Article 4. Nouvelles des bords de Saône

Comme le temps passe vite….un peu plus de 500 km parcourus. Déjà lundi 17 avril ! Demain midi cela fera une semaine qu’on pédale sur la Voie Bleue. On aurait aimé écrire plus souvent mais il faut que certaines conditions soient réunies. Vue la température moyenne de cette semaine, on cherche à être dans un local à l’abri du vent, avec une table et une chaise. Et puis il faut être seuls et pas trop fatigués ! Dans la tente, pas facile de rester assis pour écrire. Dormir c’est mieux.

Alors ce soir, on est en chambre, après une journée de 85 km. On dort à Bains les bains, près de la Vôge sur Saône, l’une des étapes de la Voie Bleue.

Quelques réflexions sur cette première semaine.

Comme dans beaucoup d’endroits cette semaine, il a fait froid et on a eu beaucoup de pluie. Mais on est contents du matériel ! On a testé notre nouvelle tente autoportante, ce qui fait que dès les deux premières nuits, on a pu s’installer dans des endroits secs, sur des sols durs, où la tente tient debout sans les piquets. Nos duvets, confort jusqu’à 12°, ne suffiraient pas sans un petit plus. Pour Pierre, un drap de soie, pour moi une couverture polaire que je glisse à l’intérieur.

Collection Printemps 2023. Cape de pluie et surpantalon de pluie. Pierre n’a pas pris de surpantalon. Il trouve ça collant. Mais cela évite aux chaussures d’être trempées.
On perd pas mal de temps à caper, décaper. Enfin un peu de ciel bleu mais on garde les gants et un tour de cou.

Partir mi avril présente des avantages et des inconvénients. Les avantages, il n’y a pas beaucoup de touristes. On n’a pas trop chaud ! Ça c’est sûr…Les inconvénients, beaucoup de lieux n’ouvrent qu’à partir du mois de mai. Certains campings sont fermés, mais surtout les sites à visiter sont encore soit en heure d’hiver, soit ouverts une ou deux fois par semaine, ou pas encore ouverts car pas assez rentable (des châteaux). Le lundi est un jour complètement mort, même pour boire un café.

Depuis hier dimanche, on roule au sec et on a apprécié les premiers rayons de soleil depuis le début du périple. Un voyage, ce n’est pas seulement les visites mais également les rencontres chaleureuses, parfois furtives, parfois le temps d’une soirée.

Yves, le cyclo qui fait ses 200 kms par semaine avec un copain.

Un cycliste tout heureux de nous aider à sortir de Chalon sur Saône et de nous accompagner sur une dizaine de kilomètres, un boulanger qui n’en finit pas de nous poser des questions sur le voyage à vélo, un autre ce matin, qui nous offre le café parce que camper dans ces conditions…c’est pas drôle…des pêcheurs, debout ou installés pour une ou deux nuits.

On retrouve le logo de la Viafrancigena dont on a fait la partie italienne jusqu’à Rome mais qui commence à Canterbury et qui traverse la France dans ces régions.
Première fois qu’on voit un panneau Warmshowers. Malheureusement, il n’est que 11h le matin, on ne va pas s’arrêter dormir ici.
Chalon sur Saône. Ville natale de l’inventeur de la photographie, Nicephore NIEPCE. Quel prénom ! On ne sait pas si ses parents l’aimaient…Une étude très sérieuse a démontré que les élèves qui avaient des prénoms compliqués étaient moins interrogés en classe… Il a eu le temps de réfléchir tranquillement dans son coin et d’inventer le premier procédé photographique en 1824…
Malheureusement, alors qu’on prenait notre temps pour la visite du musée, une voix nous a soudain susurré « on va fermer dans cinq minutes »…horaires d’hiver. Il faudra qu’on y revienne. Ce qui nous aura marqués à l’entrée du musée est un compteur géant qui, en temps réel, enregistre le nombre de photos prises depuis Niepce. On était à plus de 250 000 000 000 de photos prises dans le monde quand on y était. Développement exponentiel depuis que Facebook existe. Faut-il en rire ou en pleurer? Je n’ai pas le cœur à le dire comme le chantait l’ami Ferrat.

Entre Chalon sur Saône et Seurre, à l’entrée d’un village :

Tout le monde en Guyane a entendu parler de cette religieuse qui a participé à la libération des esclaves et qui a créé la commune de Mana. JAVOUHEY est le nom d’ une autre commune guyanaise où vivent des HMONGS. Ici on est à Monchamps où elle a passé quelques années. Elle est née à Jallanges, un village voisin.
On se doutait bien qu’il y aurait quelque chose sur elle dans la petite église. Elle a fondé également le premier Ordre des religieuses missionnaires de France.
A l’entrée de St Jean de Losne, ce panneau qui rappelle qu’on est sur la Voie de Vézelay. Nous rencontrerons un pèlerin au camping qui rejoint à pied la voie d’Arles. Il a loué une caravane pour la nuit.
On roule sur le chemin de Compostelle.
St Jean de Losne est le plus grand port fluvial de France.
Nos voisins allemands de camping ont fait reproduire leur portrait sur leur camping car ! Mais où va se nicher l’ego ???
Dans le camping, le restaurant où on rencontrera le pèlerin. Quelle bonne idée, ces braseros au centre des tables ! Petit déjeuner. Gérante très sympathique qui nous offre en plus de la charcuterie.

A Auxonne, on a la surprise d’arriver en pleines journées napoléoniennes ! C’est la première fois qu’elles ont lieu. On est déçus pour les organisateurs de cette météo très pluvieuse. Certaines batailles prévues sont annulées.

Les sacs à dos de l’époque.
Boisson Moncoco faite à base de citron (pour désinfecter) et de réglisse ( pour digérer).

Cette journée à Auxonne a été la pire depuis le début du voyage, non pas à cause de Napoléon, mais parce qu’il va tomber des hallebardes sur nous jusqu’au soir et que, comme on aime ça, on va faire durer le plaisir en se perdant pendant deux à trois heures.

Rencontre personnelle avec l’Empereur.

Ce soir-là, on doit retrouver un couple de cyclistes qu’on a connu sur la Viafrancigena en octobre dernier et qui nous a invités à dormir chez eux. Il faut donc quitter la Voie bleue pour rejoindre leur maison. A Vadan.

Photo d’Emmanuelle et de François prise en Italie. On n’a même pas pensé à faire des photos le soir…

Tout guillerets mais quand même un peu transis, on quitte les régiments napoléoniens pour se remettre en selle et aller chez Emmanuelle. Elle nous a donné sur WhatsApp des précisions qui permettent de quitter la Voie bleue pour aller chez elle. Mais Pierre veut gagner du temps, à ce moment-là, on y croit, et propose de prendre les grands axes. Bon. Why not? Il recommence à pleuvoir. On découvre une route sans grand intérêt, qui ne fait que monter et descendre. Mais si on gagne du temps…Après une courte accalmie, j’ai arrêté de remettre le surpantalon pas très agréable à porter me disant qu’on sécherait bientôt chez nos copains. Soudain, le gps nous dit de tourner à gauche, Tournez à gauche, TOURNEZ À GAUCHE.

On hésite et, une voiture s’arrêtant au stop, le chauffeur nous confirme que c’est effectivement plus court par là mais que…et le voilà parti dans des explications à n’en plus finir. Sous la pluie, l’idée d’un itinéraire plus court est alléchante. Mais tel David Vincent cherchant un raccourci qu’il ne trouva jamais, on n’a fait que s’emmêler les compas. Mais, me direz-vous, comment est-ce possible avec les GPS ? Si si…on sait bien faire. Alors on demande aux rares personnes qui montent ou descendent d’une voiture. Un jeune nous dit qu’on est au moins à 25 kms alors qu’il en reste une douzaine normalement, un papi nous conforte dans la direction prise. Oui, vous pouvez par là, mais, il y a un pont. Il y a un pont ? Oui…mais il y a un pont. Il nous dit ça comme si le pont était miné.

Merci papi. On se retrouve au milieu des champs, dans des chemins de terre défoncés, où des ornières remplies d’eau nous obligent à slalomer sous une pluie qui nous semble de plus en plus glaciale. J’aurais bien aimé comme David Vincent rencontrer des envahisseurs, au moins on aurait été au sec dans leur capsule. Non, seulement des Charolaises humides elles aussi. Mon gps qui ne disait plus rien reprend la parole pour me dire Faites demi tour. J’aperçois entre les gouttes Pierre quelques ornières plus loin, trop loin pour m’entendre l’appeler. Quand longtemps après, on se rejoint, il préfère qu’on continue droit devant pour retrouver une vraie route ! Celle qu’on n’aurait jamais dû quitter. Mon GPS qui indiquait 9,5 km pour arriver chez les copains continuent à marquer des points:11 km, 12 km…13,5 km. On finit par retrouver une route goudronnée….et, 1h 50 après lui avoir parlé, on se retrouve devant la maison du papi du Pont ! Moralement, il n’y a pas pire. Pont d’ailleurs que quelqu’un, entre-temps, a dû faire sauter parce qu’on ne le verra jamais !

Attendus en début d’après-midi, on arrivera à 17 h, heureux mais un petit peu humides de retrouver Emmanuelle, ses petits enfants et François, pour passer ensemble une très belle soirée.

Article 3. Tournus (Saône et Loire)

Balade dans la jolie ville de Tournus – prononcer Tournu- où nous sommes arrivés tôt mercredi puisqu’on était dans un camping à quelques kilomètres de la ville.

Tournus aussi a ses traboules.

Tournus est une belle étape sur la Voie Bleue où nous avons passé une bonne partie de la journée. L’Abbaye de St Philibert valait la visite guidée faite par Clara de l’office du tourisme. On était ses VIP disait-elle parce que nous étions les seuls alors qu’habituellement, il faut un minimum de quatre personnes pour maintenir la visite. Mais un autre couple a fait faux bond. Tant pis pour eux.

On se trouve dans l’avant- nef . Clara éclaire une tête de mort gravée. C’est une tombe mais la forme circulaire est inhabituelle. Aux XIe et XII e siècle, à l’époque de la construction de l’abbaye, on enterrait les gens debout. Les raisons ? La tête, l’Esprit, étaient tournés vers la lumière. Seuls, les notables pouvaient avoir une place dans l’avant-nef et payaient pour cela. Enterrer les morts debout permet de gagner de la place et ainsi l’Eglise vend davantage d’emplacements ! Spiritualité. Rentabilité.
Quand l’organiste a découvert la hauteur de l’orgue de l’abbaye, il a fait savoir qu’il ne pourrait jamais y jouer car il était sujet au vertige…Clara nous précise que l’organiste doit passer sur les bords pour prendre place et que la rambarde qu’on aperçoit arrive aux mollets….Le bonhomme était motivé parce qu’il a entrepris des séances d’hypnose pour se soigner. Fini le vertige !
L’abbaye, pourtant romane, a tout d’une grande ! 18 mètres de haut quand même. Haute sur pattes grâce à ses voûtes transversales, qui s’appuient les unes sur les autres, cette technique très rare a permis de se passer de contreforts à l’extérieur et de pouvoir percer ses murs pour y mettre des vitraux. Un mix de roman et de gothique.

L’abbaye est essentiellement en pierre rose, sauf le chœur qui a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que les vitraux. L’artiste peintre maître verrière, pour homogénéiser l’ensemble, a fait des vitraux rosés pour que la lumière se reflète rose sur la pierre blanche du chœur ! Il fallait avoir l’idée….les vitraux font très contemporains et pourtant ils datent des années soixante.

Les croisées d’ogives seront ajoutées plus tard sur les bas-côtés de la nef.
L’abbaye est essentiellement en pierre rose, sauf le chœur qui a été détruit pendant la seconde guerre mondiale, ainsi que les vitraux. L’artiste peintre maître verrière, pour homogénéiser l’ensemble, fait des vitraux rosés pour que la lumière se reflète rose sur la pierre blanche du chœur ! Il fallait avoir l’idée….les vitraux font très contemporains et pourtant ils datent des années soixante.
On aime bien les anecdotes…sur un pilier, un âne et en face, un loup.
A l’époque, les religieuses lavaient le linge des moines .. c’est jamais dans l’autre sens…une fois lavé, repassé, amidonné, un gentil âne transportait le linge de ces messieurs jusqu’à leur monastère mais un jour, un loup survint, à jeun, qui cherchait aventure, et que la faim en ces lieux attirait. De l’âne il ne fit qu’une bouchée. Une grosse bouchée. Les religieuses furent placées alors devant un terrible dilemme : soit dresser le loup pour qu’il transporte à son tour le linge, soit apprendre aux moines à laver leur linge eux-mêmes. Elles choisirent ce qui leur a semblé le plus facile : dresser le loup !!!
Voilà le résultat ! Tableau dans l’abbaye.
Pique nique sous un soleil éphémère avant de se remettre en selle direction Chalon sur Saône.

Article 2. Premiers tours de roue.

On voulait choisir un joli symbole pour décider de notre point de départ lyonnais. On a opté pour la statue de « l’homme qui se porte lui-même ». Elle est située sur la rive de la Saône en face du Palais de justice aux 24 colonnes juste à côté de la passerelle.

Notre journée pédalage à partir de Lyon a commencé plus tard que prévu pour des histoires de train. Train pour Lyon en retard, puis train qui arrive en gare dans lequel on est plusieurs à s’engouffrer, pour se retrouver à St André Le Gaz …Terminus ! On l’a tous pris avec le sourire en faisant remarquer au contrôleur que les annonces à Voiron auraient pu nous dire que ce train n’allait pas jusqu’à Lyon. Gentiment, il nous a expliqué que c’était des annonces pré enregistrées mais que dans 20 minutes un autre train arriverait. Rien de grave. On prend le temps. Enfin pour cette première journée, surtout le temps froid, humide, pluvieux , qui nous oblige parfois à sortir les capes de pluie quand l’averse devient trop importante.

La sortie de Lyon nous permet de côtoyer les guinguettes qui ont fait le charme, et le font encore, des bords de Saône.

On va déjeuner chez Bocuse.
Enfin, presque. Devant chez Bocuse. Radis, fromage, mandarines. Cuisine nouvelle.
Le panneau nous amuse, la pluie moins. On ne craint pas l’excès de vitesse ! Il y a de la marge, nous on roule autour de 19 à l’heure. La première partie n’est pas très agréable, près de la route sur la voie cyclable, mais ce sera seulement sur la première vingtaine de kilomètres en sortant de Lyon.

Les cyclistes attirent les cyclistes. Sur la route, un jeune cycliste nous interpelle, Pierre va réparer sa pédale. On lui parle d’atelier vélo à Lyon où il peut apprendre à l’entretenir. Dans une commune, une vieille dame roule plus vite pour nous rejoindre et nous indiquer un chemin étroit invisible aux non initiés qui nous permet de relier la Voie Bleue sans rester sur la route. Tellement contente de nous avoir été utile! Et nous, contents qu’elle soit contente.

On passera la nuit au camping de Trévoux, où la gérante nous proposera de nous installer sous un grand barnum étant donné l’état du ciel. On est ravis, cela nous coupe du vent et de la pluie éventuelle qui va qui vient depuis ce matin.

Une jeune stagiaire est à ses côtés, on sent qu’elle débute, elle vient de Chine. Alors je lui parle de son pays, des montagnes sacrées bouddhistes, des pains de sucre de Guilin, de la Mongolie intérieure. Elle s’esclaffe, car comme très souvent, nous, voyageurs étrangers, avons visité davantage de choses dans leur pays qu’eux mêmes. Quand je lui sors les quatre mots chinois que je connais : bonjour, merci, ça va, manger, elle est aux anges et commence à me parler chinois. La gérante est morte de rire car le matin même, elle lui a dit : tu sais, c’est pas ici que tu vas avoir l’occasion de parler chinois ! C’était son premier jour de stage .

On a choisi Trévoux pour son cœur médiéval et ses centres d’intérêt. Mais ce sont d’abord les personnes qu’on rencontre qui la rendent sympathique. Cette librairie née de la volonté et de l’investissement de ses habitants, ces nombreux potiers, sculpteurs dans les rues des arts qui nous parlent de leur passion avec brio.

Des reconversions qui leur ont donné le bonheur et l’envie de transmettre ce bonheur aux élèves de tous âges qui viennent des communes alentour pour travailler la pierre. Quitter des emplois de bureau pour prendre le risque de la création. Une médiathèque très active, des bords de la rivière aménagés pour les enfants, les promeneurs, les sportifs.

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Et puis surtout, Trévoux est célèbre pour ses imprimeries installées dans un couvent désaffecté de la ville fin XVIIe siècle. Ici ont été imprimées les premières éditions du Dictionnaire et du Journal de Trévoux célèbres dans toute l’Europe du XVIIIe siècle.

Cette petite ville a été dotée d’un parlement ! Lequel a donné à ce petit territoire tous les attributs d’un véritable état. Mais porque? Parce qu’en 843, le traité de Verdun partage l’empire de Charlemagne et c’est la Saône qui sert de frontière entre le royaume de France et l’Empire.

La ville s’est enrichie grâce au péage fluvial et à un atelier de fabrication de monnaie. Mais aussi, et ce n’est pas un détail, se développe à Trévoux l’industrie de la filière en diamant. Kesako ? On vous dit tout. Un gars de Trévoux (Trévoltien donc) a réussi à percer le diamant et donc, il a pu fabriquer des filières en diamant qui étaient quasi inusables et se sont répandues dans le monde entier en particulier pour la fabrication des fils en tungstène des ampoules électriques. Je ne sais pas si c’est grâce à lui qu’on a inventé le fil à couper le beurre…Mais en tout cas l’affaire à bien fructifié.

Voilà à quoi ressemblaient les filières en diamants dont le trou servait à fabriquer des fils métalliques.
On a fait attention…

Et puis le lendemain, journée venteuse de 80 kms environ sur des chemins de halages, sentiers, petites routes de campagne agréables.

Le bar de Montmerle s’est préparé, en même temps que la Voie Bleue s’installait dans l’Ain, à recevoir joliment les cyclistes seuls ou en famille. La portion de Voie qui passe ici ne date que du mois dernier. Une cour très colorée avec une vraie cabane de sorcière ! Elle nous fait penser à la maison des grands parents de Charlie dans Charlie et la chocolaterie…pour ceux qui connaissent…
La Voie Bleue n’est pas complètement terminée. On comprend que c’est un investissement pour les communautés de communes.
On suppose que c’est l’imprimeur qui a fait une coquille !!! Pardon St Ex. Ton texte reste magnifique.
Des observatoires. J’y dormirai bien mais ils sont toujours sur l’autre rive.
Éclaircie
Arrivée à Mâcon sous la pluie. Juste l’envie de boire un café.
Et de saluer Lamartine dans sa ville natale.
Les points kilomètres indiquent le nombre de kilomètres de la Saône navigable entre ce point et Lyon. Le ciel nous presse de trouver rapidement un point de chute.
Notre second camping…il y a de la place…

La prochaine fois, on vous parlera de Tournus qu’on a pris le temps de visiter également. Ce soir on dort à Chalon-sur Saône, dans un petit hôtel bien douillet. Bon, minuit 26. Demain on a vélo.

LA VOIE BLEUE. De Lyon à Luxembourg

ARTICLE 1. LE PARCOURS.

Elle propose 700 kms de voyage vélo au bord de l’eau répartie en 23 étapes, de Lyon à Luxembourg, pensée pour les curieux de nature et de culture ainsi que pour les gourmands. Elle traverse 3 régions, 7 départements, 2 métropoles, 15 villages classés, et 3 sites inscrits à l’UNESCO.

La Voie Bleue est une partie d’un réseau « itinéraire vélo » qui relie l’Europe du Nord à la Méditerranée. Au sud de la Voie Bleue, on retrouve la Viarhôna qu’on a parcourue il y a quelques années.

On pense poursuivre après Luxembourg sur l’euro vélo 5 direction la Belgique jusqu’à Bruxelles. Cela nous fait une jolie balade de 1100 km all inclusive sans compter le retour car pour l’instant, on ne sait pas encore comment on revient. On a le cerveau lent. Mais chaque chose en son temps.

On s’est dit que le programme nous convenait bien. Au gré des rives de la Saône, remplacée plus haut par le canal des Vosges, la Moselle lui succédant, on se voit déjà le nez au vent, enfin surtout sous la pluie d’après la météo annoncée, pédaler à la rencontre de villages charmants, de musées, de poulets de Bresse à la crème, de canaux, d’abbayes, d’escargots de Bourgogne, d’endroits sympas où s’asseoir, dans l’herbe au bord de la rivière, ou au bar du village….Plutôt au bar s’il pleut.

Pour l’hébergement, on a une tente, on s’est inscrits sur le site WS ( Warmshowers) mais on ne rechignera pas non plus si on peut dormir dans un joli gîte, même si on sait que le camping sous la pluie, ça crée des souvenirs !

Demain matin, le train de Voiron à Lyon puis direction Thouassey.