Journée du Mardi 18 avril
Mais avant Épinal, retour à Port sur Saône, en Haute Saône, le temps de poser le regard sur un mur. Port sur Saône où se trouvait la statue blanche du pêcheur. Sur la place, une fresque très intéressante illustrant les grands noms liés à l’histoire des droits de l’homme, fresque qui mériterait un petit coup de rafraîchissement, mais l’essentiel y est….des gens qui ont marqué par leur humanité, certains devenus Prix Nobel de la Paix.

L’homme qu’on aperçoit juste derrière le soldat du calvaire est Jean Xavier Bureaux de Pusy. Mais pour quels faits est-il célèbre ? Belle question super banco ! C’est lui qui a signé la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et qui est à l’origine du partage du royaume et des départements.
Autour de Gandhi. A gauche, Henri Dunand , fondateur de La Croix Rouge, prix Nobel en 1901. À droite, Louise Michel, instit et déportée en Nouvelle Calédonie. Elle combattait pour la libération des opprimés, les droits de la femme et de l’enfant.
Les autres font partie de notre mémoire collective française et internationale et leurs visages nous sont familiers.




ÉPINAL ( les Vosges)
Epinal sera d’abord le lieu d’une belle rencontre, celle de Julie et d’Aurélien, tous deux travaillant, trois enfants de 11 à 17 ans et prenant le temps de nous accueillir chez eux. Ce sont des cyclistes qui passent toutes leurs vacances à vélo sur les routes de France ou à l’étranger avec leurs trois enfants et une carriole. Une super organisation bien rodée, aventure qui permet à chaque fois à la famille de beaux moments d’échanges et de complicité. On espère vraiment avoir l’occasion et le plaisir de les recevoir à Charavines. Julie connaît bien le lac de Paladru !
Et puis Épinal, c’est évidemment le pays de la fameuse image, créée en 1796 par un monsieur Jean Charles Pellerin. Petite déception à l’accueil. Le musée est en pleine transformation et sera prêt pour dans une dizaine de jours avec de nouveaux concepts…encore un peu tôt dans la saison…On peut quand même visiter mais sans guide. Elle nous offre un petit livret sur l’histoire de l’image. On a de bonnes têtes quand même…

Alors qui était ce Pellerin ? Il était déjà un peu de la partie puisqu’il était cartier dominotier, c’est-à-dire qu’il imprimait des jeux de cartes, des dominos et des éléments de décoration sur les murs des maisons bourgeoises.



Les premières images sont imprimées avec des clichés réalisés en bois gravés. Pas le droit à l’erreur. Les outils sont ceux de l’époque qui permettent de graver le bois. On badigeonne d’encre le bois gravé sur lequel on pose une feuille blanche, on presse fortement pour obtenir le transfert du motif. On utilise bien sûr la Presse Gutenberg. Et, quand l’impression sur la feuille est réussie, on dit qu’il y a AMOUR ! C’est pas mignon ça…
Il faut ensuite colorier l’image, un pochoir par couleur. Depuis 1796, on colorie des images au pochoir à l’Imagerie d’Epinal, et encore aujourd’hui, des coloristes confirmés perpétuent cette tradition.
En 1820, on met au point une technique qui va éviter au bois de trop s’user. Elle consiste à faire une copie métallique faite à partir d’un moulage en terre. Ainsi on préserve la gravure en bois. C’est ce qu’on appelle un stéréotype.



À partir de 1850, le dessin sur pierre est utilisé à Épinal. La pierre permet plus de finesse dans le trait. Le dessinateur lithographe dessine à l’envers.



Le mot canard désignait également la personne qui vendait ces feuilles à la criée. Les canards sont d’abord un phénomène urbain puis colportés dans les bourgs et les campagnes.





Devinettes d’aujourd’hui sur supports modernes.


Ce soir, samedi, pour la deuxième nuit, on dort à St Avold chez David le fils de Pierre. Demain, départ vers Metz.
Très instructif. Bonne continuation.
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