Article 9. Ischia, île du golfe de Naples

On a passé une nuit à Naples, ville tentaculaire très bruyante de plus de trois millions d’habitants qu’on a quittée dès le lendemain pour y revenir dimanche soir quand l’hébergement où on est, et qui est très bien, sera à nouveau libre. Cela nous a permis d’y laisser deux sacoches sur trois chacun, ce qui n’est pas négligeable. Maintenant , nous sommes dans la région de la Campanie et l’archipel du golfe de Naples se nomme les îles Phlégréennes.

Départ de Naples. Pour une petite heure de traversée.

Jusqu’à ce matin dimanche , on était sur une île qui nous plaît beaucoup et qui fait partie des cinq îles du golfe de Naples dont seulement trois peuvent être visitées : Procida, la plus petite mais sûrement très belle, Ischia la plus grande et Capri, la plus célèbre.

Pour nous qui avons aimé lire et voir en film « L’ Amie prodigieuse », Ischia était une évidence, même si seules quelques scènes ont vraiment été tournées ici. Le Naples des années 60 a été reconstitué dans la banlieue de la ville. On a déjà envie d’y revenir pour y séjourner plus longtemps et faire une escapade à Procida. Mais cette fois, on a sillonné Ischia ( il faut prononcer Iskia) à vélo en profitant aussi de deux de ses magnifiques plages. L’île est connue pour ses eaux thermales mais on n’a pas testé. Les Grecs venaient déjà soigner leurs blessures de guerre, et Angela Merkel vient régulièrement ici en villégiature.

Arrivée dans la commune d’Ischia.

L’île fait une douzaine de kilomètres de long sur sept de large et d’origine volcanique, elle est faite de montées et de descentes. On a l’habitude.
On pourrait se croire au Croisic.
Tours de défense contre les nombreuses attaques de pirates.

Mise en jambes vers la commune de Forio, la deuxième de l’île, à une douzaine de kilomètres du port car c’est à cet endroit qu’on a trouvé un hébergement peu cher. On en reparlera.

Premières heures à Forio. Bains de mer appréciés !
On restera deux nuits sur l’île.
Magie du crépuscule…
….aux couleurs qui deviennent psychédéliques.
Les côtes sont plus faciles la nuit, il fait moins chaud.

Budget .

Qui veut aller loin ménage son portefeuille , en tout cas pour la grande majorité des gens dont nous faisons partie. Nous sommes donc particulièrement vigilants sur les deux points quotidiens principaux : dormir et manger.

HÉBERGEMENT

Le moins cher, c’est le camping sauvage qui ne coûte rien. C’est sympa mais pas toujours possible.

Pour l’instant, les tarifs des campings officiels qu’on a fréquentés vont de 11€ pour deux à 26 €. Quand on tique un peu sur un tel prix, le réceptionniste ajoute« all inclusive » ! ce qui est assez amusant quand ils précisent : toilet and shower. Heureusement! sinon c’est du camping sauvage et c’est gratuit. Et encore, dans les campings non étoilés, il n’y a pas le PQ ! Pas tout à fait all inclusive….

Et puis il y a les hôtels qu’on peut trouver sur booking pour un prix très intéressant. Et il faut cesser de croire que parce que ce n’est pas cher, ce n’est pas bien. Exemple : Ischia. On fait connaissance d’un jeune Français très sympa Anthony avec qui on discute. Il nous demande pourquoi on n’est pas à l’auberge de jeunesse de l’île, il y a de la place. Pas cher. Il paie 18€. Et bien nous, pour une chambre avec salle de bain privée, on paie 64 € pour deux nuits ! Moins cher si on est deux.

Quelques photos. Le devant de l’hôtel.
Couloir. Chambre et Salle de bain avec serviettes, shampooing, gel douche et sèche cheveux…On n’a pas pris la chambre en photo, on avait déjà mis le bazar !
Et un jardinet pour chaque chambre.
Petit déjeuner sous forme de buffet préparé par Angela tout sourire. Distributeur de boissons chaudes à volonté. Le tout pour…4 €.

Dans d’autres lieux, il y a un coin cuisine. Comme ce soir, à Naples. Très grande chambre, salle de bain privative et cuisine à disposition. En plein centre de la ville et pourtant au calme. 55 € la nuit pour deux.

La plupart du temps, on se fait à manger ou bien on achète un morceau de pizzas, un plat préparé.
Notre coin cuisine à Naples. On a un appartement pour nous.

Comme hébergements possibles, il y a également les sites pour voyageurs comme Couchsurfing, Warmshowers pour les cyclistes et Trustroots. Mais pour le moment, nos demandes n’ont rien donné. Ou bien les personnes ne répondent pas, ou bien, comme pour Naples, la personne est absente mais est prête à nous donner des informations sur sa ville. On continue de regarder régulièrement ces sites car ce n’est pas seulement une question de gratuité, c’est que c’est toujours intéressant de rencontrer des gens du pays qu’on visite.

RESTAURANTS

On y va rarement et pour l’instant, à chaque fois on a été déçus. Deux raisons : les portions congrues et la note finale.

Assiette de fruits de mer. Plat unique. Pierre n’a encore rien mangé. Ça nourrit pas le cycliste !

Quant à moi, on me vante une spécialité de l’île avec des crevettes de l’île, du citron de l’île et un mot que je ne comprends pas mais c’est extra. Oui, mon plat de pâtes était excellent mais j’en aurais bien repris deux fois. Pédaler ouvre l’appétit.

La note finale. On sait bien qu’en Italie on ajoute le prix du service, du couvert et peut-être le pain quand il y en a. À chaque fois, on est quand même surpris. L’exemple du dessus : 20€ l’assiette de fruits de mer de Pierre + une bière la moins chère de la carte + 18 € mon assiette de spaghettis ornée d’un demi citron et de quatre jolies petites crevettes + bouteille d’eau. Pas de dessert. Douche italienne : 50 €. Heureusement que c’est exceptionnel ! La terrasse était très jolie. L’adresse était un conseil du Routard.

On veut quand même goûter aux produits typiques. On a essayé cet après-midi une pâtisserie napolitaine à 2€ : la sfogliatella. Deux sortes différentes. La riccia et la frolla. L’un a la pâte feuilletée, l’autre pas. Elles sont fourrées de ricotta, un fromage, et parfumées aujourd’hui à l’écorce d’orange.

Revenons à Ischia.

Beaucoup de voiturettes électriques et de bus sillonnent l’île pour aller chercher ou déposer aux hôtels, aux thermes, les touristes curistes. Beaucoup d’Allemands .
La circulation doit être infernale en pleine saison car déjà là, pas toujours facile et personne ne veut céder : bus, voiture, scooters, vans. Souvent, on quitte la chaussée et on attend que ça se passe.
Végétation luxuriante méditerranéenne.
Ruelles étroites et blasons. Les Klaxons annoncent une voiture ou un scooter.
Déjeuner sur la pointe de Sant Angelo.
Le nôtre est un peu plus loin.
On peut prendre l’apéro avec le voisin d’en face.
Panorama
Eaux cristallines.
Église toute blanche qui surplombe la mer…
Les ex-voto sont de nature universelle.
Mais quelle idée ce bras armé d’un crucifix ! Un peu flippant non…on ressent davantage une menace que de l’amour .
Un vrai cordonnier d’autrefois comme on les aime. Il a sauvé Pierre, enfin sa sacoche de vélo qui s’est complètement décollée sur toute la hauteur ! Très étonnant d’autant plus qu’elle est récente. C’est un gars dans une boutique de sport qui nous a donné l’adresse de ce cordonnier situé à Forio dans notre commune sur l’île. La réparation a coûté 4€.
Des falaises et des plages de sable.
Ischia est entourée d’autres îlots.
Le Castelo Aragones qu’on a vu juste avant de reprendre le bateau ce matin. Il y a plein de choses à voir à l’intérieur et on aurait manqué de temps. Château, musée, couvent, cloître, expos….une autre fois. C’est un peu leur Mont Saint Michel.
La digue qui relie le Castelo derrière nous à la commune d’Ischia.
Une course de natation était organisée pour relier l’île de Procida à Ischia. 6 kms. Bravo les baigneurs !

Domani, visite de Napoli.

Un commentaire sur “Article 9. Ischia, île du golfe de Naples

  1. Ici le nouveau problème «exotique» de notre vie quotidienne, c’est la pénurie d’essence due aux grèves dans certaines raffineries. Votre île ressemble, en plus petit, à la Corse. Toujours de belles rencontres. Bon route….

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