi à chaque tampon, tu sais comme je les aime bien… Bonne route
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