Article 21. Les derniers jours en Calabre

Nos derniers jours à pédaler en Calabre n’ont été qu’émerveillement pour une côte à chaque tournant sublime. Quitter les hauteurs nous ont fait vivre des kilomètres de descente sur une belle route asphaltée où, tellement heureux de prendre de la vitesse, plus de 40 à l’heure, on n’avait pas envie de s’arrêter pour prendre des photos. Les cyclistes peuvent comprendre le bonheur réel de vivre de telles descentes. On sourit aux anges, un moucheron coincé entre chaque dent, et là on sait pourquoi on aime le vélo. Plus la descente est belle et longue, plus l’adrénaline monte. Bonheur absolu. Tant que notre santé le permettra, nous nous souhaitons encore de beaux voyages à vélo.

Des kilomètres de plage, des montagnes qui plongent dans la mer, îles méditerranéennes.

De Charybde en Scylla. Da Cariddi a Scilla en italien.

Et puis on arrive dans une région mythique, envahie par les Grecs, chantée par Homère et ses sirènes. On n’avait pas fait le rapprochement au départ à cause de l’orthographe ! On sait qu’on va traverser une ville qui se nomme Scilla. Ok. Et puis on découvre qu’en français, et en latin, c’est Scylla ! Excités par notre découverte, on se dit qu’il faut qu’on aille sur le fameux rocher….et on revoit nos classiques…merci à Sylvain Tesson qui, grâce à son « un été avec Homère » nous a fait redécouvrir l’Illiade et l’Odyssée l’année dernière.

La formule est précisément Tomber de Charybde en Scylla.

L’expression est liée au milieu marin et à la mythologie. Deux monstres qui font périr les navigateurs. Charybde est un gouffre qui menace les embarcations et, alors qu’elles tentent d’y échapper, elles vont droit sur Scylla, énorme rocher contre lequel elles peuvent se fracasser… Une tête bien pensante a fait remarquer qu’il serait plus adéquat de dire : Tomber de Scylla, puisque c’est la montagne, en Charybde, puisque c’est le trou.

Nous dirons avec nos termes d’expert en linguistique que Tomber de Charybde en Scylla signifie: Aller d’un emmerdement à un autre encore plus grand. Ainsi expliqué, tout le monde en comprend le sens.

Aujourd’hui le rocher est relié au continent.

Il est surmonté du château Ruffo Di Scilla. Surtout intéressant pour le panorama. On est vraiment gâtés.
Vue à partir du château.
Le petit port au pied du rocher avec une brochette de restos.
Au revoir Scilla. The road must go on…in Sicilia.

2 commentaires sur “Article 21. Les derniers jours en Calabre

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