Voyager Oui …mais pourquoi à vélo ?

D’abord le vélo en général. Voilà ce qu’en dit un article de « bicycles Quilicot » :

1/ UN CERVEAU PLUS PERFORMANT 🤓

Mémoire et concentration… Les amateurs de vélo ont des cerveaux mieux oxygénés et qui fonctionnent de manière optimale. 👍

2/ MOINS DE DIABÈTE 😃

30 minutes de vélo par jour réduit de 40 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude finlandaise. Avec 6 à 8h de vélo par jour, faites le calcul !

3/ UNE PLUS GRANDE VITALITÉ SEXUELLE 😍

Moins cher que le viagra, le vélo permet une meilleure vascularisation dans toutes les parties de l’anatomie… Y compris les plus intimes.

4/ BON POUR LA SANTÉ MENTALE 🧘‍♂️

Le vélo, comme d’autres sports, déclenche la sécrétion d’endorphines, ce qui réduit le stress, l’anxiété et méme les risques de faire une dépression.

5/ UN MEILLEUR SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE 💖

Faire du vélo permet de garder un poids santé, de stimuler le muscle cardiaque, d’abaisser le rythme du cœur au repos ainsi que le niveau de cholestérol et la pression artérielle.

6/ AMÉLIORE L’ÉQUILIBRE 🤸🏽‍♂️

La pratique du vélo améliore la coordination, l’équilibre et la force musculaire, ce qui réduit les risques de chutes, notamment chez les personnes âgées. 

7/ MOINS DE RISQUES DE DÉVELOPPER UN CANCER 📈

L’accélération de la respiration et du rythme cardiaque provoquée par le vélo stimule la contraction des muscles intestinaux. ce qui réduit le risque du cancer du côlon.

8/ PLUS D’ÉNERGIE 💥

Une étude menée par un professeur en kinésiologie de l’Université de Georgie a établi que le vélo augmente de 20 % le niveau d’énergie et réduit la fatigue de 65%.

9/ UN MEILLEUR SOMMEIL 😴

Le temps passé dehors à faire du vélo expose plus de lumière naturelle et aide donc à améliorer le rythme circadien. L’effet anti-stress a également un effet positif sur le sommeil.

10/ UN BON SYSTÈME IMMUNITAIRE 😷

L’activité physique modérée rend le système immunitaire plus actif et donc plus efficace pour lutter contre les infections.
Et le vélo en altitude?
On perd du poids et on fabrique de nombreux globules rouges après une semaine d’adaptation. On développe l’endurance…
Mais nos raisons à nous …
On se disait que la trottinette c’était plus fatigant!
Plus sérieusement, on aurait pu voyager de bus en bus comme la presque totalité des voyageurs qu’on croise mais, même si le vélo demande de la patience et de l’endurance, depuis 7 mois qu’on a commencé notre périple et alors qu’on termine nos premiers 4000 kms sur trois mois pédalés ( le premier mois était sur l’Amazonie en bateaux brésiliens et les deux mois de Colombie étaient sacs à dos), on n’a jamais regretté le choix du voyage à vélo.
On s’était aussi poser la question dune fourgonnette aménagée. Mais pour nous, y dormir et y manger nous repliait sur nous-mêmes et nous aurait fait rater des occasions de rencontrer des gens du pays ou bien d’autres voyageurs.
Pourquoi le vélo ?
D’abord le vélo attire la sympathie auprès des gens qu’on rencontre parce que tout le monde sait faire du vélo, pas besoin d’aptitudes particulières, et chacun peut se rendre compte des efforts que cela demande en fonction du terrain, du temps qu’il fait et de la durée du parcours.
On s’arrête pour manger ou dormir dans des lieux où aucun touriste ne va. On se retrouve dans des endroits improbables où notre présence crée l’étonnement et la curiosité. Rien de spécial à visiter. La vie quotidienne des gens d’ici. Et c’est déjà beaucoup.
Arriver en camping-car ou en deux roues, ça ne produit pas le même effet. Silence et lenteur sont les qualités de nos montures. Le budget investi est un petit peu différent !
On savoure les paysages traversés ou parfois on les déteste, mais dans tous les cas, on est dedans et on fait partie du décor. On s’arrête quand on veut, pour grignoter, prendre une photo, parler avec des gens, les échanges sont plus faciles.
On peut transporter tout ce dont on a besoin sur nos vélos : habits, nourriture, vaisselle, habitation…, ce qui nous donne une plus grande liberté. On est des escargots. Tout sur le dos.
Il y a aussi la satisfaction mentale et physique que cela apporte :
Être arrivé au sommet ou avoir franchi un col, avoir parcouru la distance prévue voire plus, constater qu’on fait des progrès et qu’on développe la pleine forme!
A l’heure où en Amazonie, beaucoup de touristes ne rêvent que de louer des quads , avec le bruit et la pollution que ça entraîne, on se dit que le vélo reste un moyen de transport modeste, qui a traversé les siècles et les pays, silencieux et respectueux de l’environnement.
Le voyage à vélo, c’est surtout un voyage sensoriel.
La peau reçoit directement les infos concernant la température, le vent, l’ humidité.
Le nez est chatouillé toute la journée par des odeurs aimées ou détestées.
L’oreille est asticotée par les sons urbains ou le pépiement d’un oiseau.
La vue travaille du matin au soir par tout ce que le voyage lui propose.
On n’a parfois qu’à tendre la main pour goûter un fruit.

Comme il était écrit chez Giovanni, à la casa de ciclistas de Juliaca au Pérou :

 » La seule chaîne qui donne la liberté est celle de la bicyclette. » ( traduction Mireille)
« La seule chaîne qui nous donne la liberté, c’est notre chaîne de vélo  » (traduction Pierre)

Merci Jean Pierre pour cette vidéo.

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Le lac Titicaca,

Titicaca veut dire  » Puma gris  » pour les Incas, due à la forme, avec beaucoup d’imagination. Lac de 169 km de long sur 69 km de large ! Tout petit notre lac Paladru en Isère…

C’est le plus haut lac navigable du monde ! Il est situé à 3812 m . Il appartient à deux pays : 55% au Pérou et 45% à la Bolivie. On a choisi de rouler sur la côte ouest du lac pour pouvoir accéder aux îles situées au nord : les îles Uros, Amantani et Taquile.

Balade touristique sur les îles Uros, nom de la communauté, qui sont des îles flottantes dont le sol est une grosse couche de roseaux. Roseaux qui servent aussi à construire les maisons (petites) les bateaux et les meubles des habitants. Drôle d’impression de marcher là-dessus ! Sur ces îles, on parle l’aymara.

Électricité avec panneaux solaires. Ça fait quand même maison de paille des trois petits cochons !

Beaucoup d’artisanat fait en alpaga.

Après les îles Uros, on est allés sur l’île Amantani. Notre préférée. Ici on parle le quechua. C’est là qu’on a été hébergé dans une famille. Village paisible, sans voitures. Les communautés ont créé des coopératives pour recevoir les touristes en alternance. Chaque famille prend en charge des touristes une semaine tous les deux mois environ. Ils cultivent encore pommes de terre, maïs, carottes, fèves…les moyens sont encore rudimentaires. On a vu, dans un petit champ, deux femmes qui tiraient l’araire… mais avec le sourire…

Notre chambre était simple mais propre et lumineuse, la famille très sympathique. Pas d’eau chaude sur l’île pour la douche.🥺

Bah…pourquoi pas promener son mouton ?

Belle grimpette à près de 4000 m jusqu’aux ruines d’un des deux temples, l’un dédié à la Pachamama, l’autre à la Pachatata. Toujours des cultures en terrasses, haricots, patates et maïs 🌽.

Vue le matin de notre chambre. Au revoir à la famille.

Dernière île visitée du nord du lac : Taquile. 3000 habitants. Magnifique et tranquilo.

A l’horizon, la Bolivie. C’est pour bientôt.

Avant l’Oreal….On fabriquait du shampooing avec cette plante. Empêche la chute des cheveux…Avec le bonnet, pas facile de vérifier…

Blanc bonnet et bonnet marron. Le blanc est pour l’homme célibataire , le marron pour la femme.

Le bonnet rouge est pour l’homme sérieux, donc marié ! Sur cette île, ce sont les hommes qui tricotent, et une femme ne prendrait pas un homme qui ne sache pas tricoter 🧶 !!!

On vit deux ou trois ans ensemble avant le mariage mais après, on ne peut plus se séparer. Fallait réfléchir 🤔 avant.

On est maintenant, mercredi 30 octobre, en Bolivie, à Copacabana, ville frontière face au lac Titicaca . On n’en a pas fini avec les îles. Demain, on part pour l’île du Soleil, sud du lac.

Ce matin, un petit dej sur le bord du lac en roulant vers Copacabana, Bolivie.

Voilà la frontière Pérou 🇵🇪 Bolivie 🇧🇴

Les 🚴🏻‍♀️ parlent aux 🚴🏻‍♂️. De Cusco au lac Titicaca.

Notre objectif depuis le vendredi 18 octobre : rejoindre le lac Titicaca avant de passer en Bolivie 🇧🇴.

Nous voilà maintenant à rouler sur l’Altiplano. Vous vous dites, c’est plat, facile !

Oui mais ce qu’on ne voit pas sur la photo, c’est que la mer est 4000 mètres plus bas ! Là , on cherche son souffle. Bon, on a eu de la chance car pas trop de vent.

Mais c’est quoi l’Altiplano? C’est ça.

L’Altiplano, c’est un ensemble de hauts plateaux souvent balayés par les vents et veillés par les hauts sommets andins. Il s’étend sur le Pérou et la Bolivie.

Une évidence, les routes du sud Pérou sont beaucoup plus propres que celles du littoral nord. Les paysages sont majestueux et une sorte de sérénité s’en dégage.

Première étape : Cusco / Andahuaylillas.

Petite étape de 42 kilomètres dont le but était de visiter le centre des Misioneros Siervos de Los Pobres qui travaillent avec les enfants défavorisés. Voir autre article sur ce sujet. Route facile et agréable, une fois sortis de Cusco. On a dormi dans une maison d’hôtes, la Casona Buenavista, très sympathique, dans la rue qui est située à gauche de l’église . Attention aux gens qui vous conduisent vers un autre hôtel. Rude concurrence…L’église est visitée par des cars entiers de touristes. Elle est surnommée « La Chapelle Sixtine des Andes « . Mais photos interdites.

Sur la route…une ferme.

Deuxième étape : Andahuaylillas / Combapata.

Étape de 70 km sous le soleil et sur une belle route goudronnée. Le premier hostal côté droit était fermé. Deux cent mètres plus loin sur la gauche, on en trouve un, miteux, avec douche trop sale pour nous, mais lit propre et puis 20 soles pour deux (5,30€).

La gérante de l’hôtel.

Le lendemain matin, le marché, couleurs locales. Four à cuys. ( cochons d’Inde). Sur le four, les intestins du cuy 🤭. Perso, j’aime mieux une escalope.

Troisième étape : Combapata /Sicuani.

35 km. Route avec quelques côtelettes mais rien de bien méchant. C’est sur cette route qu’on a rencontré un Français très sympathique, Jean Pierre, cycliste qui est en Amérique du Sud pour quatre mois et qui a déjà parcouru de nombreux pays à bicyclette. On roulera ensemble jusqu’à Juliaca.

On laboure encore les terres avec un simple araire.

Pauses bien méritées. Une boisson et un bout de fromage. Il y a toujours des échoppes un peu « rusticos » le long de la route.

Pierre carbure maintenant à l’ Inca Cola.

Jolie petite chapelle sur notre route.

De Sicuani, sur les conseils de la gérante de notre hôtel (Nantika), on se retrouve à visiter le site archéologique de Raqchi, construit par les Incas.

Dans le combi qui nous mène sur le site. Couleurs. Visages.

Le terme Raqchi signifie en quechua « céramique  » qui est, on s’en doutait un peu, l’activité principale de cette communauté paysanne composée actuellement de 150 familles qui ont su garder leur identité culturelle. De très belles poteries… mais à vélo…Raqchi était un site religieux mais aussi administratif, centre d’approvisionnement et de réserves d’aliments.

Le mur principal est celui du temple Viracocha , Dieu Créateur chez les Incas. Des observations astronomiques permettaient de prévoir le calendrier agricole. Ils avaient créé une lagune pour observer le ciel et les astres et elle servait aussi à arroser les cultures.

Les huttes rondes qu’on aperçoit servaient d’entrepôts et, trop fort, ✌️ elles étaient antisismiques ! Plus de 150 huttes.

La Chapelle de Raqchi a été construite bien plus tard, comme souvent, sur un ancien site inca.

La ligne de train Cusco / Puno est une ligne très touristique car elle traverse l’Altiplano. Notre route longe la voie ferrée et on apercevra le train plusieurs fois. On profite des mêmes paysages, mais gratuitement.

Quatrième étape : Sicuani /Santa Rosa.

68 km. Il y a eu de la grimpette et un beau col. On a soufflé mais on a survécu. La route est toujours belle. De ripiot que nenni!

Et le soir, à Santa Rosa, un endroit pour dormir très couleur locale qui nous a bien plu, à Jean Pierre et à nous. Chambres sommaires mais propres avec une courette où l’on petit- déjeunera. Premier hostel qu’on a trouvé en entrant dans le village, sur la gauche.

Cinquième étape : Santa Rosa / Pukara.

73 km. Route toujours belle, plate mais à 4000 m. On croise des troupeaux de vaches efflanquées, des moutons, des lamas. Un couple de cyclistes aussi.

Ceci n’est pas le couple de cyclistes.

Sixième étape : Pukara / Juliaca

64 km. Route facile mais plus on approche de Juliaca, plus on retrouve les décharges tout le long de la route. Sur la dernière dizaine de kilomètres, un nombre incroyable de stations-service se côtoie. On se demande comment ils peuvent gagner leur vie avec une telle concurrence à la porte. Les stations sont à chaque fois immenses, sans atelier de réparation, sans boutiques. Seules trônent en leur centre trois ou quatre pompes à essence. L’entrée dans Juliaca est aussi folle que dans les autres villes. Les voitures et les combos expriment leur toute-puissance au détriment des modestes deux roues. Et puis toujours ces déchets partout. Seule consolation : enfin une Casa de ciclistas très sympathique ! Merci à Giovanni pour son accueil et sa gentillesse. Il m’a réparé en un tour de main mon rétroviseur qui s’était rompu le matin. La nuit est gratuite. On était cinq dans la chambre mais qu’avec des gens sympas alors…

Nos deux petits tapis de sol au milieu.

Dernière étape : Juliaca / Puno.

44 km. Route très facile jusqu’aux dix derniers kilomètres. Enfin, on aperçoit de loin le lac …puis on le surplombe juste avant la descente sur Puno.

o

A Juliaca, on a dit au revoir à Jean Pierre qui roulera sur la côte est du lac Titicaca, plus sauvage, alors qu’on préférera la rive ouest pour visiter les îles du lac.

Avant l’arrivée à Puno, huit kilomètres de côtes ininterrompues et stressantes à cause du nombre de voitures et de cars qui nous doublent dans les nombreux virages.Les deux derniers kilomètres sont la descente sur la ville.

Enfin, les bords du lac. On arrive le septième jour à Puno.

Les missionnaires serviteurs des pauvres du tiers-monde

Merci Michel de nous avoir parlé de cette congrégation qui existe en France mais qui travaille, entre autres, au Pérou sur Cusco et Andahuaylillas, ville située à une quarantaine de kilomètres .

On aurait pu poursuivre nos visites touristiques sur Cusco qui semble être une ville plutôt opulente par rapport au reste du pays. Mais voir l’envers de la carte postale est toujours intéressant. L’autre réalité.

Qui sont les missionnaires serviteurs des pauvres?

Un ordre religieux fondé par un prêtre médecin sicilien Giovanni Salerno en 1968.

Le centre qu’on a visité existe depuis 1986.

Leur credo (c’est le cas de le dire): Être au service des plus pauvres. Et au Pérou il y a de quoi faire.

Les dons et les parrainages permettent le soutien financier des missions engagées auprès des enfants. Tous concernés. L’école, l’uniforme, les repas sont gratuits pour les enfants. En échange, un membre de la famille doit venir travailler une fois par mois dans la communauté.

Sur Cusco même, ce sont les sœurs qui s’occupent de l’orphelinat, des enfants handicapés, d’une école et de l’internat. Le lieu s’appelle Santa Teresa de Jesus. On a eu la chance de faire la visite complète de la maison mère de Cusco avec une jeune et jolie religieuse française, très investie dans sa mission. Difficile de ne pas être émus quand vous voyez des tout-petits, avec le sourire, venir vers vous pour chercher des câlins. Enfants en attente d’adoption, orphelins ou abandonnés.

On a été très impressionnés aussi par le secteur des enfants handicapés qui souvent terminent leur (brève) vie ici. Une aide soignante s’occupe de chaque chambre. Des sourires et des gestes de la part de ces enfants à l’approche des soignants qui font un travail remarquable. Les missionnaires vont aussi dans les villages pour aider les familles dans leurs besoins.

L’internat. Il regroupe des filles jusqu’à leur majorité, qui ont été retirées de leur famille parce qu’elles y étaient en danger. Elles nous ont posé des tas de questions sur nous et notre voyage et puis elles ont chanté. Elles nous ont demandé de remercier la congrégation de France et on a eu l’idée de faire une photo pour l’envoyer à l’abbaye de Fontgombault.

90 enfants vivent dans l’établissement plus les enfants scolarisés à l’extérieur.

Le lendemain, on a repris nos vélos pour quitter Cusco et aller voir le centre qui accueille les garçons. La ville d Andahuaylillas est sur la route du lac Titicaca, ça tombe bien !Il porte ce joli nom de Cité des enfants . Voilà un très bel endroit. Donner le meilleur aux plus pauvres.

Accueil très sympathique et instructif du Père Augustin avec qui on a commencé par déjeuner. Il nous a fait visiter les salles de cours puis les différents ateliers de formation.

Formations en boulangerie, cuisine, poterie, menuiserie, sculpture, agriculture. Elles concernent environ 600 garçons ! Ils viennent surtout de Cusco qu’un car va chercher et remmène après les cours, mais aussi des villages avoisinants.Des familles missionnaires vivent avec eux et participent à l’éducation des jeunes. Les éducateurs travaillent aussi avec les familles des enfants et se déplacent régulièrement dans les villages.

On a été impressionnés et émus de faire ces deux visites. Ces enfants, malgré leur malheur, ont eu la chance de rencontrer un cadre et de l’affection auprès des missionnaires des pauvres. Respect. On ne les oubliera pas.

Tout le mobilier est fait par les élèves.

Pierre n’a pas pu s’empêcher… Son papa était cheminot…

Nos petits malheurs…

À nouveau volés.

La fin de notre passage dans la Cordillère Blanche a été marquée par le vol d’une de nos sacoches. Dans la journée, toutes nos sacoches étaient réunies dans une pièce « consigne  » . Au moment où on sortait de cet hôtel, une jeune fille est entrée avec un vieux monsieur et un enfant. Elle parlait fort, demandait quelque chose à la propriétaire et cela ne semblait pas être une demande d’hébergement. On est parti faire nos visites et en fin d’après midi, quand on est revenus pour prendre nos sacoches et s’en aller, il en manquait une! La plus grande, celle qu’on pose sur le porte bagage, celle de Pierre.Ce qui est pénible, c’est qu’on aura du mal à retrouver le même modèle puisque les sacoches se zippent entre elles.

Que s’est-il passé ? La fille a demandé à la propriétaire si son père, fatigué, pouvait laisser ses sacs ici dans l’hôtel, le temps d’aller au marché. La proprio a dit oui et la jeune est allée mettre ses sacs dans la même salle que les nôtres. Quand elle est revenue, la fille est allée toute seule récupérer ses sacs…et une de nos sacoches. La propriétaire en était malade, elle a beaucoup pleuré et a absolument voulu nous donner de l’argent. C’est dommage parce que l’endroit et la famille étaient vraiment super. Contenu de ce qui a été volé : la tente de camping, le sac de couchage de Pierre, le sac à viande, slips et chaussettes de Pierre, cape de pluie, chemise plastique avec papiers de la maison ( permis de conduire de Pierre) et une de nos cartes bancaires, les cartes de voyage.

Première chute de vélo (Mireille)

Pierre était déjà tombé sur une piste.

Pour la première fois, le jour où on a quitté Cusco, il a fallu commencer à rouler sous une pluie glaciale. À Cusco, les barreaux des grilles d’évacuation des eaux dans les rues, sont trop espacés pour nos roues de vélo, ce qui fait que ce matin-là, ma roue avant s’est encastrée dans la grille ! Les voitures klaxonnaient derrière. Une femme péruvienne les a enguirlandés en expliquant mon problème. Je ne suis pas tombée mais le choc fait mal et surtout j’ai eu peur d’abimer ma roue!

Quelques kilomètres plus loin, toujours sous la pluie, un paquet de rails 🛤 à traverser avant de tourner à gauche. J’en passe plusieurs avec succès mais, regardant à droite pour voir si des voitures arrivent , je tourne trop vite mon guidon vers la gauche et ma roue avant se glisse dans le rail. Impossible d’y échapper, je tombe sur la chaussée et mon vélo sur moi. Les voitures m’évitent gentiment. Deux Péruviens se précipitent. Rien de cassé. Juste des égratignures au genou et au coude. Le vélo n’a rien ! Ouf 😅.

Une perte ennuyeuse…

Un peu plus tard dans la même journée, Pierre descend du vélo…et sa selle le suit ! Et faire du vélo sans selle…douloureux. Les missionnaires qu’on allait voir un peu plus tard lui ont mis une selle neuve.

Bon, à part ça, tout va bien !

Les peuples pré colombiens. Cusco. ( deuxième partie)-

Avant l’arrivée des Espagnols, de nombreux peuples amérindiens vivaient au Pérou 🇵🇪. Les plus célèbres sont les Incas parce que ce sont les derniers qui occupaient le terrain !Mais eux-mêmes, restés seulement un siècle environ, ont été les envahisseurs d’autres populations. On est tous le prédateur de quelqu’un. On a déjà évoqué les peuples Mochicas et Chimú mais il y en a bien d’autres. On a voulu en savoir davantage !

Précision : les dates citées sont celles du musée mais d’autres sources nous donnent des dates différentes. Ce n’est pas une thèse 😁 !

La société Vicú ( 1250 av. J.C. jusqu’au I er siècle après J.C.)

Ce bijou était réservé au nez des élites et cela les aidait à représenter les Dieux sur terre. Rien que ça!

On enterrait le chef Vicú avec sa couronne. Sacrifiée la couronne! Bon, c’est seulement du cuivre.

Plusieurs sens aux masques chez les Vicús.

L’utilisateur peut transiter entre les mondes.

Ou alors son port annonce une transformation : les gouvernants et les prêtres pouvaient devenir êtres mythologiques ou ancêtres.

Et enfin, le masque pouvait aussi être une offrande funéraire. En couvrant le visage du mort, il lui donnait une nouvelle identité. Pas la peine de nous tirer la langue.

Le peuple Moche ou Mochica présent dans le nord Pérou ( du 1er au IX e siècle)

Ça c’est du collier ! Enfin pour être exact, des pectoraux faits avec des milliers de coquillages taillés, ou en os, qui symbolisent l’interaction entre les mondes. Seule l’élite les portait bien sûr !

Les boucles d’oreilles étaient les éléments les plus représentatifs du pouvoir andin. Les motifs: fleurs, cercles, oiseaux. Les lobes étaient déformés par leur poids d’où l’appellation par les Espagnols de  » grandes oreilles  » en parlant des nobles incas.

Bouteilles Mochicas qui servaient aux cérémonies :

Il est mignon ce daim qui fait penser à Noël…Mais si on le regarde de plus près, il a la corde au cou… Chez les Mochicas, le daim, victime des félins, représentait, mains jointes, langue sortie et corde au cou, les prisonniers qui vont être sacrifiés pour garantir la reproduction de la vie sur terre. Pas vraiment à la fête…

Ce très beau cormoran naît d’un tubercule. Pas de limite entre le végétal et l’animal .

Gardien de tombes au pied gauche mutilé qui tient un bâton pour défendre le lieu.

Vases – portraits.

Ces têtes magnifiques, toujours en céramique, accompagnent le défunt dans sa tombe. Têtes de notables ou de religieux de l’époque.

Dans la vie, il y a des cactus 🎵! Et les Précolombiens se piquent de le savoir. Pour eux, le fait qu’ils résistent dans les zones désertiques avec très peu d’eau leur donnaient un caractère magique.Et comme certains étaient hallucinogènes…encore plus de magie. On n’a pas essayé 🤩

Le peuple Nasca dans le sud du pays. ( du Ier siècle à 800)

On les connaît surtout pour les géoglyphes, immenses lignes tracées dans le désert (qu’on n’ira pas voir car trop loin de notre route). Sur le littoral où ils vivaient, l’eau douce était en sous sol et les Nascas ont construit des galeries souterraines pour l’irrigation.

Sur les plats et les bols, on retrouve des formes géométriques qui symbolisent les aqueducs, toujours utilisés, et les puits qui permettaient de descendre aux canalisations et au monde obscur 😱.

Dans leur mythologie, les Dieux coupaient des têtes, des têtes trophées. Dieu est Amour ? La tête représentait la puissance vitale, la fertilité et la renaissance.

Pas l’air joyeux…

Un peu de piment 🌶. ?

Et maintenant le peuple Chimú ( de 1300 à 1532)

Ça vous pend au bout du nez mais c’est en argent ! La spirale évoquait le monde intérieur et souterrain, les cycles de la nature et le renouveau de la vie.

Les trousseaux funéraires de l’élite comprenaient des objets miniatures qui affichaient l’identité du mort, son statut et l’aidait à se transformer en ancêtre, ce qui permettait son passage dans l’autre monde. Comme ici une couronne miniature.

C’est un grand seigneur qui tient des bâtons. Il représente le pouvoir qui unit et connecte tous les mondes.

Les Chimú seraient les descendants de puissants hommes venus de la mer. L’élite qui portait ces étendards affichait leur lien avec eux.

Allez les Incas ! (de 1400 à 1532).

Ils avaient couvert les murs d’or et d’argent du Temple du Soleil, Qoricancha, transformé en couvent santo Domingo par les Espagnols qui ont bien sûr tout pillé ! Ce n’est pas la valeur des métaux qui intéressaient les Incas mais leur symbolique, l’argent pour la Lune et l’or pour le Soleil. Ce Temple du Soleil, situé à Cusco, était le lieu le plus sacré de l’empire inca.

Une petite coupe avec une petite tête et un grand cou pour contenir des liquides sacrés.

Pour boire un coup. Kéro inca aux motifs géométriques.

Et Kéro colonial, toujours pour boire un coup, représentant une tête !

Et puis bien sûr, le Condor, qui vit dans le monde d’en haut.

Cusco ou la capitale Inca. (première partie)

C’est La Ville, 3400 m d’altitude, que tous les voyageurs viennent voir. Après avoir été la capitale de l’empire inca, les Espagnols en ont fait un joyau colonial, bâti sur les vestiges des bâtiments incas. C’est une belle ville, agréable, animée et très touristique entre hôtels, restos, artisanat, souvenirs en tout genre et agences de treks. On peut y passer un mois qu’on n’aura pas encore visité tous ses musées et églises.

Le chef Inca Manco Capac , fondateur de la ville, trône sur la Plazza del Armas. Il est chez lui.

Cusco veut dire « nombril » en quechua, le nombril de l’empire qui s’étendait de la Colombie au Chili. D’où le Chemin Inca qui était parcouru par des messagers chargés de porter les infos et qui se relayaient régulièrement. Et tout ça, sans de bonnes chaussures Décathlon !👍

Des rues étroites, en pente, aux maisons qui ont des murs inclinés vers l’intérieur pour résister aux secousses sismiques. Bravo les Incas.

Adélaïde qui vend des calebasses décorées aux touristes. Elles représentent le monde des Incas basé sur la Terre – Mère la  » Pachamama ». On y trouve gravés les Dieux du Soleil et de Lune, la Chacana (croix andine), des troupeaux, des cultures, des textiles, le village…

Et cette dame sur le marché qui fait de délicieux jus de fruits 🍇 🍈 🍉

Nombreux sont les marchands ambulants qui viennent des villages pour tenter de gagner quelques soles….

Et puis il y a le superbe couvent santo Domingo, dont les murs étaient recouverts d’or Scotchés les Espagnols…

les nombreuses églises et le musée d’art précolombien ! Celui-ci vaut bien un article à lui tout seul.

Notre Machu Picchu

La montée au Machu Picchu a lieu le quatrième jour de notre trek. Nuit à l’hôtel à Aguas Calientes (ville appelée Machu Picchu pueblo) avant l’ascension. Il est conseillé d’arriver sur le site pour l’ouverture, à savoir 6 h. Mais tout dépend de l’heure d’entrée indiquée sur le billet. On en a vu se faire recaler au premier guichet parce que leur créneau horaire était plus tard.

Mais avant d’arriver là, il y a une petite demi-heure de marche entre les hôtels et le premier guichet d’entrée où il faut montrer patte blanche – c’est à dire le billet acheté par l’agence et l’éternel passeport. Il est dit qu’il faut ensuite une heure pour gravir les 2000 marches qui mènent au site Inca.

On s’est donc levé à 3h45 😑 pour quitter l’hôtel à 4h30, petit sac sur le dos et bâtons en main, et ensuite nous mettre en marche jusqu’au premier Check point. L’agence nous a fourni un sachet avec un sandwich fromage, des biscuits, une banane et une brique de jus de fruits. Pas de petit-dej à l’hôtel. Trop tôt. On arrive un peu avant 5 h au guichet et une bonne file d’attente est déjà formée. A 5 h commence le contrôle des billets et des passeports. En principe, le nombre de visiteurs est limité à 2500 personnes par jour mais il parait que ce nombre est souvent largement dépassé.

Une fois admis, à nous l’ascension ! Beaucoup de marches de hauteur inégale et quelques paliers qui permettent de reprendre un peu de souffle 🥵… On mettra 40 minutes pour accéder à l’entrée du Machu Picchu. Pas mal.🤗

Et là, il commence à pleuvoir. On est à 2430 m. Alors nous qui sommes arrivés sur le site en tee- shirt et en sueur, nous sortons rapidement du sac, polaire et cape de pluie ! Devant nous, une nouvelle file d’attente au deuxième Check Point, avec les marcheurs mais aussi ceux qui sont arrivés en bus ( fainéants…🤭).

Mais la pluie tombe sur tout le monde. Capes de pluie colorées qui égaient la grisaille car le brouillard est aussi au rendez-vous ! Les ☔️ sont interdits sur le site. Les visages sont un peu tristounets pour le moment…Voilà notre premier aperçu.

Et Miracle! Le vent qui s’était invité lui aussi, balaie les nuages et le site apparaît dans toute sa splendeur ! Émotion.

On croit même deviner un rayon de soleil. Espoirs….mais non, cinq minutes après, le brouillard revient et ce sera comme ça, un va et vient des ☁️ pendant nos quatre heures de bravitude où j’aurais bien vendu le Machu Picchu contre un chocolat chaud ! Si si…sacrilège…

La visite avec le guide qui devait durer deux heures, sera réduite à 30 minutes et personne ne s’en est plaint car trop dur de rester debout sans bouger sous la pluie et sous la cape de pluie même plus cap’ d’arrêter la pluie !!! Et voilà : le froid, principal ennemi de la culture. Deux inconscients (Français) sont montés en bermuda et on a encore plus froid en les regardant. Même quand on y repense aujourd’hui…

On fera quand même la visite complète du site par nous mêmes. On ne compte pas y revenir la semaine prochaine…

Beauté des ruines sur terrasses dans un écrin de verdure et de montagnes. Les nuages leur donnent un petit air encore plus mystérieux.

On réussira à identifier les différents lieux du site et ses principaux monuments. Pour plus d’infos, vous reporter à l’article très justement intitulé « Le Machu Picchu avant le Machu Picchu « .

Et puis ce joli train qui fait le trajet entre Aguas Calientes et la direction de Cusco mais qui s’arrête à Ollantaytambo. Il faut ensuite continuer en bus.

Le trek qui nous a menés au Machu Picchu

Soyons clairs. Il n’est pas obligatoire de faire un trek pour monter à la cité Inca. La plupart des gens font tout en bus ou prennent un train puis un bus.

Mais pour nous, c’était une évidence qu’on allait faire le Salkantay trek. Il s’appelle ainsi parce que le trek fait le tour de cette montagne, le Salkantay, qui culmine à 6264m . Le tour seulement. On ne grimpe pas le Salkantay. Le trek le plus célèbre menant au MP, c’est le bien nommé « Chemin de l’Inca « . Il est très cher ( les gens qu’on a croisés à Cusco ont payé 720€ et d’autres 1000€) pour la même durée que nous – quatre jours – et il faut le réserver au moins six mois à l’avance. Nous on a payé 165 € tout inclus.

Alors notre Trek.

Bravo à l’agence – Inca Path Peru – car tout était parfait : les infos la veille du départ, les sacs et bâtons apportés la veille à l’hôtel, l’organisation, les repas délicieux copieux et variés, et surtout notre guide Henrry 2, professionnel, attentif à chacun et à chaque chose, très sympa avec beaucoup de gentillesse et d’humour. De plus, le prix de ce trek varie du simple au double selon les agences qui sont au moins une centaine sur Cusco. On a payé le prix le plus bas et c’était au top 👌 !

De la chaleur et de la neige.

Comme tout le monde quand on marche, on n’aime pas avoir trop chaud 🥵…mais les pieds habillés de vieilles baskets à marcher dans la neige ⛄️…on n’aime pas non plus. On a eu les deux ! Premier jour superbe où nos pas nous ont guidés jusqu’à Soraypampa, notre lieu d’hébergement pour ce premier soir.

Pour le prix, on pensait dormir sous de simples ⛺️, ben non, on était en petites cabanes 2 places. Très cosy. Bon, je dors quand même complètement habillée, ça caille à 3870m.

L’après-midi, on a crapahuté jusqu’au lac Humantay à 4400m. Magnifico. Il faisait très chaud pour une première grimpette de premier jour…😰

Au Pérou comme dans nos montagnes, on marque le chemin par de jolis cairns.

Heureux d’arriver sur la crête d’où on surplombe le lac.

Et voilà notre groupe de trekkeurs super sympas : deux Allemandes et un Allemand, une Canadienne, trois Israéliennes et trois Français.

Au briefing le soir, Henrry nous annonce que la journée du lendemain sera la plus longue et la plus difficile. Environ 9h de marche, de la montée les cinq premières heures… On atteindra le col du Salkantay vers midi.

Le temps se gâte. Au menu, de la pluie pour les chevaux et les hommes . Hommage aux horsemen qui montent chaque semaine quelque soit le temps. Nos gros sacs sont sur le dos des chevaux. On avait le droit à 5kg chacun. Bien suffisant. On ne porte dans notre petit sac que la gourde, une cape de pluie, un bonnet, de la crème solaire et des petits en-cas.

Plus on monte, plus il fait froid . Le guide nous demande toujours de poursuivre la marche et d’attendre à tel endroit qu’il arrive avec les derniers. Mais là maintenant, la pluie est devenue neige et dès qu’on s’arrête, nos doigts sont frigorifiés malgré les gants et nos orteils sont gelés. Pierre et moi n’avons qu’une paire de baskets ouvertes de partout. L’avantage ? On est comme dans des chaussons…humides.

Dire qu’hier je me plaignais de la chaleur !!!🥺

Et voilà ! On est tous parvenus à atteindre les 4630 m sous la neige, le point le plus haut du Trek.

Les bêtes et leurs muletiers y parviennent aussi.

La vue est maintenant complètement bouchée mais on est contents de nous !

La descente est plus facile et on a moins froid. Le lendemain, ponts rusticos….

Il est mignon notre guide Henrry avec sa trompette d’ange à la main.

Bon, on a tous eu droit à des peintures Incas aux fruits rouges.

Lors d’une pause, un foot ⚽️ improvisé s’est mis en place entre plusieurs groupes de trekkeurs. Une dizaine de nations représentées sur le terrain. Sympa.

De très beaux papillons. On ne vous dira pas sur quoi ils étaient posés. 💩 Il faut bien se nourrir…

La deuxième nuit était en dortoir et la troisième, à l’hôtel , quatre par chambre à Aqua Calientes, le village le plus proche du Machu Picchu. Un beau chef Inca pour nous accueillir. Le grand jour est le lendemain, l’ascension du Machu Picchu ! Mais ça, c’est une autre histoire !

Le Machu Picchu avant le Machu Picchu

L’une des 7 nouvelles merveilles du monde !!! Ça vaut le coup de grimper et d’aller voir.

Le trek qui nous conduira au Machu Picchu commence demain pour quatre jours. C’est le Salkantay. Mais on a appris qu’il n’y a avait aucune explication sur le site, alors, comme on veut comprendre un petit peu ce qu’on va découvrir, on est allés visiter le musée du Machu Picchu de Cusco pour se préparer.

En quechua, Machu Picchu signifie Vieille Montagne. C’est une cité Inca construite vers 1450 mais inachevée, on ne sait pas pourquoi. Peur de l’invasion des conquistadores ???

Elle a été dissimulée par la végétation pendant des siècles. Officiellement découverte en 1911 par un Indiana Johns de l’époque, Hiran Bingham, américain.

Les superbes arcades du musée.

La situation du Machu Picchu

La cité Inca est située à 2430 m, ce qui n’est pas très haut pour la région mais elle est dissimulée entre des précipices, sans doute pour plus de tranquillité et éviter les invasions indélicates. Des fossés ont été creusés. La capitale était Cusco qui signifie  » nombril » , effectivement placée au centre de l’empire inca qui s’étendait de la Colombie jusqu’au Chili, sur une longueur de 4000 km de long ! Pas facile de contrôler tout ça…La sécurité était leur souci principal.

Les bâtiments

La cité a dû être créée par le chef Inca dont le petit nom est Pachacútec. Pacha pour les intimes. On distingue deux zones : la zone rurale, agricole et la zone urbaine.

Dans le désordre, on y trouve une Tour, observatoire du ciel, probablement le Temple du Soleil avec, au-dessous, des images religieuses. Le Temple des trois fenêtres situé sur la place principale. Un portail principal. Des fontaines, seize, qui assuraient la vie des quelques centaines de personnes et la fertilité dans les cultures.

Une grande place était réservée à la danse, à la poésie et à des démonstrations sportives.

Dans la ville haute :

Des bâtiments religieux et une partie réservée à l’élite, maisons bâties en pierres parfaitement taillées.

Dans la ville basse:

Des maisons en pierres moins bien taillées et aussi en adobe pour le petit peuple.

Des tombes. On en a retrouvé 174. On a identifié un groupe Inca et d’autres appartenant à d’autres ethnies. Certains crânes avaient une forme oblongue qu’on obtenait en serrant le crâne des bébés avec des bandes de tissus. On ne sait pas si c’était bon pour les neurones…🤕

Le peuple et les activités

On sait maintenant que le Machu Picchu n’était pas réservé qu’à des religieux. Vivaient ici des hommes, femmes et enfants.

Pour eux, les textiles avaient plus de valeur que les métaux. Ils étaient offerts aux ancêtres et aux Dieux. Les vêtements montraient le statut social. Laine de vigogne, la plus chère actuellement, réservée à la famille royale. Non mais…

L’eau était conservée dans des jarres en céramique, avec un fond en pointe, ce qui permettait de les enterrer pour qu’elles tiennent verticalement, comme chez les Romains.

Les jarres servaient aussi à transporter, conserver et servir la bière de maïs, la Chicha, boisson essentielle qui était présente à tous les échanges ou événements. Aucun rituel ne se faisait sans elle. Les gens qui payaient leurs taxes, travaillaient dans les champs, construisaient les routes, attendaient leur chicha! Elle était faite par les femmes et mâchouillée avec la salive, comme le Cachiri en Guyane….sympa….

Les plantes étaient utilisées comme herbes médicinales. Il y avait des échanges entre herbes des Andes et celles de la forêt.

Les artisans fabriquaient de nombreux objets métalliques dont des couteaux. Ils travaillaient l’or, l’argent le cuivre et connaissaient le bronze. Ils faisaient aussi des céramiques. On aime bien les petites têtes comme dans les civilisations précédentes…

Les fermiers restaient à l’extérieur pour ne pas menacer la sécurité. On cultivait des patates, du maïs, du manioc et de la quinoa.

On sait que les Incas étaient des observateurs du ciel, qu’ils s’intéressaient aux mouvements du soleil et de la terre . Cela permettait, comme chez nous au Moyen Âge, de prévoir les récoltes. Leur première déité était le soleil. Lors du solstice d’été, le rayon de soleil ☀️ tombait exactement sur une pierre dédiée à cela. La lune 🌓 était associée à la reine Inca nommée Coya. Ils donnaient déjà des noms aux constellations : Mouton, Lama.

C’est vrai qu’on aurait été plus étonnés de trouver comme noms Google ou Facebook…

Un ensemble de cordes et de noeuds était leur livre de comptes ! En système décimal s’il vous plaît. Appelé quipu, il servait aussi à noter des faits généalogiques, administratifs…

Voilà le quipu. Fait en coton et alpaga.

Leurs croyances

Pour les Incas, les humains partagent ce monde avec les Dieux, les ancêtres et les esprits de la nature. Nous on dit, il vaut mieux être bien avec tout le monde…

Les trois animaux symboles des Incas sont le condor, monde du ciel, le puma, monde de la terre et le serpent, monde souterrain.

Le Dieu créateur, Dieu des Dieux, un peu leur Zeus, s’appelle Viracocha. Ensuite viennent le Dieu Soleil ☀️ Inti, la Déesse de la lune 🌔 Manaquilla, le Dieu Orage 🌩 Ilhapa et la plus célèbre la Terre Mère La PachaMama.

Bon, demain en route vers le Machu Picchu !👍