Article 5 . La Loire Atlantique

Réminiscences. Mon département. Un sentiment d’être chez soi parce que lieu de ma naissance, des études, des amis, du travail, des amours, des enfants, des emmerdes. De la vie quoi.

Chemins parcourus en voiture, à vélo, tant de noms de communes qui évoquent des écoles, des balades, des rencontres.

Cette fois, grâce à la Velodyssée, c’est surtout l’occasion de nombreuses retrouvailles avec des amies de très longue date qui me sont chères. Encore merci à elles pour leur accueil, leur sourire et leur bonne humeur.

Le départ de Nort-sur- Erdre, mercredi matin, se fera sous la pluie pour la première fois, mais elle sera de courte durée. L’Erdre prend la place du canal . Mais c’est principalement en longeant la nationale qu’on arrive à Nantes, la ville que je connais le mieux.

Cours des cinquante otages. Niveau préfecture . Le général de Gaulle et la Tour de Bretagne en arrière-plan.
Le Pianock’tail, l’équivalent du Grand Angle à Voiron pour petits et grands.

Il y a une trentaine d’années, Nantes était avant tout la ville natale de Jules Verne qui, au fil des ans, n’a pas cessé d’inspirer les créateurs de Royal de Luxe et son Géant aux Machines de l’île. Aujourd’hui, elles sont vraiment l’image de marque de la ville.

On était pressés de retourner voir les nouvelles créations depuis notre départ.

Les Machines de l’île.

Croisement des univers de Jules Verne, de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes. Les Machines sont sur le site des anciens chantiers navals . Leur imaginaire s’inspire de la nature ( mondes sous- marins, cimes des arbres, monde tropical) et du mouvement. Reproduire la démarche du paresseux, le vol du colibri, l’articulation des pattes de l’araignée…

Et bien sûr, son célèbre éléphant qui nous a emmenés en balade il y a déjà bien longtemps…

Le futur arbre aux hérons. Pour l’instant chaque animal est testé et présenté en live au public.
On a fait une vidéo pour chaque animal mais ça prend une éternité à charger ! Retrouvez les sur internet…
Sur la route de l’océan, les vignobles nantais et leur Muscadet.

Les Goodtripeurs et goodtripettes étant des zérudits et zérudites, voici une énigme liée, bien sûr à Nantes…enfin presque . De quel bâtiment célèbre viennent ces gravures?

Le premier qui trouve aura droit à un apéro servi sous le carbet …si le temps le permet…

Article 4 Dernier jour sur le canal

Page Culture

C’est quoi le Canal de Nantes à Brest ?

D’abord une idée ancienne qui date du XVI e siècle : relier le duché de Bretagne au royaume de France et permettre à tous les points de Bretagne d’être à moins de 15 km d’une voie d’eau.

En 1745, De Kersauzon ( François-Joseph , pas Olivier) présente un projet de Nantes à Brest mais le projet tombe à l’eau (!!!) faute d’argent.

C’est finalement Napoléon qui va s’atteler à la tâche en 1803. Il veut contourner le blocus fait par les vilains Anglais sur la Bretagne en débloquant Brest par l’arrière- pays pour approvisionner en vivres et munitions les arsenaux de Brest et Lorient ainsi que Nantes et St Malo. Les travaux dureront jusqu’en 1858.

Certaines parties des travaux ont été assurées par des prisonniers de guerre espagnols et par des bagnards vivant dans des conditions déplorables. Le palu puis le choléra en ont décimé des dizaines.

L’industrie ardoisière se développera beaucoup au XIXe le long du canal. Mais l’arrivée du Chemin de fer, la construction de routes et le barrage de Guerlédan créant un lac artificiel vont arrêter peu à peu le trafic sur le canal .

Le lac de Guerlédan

Les années 1970 voient la fin de la navigation commerciale et le début du tourisme fluvial. Celui-ci n’a lieu que jusqu’à fin septembre. Après, fermeture des écluses.

Aujourd’hui les chemins de halage sont fréquentés par les randonneurs et nous les cyclistes.

On croise des bateaux de plaisance de Redon à Nantes mais on a trouvé que cette partie du canal était moins jolie parce que beaucoup plus large et l’eau du canal est souvent envahie par des algues. Les deux fléaux du canal : la Jussie et l’élodée.

Le brochet et le sandre sont les proies préférées des pêcheurs.
Au sud de Redon, des péniches plus ou moins grandes circulent.
Enfin une écluse et son éclusier en plein travail. Chacun est responsable d’une écluse et demie ! Il l’entretient et la décore à sa façon. La vitesse de croisière est de 8 noeuds, environ 14 km/ h.
L’éclusier saute ensuite sur son vélo pour rejoindre avant le bateau sa deuxième écluse.
Certaines écluses sont de vrais jardins.

En chiffres, le canal c’est : 364 kilomètres, 238 écluses dont certaines noyées par le barrage de Guerlédan.

Tous les cyclistes font le même constat : on pensait rouler plus vite.

Ce qui nous ralentit :

D’abord, ce sont des allées la plupart du temps non goudronnées. Et tant mieux.

Il y a beaucoup de croisements avec des départementales qui nous obligent à remonter au niveau du pont et à s’arrêter au stop. De nombreuses petites barrières réduisent aussi notre vitesse .

En général, on était à 18 km/h, en revanche on roule plus vite à partir de Nort sur Erdre car plus de surface goudronnée (23 km/h).

Une des belles surprises du canal. Le Touche à Tout. Petite guinguette qui propose des boissons naturelles: cidre, sirop d’ortie / menthe, citronnelle…Et des plats à base de légumes du jardin, le tout très joliment présenté. Quelques minutes après cette photo, nous sommes six cyclistes autour de la table à converser comme de vieilles connaissances.
…collègues motorisés qui semblaient avoir pas mal….éclusé !

Article 3. Canal vers Nantes

Ce soir, lundi 13 septembre, on est à 11 km au sud de Redon. Nous dormons à la Maison du canal, sorte de gîte très bien aménagé avec une chambre pour nous, une salle de bain commune avec une seconde chambre et une cuisine toute neuve partagée. Et un wifi qui fonctionne ! Nous dînons avec deux Bretons : un pèlerin de St Jacques et un photographe de cerfs qui brament ! Entre autres…

Vue de notre gîte ce soir.

Hier, on a roulé une petite étape, 30 km, pour profiter de Josselin et de son château.

Imposant dès l’entrée de la ville, il montre les remparts et la défense militaire d’un château médiéval …

….. Alors que la partie intérieure du château mélange un style gothique flamboyant et un style Renaissance.

Nous, ce soir, après une journée de 72 km, on ne l’est pas trop, flamboyants.

On n’a pas voulu s’inviter au château, alors on s’est trouvé un coin tranquille dans un camping.

Mais devant nous, des tipis .

Heureusement sans Indiens pour fumer le calumet de la paix jusqu’à 2 heures du mat.

Quelques photos des trois premiers jours.

Avant Josselin, on est passé à Pontivy, jolie petite ville avec un château appartenant également aux De Rohan.
On n’a pas résisté devant ce trompe- l’oeil.
Une dernière écluse avant d’aller dormir.

Article 2. Balade le long du canal de Nantes à Brest

Depuis trois jours, nos bicyclettes longent le canal sous un temps de plus en plus clément. Nous roulons au gré des écluses, des hérons cendrés, des promeneurs et autres cyclistes mais aussi de la Bretagne agricole avec ses meules de foin et ses champs de maïs.

On mettra les photos quand on réussira à les transférer sur le blog ! C’était plus facile de Patagonie que de Bretagne !!!

Dès que l’occasion se présente, on prend une variante pour visiter une chapelle du XIIIe siècle, un joli village, manger une crêpe…ou un kouing aman bien chaud avec une boule de glace. Bref, on est très malheureux .

Ce ne sont pas des frites mais des morceaux de pommes…

Nuit dans une pénichette au niveau de la commune de Gueltas.

Ce soir, camping à la ferme à Josselin.

Article 1 Nos débuts sur la Vélodyssée

Après avoir été ligotés derrière la voiture, oppressés dans un wagon, accrochés dans un autre, nos vélos ont enfin retrouvé avec plaisir depuis hier jeudi leur fonction principale : rouler. Merci à notre chauffeur Joël de nous avoir déposés à bon « port » à la Gare de Lyon pour commencer l’aventure !

Ayant une nuit à passer sur Rennes avant de prendre le troisième train qui nous menait à Morlaix,on a choisi d’être hébergés chez Margot et Barthélémy via le site warmshowers pour une soirée très chaleureuse et conviviale. Merci encore pour leur accueil.
Pas de doute, on est bien en Bretagne !
Au loin le fort du Taureau et l’île Calot.
Avant d’entamer notre itinéraire vers Carhaix, on est d’abord remontés vers la très belle baie de Morlaix.
Et puis on est tombés sur ce panneau :

C’était bien la peine de traverser la France pour retrouver ces statues connues de tous les Isérois et de bien d’autres…
Marie en larmes …
…et Marie qui s’adresse aux deux bergers Mélanie et Maximin.

Morlaix – Carhaix

Cette première étape était entièrement dans la forêt . Sentiers agréables plutôt plats bordés de chênes et de hêtres qui nous ont protégés de quelques gouttes de pluie. Nous avons aussi croisé des fougères et des Irlandais qui pédalaient vers Roscoff, et quelques autres rares cyclistes.

Pierre savourant sa première bière BZH.

Nuit en camping sous la tente et sous la pluie. Tarif : 9 €.

Pour cette première journée, on a roulé 68 km environ.

Étape Morlaix -Carhaix : 48 km et une vingtaine aller/ retour vers la baie de Morlaix.

Velogoodtrip sur la Velodyssée

C’est reparti, enfin ! pour quelques milliers de tours de roues sur ce tronçon de l’ Eurovelo 1 qui, dans sa totalité, traverse 6 pays, longe 4 mers européennes, visite 14 sites classés à l’UNESCO et nous fait pédaler quelques 11000 kms…

Elle naît au nord de la Norvège, passe par l’Ecosse, l’Irlande, le pays de Galles,la France, l’Espagne et se termine au Portugal.

Mais nous, comme on est un petit peu fainéants, on se contentera pour cette fois, de la Velodyssée, partie française de l’Eurovelo 1.

Et voilà l’itinéraire. Tapoter – gentiment – si l’image n’apparaît pas en entier.

Un peu plus de 1200 km qui nous font, pour la plupart, longer le littoral. Reprise avec douceur de l’art du pédalage pour lequel on se donne environ un mois .

Comme dit un proverbe arabe : « Les gens pressés sont déjà morts ». C’est pour ça que nous, on va y aller tranquillement !

Demain mercredi 8 septembre, départ en train vers Nantes puis Rennes où nous dormirons et le lendemain jusqu’à Morlaix d’où nous commencerons le périple à vélo vers Carhaix.