Si on pense à « sel » comme origine du nom de la ville , comme c’était notre cas, on a tout faux. Le mot viendrait de la langue quechua qui signifierait » beau, belle ». C’est pourquoi on l’appelle en espagnol « Salta la Linda « , Salta la Belle. La ville a été fondée par les Espagnols en 1582 , elle se trouve au sud de l ’empire inca qui s’étendait au nord jusqu’à la Colombie et au sud vers cette région du nord de l’Argentine, soit trois fois la France !
La cathédrale en extérieur nocturne.

Le MAAM (Musée de Archeologia de Alta Montana)
Cette visite est particulière et nous a mis mal à l’aise car les momies ne sont pas des objets mais des humains, et de plus des enfants.
C’est une expédition en 1999 au sommet du volcan Llullaillaco qui a permis d’exhumer trois momies d’enfants datant de l’époque inca. Le site était perché à 6739 m, ce qui en fait le site archéologique le plus haut du monde ! Le musée retrace cette épopée et ses découvertes.
Photos interdites mais beaucoup de panneaux explicatifs en espagnol et en anglais . On l’appelle la Capacocha ou obligation royale. A la mort d’un dirigeant inca, on faisait cette cérémonie. Des enfants, choisis dans différentes provinces pour leur beauté et leur perfection physique, étaient envoyés à Cusco (Pérou) pour y suivre des rites les préparant à leur sacrifice ultime, avant de retourner chez eux. Les rites servaient à créer des alliances entre familles ou communautés. Devant Viracocha, ils étaient mariés symboliquement. Ils marchaient deux fois autour de la place puis partaient pour un très long pèlerinage qui les menait au sommet de la montagne où ils allaient être sacrifiés. Sur le chemin, on acclamait ces enfants qu’on avait habillés de vêtements spéciaux et à qui on avait fait boire de la chicha. Drogués aussi . Une fois endormis, on les enterrait avec les objets préparés à cette occasion : des miniatures d’animaux, d’humains, de la vaisselle, des aliments. Selon la croyance de l’époque, ils ne mouraient pas mais rejoignaient leurs ancêtres. En retour, les Dieux apportaient santé et prospérité. On espère…Le sacrifice établissait un lien entre les Dieux, le roi mortel et son royaume terrestre.
On a donc retrouvé trois momies exposées chacune leur tour pour ne pas lesm détériorer. Ce n’est plus le glacier qui les conserve aujourd’hui mais des capsules de cryoconservation ( moins glaglamour) qui les maintiennent à – 20 degrés. Les momies sont deux filles de 6 et 15 ans et un garçon de 7 ans. Nos photos sont pris⁹es à partir des vidéos projetées en fin de parcours. Ces enfants vivaient il y a plus de 500 ans, avant l’arrivée des Espagnols.
Jeune fille de 6 ans, assise en tailleur, tête relevée, montrant ses dents.

Garçon de 7 ans ( dessous ) qui était la momie exposée lors de notre visite. Jambes pliées devant lui, cordes blanches sur la tête, bracelet en argent, face cachée. Le crâne était déformé, ce qui révèle son origine noble, élite inca. Les jambes sont attachées et la tête repose sur ses genoux.

La jeune fille de 15 ans. Traces de pigments rouges sur le visage et de feuilles de coca. Les jambes étaient en tailleur et les pieds attachés.
Et on pense aux parents : ont-ils essayé de cacher leurs enfants dont la beauté les mettait en danger de mort ou vivaient- ils ce sacrifice comme un privilège le fait que les Dieux aient choisi leur progéniture ??? On ne saura jamais. Il n’y avait pas d’écrit.

Bon, maintenant on va prendre l’air dans les rues de Salta. Ça va faire du bien 💨
La première étape de la fondation d’une ville par les Espagnols était la place où allait être construite la forteresse, édifice militaire d’où le nom qu’on retrouve partout en Amérique du Sud : la place d’armes. Le City Hall est aujourd’hui un musée historique.
La cathédrale, de style italien comme son architecte, est aussi une basilique parce que le pape Jean Paul Il y est venu en 1987, et a fait un speech du haut de ce balcon.

La cathédrale en extérieur diurne.

Autre édifice sur la place principale. Ce fut d’abord une église jésuite, puis un club BCBG, la maison du gouverneur et enfin un centre culturel. Tout ça de style français. La classe…

Intérieur verrière art déco. Le plafond.


En français sur le socle de la statue : l’aviation donnant des ailes à l’homme. Nous on pensait qu’elle les lui arrachait !

Devant une église. On l’a reconnu, avec ses petits oiseaux.

Et voilà son église, d’abord construite en adobe, puis plus grande en bois, mais elle a brûlé et a enfin été reconstruite en 1800 dans un style italien. Seul endroit d’Argentine où on peut voir un campanile, clocher séparé du corps de l’église.
Intérieur de l’église San Francisco. Pour nos fidèles lecteurs, vous aviez la façade de cette église avec une magnifique lumière dans l’article d’hier. Il faut suivre un peu….🧐


On oublierait facilement que c’est bientôt Noël avec le soleil qu’on a tous les jours. Les décorations ici sont assez basiques, un sapin essentiellement qui nous semble anachronique. Ici une jolie crèche.

L’enfant du pays devenu très célèbre.

De belles demeures dans le quartier rupin de Salta.


Demain, départ vers Cafayate (190 km ) qu’on mettra deux ou trois jours à atteindre selon le profil de la route et l’amabilité du vent. Petit relooking de mon vélo.
Nouvelle surselle……….
Avant. ………………………………………………………………………………………..Après

Et nouveau support du téléphone sans sparadrap !

Le deuxième plateau du 🚲 de Pierre ne fonctionnait plus, il a dû racheter tout le pédalier. Beaucoup moins cher qu’en France.




























Dans la vallée de la Luna. Du sable et des canyons. Gypse .

Le salar d’Atacama. Tout en sel et en flamants.






































































