21.Il était une fois le Panama

Quoi le pays ? Non le chapeau.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le panama ne vient pas du Panama mais de la ville de Cuenca en Équateur où on se trouve actuellement. Alors pourquoi Panama? Parce que lors de la construction du canal de Panama en 1881, les travailleurs venant de toute l’Amérique du Sud portaient des chapeaux faits en Équateur. En 1906, le président Roosevelt va le porter en venant voir les ouvriers et ainsi le populariser. Du coup, on l’appelait le « Panama hat. » Les Parisiens en feront un chapeau d’élégance d’où viendrait peut-être le nom de Paname pour Paris. On en apprend des trucs quand même….🤓

Ici on l’appelle le « sombrero fino de paja toquilla. » Bon, Panama c’est plus facile.

En quoi est-il fait? Il est fabriqué à partir des tiges d’un petit palmier 🌴 qu’on trouve en Amazonie. On les coupe, on les fait bouillir, on sépare les fibres puis on les sèche. La couleur ivoire est donnée par un traitement à la pâte de soufre.Ce sont les Amérindiens qui les tissent. La fabrication d’un chapeau peut aller de deux jours à six mois! Plus la fibre est fine, plus le tissage est long et plus le chapeau coûte cher! De 20 $ à 30 000$ ! Nous, on porte nos casques alors….

On commence toujours par le centre.

Au départ, tous les futurs chapeaux ont la même taille et la même forme.

Outils d’autrefois : socle en marbre sur lequel on tapait le futur chapeau pour l’assouplir.

Et comme on n’a pas tous le même tour de tête – certains ont la grosse tête – il faut des gabarits différents.

Et comme on n’a pas tous la même forme de tête, on change de boîte crânienne…🤯

Cet appareil va permettre d’ étirer les fibres pour que le chapeau ait la dimension souhaitée.

On le comprime ensuite sur ce moule pour lui donner sa forme définitive.

On repasse les bords.

Et pour faire du sur mesure, on a inventé cet instrument de torture…Pierre est content.

On pèse la quantité nécessaire de colorants.

La couleur traditionnelle du ruban est noire.

Aujourd’hui, ce sont toujours les Amérindiens qui tissent mais la finition est faite en atelier avec les machines suivantes.

Procédé actuel pour l’assouplir.

Différents moules.

Forme définitive.

Les femmes de l’atelier attenant au musée du Sombrero.

Aujourd’hui toutes les couleurs sont permises !

On n’a pas encore trouvé la tête qui peut remplir ce chapeau 🤠

20. Les dangers à bicyclette.

Voitures et camions

Comme partout dans le monde, on peut dire que le premier danger ce sont les voitures et les camions. Ils passent parfois trop près, une portière peut s’ouvrir brutalement à l’arrêt côté route ou côté piste cyclable quand il y en a, Maps.me donne des itinéraires pour les vélos mais on ne les prend pas souvent car quand le GPS indique par exemple 60 km pour l’itinéraire voiture, on se retrouve avec parfois le double de kilomètres, en tout cas toujours plus pour l’itinéraire vélo et quasiment le même relief ! Ça ne donne pas envie.

Les trous sur les routes.

Dans les côtes, on a le temps de les voir venir mais dans les descentes, concentration maximale car on les aperçoit parfois au dernier moment. Dans les villes, les trous sont parfois carrés ou rectangulaires…les plaques d’égout ont disparu…il vaut mieux regarder devant sa roue que l’animation sur les trottoirs.

Le vent

On est super contents d’avoir une belle descente et…on ne descend pas! Obligés de pédaler. Ou alors on descend bien et d’un seul coup, le vent s’invite latéralement. Il faut évidemment modérer l’allure.

Les chiens

Ils s’approchent souvent des vélos qui leur passent devant la truffe en aboyant très fort.

On avait remarqué qu’en mettant pied à terre, en général ils s’éloignaient. Certains copains à pied font semblant de jeter une pierre. Mais hier, dans une montée, quatre chiens la babine mauvaise….je me suis fait choper la cheville par un grand chien blanc à l’œil torve. Rien de grave mais j’ai bien senti ses crocs. Ayant mis pied à terre, le vélo me servait de bouclier contre les quatre molosses qui ne lâchaient pas l’affaire. Je faisais semblant de leur jeter une pierre. Les vrais cailloux étaient du côté des chiens, sur le bord de la route et je voulais rester derrière le vélo car le blanc tentait régulièrement une approche. Je suis remontée vite fait sur ma belle bicyclette en gueulant sur les sales cabots qui ont fini par me lâcher. J’ai à peine eu mal, la bête est solide, mes vaccins sont à jour et Pierre ne me trouve pas plus enragée qu’avant.

Bon les vaches, mais elles sont attachées alors ça va…

Sinon le bonheur à vélo c’est quoi ?

C’est chanter à tue tête L’été indien dans une descente parfaite d’une dizaine de kilomètres comme hier matin.

19. Chimborazo ou notre dernier volcan 🌋 en Équateur

..mais pas le moindre! Puisque non seulement il est le plus haut d’Equateur avec ses 6310m, mais c’est le sommet le plus haut du monde ! Alors là vous pensez, n’importe quoi, elle a dû faire une chute à vélo sur la tête…et bien non, on a raison et voilà pourquoi.

Il se trouve où le Chimborazo ? En Équateur qui se trouve sur la ligne..de l’Equateur. Et comme chacun sait, la Terre n’est pas ronde mais renflée…à l’Equateur. Le Chimborazo a donc son sommet le plus près du soleil 🌞 ou si vous voulez le plus éloigné du centre de la Terre 🌎. CQFD. Bon, il ressemble à quoi ce Chimborazo ?

A ça.

On a eu un temps superbe les trois jours qu’on a passés dans sa région. On n’est pas allé au sommet ( 9h de marche dans la neige, départ minuit) mais on a grimpé dans la journée jusqu’à ses deux refuges et on a atteint pour la deuxième fois dans ce pays les 5100m. Cette fois, j’étais en pleine forme !

On nous a dit qu’on pouvait descendre le volcan à vélo à partir du refuge. Un pickup nous a donc monté les vélos et on est descendu en selle. Très casse gueule d’ailleurs à cause de deux choses : les cailloux et le vent 💨 !

On a eu un fan club d’Equatoriens à notre départ du refuge.

Il n’y avait pas foule… On a dormi dans une communauté indigène, encore! qui s’appelle cette fois-ci les Puruhuas. Rosario, la femme et son mari Andrés, ne savaient pas quoi faire pour nous faire plaisir. Rosario devant notre chambre. Avec nos vélos dedans.

On est allés couper des cactus 🌵 avec elle et Tupak, sept ans, pour nourrir les animaux et j’ai emmené l’alpaga au champ.On n’aura jamais vu Rosario sans son joli petit chapeau.

Chez eux. Maïs jaune, rouge et noir.

Le lave linge. Tupak enlève la glace ! Il ne fait pas chaud près du Chimborazo…

Pour la première fois de notre vie, voilà ce qu’on a mangé hier soir. Il vous fait d’ailleurs un joli sourire. Kesako ? en trois mots.

18. Passeport en….volé. Quoi faire?

On craint tous ça un jour quand on s’approche du comptoir d’enregistrement pour prendre l’avion : on va pour tendre le passeport à la charmante hôtesse et….. passeport introuvable !

C’est ce qui est arrivé à Pierre au moment de prendre l’avion pour les Galapagos.

Le tour des affaires est vite fait puisqu’il n’a qu’un petit sac à dos et notre sacoche principale qui se transforme en sac à dos avec ses deux sangles amovibles.

En quelques minutes, il faut se rendre à l’évidence : plus de passeport. Pierre me dit : bah tu vas y aller toute seule . On a le scan du passeport mais ils veulent celui qui est en papier 😅! On explique qu’il a disparu. Pierre dit qu’il a sa carte d’identité. On lui demande son permis de conduire. Il a seulement le permis français. Pas grave. Ils sont plus intéressés par le permis que par la carte d’identité. C’est bon. On embarque tous les deux. On avait oublié dans le premier quart d’heure qu’on prenait un vol  » intérieur  » même si l’intérieur se trouve à plus de 1000 km des côtes ! Pierre n’aurait jamais pu embarquer pour le Pérou ou la Colombie. Normal.

Alors, avant de parler de vol, on se dit qu’il est perdu, oublié quelque part. On se refait le film de la veille. Le matin, Pierre était allé chez un dentiste à Quito où je le revois de la salle d’attente tendre son passeport à la secrétaire pour qu’elle prenne nom et date de naissance. Elle a peut-être oublié de te le redonner ? Ensuite, on est allé déjeuner. En payant, ton passeport serait-il tombé de ton portefeuille ? Et puis l’après-midi, on est rentré dans un magasin acheter quelques trucs…et là Pierre se revoit à la caisse pour payer. Légère bousculade par quelqu’un qui passe dans son dos, un billet est tombé par terre et un agent du magasin le lui redonne. Moi je n’ai rien vu de tout ça, j’étais près de la sortie.

Après les Galapagos, on repassera dans ces trois endroits où il n’y aura aucune trace du passeport.

Quoi faire ?

On est revenus un vendredi soir donc pas d’Ambassade pendant le week-end. On regarde le site et on peut prendre rendez-vous en ligne à partir du..mardi. Ambassade fermée le lundi. On remplit le formulaire pour mardi 8h30.

Après, on va sur la place principale de Quito où il y a la police pour les touristes !

On veut faire faire une attestation de perte /vol

Trois hommes et une policière. On explique la situation en anglais et la jeune femme traduit à son collègue chargé de taper le rapport. Elle repart surveiller sur la place. On reste avec notre interlocuteur qui aura l’intelligence fine et la vivacité d’esprit d’un sergent Garcia nous reposant régulièrement les mêmes questions pendant une heure trente. Les deux autres sont très occupés : l’un regarde un film sur son ordi et l’autre, affalé sur un banc, regarde ses contacts WhatsApp. Un autre « client » attend pourtant : encore une Français, mais lui c’est sa carte bancaire qu’on a volée dans le trolley. Il n’a rien senti. En descendant, plus rien. On sortira quand même avec notre attestation.

Faire refaire des photos d’identité spéciales passeport français.

Se procurer une attestation de domicile.

La bonne nouvelle.On repart de l’ambassade avec :

Un laisser passer gratuit si vous devez prendre l’avion du retour pour la France .

Ou un passeport provisoire vert valable un an qui permet de poursuivre son voyage. Il coûte 50 $ mais ne permet pas d’aller aux USA.

Dans la salle d’attente de l’ambassade, un jeune couple de Français arrivé trois jours auparavant en Équateur, s’est vu menacé par un couteau pour donner leur passeport.

On nous a expliqué que depuis peu, le gouvernement vénézuélien ne délivrait plus de passeport à ses ressortissants qui ont fui le pays et que par conséquent, il y avait recrudescence de vols de passeports étrangers pour les revendre.

Pierre est content, il a un nouveau passeport. ✅

17. Les Galápagos ou un lieu unique

Au début de notre périple en Amérique du Sud, on ne savait pas encore si on allait y aller. Et puis on a croisé beaucoup de voyageurs qui en sont revenus conquis. Alors on s’est dit qu’on ne reviendrait jamais par ici, qu’on pouvait bien faire ce petit coup de folie, car les Galápagos c’est cher mais grâce à Tout Équateur- merci Léon !- le prix était moins élevé.

Les Galápagos qu’est ce que c’est ?

Un archipel de 22 îles ( ou 19 selon notre guide, tout dépend ce qu’on appelle îlot ) et une cinquantaine d’îlots situé à plus de 1000 km des côtes équatoriennes et un seul moyen pour y arriver : l’avion départ Quito ou Guayaquil.

Deux solutions :

On peut gérer par soi même les déplacements – coûteux – entre les îles et trouver ses hébergements mais dans ce cas, seules, les trois îles principales sont accessibles.

La croisière . Là, il y a tous les niveaux de confort et de durée. Il faut choisir son itinéraire, on ne peut pas faire toutes les îles ! A noter que la croisière permet d’accéder aux autres îles.

On a choisi une semaine de croisière et la catégorie de bateau la moins chère. Pour nous, novices en matière de croisière, tout a été parfait : cabine, dix passagers seulement maximum , personnel, qualité des repas. organisation, petits snacks à chaque retour de visite ou de snorkelling ( plongée avec masque et palme).

L’équipage qui a permis la réussite de cette croisière .

Et voilà nos compagnons de croisière: Jurg, Stefanie et leurs deux enfants Teresa et Justus qui ont passé toute la semaine avec nous. Un autre couple allemand, Ralph et Christa ( absents de la photo) avaient opté pour la formule de cinq jours ainsi que Florence et Fanny qui habitent Genève. Est arrivé ensuite Sam qui vit en Nouvelle Zélande.

On a été entouré de gens aussi sympathiques les uns que les autres et on espère bien les revoir en France chez nous !

Côté programme, on est heureux d’avoir vu tous les animaux caractéristiques des Galápagos , même si on a pensé que sur les après-midi on aurait pu crapahuter davantage.

Paysages lunaires de roche volcanique, lave pétrifiée spectaculaire et contrastes de couleurs. Le sable des plages varie du blanc au noir en passant par le rouge, terre riche en oxyde de fer.

Les Galápagos donnent l’impression d’être sur une autre planète par sa faune extraordinaire…et qui valait le détour !

Iguanes marins, à l’instinct grégaire, si nombreux par endroits, qu’on a tous failli à un moment ou un autre leur marcher dessus !

Iguanes terrestres, plus gros que leurs copains et plus hauts en couleurs. Ceux-là sont des solitaires.

Un phoque à fourrure. Beaucoup plus rare! Nous, on en n’a vu qu’un. Des pélicans en arrière plan.

Et puis les lions de mer, les plus nombreux. Si mignons en mode bébé…

Et dans la beauté de l’âge mûr…

Et bien sûr, les tortues, emblèmes de l’archipel .

Détails…

Pour protéger les tortues qui sont menacées par les rats, les serpents, les chiens et les chats, les gardes du parc mettent leurs œufs dans des incubateurs et conservent les jeunes à l’abri pendant cinq ans ou neuf ans selon l’espèce avant de les remettre dans leur milieu naturel.

Crabes rouges. On dirait qu’ils sortent de la marmite…mais non. Avec une petite mayonnaise ….. Surtout pas! Ils sont protégés comme tous les animaux du parc.

Beauté des oiseaux de 58 espèces dont 26 endémiques ! Quelques exemples…

La frégate qui pique en plein vol la proie d’autres oiseaux, comme autrefois les bateaux pirates du même nom. Le mâle a le cou rouge qui se gonfle comme un ballon quand il veut faire le joli cœur 💓.

Et les fous à pattes bleues ! Il y en a aussi à pattes rouges mais on ne les a pas vus.

Bon, on a moins flashé sur le cormoran sans aile qui s’est adapté à la plongée. Comme il avait plein de poissons autour de lui, il a préféré plonger que voler. Fainéant.

Nous, on préfère les cormorans bretons aux grandes ailes ouvertes sur les rochers.

Cormoran dans son nid.

Pélican et faucon.

De nombreux oiseaux moqueurs.

Pélican et huîtrier -pie.

Et des flamants roses qui tirent sur l’orange. Nobody’s perfect. Beaucoup plus nombreux en Camargue quand c’est la saison.

Évidemment, il y a beaucoup d’autres oiseaux….

Tous les jours, on faisait du snorkelling et l’eau n’était pas chaude ! On a eu du mérite mais c’était très émouvant de nager avec les lions de mer, les tortues, les manchots les plus petits du monde – 35 cm – les raies plus ou moins géantes selon l’espèce, des milliers de poissons et des requins.

Largeur d’une raie sous la surface de l’eau.

Mais on n’a pas de Gopro ! alors on dit déjà un grand Merci à Sam qui nous a envoyé quelques photos sous marines magnifiques…Si nos amis allemands y pensent, c’est avec plaisir qu’on complètera la collection de belles photos !

Une semaine magnifique.

16. CHARADE. Et réponses

Quand on porte mon Premier c’est un fardeau. Croix

Mon Second est un demi sexe masculin. Zi.

Mon Troisième est le nid des rapaces. Aire.

Mon Quatrième est vital. Eau

Mon Cinquième est synonyme d’ homme. Gars

Mon Sixième est fatigué. Las

Mon Septième suit d’autres septièmes. Pas

Mon Huitième est synonyme de gamin. Gosse

On fera mon Tout du 16 au 23 août ! Croisière aux Galápagos !

Alors??? Déjà trouvé ??? Trop fort……👏👏🏻👏🏽👏🏿

Bravo Etel qui a trouvé !

15. Communautés indigènes et volontariats

Depuis une dizaine d’années à Cotacachi, pour la communauté Tunibamba, six familles indigènes Otavaleños se sont regroupées pour accueillir des voyageurs qui ont envie de vivre chez l’habitant en partageant leurs repas, leurs activités quotidiennes comme la cuisine, le travail dans les jardins ou champs, les animaux à traire ou à nourrir. L’argent gagné par le prix payé pour l’hébergement et les repas est partagé entre toutes les familles de la communauté. A Otavalo, il y a ainsi 4 groupes de communautés différentes.

Au départ de notre périple, on souhaitait travailler comme volontaire dans chacun des pays traversés. On se rend compte qu’on le fera peut-être vers la fin du voyage mais que pour le moment, le fait de voyager à vélo nous prend déjà beaucoup de temps et comme on est très curieux (et pas encore fatigués) on préfère voir le plus de choses possibles car ce sont des pays où on ne reviendra pas. Et puis on a déjà fait dix mois de bénévolat dans un village amérindien dans le sud de la Guyane.

Depuis qu’on est allés en Colombie puis en Équateur, on est heureux de voir les nombreuses réussites des peuples amérindiens. Ils travaillent et s’organisent pour que ça profite à toute la communauté. On aimerait tant qu’en Guyane les Wayanas aient de telles envies et réussites.

On a croisé beaucoup de jeunes qui incluent le volontariat dans leur voyage pour mieux connaître les autres peuples et ne pas seulement être en mode touriste. Bravo à eux, c’est une super expérience. Cela va d’une semaine à plusieurs mois selon l’endroit et le travail proposé. Cela peut aller du gardiennage de maison, de cours de langues, de jardinage, d’accueil dans les hôtels ou auberges de jeunesse, de travaux dans les champs…

Pour deux jours seulement, on s’est posé dans l’une de ces familles indigènes, chez Carmen.

On pouvait, si on le souhaitait, travailler l’après-midi dans le champ avec Carmen. Son mari était avec ses enfants à ramasser du maïs plus loin. On a nettoyé les sillons entre les cultures pour permettre à un canal d’irrigation d’arroser l’ensemble des plantations.

Et le lendemain après-midi, on a semé des petits pois et des haricots.

Le matin on a retrouvé John notre guide pour qu’il nous emmène à 3400 m dans la montagne voir un élevage d’alpagas. Rien n’est plus doux qu’un alpaga ! On mange sa chair, on lui coupe sa toison quand elle atteint 12 cm et cela se produit une fois par an à peu près. Il faut aussi lui couper les griffes et lui limer les dents sinon, quand les dents sont trop longues, il ne peut plus manger et meurt de faim. 😩 Le troupeau appartient à la communauté.

Comme le lama, il peut vous cracher dessus s’il n’est pas content ! On a eu de la chance, les 63 alpagas présents étaient contents. 🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙 Rasés de près, on voit qu’ils sont de la famille des camélidés. Un petit air chameau…

Ensuite on est allés voir le travail de la laine d’alpaga. Dix femmes de la communauté travaillent la laine et font des ponchos, des pulls, des châles, des gants et écharpes. On carde la laine comme chez nous autrefois.

Les couleurs sont faites avec des produits naturels : insectes ( cochenilles), fruits, feuilles et fleurs. Et comme chez nous, les couleurs sont fixées avec du sel ou du bicarbonate.

Et dans un jardin « organic » , on a retrouvé les tomates 🍅 qui poussent dans les arbres et dont le jus plait tant à Pierre ! Voilà un tomatier…

14. Les Otavaleños

Ce matin en grimpant notre troisième volcan équatorien, le Fuya Fuya, au sud d’Otavalo, on a appris beaucoup de choses avec John, notre guide otavaleño.

Fuya Fuya signifie nuages. Pourquoi deux mots? Ben … parce qu’il y a deux sommets !

Sommets à 4263 m . Départ des lagunes de Mojanda composées de trois lacs mais là les deux autres sont cachés.

Arrivée au sommet : regards à 360°. On s’assoit et on boit ! On voit qu’il fait moins froid qu’au Cotopaxi. On est moins haut.

Ce que John nous a appris.

École et études

Les enfants vont à l’école de 8h à 13h du lundi au vendredi. Ils portent un uniforme qui est différent selon qu’ils sont métis ou indigènes. C’est ainsi qu’on nomme ici les Indiens: Indigènes. Leur uniforme est très proche de leur costume traditionnel.

De plus en plus de jeunes indigènes ont accès aux études supérieures mais cela dépend du nombre de points obtenus aux tests dans les différentes matières. Le total est de 1000. Plus le nombre de points est élevé, plus le choix d’études et de carrières est large. Corruption : Certains achètent les points nécessaires.

Plus les filles ont un niveau d’études élevé, moins elles ont les enfants jeunes. Sinon, elles peuvent avoir leur premier enfant vers 16 ans.

Dans les classes de collège, il y a entre 35 et 45 élèves par classe!

Pendant les vacances, des cours sont proposés à raison de 10 $ par mois: cela peut être piscine, anglais, art….

Économie du pays

Les principales ressources viennent du pétrole et de la banane, des roses qui sont exportées partout dans le monde, de la ville voisine de Cayambé où on a longé des kilomètres de serres bien cachées derrière des palissades. Pour les Indigènes, le commerce, c’est surtout le textile et le cuir.

Les occupations du dimanche

Quand on travaille toute la semaine, on garde le dimanche pour cultiver la terre familiale où pousse essentiellement le maïs. Mais on s’intéresse aussi beaucoup au foot qui est le premier sport national ! Sans surprise…

Le mariage et la religion

65% des Indigènes sont catholiques et font un mariage catholique. Mais ils gardent souvent les rites ancestraux comme par exemple, monter près de l’arbre sacré El Lechero pour faire des photos. Le mariage dure trois jours : le premier chez le garçon, le deuxième chez la fille et le troisième chez le jeune couple. On mange, on danse, on fait la fête. Pour ces jours, on prépare le chicha, alcool à base de maïs.

Fleurs jaunes ( on a oublié le nom en quichua…pas encore bilingues…)

Elles sont utilisées pour les cicatrisations lors des accouchements et des blessures en général. On en met sous les oreillers des enfants s’ils n’arrivent pas à dormir.

Fleurs des prairies en haute altitude. Elles sont poilues et toutes douces comme nos edelweiss pour se tenir bien chaud! Les colibris viennent se servir en nectar dans les belles corolles bleues.

13. La lagune de Quicocha près d’Otavalo.

La journée était magnifique et on avait décidé la veille de faire le tour de cette lagune, d’un diamètre moyen de 3,5km. Sa profondeur varie de 140m à 200m mais on n’ira pas s’y baigner. Le tour fait environ 14 km de belles côtes et de descentes.

Au départ, petit chemin sacré du temps des Incas. Après le cadran solaire puis lunaire, me voilà sur la table des sacrifices. On a même prévu le vase pour récupérer le sang. Pragmatiques les Incas…

La balade est magnifique et le chemin alterne entre marches retenues par des rondins, sentiers de terre, de pierres ou de sable. Très peu de monde ce matin là.

Et voilà la lagune dans toute sa splendeur avec deux îlots au centre. Une de nos plus belles balades en Équateur.

D’où vient le nom Quicocha?

Il y a trois significations données :

le lac des Dieux , nom donné par les Indigènes avant les Conquistadors.

Autre sens, « Qui » vient de Cuy qui veut dire cochon d’Inde parce que l’une des îles aurait la forme d’un cochon d’Inde et qu’un Allemand aurait fait un élevage de cochons d Inde dans le coin.

Il signifierait aussi Lac arc-en-ciel 🌈 parce qu’en hiver – enfin ce qu’ils appellent l’hiver ici- après la pluie un arc-en-ciel se formerait très souvent au-dessus du lac.

12. Otavalo

C’est le nom de la ville et des indigènes de la région. Ils appartiennent au groupe Quichua avec une même langue mais leurs propres coutumes. Depuis très longtemps ils sont dans les échanges commerciaux du fait de leur emplacement géographique : coton, cacao. Les Espagnols les ont obligés à travailler 14 heures par jour enchaînés à leur métier à tisser. Aujourd’hui, libérés et fiers de leur culture, ils exportent leurs textiles dans le monde entier.

Leur costume est magnifique.

Les femmes portent une longue jupe noire ou bleu marine, fendue d’un côté sur une jupe blanche. Elles ont à la taille une très belle ceinture brodée…qui en cache une autre de couleur rouge. Comme pour les bracelets rouges, cette ceinture arrête les mauvaises ondes et laisse passer les bonnes énergies.

Elles portent un chemisier blanc brodé de fleurs du pays et au cou un collier à plusieurs rangs de perles dorées ou corail. Ces perles représentent les grains de maïs et aussi l’or. Leurs chaussures, style espadrilles, sont noires. Signe qu’elles sont mariées : un châle noir ou bleu replié sur la tête en guise de chapeau.

Les hommes sont habillés d’un pantalon blanc large et court, d’un poncho foncé et d’un chapeau en feutre sur une belle tresse noire. Le poncho doit être de la couleur du lac Quicocha: bleu foncé. On utilise traditionnellement 13 couleurs de laine différentes pour y arriver. Ils ont les mêmes chaussures que les femmes mais en blanc. Cela leur fait un petit pied très féminin !

Petite mamie qui vend ses poteries.

Images du marché . Un marché aux bestiaux qui se déroule en dehors de la ville le samedi matin . Cela nous rappelait les comices agricoles dans Madame Bovary ! ….et l’immense marché artisanal – au centre de la ville- qui dure toute la journée.

Finalement, on n’a pas de bestiaux en photo…seulement des cochons d’Inde qu’ils mangent. Mets apprécié et assez cher.

Beaucoup de volailles.

Et le marché artisanal.