On doit l’avouer, on avait des a priori sur Oléron car en dehors des îles bretonnes, point de salut ! Et Oléron fut une belle surprise, non pas d’abord par ses paysages mais plutôt par l’ambiance tranquille de la première commune qui sera notre point d’ancrage : le Château d’Oléron. Près du port, des cabanes colorées qui offrent de l’artisanat local ou des produits de la mer à déguster. Il faut dire qu’on est hors saison et qu’on apprécie même si, par conséquent, certaines boutiques sont fermées.
Et puis, en se baladant à vélo, le panneau « lanterne des morts » nous a interpellés. Alors on est allés voir de plus près.

Un couple intéressé par notre périple à quatre roues – enfin deux chacun – nous demandait comment on faisait pour le linge. Chaque fin d’après-midi, nous lavons nos petits effets et nous les étendons avant de partir en balade. Ils sont rarement complètement secs alors deux solutions s’offrent à nous : la première, plutôt celle de Pierre, remettre le teeshirt qui finira de sécher sur lui, car en roulant, on crée du vent, soit la seconde, plutôt la mienne, je les coince dans les élastiques sur la sacoche arrière et cela sèche très bien. Grande lessive à Oléron puisqu’on est restés deux nuits.


On a appris un truc original : les écluses à poissons. Ce sont des arcs de cercle en pierres recouverts à marée haute qui, quand l’eau se retire, retiennent les poissons. Pas besoin d’embarcation ! Il en existait plus de 200 sur l’île, il en reste quatorze actuellement. C’est d’ailleurs grâce à ce système qu’il n’y a jamais eu de famines sur l’île. Quand les tempêtes laissaient les bateaux à quai, on avait quand même du poisson. Voilà la chose :
Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’île récoltait et vendait énormément d’algues. Certaines servaient d’engrais ou de paillage, d’autres étaient transformées en gelées ou en flancs. On en faisait des infusions qui soignaient des infections pulmonaires . Elles étaient aussi utilisées pour la fabrication du bleu de méthylène.
Mais comment peut-on se passer d’algues ? Ils en mettaient aussi dans le vin. Car Oléron, c’est aussi de la vigne toujours présente. Les vendanges n’étaient pas faites quand on est passés et le raisin était très bon.
Ce soir, samedi, à Lacanau – océan, on a franchi les 1060 km.
Bilan santé : Pierre a mal aux genoux, moi j’ai mal au cul, mais tout va bien !














Super reportage ; ça donne envie d’y aller … en voiture ! Si vous faites des « crochets », vous n’êtes pas arrivés à Irun 😂 Nuit de pluie et d’orage … Joël
Envoyé de mon iPad
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