Aujourd’hui, jeudi 14 avril, on joue les touristes au Puy en Velay où on est arrivés hier soir après une dernière étape de presque….35 kms. Le guide nous en annonçait quelques-uns de moins mais on était pressés d’arriver au point de départ de la Voie la plus ancienne du Chemin de Saint Jacques, la Podiensis. Au relais St Jacques, accueil pour pèlerins qui est notre hébergement pour deux nuits, on rencontre plus de personnes que pendant toute notre première semaine. La plupart n’ont pas encore fait le premier pas. Pieds tout neufs. On dit souvent que c’est le chemin qui fait le pèlerin. C’est sûrement vrai. C’est aussi le chemin qui fait l’ampoule.
Quand je dis qu’on fait les touristes au Puy, soyons honnêtes. Même si cette journée de visite n’avait pas été prévue, nos pieds nous imposaient du repos et quelques réparations.
On ne sait plus où poser la rustine! On a déjà terminé la première boîte de double peau. Il va falloir investir. Pierre a réparti ses douleurs de façon équitable sous ses deux pieds, quant à moi, on dirait que mon pied droit est resté à la maison devant la télé pendant que le pied gauche se faisait tout seul les 49 heures de marche et les 215 kms de cette première semaine.
La plante de ce pied, recouverte de double peau, exige davantage d’attention. C’est ainsi qu’hier soir, on nous a conseillé d’aller au centre médical pour soins immédiats. Après avoir enlevé les pansements, l’infirmier a fait de jolis découpages et posé les premières bandelettes…pour repartir d’un pied (presque) neuf…Il va falloir réduire les distances et alléger le sac si possible, si on ne veut pas poursuivre à cloche pied. Et dire que certains marcheurs ignorent ce qu’est une ampoule… ils ne connaissent pas leur bonheur…
Passons à des sujets plus intéressants.
Photos de Clonas à St Julien de Moulin Molette
On traverse le Rhône et on quitte l’Isère pour découvrir le département de la Loire.



Découverte de Chavanay.
Un superbe trompe l’œil pour cyclistes et randonneurs.















Le Chemin. On commence à marcher vers 8h30, 9h et on fait des étapes d’environ 25 km par jour. Chemins de pierres, ceux qui sont durs sous le pied et chemins de terre et d’herbe, agréables sous la semelle.


Certaines journées, on traverse des villages dont beaucoup de maisons sont restaurées mais on ne croise personne. Sur l’étape qui nous a menés à Montfaucon, deux vttistes et deux promeneurs en 7 heures de marche.






Mais pourquoi la fameuse coquille ?
Sur le Chemin, on la retrouve sous des formes variées: En autocollant, sculptée, gravée, peinte, humoristique, une vraie fixée à un tronc d’arbre ou sur un mur. Elle est devenue le symbole du long périple des pèlerins jusqu’au corps de St Jacques en Espagne qui la fixaient à leurs capes, au bourdon ou à leurs chapeaux comme étant la preuve qu’ils étaient bien allés jusqu’en Galice où les coquilles se ramassaient sur les plages. Car le pèlerinage ne s’arrête pas à Compostelle mais jusqu’au Cap Finisterre une centaine de kilomètres plus loin.










Les sucs, nom donné aux sommets volcaniques du massif du Pilât et de la région du Velay.

Prochain article : le Puy en Velay.

Dommage pour vos pieds, mais la région est magnifique et pleine de surprises.
Bonne route les copains. On garde la boutique.
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