Notre objectif depuis le vendredi 18 octobre : rejoindre le lac Titicaca avant de passer en Bolivie 🇧🇴.
Nous voilà maintenant à rouler sur l’Altiplano. Vous vous dites, c’est plat, facile !

Oui mais ce qu’on ne voit pas sur la photo, c’est que la mer est 4000 mètres plus bas ! Là , on cherche son souffle. Bon, on a eu de la chance car pas trop de vent.
Mais c’est quoi l’Altiplano? C’est ça.


L’Altiplano, c’est un ensemble de hauts plateaux souvent balayés par les vents et veillés par les hauts sommets andins. Il s’étend sur le Pérou et la Bolivie.
Une évidence, les routes du sud Pérou sont beaucoup plus propres que celles du littoral nord. Les paysages sont majestueux et une sorte de sérénité s’en dégage.
Première étape : Cusco / Andahuaylillas.
Petite étape de 42 kilomètres dont le but était de visiter le centre des Misioneros Siervos de Los Pobres qui travaillent avec les enfants défavorisés. Voir autre article sur ce sujet. Route facile et agréable, une fois sortis de Cusco. On a dormi dans une maison d’hôtes, la Casona Buenavista, très sympathique, dans la rue qui est située à gauche de l’église . Attention aux gens qui vous conduisent vers un autre hôtel. Rude concurrence…L’église est visitée par des cars entiers de touristes. Elle est surnommée « La Chapelle Sixtine des Andes « . Mais photos interdites.
Sur la route…une ferme.

Deuxième étape : Andahuaylillas / Combapata.
Étape de 70 km sous le soleil et sur une belle route goudronnée. Le premier hostal côté droit était fermé. Deux cent mètres plus loin sur la gauche, on en trouve un, miteux, avec douche trop sale pour nous, mais lit propre et puis 20 soles pour deux (5,30€).
La gérante de l’hôtel.

Le lendemain matin, le marché, couleurs locales. Four à cuys. ( cochons d’Inde). Sur le four, les intestins du cuy 🤭. Perso, j’aime mieux une escalope.


Troisième étape : Combapata /Sicuani.
35 km. Route avec quelques côtelettes mais rien de bien méchant. C’est sur cette route qu’on a rencontré un Français très sympathique, Jean Pierre, cycliste qui est en Amérique du Sud pour quatre mois et qui a déjà parcouru de nombreux pays à bicyclette. On roulera ensemble jusqu’à Juliaca.
On laboure encore les terres avec un simple araire.

Pauses bien méritées. Une boisson et un bout de fromage. Il y a toujours des échoppes un peu « rusticos » le long de la route.

Pierre carbure maintenant à l’ Inca Cola.

Jolie petite chapelle sur notre route.

De Sicuani, sur les conseils de la gérante de notre hôtel (Nantika), on se retrouve à visiter le site archéologique de Raqchi, construit par les Incas.
Dans le combi qui nous mène sur le site. Couleurs. Visages.


Le terme Raqchi signifie en quechua « céramique » qui est, on s’en doutait un peu, l’activité principale de cette communauté paysanne composée actuellement de 150 familles qui ont su garder leur identité culturelle. De très belles poteries… mais à vélo…Raqchi était un site religieux mais aussi administratif, centre d’approvisionnement et de réserves d’aliments.

Le mur principal est celui du temple Viracocha , Dieu Créateur chez les Incas. Des observations astronomiques permettaient de prévoir le calendrier agricole. Ils avaient créé une lagune pour observer le ciel et les astres et elle servait aussi à arroser les cultures.
Les huttes rondes qu’on aperçoit servaient d’entrepôts et, trop fort, ✌️ elles étaient antisismiques ! Plus de 150 huttes.
La Chapelle de Raqchi a été construite bien plus tard, comme souvent, sur un ancien site inca.
La ligne de train Cusco / Puno est une ligne très touristique car elle traverse l’Altiplano. Notre route longe la voie ferrée et on apercevra le train plusieurs fois. On profite des mêmes paysages, mais gratuitement.

Quatrième étape : Sicuani /Santa Rosa.
68 km. Il y a eu de la grimpette et un beau col. On a soufflé mais on a survécu. La route est toujours belle. De ripiot que nenni!

Et le soir, à Santa Rosa, un endroit pour dormir très couleur locale qui nous a bien plu, à Jean Pierre et à nous. Chambres sommaires mais propres avec une courette où l’on petit- déjeunera. Premier hostel qu’on a trouvé en entrant dans le village, sur la gauche.

Cinquième étape : Santa Rosa / Pukara.
73 km. Route toujours belle, plate mais à 4000 m. On croise des troupeaux de vaches efflanquées, des moutons, des lamas. Un couple de cyclistes aussi.
Ceci n’est pas le couple de cyclistes.

Sixième étape : Pukara / Juliaca
64 km. Route facile mais plus on approche de Juliaca, plus on retrouve les décharges tout le long de la route. Sur la dernière dizaine de kilomètres, un nombre incroyable de stations-service se côtoie. On se demande comment ils peuvent gagner leur vie avec une telle concurrence à la porte. Les stations sont à chaque fois immenses, sans atelier de réparation, sans boutiques. Seules trônent en leur centre trois ou quatre pompes à essence. L’entrée dans Juliaca est aussi folle que dans les autres villes. Les voitures et les combos expriment leur toute-puissance au détriment des modestes deux roues. Et puis toujours ces déchets partout. Seule consolation : enfin une Casa de ciclistas très sympathique ! Merci à Giovanni pour son accueil et sa gentillesse. Il m’a réparé en un tour de main mon rétroviseur qui s’était rompu le matin. La nuit est gratuite. On était cinq dans la chambre mais qu’avec des gens sympas alors…
Nos deux petits tapis de sol au milieu.




Dernière étape : Juliaca / Puno.
44 km. Route très facile jusqu’aux dix derniers kilomètres. Enfin, on aperçoit de loin le lac …puis on le surplombe juste avant la descente sur Puno.
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A Juliaca, on a dit au revoir à Jean Pierre qui roulera sur la côte est du lac Titicaca, plus sauvage, alors qu’on préférera la rive ouest pour visiter les îles du lac.
Avant l’arrivée à Puno, huit kilomètres de côtes ininterrompues et stressantes à cause du nombre de voitures et de cars qui nous doublent dans les nombreux virages.Les deux derniers kilomètres sont la descente sur la ville.
Enfin, les bords du lac. On arrive le septième jour à Puno.
