Article 10. METZ

Ce soir, on dort à Thionville chez Marthe et Grégory dont les trois garçons sont absents: deux chez la mamie, l’aîné chez un copain. C’est lui qui nous prête sa chambre. Autour d’un délicieux repas, on a parlé voyages à vélo bien sûr, les nôtres et ceux qu’ils font à travers la France avec des amis, où les enfants s’organisent entre eux, montent eux-mêmes leur tente etc…Ils adorent ça et trouvent toujours ces vacances trop courtes. Le vélo rend heureux toutes les générations.

On a quitté Metz ce matin pour pédaler vers Hayange où se situe la mine de fer de Neufchef qu’on voulait visiter. Mais d’abord, un petit tour à Metz.

Quelques vues extérieures de la ville.

Le Temple Neuf ou Nouveau Temple protestant.
Maisons en bord de Seille.
Seule place médiévale de Metz avec ses maisons adossées aux anciens remparts.
Sous les arcades se trouvaient les boutiques et, au pied des piliers, on aperçoit les accès aux caves qui existent toujours. Au Moyen Âge, des marchands italiens qui avaient signé des conventions avec Metz, venaient chaque semaine vendre des produits du bassin méditerranéen comme les céréales, les salaisons, les épices mais aussi des soieries.
Tous les bâtiments portent la signature de l’architecte et la date de construction.
Cette fontaine est adossée à l’ancien hospice Saint Nicolas, le plus vieil hôpital de Metz.
La ville ancienne est construite en pierre jaune ocre. On l’appelle la pierre de Jaumont où Pierre de soleil. Jolie. C’est une pierre calcaire, demi- tendre, extraite de carrières du nord de Metz.
Cathédrale saint Étienne. Quand le ciel s’effondre sur nous, on court se mettre à l’abri sur le parvis. C’est la cathédrale de France qui a le plus de surfaces vitrées proportionnellement à son volume.

Suite à la destruction de vitraux pendant la guerre, on va faire appel à Chagall pour en créer de nouveaux, ce qui ne va pas de soi puisqu’il est de confession juive. Mais, soutenu à l’époque par André Malraux, il réalisera les vitraux. Cette œuvre reconnue lui permettra d’avoir des commandes dans de nombreuses églises en Europe et aux États-Unis, et sur la fin de sa vie, de réaliser les vitraux de la cathédrale de Mayence, une façon pour lui de se réconcilier avec l’Allemagne même s’il n’y est pas allé en personne.

De nombreux saints sont représentés au niveau médian du porche. Une statue attire l’attention, la femme aux yeux bandés. Synagoga, qui personnifie la foi juive, a un bandeau sur les yeux, une lance brisée, les cinq tablettes qui s’échappent de sa main. Aveuglement d’avoir refusé de reconnaître le Messie dans le Christ.

Les verrières de la cathédrale s’étendent sur plusieurs époques. Elles vont, pour les plus anciennes, de la fin du moyen âge avec un aspect pédagogique présentant une ribambelle de saints à un peuple qui ne sait pas lire, jusqu’à la Renaissance, période de la construction de Chambord, où sur les vitraux, les personnages ont des postures différentes, les dorures apparaissent et on représente les mécènes de l’époque, femmes ou hommes.

Un commentaire sur “Article 10. METZ

  1. Je vois que votre périple continue. Tu ne dérailles plus…je parle bien sûr de ton vélo. J’aime beaucoup les vitraux de Chagall… Bonne nuit puis bonne route.

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