Article13. La côte amalfitaine

On n’a jamais pensé ne pas aller sur la côte amalfitaine car les connaisseurs de l’Italie nous la recommandaient chaudement et à juste titre. La question qu’on se posait depuis plusieurs jours était plutôt :

Est-ce possible de la faire à vélo et sinon, quel moyen de transport emprunter ?

Il n’y a que l’embarras du choix : en bus, en train, en bateau. Dans un camping, la dame de l’accueil nous déconseillait le vélo car trop dangereux avec les bus, les voitures sur la même route que nous et privilégiait la visite en train qui permet de monter et descendre à chaque village de la côte, comme aux « Cinque Terre ». Une autre nous disait que c’était plus sympa de faire une boucle en bateau. Mais pour nous, boucle signifie retour au point de départ. Et dans la vie, il faut avancer. Alors on a décidé de la faire à vélo. Quand on en a parlé au monsieur âgé du camping de Sorrento qui s’exprimait très bien en français, il nous a dit que c’était le meilleur moyen de parcourir la côte, qu’on pourrait s’arrêter quand on voudrait. Qu’on s’amuserait bien. Quand Pierre a demandé si ce n’était pas trop dangereux, il lui a répondu par une question : Vous n’êtes pas des enfants ?

Cyclistes, n’hésitez pas. Restez sur vos vélos. C’était effectivement le moyen le plus proche, le plus simple et le plus sympa pour découvrir la corniche et ses villages. Beaucoup de montées sur asphalte mais qui se font facilement. Attention, on est mi octobre, il y a évidemment moins de trafic que l’été. La seule nuisance qu’on ait eue est venue des dizaines de motards nous croisant et nous doublant à toute vitesse dans un bruit terrible.

Vue de notre camping à Sorrento. On s’est trouvé une petite table et deux chaises.
Le Vésuve prend ses distances.

La côte amalfitaine, dans la région de Campanie, est superbe, on n’avancera pas vite car on passe notre temps à descendre de vélo pour prendre des photos. Il fait chaud, on transpire, on est très contents d’être là, c’est tellement beau. Elle est considérée comme l’un des plus beaux panoramas du monde ! Alors on est très fiers d’avoir le privilège de la découvrir. Depuis 1997, elle est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO. La montagne qui dévale la pente pour se perdre dans la mer, cela rappelle évidemment la Corse et sûrement la Sardaigne qu’on ne connaît pas. Des maisons magnifiques, une végétation luxuriante méditerranéenne, le soleil et le bleu de la mer.

On découvre le surf électrique….bientôt à Charavines. Enfin on regarde…..

Ici on voit la vie en jaune. La péninsule de Sorrento est considérée comme la capitale du citron. Ils seraient les meilleurs du monde alors le citron est décliné sous toutes ses formes. Cela va des liqueurs aux savons en passant par les tabliers et les milliers de magnets. Pierre n’a pas encore testé le Limoncello, alcool fait à partir de…citron. Cette nuit on va sûrement rêver citron.

Les spécialités du coin sont aussi des céramiques et le travail du cuir.

J’aurais bien craqué sur les céramiques….mais le transport à vélo, ça calme.
On en a plein les yeux tout le long de la côte, on passe notre temps à descendre de vélo. C’est vraiment le moyen de transport le plus pratique pour s’émerveiller.

POSITANO

Village situé à une petite vingtaine de kilomètres de Sorrento, on est passés dans la journée sans y dormir. Malgré qu’octobre soit déjà la basse saison, les ruelles étaient pleines de monde. Depuis les années 50, la jet-set vient s’y amuser, acheter des villas, bronzer. Victime de son succès, POSITANO vit essentiellement du tourisme.Tout est fait pour que le touriste consomme et nous voyons défiler restaus, cafés, boutiques de vêtements et de souvenirs….jusqu’à saturation. Les rues sont étroites et descendent jusqu’au port. Pas facile de nous frayer un chemin avec nos vélos tenus à la main. Rapidement, on s’extrait du bourg et on saute sur nos selles pour retrouver cette côte somptueuse jusqu’au prochain village où tout, à nouveau, attend le prochain touriste.

PRAIANO

Des tours génoises qui servaient à faire le guet.
Une très belle statue qui tourne définitivement le dos à la mer.
Régulièrement on s’arrête se rafraîchir auprès d’étals bien attirants. Il fait très chaud.

AMALFI

Cette cité a donné son nom à la côte car elle était la plus prospère au Xe siècle et était la première république maritime italienne en commerçant activement avec l’orient, principalement avec Constantinople. Jalouses, Venise, Gênes et Pise ont tout fait pour lui piquer sa place. AMALFI n’a retrouvé sa richesse qu’au XX e siècle avec les touristes.

Qu’est-ce qu’on ne lui aura pas fait faire ! Pauvre Léonard…

La magnifique cathédrale date de l’époque de la puissance de la ville et témoigne de l’influence byzantine.

La Cathédrale saint André est dédiée au premier apôtre…André. Le complexe est monumental avec le cloître du Paradis, la basilique,un musée, la crypte où sont déposées les reliques de saint André.
Peinture sur marbre où l’on identifie aisément André à sa croix. Pierre me demande si c’est lui qui a inventé la multiplication….espèce d’iconoclaste….
Les cryptes sont souvent sombres. C’est l’une des plus belles qu’on aura visitée.
Le cloître du Paradis abrite les tombes des familles nobles d’Amalfi.
Un dernier regard vers notre petit sweet home d’un soir. Notre escalier se trouve juste au-dessus de la barque.

Ce soir, jeudi 20 octobre, on est arrivés dans les Pouilles à Alberobello mais ça c’est une autre histoire….

2 commentaires sur “Article13. La côte amalfitaine

  1. Oui c’est un peu la Corse…mais en mieux. Vous profitez…et nous faites profiter de superbes paysages. La cathédrale est toute en délicatesse, son cloître et la crypte sont magnifiques. Un bien joli dépaysement. Ici journée grise et humide où le seul rayon de soleil était le RDV avec les copines. Bonne nuit à tous les deux.

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