Article 9. L’île d’Oléron ou la Lumineuse

On doit l’avouer, on avait des a priori sur Oléron car en dehors des îles bretonnes, point de salut ! Et Oléron fut une belle surprise, non pas d’abord par ses paysages mais plutôt par l’ambiance tranquille de la première commune qui sera notre point d’ancrage : le Château d’Oléron. Près du port, des cabanes colorées qui offrent de l’artisanat local ou des produits de la mer à déguster. Il faut dire qu’on est hors saison et qu’on apprécie même si, par conséquent, certaines boutiques sont fermées.

Et puis, en se baladant à vélo, le panneau « lanterne des morts » nous a interpellés. Alors on est allés voir de plus près.

La lanterne des Morts date de la fin du XII e siècle. Elle était destinée à perpétuer le souvenir des défunts et le feu qui brûlait dans la lanterne, était le symbole de l’immortalité de l’âme.
Le phare de l’île s’appelle le phare de Chassiron. Ce nouveau phare a été construit en 1836. La lanterne est à 50 m du sol. Sa portée est de 52 km par nuit claire et 35 km le jour. Le dernier gardien de phare est parti en 1998, la maintenance est aujourd’hui assurée par des agents des phares et balises à distance. Vous seriez passé devant en 1925, il était tout blanc ! On lui a ajouté des rayures noires en 1926 pour le distinguer de celui de l’île de Ré, certains marins s’étant trompés de destination ! Ils avaient peut-être abusé du chouchen…

On a appris un truc original : les écluses à poissons. Ce sont des arcs de cercle en pierres recouverts à marée haute qui, quand l’eau se retire, retiennent les poissons. Pas besoin d’embarcation ! Il en existait plus de 200 sur l’île, il en reste quatorze actuellement. C’est d’ailleurs grâce à ce système qu’il n’y a jamais eu de famines sur l’île. Quand les tempêtes laissaient les bateaux à quai, on avait quand même du poisson. Voilà la chose :

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’île récoltait et vendait énormément d’algues. Certaines servaient d’engrais ou de paillage, d’autres étaient transformées en gelées ou en flancs. On en faisait des infusions qui soignaient des infections pulmonaires . Elles étaient aussi utilisées pour la fabrication du bleu de méthylène.

Mais comment peut-on se passer d’algues ? Ils en mettaient aussi dans le vin. Car Oléron, c’est aussi de la vigne toujours présente. Les vendanges n’étaient pas faites quand on est passés et le raisin était très bon.

Ce soir, samedi, à Lacanau – océan, on a franchi les 1060 km.

Bilan santé : Pierre a mal aux genoux, moi j’ai mal au cul, mais tout va bien !

Un commentaire sur “Article 9. L’île d’Oléron ou la Lumineuse

  1. Super reportage ; ça donne envie d’y aller … en voiture ! Si vous faites des « crochets », vous n’êtes pas arrivés à Irun 😂 Nuit de pluie et d’orage … Joël

    Envoyé de mon iPad

    >

    J’aime

Laisser un commentaire