Article 6. Épinal

Journée du Mardi 18 avril

Mais avant Épinal, retour à Port sur Saône, en Haute Saône, le temps de poser le regard sur un mur. Port sur Saône où se trouvait la statue blanche du pêcheur. Sur la place, une fresque très intéressante illustrant les grands noms liés à l’histoire des droits de l’homme, fresque qui mériterait un petit coup de rafraîchissement, mais l’essentiel y est….des gens qui ont marqué par leur humanité, certains devenus Prix Nobel de la Paix.

Il y a les faciles à reconnaître et puis les moins évidents. En bas à gauche du calvaire, cette femme avec une photo dans les mains est Une folle de la place de Mai. En mars 1977, ces mères dont les enfants disparaissent mystérieusement s’unissent et organisent des actions non violentes, à Buenos Aires, sur la place de mai. Des Mère Courage.

L’homme qu’on aperçoit juste derrière le soldat du calvaire est Jean Xavier Bureaux de Pusy. Mais pour quels faits est-il célèbre ? Belle question super banco ! C’est lui qui a signé la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et qui est à l’origine du partage du royaume et des départements.

Autour de Gandhi. A gauche, Henri Dunand , fondateur de La Croix Rouge, prix Nobel en 1901. À droite, Louise Michel, instit et déportée en Nouvelle Calédonie. Elle combattait pour la libération des opprimés, les droits de la femme et de l’enfant.

Les autres font partie de notre mémoire collective française et internationale et leurs visages nous sont familiers.

ÉPINAL ( les Vosges)

Epinal sera d’abord le lieu d’une belle rencontre, celle de Julie et d’Aurélien, tous deux travaillant, trois enfants de 11 à 17 ans et prenant le temps de nous accueillir chez eux. Ce sont des cyclistes qui passent toutes leurs vacances à vélo sur les routes de France ou à l’étranger avec leurs trois enfants et une carriole. Une super organisation bien rodée, aventure qui permet à chaque fois à la famille de beaux moments d’échanges et de complicité. On espère vraiment avoir l’occasion et le plaisir de les recevoir à Charavines. Julie connaît bien le lac de Paladru !

Et puis Épinal, c’est évidemment le pays de la fameuse image, créée en 1796 par un monsieur Jean Charles Pellerin. Petite déception à l’accueil. Le musée est en pleine transformation et sera prêt pour dans une dizaine de jours avec de nouveaux concepts…encore un peu tôt dans la saison…On peut quand même visiter mais sans guide. Elle nous offre un petit livret sur l’histoire de l’image. On a de bonnes têtes quand même…

Au premier plan, tout en verre, le bâtiment du musée de l’Image qui propose des expositions et des ateliers pour les enfants : jeux de l’oie, dans la forêt, images et faits divers. Pas mal l’exposition qui revient sur la fascination qu’exercent les faits divers sur le public, à travers l’image et les canards. Mais ce qui nous intéressait surtout était le bâtiment en arrière plan, ateliers Pellerin où étaient fabriquées les images.

Alors qui était ce Pellerin ? Il était déjà un peu de la partie puisqu’il était cartier dominotier, c’est-à-dire qu’il imprimait des jeux de cartes, des dominos et des éléments de décoration sur les murs des maisons bourgeoises.

Les thèmes privilégiés tournent autour de la religion, de l’armée, de la nature, tout sujet populaire comme les contes, les expressions françaises, de la dérision également.

Les premières images sont imprimées avec des clichés réalisés en bois gravés. Pas le droit à l’erreur. Les outils sont ceux de l’époque qui permettent de graver le bois. On badigeonne d’encre le bois gravé sur lequel on pose une feuille blanche, on presse fortement pour obtenir le transfert du motif. On utilise bien sûr la Presse Gutenberg. Et, quand l’impression sur la feuille est réussie, on dit qu’il y a AMOUR ! C’est pas mignon ça…

Il faut ensuite colorier l’image, un pochoir par couleur. Depuis 1796, on colorie des images au pochoir à l’Imagerie d’Epinal, et encore aujourd’hui, des coloristes confirmés perpétuent cette tradition.

En 1820, on met au point une technique qui va éviter au bois de trop s’user. Elle consiste à faire une copie métallique faite à partir d’un moulage en terre. Ainsi on préserve la gravure en bois. C’est ce qu’on appelle un stéréotype.

À partir de 1850, le dessin sur pierre est utilisé à Épinal. La pierre permet plus de finesse dans le trait. Le dessinateur lithographe dessine à l’envers.

Vendeur de canards. Mais pourquoi un canard ? A vos recherches. Un canard est un journal qui relate des informations parfois non vérifiées ou fausses. Plusieurs explications, on a retenu celle là : L’origine viendrait d’Angleterre et puis d’Allemagne. Début du 19e siècle, un article anglais non vérifié comporte les lettres N.T (not testified). Ces lettres passent en Allemagne et phonétiquement, en allemand on prononce Enté qui signifie….Canard ! Le canard a passé la frontière en cancanant pour désigner un journal dont les infos ne sont pas toujours très fiables !

Le mot canard désignait également la personne qui vendait ces feuilles à la criée. Les canards sont d’abord un phénomène urbain puis colportés dans les bourgs et les campagnes.

Situations inversées…
Avec un mari chauve il faut trouver une autre technique…
Tous les contes traditionnels sont illustrés par l’imprimerie Pellerin.
Devinettes d’autrefois.

Devinettes d’aujourd’hui sur supports modernes.

Agrandissez et cherchez la réponse sur chaque image.

Ce soir, samedi, pour la deuxième nuit, on dort à St Avold chez David le fils de Pierre. Demain, départ vers Metz.

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