Article 19. La Calabre et les Calabrais

On découvre à la fois le côté aride de la région et sa côte grandiose. Quel beau pays que l’Italie!

Paysages pour moutons…
…et leur berger.
Disparaître dans les vagues après la chaleur qu’on a connue !
On dormira dans une cabane.
Nuit à Crotone dans un bungalow sur la plage pour le prix d’un camping. Les campings sont désormais fermés.

Et puis il y a ses habitants. On se croirait dans un autre pays que celui des régions plus au nord tellement le comportement des gens vis-à-vis de nous a changé. Souriants, amusés, curieux, ils nous parlent et nous questionnent même si notre pauvre italien reste une barrière. Mais la langue ne fait pas tout. Le plus important est l’envie. Entre français, anglais, italien et gestes on parvient à se comprendre.

Ici, un barman qui nous prend en photo pour nous montrer et montrer nos vélos à son club. Là, trois hommes qui veulent en savoir davantage sur notre voyage et qui demandent où est la voiture. Une dame qui veut absolument nous donner de l’eau fraîche. Merci. On vous aime.

Et puis il y a Tropea, ville juchée sur un promontoire face à la mer Tyrrhénienne. C’est la saint Trop’ du coin. L’été, les plages sont bondées. La particularité est que la plage est très en contrebas de la ville.

Murs de soutènement gigantesques qui supportent immeubles, maisons et anciens palais.
L’intérieur de la ville est superbe. Encore une ! On n’est pas surpris de lire que l’Italie est le pays qui compte le plus de sites classés au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

A Tropea, à la hauteur de la beauté de la ville, on se retrouve chez Sylvana qui fait B and B chez elle. Elle ne sait pas quoi faire pour qu’on soit bien. A peine la douche prise, elle nous propose de faire une machine. Elle nous fera un superbe petit-déjeuner pas prévu. Dans nos échanges, elle nous dit que les Italiens du sud trouvent aussi que ceux du nord sont froids et distants.

Sylvana qui, malheureusement, a arrêté le vélo et le karaté à cause de problèmes de dos et de genoux. Le lendemain, elle veut absolument qu’on parte avec des fruits, des bouteilles fraîches, un litre de sauce tomate…mais à vélo, la bouteille en verre de sauce tomate, non merci Sylvana !

La nuit chez Sylvana. On dort et soudain, elle frappe à la porte de notre chambre. Forcément surpris, on se lève et on ouvre la porte. Elle est avec son téléphone à la main. On apprend le mot « Terremoto ». A ses gestes, on a compris. Tremblement de terre. On n’a rien senti. Les journées à vélo font bien dormir. Elle a reçu une notification sur son portable. Elle s’excuse mais s’il y a à nouveau une secousse, il faudra descendre. Ok. On se rendort aussitôt. Le lendemain, on apprend que la secousse était de magnitude 5.1 et qu’un homme est mort en Calabre à cause de la secousse. Cela arrive fréquemment. Les volcans ne sont pas loin. Le Stromboli est juste devant.

A une cinquantaine de kilomètres au sud de Tropea .

4 commentaires sur “Article 19. La Calabre et les Calabrais

  1. Je me régale toujours autant à lire ces comptes rendus superbes . Par contre ,nous on va enfourcher l’ avion d’ ici quelques jours pour arriver en Sicile . La flemme de mettre les vélos en carton pour 15 jours . M’ enfin , un peu de dépaysement et de chaleur humaine nous manque en cet automne . Alors  » Alber au vélo  » ce sera pour le printemps prochain !!

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      1. Ché peccato !! Abbiamo l’ aereo il 13 e arriviamo a Catania . Ci vedremmo in Francia per chiacherarre 😘😘 Buoana strada a voi e approfitattene un massimo della bella Italia e degli Italiani !!

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