Bicicletta in Italia

Article 1.

L’idée est de descendre à vélo la botte italienne jusqu’en Sicile puis de remonter via la Sardaigne et la Corse…si on est toujours en forme.

Le périple a débuté en bus. Flixbus nous a déposés avec nos vélos depuis Lyon à Pacienza (Plaisance en français) dans la nuit du 15 au 16 septembre. Le lendemain, on a passé la journée à se promener dans cette jolie ville et à aller acheter notre crédentiale pour la Via Francigena. C’est le passeport du pèlerin qui sera tamponné à chaque étape et qui permettra d’avoir accès à des hébergements réservés aux pèlerins à des prix modérés.

La via Francigena commence à Canterbury en Angleterre, traverse le nord de la France, la Suisse puis se termine en Italie à Rome. Hier, dans le gîte paroissial où nous avons dormi, on a d’ailleurs fait la connaissance de Catherine, grande baroudeuse, qui a commencé le voyage à pied en juillet à partir de Canterbury. Nous, nous nous contenterons de la partie italienne.

Place Cavalli à PLACENZA

Quand foi divine et foie d’ovine se rassemblent.

On a visité le musée principal de la ville, le Palais Farnèse, d’où on se rappellera longtemps l’originalité de la pièce maîtresse … un foie.

Oui…mais un foie d’Etrusque. Celui-ci est en bronze.

Pour en comprendre l’intérêt, il faut se tourner vers la civilisation étrusque, qui habitait une région située dans le centre de la péninsule italienne du IX e au I e siècle avant JC. L’Etrurie.

Les Étrusques étaient, d’après les Grecs et les Romains, le peuple le plus religieux de l’époque. On lisait, enfin l’expert qui pratiquait l’art divinatoire appelé haruspice, lisait l’avenir dans le foie d’une brebis. L’haruspice observait attentivement le foie et en fonction de telle ou telle couleur ou imperfection, cela signifiait que tel dieu s’adressait aux hommes et que ceux-ci devaient répondre en conséquence. C’était une façon de rééquilibrer les forces du macrocosme, les dieux célestes et celles du microcosme, les dieux terrestres, dont les noms sont représentés dans les deux parties distinctes au centre du foie.Les trois protubérances existent dans les vrais foies et s’il en manquait une, c’était signe de grand malheur. Le sénat romain écoutait beaucoup les haruspices.

Un haruspice du nom de Spurinna, vit un foie sans la protubérance pyramidale et se douta que la journée allait mal se passer. Ce jour-là, César devait se rendre au Sénat. Spurinna, garçon consciencieux, tenta de persuader César de ne pas s’y rendre….en vain. César fut assassiné. Comme quoi, ça marche.

On a aussi vu un très beau Boticelli.

La MADONE adorant l’Enfant avec St JEAN

Mais le vélo dans tout ça ???

Samedi 17 septembre, on a commencé à pédaler sous la pluie mais le temps s’est vite amélioré. Sortir de la ville nous a pris beaucoup de temps pour ensuite longer des nationales. Le guide de la Viafrancigena propose même aux pèlerins marcheurs de prendre un train pour échapper plus vite à la zone industrielle. On aura sûrement des journées plus excitantes.

Pause pique-nique sous la bénédiction de Padre Pio, célèbre pour l’apparition des stigmates du Christ, qu’on aura sûrement l’occasion de recroiser.

La belle surprise de ce jour fut le petit détour qu’on a fait pour découvrir l’abbatiale de Chiaravalle della Colomba construite au XII e siècle à l’initiative de Bernard de Clairvaux, d’où l’influence bourguignonne. On a pu planter notre tente dans l’ enceinte de l’abbaye.

Colonnes en marbre rose de Vérone.
Il y a encore quelques moines. Pas des jeunots d’après ceux qu’on a rencontrés.
Le balisage spécifique pour les vélos sur la francigena est bleu et blanc. En son absence, on suit la route des pèlerins à pied.
Le lendemain après midi, on dormira au col de la Cisa.
La journée est très agréable entre chemins de terre et route goudronnée.
En voyant cette boîte, on a pensé à une pharmacie. Hérétiques que nous sommes….
La boîte contenait un livre dédié aux pèlerins qui peuvent y laisser quelques pensées.
Nos gourdes sont toujours pleines. Il fait chaud.
Quelques passages plus rusticos.
Aperçu de Berceto.
On a demandé une grande salade. On a surtout eu deux grands saladiers.
Hier, lundi 19 , fut pour l’instant , la journée la plus côtue ! Arrivée au col de la Cisa. On a dormi en dortoir dans cette auberge .
Ce matin, en selle à 7h35.
Une jolie petite chapelle là-haut, à la frontière des régions de l’Emilie-Romagne et de la Toscane.
Le Chemin pour les pèlerins marcheurs. On est contents d’avoir une route meilleure plus bas.
Ce panneau nous permet de visualiser ce qu’on a parcouru en trois jours. Tout en haut, Piacenza, tout en bas le col de la Cisa.
Ce mardi 20 septembre, la journée a débuté par une belle série de descentes (1900 m de dénivelé négatif sur la journée) et s’est poursuivie principalement en forêt.
De temps en temps, ça se mérite.
Ville fortifiée de Pontremoli.
Ici aussi, les cours d’eau sont assoiffés. Nous sommes arrivés en début d’après-midi à Aulla où un hébergement de pèlerins nous attend. J’ai acheté des boules Quiès…. Ce soir on a roulé 202 kms.

5 commentaires sur “Bicicletta in Italia

  1. Je retrouve ce mail dans mes spams ??? Bizarre. Je vois que vous avez déjà bien pédalé. Bravo.
    Nous nous rentrons des Langhe Alba capitale de la truffe, Asti. Très belle région viticole. Nous nous sommes baladé à travers les vignes mais rien à voir avec votre grande échappée.
    Allez faites nous rêver.
    J’espère que Pierre ne souffre plus de son genou.
    Josette

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  2. Wow. Suis toujours admirative des adeptes des deux roues, moi je meurs au bout de 5km maxi 😂 ce que vous racontez est super intéressant, d’autant que j’ai un ami qui a fait le même périple en vélo également! Hâte de voir la suite!

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