Article 8. De Rome à Naples.

Hébergement de pèlerins à Rome. Un donativo. Les hospitalières sont debout. Super comme toujours.

Dans la vie, il y a des jours plus difficiles que d’autres. Dans la vie des cyclistes, c’est pareil . Pour nous ce fut le jour où on a quitté Rome.

Une journée galère.

Alors qu’on était arrivés très confortablement à Rome sur des voies cyclables agréables, tous les chemins menant à Rome c’était simple, en sortir a été une page moins glorieuse. On pensait trouver une signalétique facilement identifiable qui nous indiquerait l’euro vélo supposée passer dans le coin. Ne voyant rien, on a choisi les voies cyclables de nos GPS, ce qui nous a fait côtoyer voitures et camions pendant deux bonnes heures. Être sur les bas côtés des routes, c’est slalomer entre trous, bouts de verre et déchets. On reparlera des déchets, véritable fléau en Italie. Parfois on roule dedans car un écart n’est pas pensable, les voitures passent trop près de nous. Qu’on n’ait pas encore eu de crevaison relève du miracle. Danke les pneus Schwalbe Marathon.

N’en pouvant plus du bruit de la circulation sous un soleil de plomb et des coups de klaxon, on décide d’essayer de trouver des voies cyclables plus…champêtres. On change de navigateur et effectivement, c’est devenu plus…champêtre. Merci MAPS.ME de nous avoir plantés au milieu des champs. Depuis un moment déjà, je disais à Pierre que le chemin était peu fréquenté vue la hauteur des herbes sur lesquelles on roulait et le nombre de toiles d’araignée enlevé par mon casque et mon nez. Et puis plus rien. Nada. Un champ. Au loin, un chemin de terre qui mène à un pont. N’ayant pas le choix, on y va le vélo à la main et là on découvre que de l’eau stagnante se trouve sous le pont sur une vingtaine de mètres.

On se dit que si on va assez vite, on peut traverser sans mettre pied à terre. Tu parles ! On n’est pas bon en physique. Avec la résistance de l’eau et de la boue contre ton vélo chargé, c’est pas toi qui gagnes. Tu es déséquilibré et obligé de mettre un pied à terre. Enfin tu aimerais bien que ce soit à terre car tu t’enfonces dans la boue. Pour moi qui suis passée sur le bord, je m’enfonce à mi mollets. Pierre qui pensait que le chemin était bombé, a choisi de passer au milieu…et s’enfonce jusqu’aux genoux. On n’a plus qu’à descendre des vélos et à continuer de pousser en marchant dans l’eau boueuse. On peste parce que nos chaussures sont évidemment trempées et qu’on en a qu’une paire.

Ce qui est dommage, c’est que dans ces moments là, on ne pense pas à faire des photos.

Mais surtout, quand on regarde les kilomètres effectués depuis qu’on a quitté les axes routiers, on n’avance plus. Le compteur nous nargue. On n’a plus qu’une envie, trouver une vraie route et un petit hôtel où on pourra se laver et dormir. On y arrive vers 16 h30. On a quitté Rome vers 10h. On s’est aussi souvent arrêtés à cause d’une forte chaleur, sans une once de vent. La charmante hôtesse de l’accueil nous apprendra qu’en voiture on est seulement à…30 minutes de Rome. Il y a des jours où on ferait mieux de rester couchés tellement on n’est pas bons… Elle nous assure du contraire. Elle est gentille. On a pu laver les chaussures et le lendemain, fixées sous les élastiques des sacoches, elles ont séché. On a pédalé en sandales. On s’est lavés nous aussi.

Le soir, on a téléchargé le futur itinéraire sur komoot et la journée du lendemain a été magnifique. Mais toujours aucune trace d’un quelconque logo eurovelo 7. On a dû l’inventer.

Photos du jour d’après.

Vignobles.
On longera les Abruzzes puis on quittera les terres pour rouler sur la côte.
Les misères de la veille sont vite oubliées. De la Guyane à l’Italie, les meubles en palettes font fureur.
Quel bonheur de retrouver la mer avec très peu de touristes.
Des plages rien que pour nous. L’eau est bonne.
De belles routes cyclables peu fréquentées. Du plat. On profite.
Et une vue à couper le souffle sur la mer Tyrrhénienne
Rencontre d’un soir le temps d’un apéro avec Céline et Bruno de Capbreton qui se baladent en van.
Camping sauvage juste derrière la plage.
Des pêcheurs y passeront une partie de la nuit.

2 commentaires sur “Article 8. De Rome à Naples.

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