Tapé jeudi 29 septembre à Acquapendente. A 140 km de Rome par la VF.
Avant d’évoquer Sienne, nous voulons parler de notre hébergement à San Gimignano qui a été exceptionnel par son accueil et nous a rappelé l’accueil du relais de St Jacques au Puy en Velay. Comme au couvent San Francesco de la veille, nous nous sommes retrouvés entre pèlerins et la Via Francigena commence à prendre tout son sens.
L’accueil de San Agostino est tenu par des hospitaliers, personnes bénévoles, qui changent chaque semaine. Le centre est ouvert de Pâques à octobre. On a eu la chance d’être accueillis par Christiane, d’origine belge et mariée à un Italien, qui vit en Italie depuis plus de 40 ans. Christiane et Virginio habitent dans la région de Venise et viennent comme hospitaliers, une semaine par an, à San Gimignano mais aussi à Rome. Ambiance chaleureuse et temps de partage entre les pèlerins sur ce que leur apporte le Chemin. Après avoir réexpliqué le geste de Jésus envers ses disciples, Christiane a assisté Virginio au cours du lavement des pieds des pèlerins. Temps suivi d’un repas copieux avec une bonne polenta.


Avant de partir le lendemain, Christiane nous souhaite, par un texte religieux, protection tout le long du Chemin. On a tiré un papier dans une boîte selon sa langue et voilà ce que disait le mien :

Comme on restera deux nuits à Sienne, on reverra les pèlerins de cette soirée dans le couvent de Santa Luisa.


SIENNE. LA VILLE



Et puis Sienne qu’on ne connaissait pas. Tout d’abord cette place incroyable, sûrement unique en son genre. La place del Campo. Une place dont le sol n’est pas plat. Il est incurvé et penche vers le palazzo Pubblico où siègent toujours dans les salles du bas les membres du conseil de la municipalité. Dans les étages se trouve le musée civico. Civico mais encore avec des œuvres religieuses.




Sienne a été colonie romaine, puis cité libre et indépendante, elle devint une république pendant 400 ans quand même, puis fut intégrée au duché de Florence. Encore un coup des Médicis.

Ce qui est frappant ici comme à Lucca, c’est la hauteur des maisons et l’étroitesse des rues pavées. Les rues sont sombres, les maisons de plusieurs étages ont souvent des murs lèprosés et sales. Mais les portes d’entrée donnant accès à la vieille ville donnent tout de suite un certain cachet et de la prestance. À pied ou à vélo, ce sont des villes où il faut toujours monter ou descendre.



SIENNE. SA CATHÉDRALE.
La visite de la cathédrale de Sienne justifie à elle seule un séjour dans cette ville. Elle est incroyable. L’extérieur n’est pas extraordinaire mais l’intérieur mériterait d’y passer au moins une journée.


Pavement de marqueterie en marbre couvrant le sol de la cathédrale.





Ces femmes sont des sibylles. Dans la mythologie, elles avaient le pouvoir de divination. Essentiellement en marbre noir et blanc, les couleurs de la ville.



La Porte du Ciel permet de se promener dans les charpentes et à l’extérieur. On prend de la hauteur.








Vue sur la cathédrale.


Vue sur la basilique San Domenico, domaine de Catherine. Parlons-en.
SIENNE. SA CATHERINE : une tête et un doigt.
Une tête et un doigt momifiés dans la basilique de san Domenico. Pour voir le reste, il faut attendre d’être à Rome. C’est quand même une drôle d’idée les reliques. Un morceau pour chacun. Tout le monde est contents. On n’a pas pris de photos, on préfère photographier les cyprès et la belle campagne. Revenons à Catherine de Sienne.

Née à Sienne, on s’en doutait, au XIV e siècle, elle a vécu 33 ans comme un certain Jesus de Nazareth. Très jeune, elle souhaitait devenir religieuse . Une première apparition à six ans, des phénomènes mystiques, des stigmates, des mortifications, flagellations, des jeûnes extrêmes. Elle est morte de faim à cause de privations volontaires. Mais c’était une tête si j’ose dire. Philosophe, théologienne, première femme docteur de l’Eglise, canonisée. Conseillère du pape Grégoire IX. Elle avait un bon CV.
Et puis Sienne restera, pour nous, le lieu d’une belle rencontre, celle de Philippe expliquant à Catherine comment il fallait le prendre en photo sur la place del Campo! Autour d’un café au ginseng, on a parlé via francigena, vélos, la Réunion où ils ont habité pendant vingt ans etc. On espère bien les revoir !


On leur souhaite encore de belles journées en Italie avant de rentrer à Montpellier.
Que de belles rencontres!!! Que de belles découvertes aussi!!!!! Pour nous dernier jour en Corse sous la pluie. Cette pluie qui a été bien trop présente pendant notre séjour mais qui ne nous a pas empêché de faire de belles randos. De beaux souvenirs… Bonne continuation à vous accompagnés d’une météo correcte.
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Je suis sûre que vous garderez le meilleur de votre séjour ! A bientôt pour partager tout ça.
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