Ce soir, on dort à Thionville chez Marthe et Grégory dont les trois garçons sont absents: deux chez la mamie, l’aîné chez un copain. C’est lui qui nous prête sa chambre. Autour d’un délicieux repas, on a parlé voyages à vélo bien sûr, les nôtres et ceux qu’ils font à travers la France avec des amis, où les enfants s’organisent entre eux, montent eux-mêmes leur tente etc…Ils adorent ça et trouvent toujours ces vacances trop courtes. Le vélo rend heureux toutes les générations.
On a quitté Metz ce matin pour pédaler vers Hayange où se situe la mine de fer de Neufchef qu’on voulait visiter. Mais d’abord, un petit tour à Metz.
Quelques vues extérieures de la ville.










Suite à la destruction de vitraux pendant la guerre, on va faire appel à Chagall pour en créer de nouveaux, ce qui ne va pas de soi puisqu’il est de confession juive. Mais, soutenu à l’époque par André Malraux, il réalisera les vitraux. Cette œuvre reconnue lui permettra d’avoir des commandes dans de nombreuses églises en Europe et aux États-Unis, et sur la fin de sa vie, de réaliser les vitraux de la cathédrale de Mayence, une façon pour lui de se réconcilier avec l’Allemagne même s’il n’y est pas allé en personne.

Les verrières de la cathédrale s’étendent sur plusieurs époques. Elles vont, pour les plus anciennes, de la fin du moyen âge avec un aspect pédagogique présentant une ribambelle de saints à un peuple qui ne sait pas lire, jusqu’à la Renaissance, période de la construction de Chambord, où sur les vitraux, les personnages ont des postures différentes, les dorures apparaissent et on représente les mécènes de l’époque, femmes ou hommes.
Je vois que votre périple continue. Tu ne dérailles plus…je parle bien sûr de ton vélo. J’aime beaucoup les vitraux de Chagall… Bonne nuit puis bonne route.
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