Chili. art. 20 Carretera Austral. jour 7 et jour 8

Jour 7

Journée sous un ciel sans pluie, la route est agréable entourée de montagnes et de torrents. On a quitté la Junta avec l’idée d’aller plus loin que la ville de Puyuhuapi située à 45 kms.

Enfin du soleil ☀️

Mais la chaîne de mon vélo en a décidé autrement. Une dizaine de kilomètres avant d’arriver à Puyuhuapi, on roulait dans le ripio quand soudain, j’ai de plus en plus de mal à passer les vitesses. Puis blocage complet, je regarde ma chaîne, un maillon est ouvert. Pierre essaie de le refermer avec une pince mais n’y arrive pas. Une seule solution, faire signe à une voiture de nous emmener jusqu’à la ville . Je tends la main en direction d’un pickup, il ralentit et le jeune saute de sa voiture, vient voir le problème et va chercher des outils dans sa voiture. Il aime bricoler sur les vélos ! C’est un Chilien en vacances dans le coin avec sa chérie et des copains. Il restera près de trois-quarts d’heure à réparer ma chaîne ! Heureusement qu’il faisait beau…. trop gentil.

Voilà notre homme et sa fiancée.

Entre temps, un Texan aux longues jambes et à la longue barbe rencontré hier à la Junta nous croise en nous souhaitant bon courage puis deux autres cyclistes s’arrêtent. Surprise ! On connaît l’un d’eux. Jean Pascal ( à gauche sur photo), Canadien, rencontré le 7 décembre dans le Nord de l’ Argentine où il roulait avec Agathe, sa chérie française de Bourges, obligée de rentrer en France pour le travail. On en parlait sur le blog. On est trop contents de le revoir, et de revoir Agathe le soir sur Skype. Et puis on fait connaissance de Damien, Français qui habite…Voiron ! A dix kilomètres de notre maison… qu’on espère bien revoir aussi plus loin vers le Sud.

Ils reprennent leur route mais on se retrouvera plus tard dans le même hostel Don Claudio, endroit hautement recommandé pour l’accueil du couple Rosa et Claudio, ainsi que la propreté des lieux et leur super petit déjeuner.

Mais je me rends vite compte qu’il vaut mieux éviter de changer de plateau car j’ai l’impression que ma chaîne va lâcher à nouveau. Je fais donc les dix derniers kilomètres sur le petit plateau et trois vitesses. On se dit qu’on achètera une nouvelle chaîne à Puyuhuapi. On ne peut pas lui en vouloir, c’est la chaîne d’origine. Elle a donc à son actif 9000 kms environ. Elle a connu les routes danoises puis la Via Rhôna , la Chartreuse et pas mal de kilomètres en Guyane pendant les deux dernières années.

Le souci, c’est qu’il n’y a pas un seul magasin de vélos à Puyuhuapi ! Les copains nous parlent de maillons magiques qui se vendent mais nous, on n’a rien de magique 😭. Claudio nous explique que la seule solution est de prendre le bus pour se rendre à Coyahique à 200 kms de là. Ok.

Puyuhuapi est un très joli petit port situé au bord du fjord du même nom . Fondée dans les années 1930 par des Allemands en quête d’aventures, elle s’est désenclavée dans les années 1980 avec la construction de la Carretera Austral.

Jour 8

On a décidé de passer la journée dans le parc de Queulat et de grimper jusqu’au glacier Ventisquero Colgante. Malgré un départ un peu pluvieux, le ciel se dégagera peu à peu. Le chemin est magnifique ….

Passerelle au départ.

Bien regarder où le pied se pose entre flaques d’eau et racines. On a mis 1h30 environ à grimper sur les 2h30 annoncées.

Et le glacier superbe.

Et l’accent charmant de Jean Pascal avec qui on partage cette belle journée. Damien est déjà reparti de l’avant.

Chili. art. 19 Carretera Austral. Jour 5 et jour 6

Jour 5

Prétentieux , on avait planifié une étape de 93 km.

Notre pluvieuse et côteleuse réalité nous a fait rouler sur…24 km jusqu’à Santa Lucia où nous avons trouvé une cabaña et beaucoup de cyclistes de différentes nationalités montant ou descendant la Patagonie. Échanges sur la météo difficile pour tout le monde, parcours et projets. Certains ne dorment qu’en camping et la pluie ne rend pas l’aventure des plus joyeuses ! On a investi dans des sacs poubelles pour tout empaqueter à l’intérieur des sacoches.

Vél’eau à la mode patagone.

Goscinny faisait dire à Julius : « Il ne faut jamais parler sèchement à un Numide. » 😂

Et ben Numides on l’était beaucoup, et c’est pour ça que deux Lyonnais cyclistes super sympas, Antoine et Cédric, nous ont parlé gentiment. Tellement gentiment qu’ils nous ont même invités à partager leurs crêpes faites dans leur cabaña, avec sucre et confitures….C’est pas mignon ça? On espère bien les revoir plus loin sur la route ( même sans les crêpes !).

Jour ( nal ) 6

Depuis hier, on entend dire à propos de l’étape d’aujourd’hui ( Santa Lucia / la Junta) 69 km :  » Globalement c’est descendant ». L’étape terminée, je dirais que c’était….très très globalement descendant. Mes mollets se souviennent bien des côtes sous la pluie mais pas tellement du globalement !

Panneau adoré:

Panneau détesté : ( le soleil sortit deux ou trois rayons le temps de la photo).

8h 17. La chaussette archisèche, le pied guerrier et le cœur vaillant , nous enfourchâmes nos destriers en acier, sous un ciel encore dormant, pour affronter cette nouvelle journée qui doit nous mener 69 kilomètres plus bas à la Junta. La météo nous indiqua une température à venir de … 9°, en milieu de journée ! Heureusement qu’on a choisi l’été !!! Quel eut été alors notre sort en plein hiver ??? Deux hibernatus à pédales en Patingonie 🛷 ⛸ 🎿. Rapidement , le ciel s’ébrouant, une pluie des plus délicates forma des gouttelettes sur nos capes de pluie. Cape de pluie, qui protège de l’eau du ciel mais pas de la perfide condensation qui se glisse sous elle. Moralité, avec ou sans cape de pluie, tu es trempé.

10h15. La chaussette larmoyante, le pied résigné et le cœur gourmand, nous aperçûmes sur la gauche un panneau Supermercado y cafeteria . Une charmante dame vint ouvrir la porte pour qu’un petit café puisse nous réchauffer l’intérieur, à l’intérieur. Étonnés, nous nous retrouvâmes invités à boire le breuvage réconfortant au milieu de son salon, entre une machine à coudre Singer, un petit poële éteint, et une télé rouge. Première fois que nous vîmes une télé rouge. Certainement pour s’harmoniser avec la cafetière de même couleur. Heureusement que le poële était éteint, il eut été sinon, très difficile de quitter ce joli endroit pour repartir vers notre humide destinée.

Nous pensions que pour aujourd’hui, les cieux allaient être cléments et se dire : seulement une pluie fine pour eux ! Avec toutes les trombes d’eau dont ils ont déjà écopé! Mais non, aucune mansuétude ne nous arriva du haut…Pas de mansuétude, mais des masses d’eau. Nonobstant, les paysages furent toujours beaux.

13h30. La chaussette pantelante, le pied frigorifié mais le cœur gagnant, nous rentrâmes dans le village, imbibés mais heureux, d’avoir surmonté côtes, froid et eaux pluviales pour enfin se retrouver sous un toit dur pour la nuit. La Junta, nous voilà !

Pas de photo quand il pleut trop !

Chili. Art. 18 Carretera Austral Jour 3 et jour 4

Jour 3 le déluge

Journée …difficile à cause du ripio sous la pluie.

Après la traversée en bateau passée à tenter de dormir dans un siège inclinable et sous les néons, nous arrivons, peu frais, à Caleta de Gonzalo. On se disait la veille, demain matin on se paie un bon petit dej en arrivant au port, et en avant les cyclos pour une étape de 47 km, voire 57 si temps pas trop mauvais. Alors tout d’abord, il faut oublier le mot « port « . On découvre à 5h30 ce matin, un simple lieu d’embarquement et de débarquement pour le ferry. On n’est pas à Pornic.

Ambiance de notre arrivée. Il fait noir, très noir. Je me demande même si j’ai ouvert les yeux. Si si, il pleut même et il y a de la brume autour de nous. Une fois la mâchoire géante du ferry ouverte, les voitures se précipitent pour prendre la route. Il n’y a que nous comme cyclistes à lire entre les gouttes. On a rencontré hier après-midi deux cyclistes français qui vont dans le même sens mais il n’y avait plus de place pour eux sur ce bateau. On quitte le bateau sous la pluie et l’obscurité totale.

Peu à peu, on distingue la silhouette d’une belle bâtisse où il est écrit « café « . Une lumière vacille du fond de la cuisine. La porte d’entrée est protégée par un toit qui nous permet de nous abriter. C’est fermé. On se dit qu’il faut attendre que le jour se lève 🎵sur la Terre 🎵pour commencer la journée. Je m’installe pour continuer ma nuit devant la porte du café. Je sors mon tapis de sol, ma serviette en boule comme oreiller et je m’endors recroquevillée car ça caille. Pierre, toujours plus digne, reste assis, l’œil somnolent . Soudain, Pierre me dit que ça bouge dans la cuisine. Je me lève et demande à la dame encharlottée que j’aperçois, à quelle heure ça ouvre. Il est 6h45. Le café ouvre à 7h30. Bon, j’aurais pu encore dormir… Belle salle de restaurant avec feu qu’elle vient d’allumer dans la vaste cheminée pour un bon petit déjeuner.

Le jour se lève à la caleta de Gonzalo.

Finalement, on resterait bien au coin du feu car vu ce qu’on aperçoit par les fenêtres, c’est vraiment pas un temps à mettre un cycliste dehors. On se renseigne auprès de la serveuse sur l’état de la route qui nous attend. Réponse : 37 km de ripio et les dix derniers asphaltés. Avec beaucoup de côtes? Malheureusement elle acquiesce…Température maximale annoncée pour la journée : 13 °. Bon, pédaler ça réchauffe.

On a démarré sous une pluie modérée qui ne fera que s’amplifier. Le ripio des huit premiers kilomètres est le plus dur car les grosses pierres nous obligent à slalomer et on descend des vélos dans les côtes trop marquées et glissantes. La nature nous entoure de fougères géantes et de feuilles qui ressemblent à celles de la rhubarbe en XXL.

Une jolie rencontre avec Matias et sa femme, Chiliens en vacances pour quelques jours en Patagonie, dormant dans leur voiture et profitant du lac, qui partagent avec nous un café et un morceau de fromage. Sa femme est repartie se réchauffer dans leur voiture. On a quand même eu un clin de soleil de 11h05 à 11h09 alors la journée aurait pu être pire! 😉

Et puis ce sont des trombes d’eau qui se déversent sur nous. Dans le bas des côtes, le vent qui s’y est mis aussi, oblige l’eau à former des vagues qui viennent se perdre dans nos chevilles. Il y a longtemps que de toute façon, on est trempés du sol au plafond mais on se fait du souci pour les sacoches qui n’ont jamais reçu autant d’eau ! La soirée confirmera que malgré les housses, toutes les affaires sont mouillées. Des voitures nous doublent, certaines prenant soin de ne pas rouler dans les nids de ( grosses) poules pour éviter de nous mouiller davantage , d’autres ne prennent aucune précaution, de toute façon le mal est fait, doivent-ils penser. Je me dis qu’un pickup va peut-être nous proposer de nous emmener jusqu’à notre destination et on ne refuserait pas , mais non. Il faut dire qu’on doit avoir piteuse mine. Parfois on ne voit plus rien tellement il tombe des cordes, mais au moins on a les yeux propres! On a eu la chance de trouver une cabaña pas chère dès l’entrée du village Santa Barbara et surtout un merveilleux petit poële qui nous permettra de sécher la plupart de nos vêtements et surtout la tente qu’on avait ramassée mouillée. Famille charmante qui est désolée de nous voir dans cet état. La grande sœur nous propose un café, la petite nous propose des serviettes. Un bel endroit que cette cabaña .

Jour 4

Magnifique journée sur belle route asphaltée.

Des paysages superbes du matin au soir entre Chaitén et le lac de Yelcho où on campera.

Et notre campement juste devant le lac de Yelcho.

Chili. Art. 17 Carretera Austral. Jour 1 et Jour 2

Jour 1

On est partis ce matin, 30 janvier, tranquillement, de Puerto Montt vers 9h pour notre première étape de 50 km qui nous mènera à Contao. La route, asphaltée, longe pratiquement tout le temps le golfe de Ancud et on ne peut compter le nombre de côtes que nos fières montures ont prises d’assaut jusqu’aux cinq cents derniers mètres. Ciel bas mais qui sait se tenir.

Dans la première heure, un Chilien promenant son chien à vélo est tout heureux de faire la causette avec nous pour nous donner des infos sur la Carretera Austral, les villes d’où on pourra retirer de l’argent, l’eau des rivières qui est potable…

Voilà Johnny , notre homme…

qui nous prend à son tour en photo …

Sur le bord de la route, Église et habitations sont en bois.

Et le golfe de Ancud.

Un peu plus loin, ce sont quatre Italiens qui ont un mois pour tenter de rejoindre Puerto Montt à Ushuaïa. On fait un bout de chemin ensemble et on se quitte car nos ambitions de la journée sont plus modestes que les leurs. On prend un ferry pour passer de Caleta la Arena à Puelche, la traversée dure une demi-heure.

L’arrivée au petit port.

On a trouvé un très modeste camping après nos cinquante kilomètres. Au menu ce soir : soupe vermicelle / champignons puis fromage. On s’attend à être seuls dans ce camping quand, installés dans la tente pour terminer un épineux mots croisés Laclosien, merci Joël, on entend une petite voix qui nous parle à travers la toile. On ouvre et on fait la connaissance d’une petite jeune femme Chilienne, Loïca, qui voyage à vélo dans son pays pour la première fois. Demain, on fera route ensemble.

Jour 2

Pluie toute la nuit et sur presque la totalité des 46 kilomètres de la journée !

Pour résumer, la route était…côtue…..et mouillue. Mais quand même, c’était de l’asphalte ! Sauf du ripio en côtes sur un petit kilomètre… Et là, tout le monde descend !

Allez Loïca, on pousse ! Pour seulement son quatrième jour à vélo, elle est gâtée…On se fera un bon resto en arrivant à Hornopire. (Voir ville sur carte mise en ligne dans l’article d’hier).

Et le bon resto qu’on a bien mérité, surtout Loïca qui n’a presque pas dormi de la nuit!

On voulait prendre le ferry cet après-midi pour traverser le fjord dans sa longueur vers le sud mais le départ n’est qu’à 23h30 ce soir pour une arrivée matitutinale vers 5 h ! Nuit en siège incliné…😴😴 Alors on blague et on blogue….

Chili. Art. 16 La Carretera Austral. Le Mythe

Depuis hier, on peut dire qu’on roule en Patagonie ! La Patagonie se partage entre deux pays, le Chili à l’ouest et l’Argentine à l’est. La Ruta 40, côté argentin, est connue pour son vent terrible alors on a choisi le côté chilien, davantage abrité par la Cordillère des Andes (encore elle) mais ce côté serait plus sujet…aux pluies. Nobody ‘s perfect.

On en parle depuis des mois et puis demain, on y sera. On sera sur cette route mythique , la Ruta 7, plus communément appelée La Carretera Austral ( sans e en espagnol). Parfois elle est nommée  » sentier Général Pinochet « , ça fait moins rêver. Construite de 1976 à 1986, elle prolonge la panaméricaine qui naît en Alaska ! Beau parcours.

Pinochet l’a faite construire pour désenclaver le sud et ses habitants qui fricotaient un peu trop, à son goût, avec les Argentins du coin . Il a fallu faire un travail titanesque pour tracer cette route à travers les forêts, entre de hautes falaises, relier des vallées, sauter des gorges , contourner des lacs, et tout ça, sous des pluies fréquentes ! Malgré les Chiliens venus s’installer dans la région fin XIXe siècle, elle reste la moins peuplée. Magnifique mais vent, pluie et isolement . Aujourd’hui, l’enjeu est de préserver cet environnement exceptionnel face aux multinationales de tout poil voraces de forêts à couper, de barrages à construire, de poissons à vendre.

Puerto Varas qu’on a quitté ce matin, situé à 20 km avant Puerto Montt .

La Carretera Austral démarre à Puerto Montt, porte de la Patagonie où on est arrivés hier mardi 28 janvier, et se termine 1240 km plus bas à Villa O’Higgins, à la frontière argentine ! C’est notre programme pour les 15/ 20 jours à venir. Suite à mes deux premières crevaisons, on avait changé mes pneus mais la boutique n’avait pas la même marque, Schwalb Marathon, et on a pris ce qu’ils avaient. Alors que j’avais fait 6000 kms sans une crevaison, je me suis rattrapée . Deux autres crevaisons successives avec le pneu neuf. Soit quatre crevaisons en une semaine ! Moralité, je dis qu’il vaut mieux garder un pneu usé Schwalb qu’un pneu neuf chilien. Comme ils étaient fins, on les a à nouveau changés pour des pneus plus larges qui devraient mieux se comporter sur le ripio de la Carretera.

Cette route est devenue pour les cyclistes un défi à relever . On sera en territoire Mapuche ( Mapoutché) où on espère bien faire de belles rencontres. Drapeau Mapuche.

Cette route, c’est du dénivelé, des paysages grandioses, de l’asphalte mais surtout de la piste, de la distance. Bref, de quoi nous faire rêver et suer, rêver et geler, car même si ici c’est l’été, on se rapproche du pôle sud et les températures, avec une moyenne de 13 degrés, changent très vite.

Mais la Carretera Austral ne constitue pas toute la hauteur de la Patagonie. Il nous restera encore au moins 1500 kilomètres avant Ushuaïa en pays argentin.

Allez, demain une nouvelle aventure commence !

Chili. Art. 15 Région des lacs. Toujours…..

Hier vendredi 24 janvier, de vraies côtes avec des passages dans du ripiot ( piste de sable et de cailloux ) sous une forte chaleur nous attendaient tout le long du lac Coñaripe mais la récompense était de contempler les paysages magnifiques de cette région .

La veille, on s’est bien détendus dans les thermes « Geométricas  » réputés pour leur aménagement très réussi. Une vingtaine de bassins dans une végétation exubérante et des passerelles en bois rouge qui rappellent un peu le Japon. Après nos 70 kms de vélo pour arriver ici, on est allés en début de soirée jusqu’à onze heures pour voir le site sous les guirlandes lumineuses et les photophores. Vapeurs et températures entre 35 et 45 °. Plus on va vers les bassins du haut, plus il fait chaud.

Après la journée de vélo, on a décidé de renouer avec le camping car les trois nuits à Pucón étaient assez chères et puis le camping, c’est sympa! On trouve un petit camping avec peu d’emplacements et quand on arrive, nous n’avons que quatre voisins bien tranquilles, ambiance familiale. On s’installe, on repart découvrir la ville de Panguipulli et au retour, quinze tentes se sont installées ! Le terrain n’est pas grand, on est tous dans le même carré. Un motard allemand est à nos côtés et deux autres filles cyclistes (Chilienne et Argentine) ne tardent pas à déplier leur tente . Ah ! La nature 🌳! Le petit bois 🍀! Les oiseaux 🐦! La vie au grand air 🌼🏕.

Bon, la nuit au camping, ça été tout d’abord les discussions et les rires des Chiliens en vacances autour de nous. Ils ont quand même le droit de profiter de leurs vacances non? Ah ! 1h30 du mat déjà. Bon, allez on dort. C’est quoi ce coq🐔 qui vocalise ? C’est pas l’heure ( ça doit être un coq gaulois…décalage horaire…) . Allez, on va y arriver. Non. Maintenant c’est conversation canine entre les chiens du camping et ceux des voisins. Ça y est, on a sombré …. jusqu’aux canards qui ont pris la relève vers 5h30. Bon, le côté pratique, c’est qu’on n’a pas besoin de réveil et de toute façon, le bébé d’une tente voisine se charge de nous rappeler à tous qu’il est bientôt 6h30, qu’il a faim et qu’on doit se lever !

Ah oui déjà ? La nuit est finie….les charmes du camping….

Chili. Art. 14 Ascension du volcan VILLARICA.

Qui veut faire la grimpette vient d’abord à Pucón, ville balnéaire fréquentée par les touristes chiliens et autres sud américains. On y trouve de nombreux jeunes Européens dont pas mal de Français travaillant pour quelques semaines dans les hôtels de la ville. Le lac VILLARICA qui s’étend de la ville du même nom jusqu’à Pucón, offre aux vacanciers tous les plaisirs de l’eau et de la plage en plus d’une vue magnifique sur le volcan Villarica.

Toutes les villes du coin offrent le même confort que nos villes touristiques. On savoure les terrasses, nettement moins les prix en hausse. La région est vraiment magnifique avec lacs et sommets enneigés.

Vue du pont à l’entrée de Villarrica située à 25 km avant Pucón. Villarrica, trois en un : c’est le nom du volcan, de la ville et du lac.

Et puis, sur la plage ensoleillée 🎶 , depuis un moment, on voit un jeune passer de parasol en parasol avec une espèce d’extincteur et qui remporte pas mal de succès. Et nous, de nous demander ce qu’il peut bien faire. Pierre émet une hypothèse très drôle : c’est de la crème solaire ! Non mais quand même, de la crème solaire pulvérisée au karcher….je n’y crois pas. Alors je suis allée voir de plus près : il s’agit en fait de tatouages faits avec des pochoirs, principalement pour les enfants… il fallait trouver l’idée.

Mais les touristes ne doivent pas faire oublier qu’on est, dans cette région du Chili, en territoire Mapuche, communauté amérindienne dont la spécificité est qu’elle n’a jamais été vaincue ni par les Incas, ni par les Espagnols et qu’elle a résisté longtemps à l’armée chilienne. Mapuche signifie « Peuple de la Terre « . Ce groupe ethnique représente 600 000 personnes au Chili sur une population de 19 millions de Chiliens et 200 000 personnes en Argentine sur 45 millions d’ Argentins. On trouve à Villarica et à Pucón des centres d’artisanat Mapuche qui travaillent essentiellement le bois et la laine.

Reconstitution d’une maison traditionnelle abritant un restaurant.

On est surtout venus ici pour faire l’ascension de l’un des très nombreux volcans du Chili. Le volcan Villarrica n’est pas très haut, 2847m, mais il présente l’avantage pour le trekkeur, de grimper dans la neige et de marcher dans la lave puis de découvrir au sommet, un cratère de 200 m de diamètre avec fumerolles et parfois de la lave en fusion. La dernière éruption a eu lieu en 2015. On n’a randonné qu’une seule fois dans notre vie avec crampons et piolet, c’était en Islande, il y a une douzaine d’années.

On a choisi une agence tenue par des Français qu’on nous avait recommandée et qui a été parfaite. Il s’agit de Aguaventura, professionnelle du début à la fin. Un guide par groupe de quatre personnes. Guide parlant espagnol et anglais.

Veille du départ : explications du déroulement, ce qu’il faut apporter, ce que l’agence fournit. En fin de journée toujours la veille, on vient essayer l’équipement :

Casque.

Chaussures de montagne , en excellent état .

Guêtres.

Surpantalon et parka qui serviront lors de la descente qui se fera…en luge.

Gants et sur gants .

L’agence fournit aussi :

Le sac à dos.

Masque à gaz. Les émanations du cratère sont toxiques ( et on paie pour ça 😷!)

Crampons à glace et piolet.

Une luge pelle à neige.

Le jour J : Rendez-vous à l’agence à 6h30 le matin afin de récupérer les sacs préparés pour chaque participant et enfiler les chaussures de montagne et les guêtres .

Départ à 7 heures du groupe de 8 personnes et trois guides.

Point de départ. On ne sera pas tout seuls ! C’est la haute saison ici.

Il y a quatre heures de montée environ. Un groupe qui arrive après nous.

On voit bien ici les fumerolles qui s’échappent du cratère. On ne sait pas quand aura lieu la prochaine éruption. C’était pas aujourd’hui 21 janvier.

Chacun a apporté des en-cas. Pas de pique-nique là-haut à cause des gaz toxiques. Finalement, on n’aura pas eu besoin de chausser les crampons.

La vue est superbe de là- haut, bien que légèrement voilée.

Le cratère, ses émanations et ses borborygmes. Aujourd’hui, pas de lave en fusion.

Le masque à gaz s’est modernisé depuis Verdun !

Explications avant de redescendre en pelle à neige dans des couloirs qui ressemblent à ceux des bobsleighs. Bonne partie de rigolade mais presque plus fatigant que la montée, d’abord parce qu’il faut contrôler sa vitesse en piquant le piolet dans la neige pour ne pas percuter le dos de celui qui nous précède et puis, quand on arrive à des passages de lave, il faut se relever (on a les sacs sur le dos) , marcher quelques mètres et se réinstaller pour glisser à nouveau. On a fait ça cinq ou six fois.

Notre groupe composé de deux Brésiliennes, une Suissesse, un Anglais, deux Israéliens et nous.

Retour à l’agence. Restitution du matériel rapide et très bien organisée. Un pot sur la terrasse offert par l’agence.

Une très belle journée. On voulait aller voir le coucher du soleil mais on sera couché avant lui. 😴😴

Chili. Art 13 Le parc Conguillio. Les 🚴🏻‍♀️ parlent aux 🚴🏻‍♀️’

Le plus simple est d’arriver par Curacautin, de prendre la route sud-est sur 25 km de route asphaltée, vallonnée avec de très beaux paysages. 15 km avant l’entrée du parc, une dame fort sympathique propose sur la droite café et pâtisserie maison. On peut y faire un baby-foot, ça change du vélo. On aperçoit assez vite le volcan Llaima, 3125 m, qui laisse échapper quelques fumerolles quand il a le cœur gros.

L’entrée du parc, ça signifie 9000 pesos par personne (avec toilettes pour ce prix) et la fin de la route goudronnée. Ripiot, le retour. Et même s’il y a peu de distance, on n’avance pas vite à cause des pierres et des nombreuses côtes . On pédale à travers une forêt d’araucarias et autres arbres.

On arrive rapidement, après 5 km environ, à un camping sur la gauche installé près de cascades assez modestes, camping qui propose également des cabañas. Pour nous, le plus intéressant nous a semblé de continuer le chemin, 12 km plus loin, jusqu’à la Laguna Conguillio où se trouvent d’autres campings. On s’imaginait planter notre tente devant la lagune d’où on verrait le soleil se coucher ou c’est lui qui nous verrait nous coucher, il y aurait peut-être trois ou quatre autres tentes pas très loin…. mais en réalité, ce n’est pas du tout comme ça que ça se passe. C’est la première fois qu’on campe dans un camping depuis le début du voyage et par conséquent on a fait pas mal de découvertes…

Il faut impérativement se diriger vers la réception qui est commune à plusieurs campings. Première question qui nous paraît étrange : voulez-vous un emplacement privé ou partagé? En France, on peut avoir un emplacement plus ou moins grand selon le tarif mais on n’est pas avec une autre famille sur le même emplacement. Notre réflexe est de dire : privado. La fille nous montre la fiche des tarifs et de son bel ongle bleu nous montre le prix 35000 pesos ! Soit 41 € ! On a la vue sur la lagune pour ce prix là ? Non, aucun des campings, seulement les cabañas. Bon, alors on a pris emplacement partagé. Et là, l’ongle bleu nous promène sur des tarifs qui vont entre 8500 pesos et 15000 pesos….par personne ! On prendra le moins cher, ce qui fait 17000 pesos soit 20,50 € alors qu’on a tout notre matériel bien sûr. Les sanitaires sont très sommaires. Le papier toilette n’est pas fourni par la maison, et les douches ont de l’eau chaude de 8h à 11 h et de 18h à 21 h. Il y a seulement deux douches femmes et deux douches hommes dans notre camping qui sont très…rusticos !

On sait que le Chili est plus cher que les autres pays visités et en même temps, il y a quatre jours, on payait exactement le même prix pour une belle chambre et salle de bain incluse avec ménage fait tous les jours.

Heureusement nos colocataires, un couple brésilien, sont très sympas .On partage la même table forestière et les mêmes ronflements. Moins de deux mètres séparent les deux tentes. Ça crée des liens entre les pays…

Ceci dit, le parc est superbe et la plupart des touristes sont Chiliens, Argentins et Brésiliens. Ils viennent y passer de trois jours à une semaine.

Les deux emblèmes du parc , l’araucaria et le Llaima.

Plusieurs lacs sont situés dans le parc, le lac Conguillio est le plus grand.

Miroir dans le lac Arcoiris.

Beauté brune de la lave autour du lac Verde.

La dernière éruption du Llaima date de 2008. Rien aujourd’hui…

De très belles balades à faire autour des lacs et dans les montagnes.

Et puis c’est le départ vers une petite bourgade, Melipeuco à 30 kilomètres dont les deux tiers sur du ripiot pour terminer sur une jolie route asphaltée.

Sur la place du village un concert se prépare devant l’impassible Llaima. Mais c’est pô pour nous ! Les p’tits vieux, ça se couche tôt… 👴🏻👵🏻 Et demain on a vélo.

Chili.Vers le Sud : la région des lacs

On sait que cette région est très belle et qu’elle vaut le détour. On ne se précipite donc pas sur Puerto Montt mais on se dirige vers l’est, la cordillère des Andes chiliennes car de nombreux parcs nationaux, situés à la frontière de l’Argentine, foisonnent de montagnes, volcans, lacs et forêts. Et nous ne devons pas arriver à Osorno, à 335 km d’ici, avant le 21 janvier pour récupérer au consulat le passeport et une carte bancaire de Pierre.

Cyclobalades dans la région d’Araucania. On roule vers Curacautin, ville située entre le Parc National de Tolhuaca au nord et le Parc National de Conguillo au sud-est.

Sur la route ….. Pierre entre le volcan Tolhuaca, 2806 m à sa gauche et le volcan Lonquimay, 2865m.

Les arrêts de car.

Et puis, lors d’un arrêt dans un restobar pour s’offrir un  » délicieux  » Nescafé (omniprésent en Amérique du Sud) je regarde les livres d’enfants posés sur une table et voilà :

Sur quatre livres, deux auteurs sont français : La Fontaine et St Exupery. Et je dis à Pierre, tiens le lièvre et la tortue ! Et puis en regardant mieux…

Pourquoi La revancha ? Et on regarde les illustrations…c’est la suite de la célèbre fable ! Voilà le récit…

Le nigaud aux grandes oreilles a eu les boules 😡de perdre la course face à une tortue victorieuse pendant qu’il se la pétait à gambader à droite à gauche ! Alors, il lui propose un deal : Cette course, on se la refait et cette fois ce sera moi le boss ! La tortue, lente mais sympa, accepte. Les premières minutes sont sans surprise. Elle à la traîne et lui qui se pavane à grandes foulées loin devant. Mais comme il passe son temps à se retourner pour la narguer, il ne voit pas le trou dans lequel il tombe 😄😄 ! Et la tortue arrive à son tour et voit le grand couillon au fond du trou. Elle pourrait se dire : bon débarras ! Tu te foutais de moi ! Bah voilà ! Et c’est moi qui vais encore gagner ✌️! Au lieu de cela, elle le calcule même pas et son bon cœur 💖 triomphant, elle lui tend sa petite main toute calleuse pour le sortir de son trou…et l’autre qui reprend sa course de plus belle en tortillant du croupion ! Mais soudain, ô remords, cas de conscience, le lièvre se dit, bon, c’est quand même un petit peu grâce à elle que je vole vers la victoire. Un peu con cette tortue non? Mais gentille aussi. Allez, je vais lui montrer que je peux être un mec sympa. Émotion. Il décide de l’attendre et ils franchissent tous les deux ensemble la ligne d’arrivée ! 🐢🐇 C’est pas mignon ça? On ne sait pas si cette suite existe en France….et si La Fontaine y avait songé ?

Voyage, suite…

Curacautin, ville de 17 000 habitants, la plupart des maisons sont en bois.

De Curacautin, découverte de la lagune blanche. Mais avant d’y parvenir, il faut rouler sur 20 km de ripiot et payer un droit d’entrée de 3000 pesos (4,50 €) par personne à une famille allemande qui a acheté cette parcelle de terrain il y a une dizaine d’années. La Laguna blanca est donc privée.

Sur le sentier des petits lapins 🐰 🐇 .

Et voilà the Lord of the Park : l’araucaria, arbre symbole national du Chili, originaire de la Cordillère des Andes et importé en Europe en 1795 . D’ailleurs, de source très proche, il y en a un au jardin public de Guéret, Creuse, c’est vous dire ! Il pousse entre 600 et 1200 mètres d’altitude et peut faire jusqu’à 40 m de haut. On a trouvé lors de fouilles archéologiques, des traces d’araucarias datant de l’époque des dinosaures. Il donne des pignons comme les pins parasols chez nous, mais là le pignon mesure trois centimètres de longueur. Les arbres étant protégés, le commerce des pignons est interdit. On en trouve parfois sur les marchés locaux. Araucania, nom de la région, signifie aussi araucaria.

On l’appelle aussi le « désespoir des singes  » et quand on touche les feuilles, on comprend pourquoi. Elles piquent ! Impossible de sauter de branche en branche (même pas en rêve).

La Laguna blanca sous l’œil bienveillant du volcan Tolhuaca.

Chili. Art. 12 Ce qu’il ne faut pas faire …

Et qu’on a fait 😌 🤭🥺 😩

Oublier son sac à dos lors d’une pause à un arrêt d’autocar.

Avec à l’intérieur tout ce qu’il faut : un passeport, carte d’identité, carte de sécurité sociale, deux cartes bancaires, argent retiré la veille, appareil photo, outils pour le vélo et pompe avec manomètre, cartes géographiques, un carnet avec des codes et des adresses, une casquette, un canif… et deux barres de céréales…😢

PS : l’appareil photo, ce n’est pas un drame, il ne fonctionne plus depuis environ deux semaines malgré deux réparations en Équateur et en Bolivie (zoom toujours sorti) et toutes les photos sont enregistrées ! Merci 🙏 le numérique. On prend maintenant les photos avec le téléphone seulement.

S’en rendre compte à l’arrivée, une bonne demi- heure après. Prévenir les carabiñeros pour retourner vite fait en voiture avec eux. Et ne rien retrouver. Tu m’étonnes !

On se disait, et le carabiñero confirmait, que les voleurs allaient peut-être jeter les papiers autour de l’arrêt et seulement prendre l’argent. Mais non.

On se demande comment ça peut arriver de repartir sans son sac. C’est le sac que Pierre porte et non pas une sacoche de vélo. On l’avait posé pour y prendre un paquet de gâteaux….Après les 100 kilomètres, la fatigue, le relâchement, la hâte de parcourir les 17 derniers kilomètres ….et voilà. Le sac est resté là sur le banc de l’abri bus. Trop niais. On espère au moins que l’argent servira à une famille dans le besoin.

Actions, réactions.

Prévenir l’ambassade de France pour prendre rendez-vous. Tiens, situation déjà vécue…à Quito ! Ce sera le deuxième passeport de Pierre volé ! Rappelez vous, l’ambassade en avait fait un provisoire valable un an, vert avec moins de pages mais on ressortait de l’ambassade une heure après, avec le passeport à la main ! On s’attendait à la même chose, au Chili.

Heureusement que le vol du sac a eu lieu à seulement 320 Km de la capitale car, le Chili faisant plus de 4000 km de long……il n’y a qu’à Santiago qu’on peut refaire un nouveau passeport. Pierre a donc sauté dans un car pour la capitale et a fait l’aller retour dans la journée mais il est revenu…sans le passeport !

On pensait que comme en Équateur, il aurait à nouveau un passeport provisoire d’un an fait dans l’heure…Et ben que nenni. Et quand Pierre, qui est maintenant un pro du passeport volé, en demande la raison, voilà la réponse de l’ambassade de Santiago : Pour eux, ce passeport vert provisoire n’est pas un document « officiel « . C’est une ambassade qui parle du travail d’une autre ambassade. On ne l’a pourtant pas acheté dans la rue ou sur le marché! Et on a passé quatre frontières avec, sans problème, sans compter l’île de Pâques ! On ne doit pas comprendre le mot « officiel « . Il faudra attendre deux semaines pour obtenir celui-là . Mais ce sera un passeport « normal  » valable dix ans. Heureusement, on peut demander à ce que le passeport soit envoyé dans un consulat français, et dans le Sud du Chili, il y en a deux. On va s’arranger pour être au bon endroit, au bon moment. Finalement, ça évitera à Pierre d’avoir à faire refaire un  » vrai  » passeport en rentrant en France…et de payer une troisième fois le foutu passeport.💰

Et les cartes bancaires ? Après avoir fait opposition évidemment, on demande par mail à la banque postale de nous faire parvenir une nouvelle carte bancaire au consulat, celui qui recevra aussi le passeport, et la poste l’a envoyé…. à notre adresse en France 👍 💪✌️!!! Bravo la Poste ! Heureusement qu’il nous reste une carte bancaire.

Le Crédit agricole a bien compris qu’il fallait envoyer la nouvelle carte au Chili mais elle a envoyé le nouveau code…en France 👍💪✌️!!! Bravo le Crédit Agricole ! Un point partout. 🥳

Aujourd’hui, 10 janvier, on a parcouru 665 kms depuis Santiago et 6000 km pédalés depuis juillet ! Pour fêter cette belle avancée , mon vélo s’est offert sa première crevaison aujourd’hui : un minuscule morceau de fil de fer retrouvé dans mon pneu, provenant certainement d’un pneu brûlé sur le bord de la route. Pas grave, Pierre a réparé ( mais je l’ai bien aidé moralement) et on a toujours une rustine d’avance ! ( le petit sac à dos qu’on aperçoit est le mien….Pierre n’en a plus pour l’instant).

On pédale désormais au milieu de forêts de pins et d’eucalyptus, de vignes, de champs de noisetiers, de maïs, de pâturages bien verts pour chevaux, vaches et moutons. Des camions chargés de grumes nous doublent pour rejoindre les nombreuses scieries qu’on aperçoit régulièrement.

A Chillan, une cathédrale originale, déjà son nom « St Charles Borromeo » , antisismique parce que construite après le tremblement de terre de 1939 et terminée en 1950. L’idée de l’architecte était de représenter les mains en prière. Ce qui est particulier, quand on pénètre à l’intérieur de la cathédrale , c’est qu’on ne voit aucune ouverture , pas de vitraux. Et les tableaux du chemin de croix ne se découvrent qu’au fur et à mesure qu’on avance vers le chœur. Ils sont cachés par les arches.

Chemin de croix sobre comme l’est tout le monument.

Et quand on se retourne, on aperçoit la lumière provenant des arches.

C’est aussi à Chillan qu’on a découvert quelques œuvres de l’artiste chilien Rafaël Ampuero, mort en 1984, qui faisait, entre autres, des gravures sur bois.

On aime bien !