France Art. 45 Fin de velogoodtrip

A l’heure qu’il est, on est confortablement installés sur notre canapé entre deux séances de ménage et de rangement. Quatre avions nous ont ramenés jusqu’à Charavines .

D’abord le pickup qui devait nous emmener à l’aéroport de Rio Grande n’est jamais arrivé. Ça commençait bien ! Heureusement on a trouvé deux taxis qui ont mis les vélos dans leur coffre, mais ça dépassait de beaucoup et on a été très heureux de les retrouver entiers à l’arrivée…

Premier avion jusqu’à Buenos Aires, en première classe, malgré nous. A l’arrivée, changement d’aéroport en bus, pas très pratique avec nos vélos. A l’aéroport international, c’est le bordel ! De moins en moins de vols pour l’Europe, de plus en plus de touristes virés de leur hôtel. L’aéroport devient le plus grand hôtel de Buenos Aires . On passera une nuit par terre auprès d’un autre couple de cyclistes français. Pour trouver un vol, il faut avoir les billets jusqu’en France, sinon on risque d’ être mis en quarantaine dans un pays de transit.

Vue des Pyrénées.

Enfin, on a les billets jusqu’à Paris….mais on est lâché par notre carte bancaire! Dépassement de plafond. Tu m’étonnes, au prix des billets…🤑🤑🤑 La banque étant fermée en France, on est obligés de laisser tomber.

Quelques heures plus tard, après avoir réussi à joindre une banquière qui a remonté notre plafond (on savait déjà qu’on était bas de plafond! ) et notre moral, on a pu remonter dans un avion direction Sao Paulo, puis Madrid et enfin Paris….Paris qu’on n’atteindra jamais, le vol Madrid Paris ayant été annulé, mais on a accepté de prendre un vol Madrid Lyon, ce qui nous arrangeait bien !

On est arrivés vendredi soir à Charavines, après avoir pris un taxi (vélos all inclusive) .

Même si les événements nous ont obligés à terminer l’aventure un peu plus tôt que prévu, on est ravis de ce long périple en Amérique du Sud. Nous avons remonté l’Amazone, traversé des forêts, des plaines fertiles, d’autres arides, grimpé des montagnes à pied et à vélo. Sur nos vélos, sous le soleil, sous la pluie, la grêle, la neige, dans le froid, sur des routes, des pistes, des sentiers, dans la boue, sur le sable, sur le sel, On a pédalé, on a poussé les vélos, on les a portés pour passer des rivières. On a traversé des villes et des villages magnifiques, des banlieues sordides. On a visité des musées splendides, des sites archéologiques incroyables. Partout on a rencontré la gentillesse, les sourires, la bienveillance, la patience, très peu de gens désagréables.

Ce voyage nous a transformés physiquement, nous avons perdu quelques kilos, nous avons pris du muscle, nous avons bronzé, il y a toutes ces rencontres, toutes ces discussions avec des gens du pays, avec d’autres cyclos de tous les pays et surtout, nous avons beaucoup appris. Appris qu’on peut vivre avec peu de choses, qu’à chaque problème il y a une solution, que presque tous nos gros soucis sont dérisoires, qu’il existe d’autres façons de voir le monde et que même si on ne comprend pas, on doit admettre qu’on n’a pas forcément raison, il ne s’agit pas de renoncer à nos opinions, mais de les mettre en perspective.

Bon, on a fait une petite synthèse des Bobos des vélos.

Vélo de Pierre.

4 crevaisons.

Une selle cassée.

Changement de pédalier.

Chaîne cassée.

Béquille cassée.

Pédale cassée.

Suppression des garde-boue .

Vélo de Mireille (Biky)

6 crevaisons.

Chaîne cassée.

Changement de pédalier.

Perte d’un cale-pied.

Pédale cassée.

Perte des vis du porte bagages.

Merci à tous ceux qui ont suivi notre (modeste) aventure, en espérant vous avoir envoyé un peu de rêve cette année.

Comme il était écrit dans la casa de ciclistas de Juliaca :

La seule chaîne qui donne la liberté est la chaîne de vélos.

Courage à tous face au coronavirus !

8 commentaires sur “France Art. 45 Fin de velogoodtrip

  1. Bonjour à vous. De loin je reviens pour vous faire un petit coucou. J’ai obtenu de mon côté La Nouvelle Calédonie où je suis installée dep fév… J’ai quitté la Guyane pile au bon moment, ici pas de COVID, nous avons été confinés 4 semaines seulement au tout début et dep la vie a repris son cours en tte liberté… Je voulais t’envoyer une petite dédicace toute particulière Mireille, cette semaine je me suis enfin sentir prête à me plonger dans le bouquin que tu m’avais laissé en partant de Guyane… Je te remercie j’ai passé un bon moment… Ça a ravivé qqes souvenirs, inévitablement, mais ça y est je gère mieux tout ça ! Merci encore, bravo pr votre périple et bon courage face à la crise en métropole… 🙂 Andrea

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    1. Andrea. Malgré plusieurs tentatives de notre part pour te répondre par WhatsApp, nos messages n’arrivent jamais. Tu as peut-être changé de numéro ? Donc on repasse par wordpress pour te dire qu’on est ravi d’avoir de tes nouvelles. On t’en donnera par téléphone. Voilà notre numéro : 06 33 800 903. Bises en attendant ton numéro….

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  2. Bonjour Mireille et Pierre, de la part de Martine et Jacques (couple de Français des Yvelines de 69 – 70 ans avec qui vous avez échangé lors d’ une traversée sur le lac Titicaca entre Puno et l’île d’Amantani). Nous avons suivi vos aventures sur votre blog, quelle épopée ! Nous sommes impressionnés par votre capacité à vous adapter aux aléas de la route, le dernier étant de gérer sans transition le passage de la vie nomade au confinement. Mais vous avez plein de souvenirs pour meubler ce temps suspendu. Bravo pour l’exploit et le reportage si riche.

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  3. Coucou,
    Contente de vous savoir rentrés et en bonne santé. En plus de tout ce que vous avez cités, ce voyage vous aura aussi appris une certaine sagesse. Celle de savoir renoncer même quand on est très près du but. Un peu comme l’alpiniste à 30m du sommet qui voit le temps tourner… J’espère vous croiser une fois deconfinés… bises et bravo à vous !

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  4. Hello, I couldn’t translate all the article, but I understood you are back home. Did you stop before your plans because of the Corona? Amazing what you did and I’m glad we share moments in Peru

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    1. Hello Anat ! Yes we stopped because we had to have a flight from Rio Grande in Tierra del Fuego to Buenos Aires and then Sao Paulo and Madrid and Paris ! But we were lucky to have finished our trip. Except the 200 last kilometers until Ushuaïa…Hope to see you again at home !

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