Index pour la Vélodyssée

Ordre des articles.

Velogoodtrip sur la Velodyssée.

Nos débuts sur la Vélodyssée.

Article 2. Balade le long du canal de Nantes à Brest.

Article 3. Canal vers Nantes.

Article 4. Dernier jour sur le canal.

Article 5. La Loire Atlantique.

Article 6. Nos débuts en Vendée.

Article 7. Littoral.

Article 8. Vendée et Charentes maritimes

Article 9. L’île d’Oléron où la lumineuse.

Article 10. D’Oléron à Biscarrosse.

Article 11. Direction Cap-Breton

Article 12. Cap-Breton ou Capbreton.

Article 13. Bayonne.

Dernier article. Le sud-ouest.

Dernier article. Le sud-ouest

Quand vous lirez cet article, on aura terminé la Velodyssée. Le temps pluvieux et venteux qui aura accompagné la dernière journée roulée entre Biarritz et Hendaye ne nous a pas incités à faire des visites et certains sites sont fermés, on est dimanche ! Mais même sous la pluie, la côte Atlantique était superbe.

Tout d’abord Biarritz, l’impériale, où le soleil était encore avec nous.

On a vraiment été conquis par cette région et cette ville en particulier et la décision est prise de revenir dans le coin passer une semaine.

Église orthodoxe au loin.


En 1920, 25% de la population de Biarritz parlait russe.

Les Romanov et les aristocrates russes venaient ici en villégiature. Comme nous. Mais pas dans les mêmes hôtels.

De l’autre côté de la grande plage, vers Port-Vieux.

De nombreux escaliers stylisés permettent de rejoindre régulièrement les différentes plages.

Port-Vieux . On a roulé depuis le phare au loin.
Le Rocher à la Vierge.
On aperçoit la passerelle qui permet l’accès au rocher à la Vierge.
Collection automne 2021 pour notre dernière journée de la Velodyssée.

Très peu de photos car la pluie et surtout le vent rendent la chose difficile.

Le vent a soufflé à 80 à l’heure.
On a seulement déjeuné à St Jean de Luz et on a repris la route.
Entre St Jean de Luz et Hendaye, la plage du fort de Socoa.

Nous avons donné les premiers coups de pédales le jeudi 8 septembre et nous terminons la Vélodyssée le dimanche 3 octobre. Avec les variantes, on a pédalé 1450 Km.

On passe en Espagne.

Une pensée et de grosses bises à Laurence et Albert, un couple d’Annecy, rencontré via Warmshowers, qui a fait la suite de la Velodyssée sur l’euro vélo 1, c’est à dire la partie Espagne et Portugal. Et ils ont terminé aujourd’hui à Lisbonne! Même jour que nous. On fêtera ça !

Laurence et Albert.…On dirait que vous aviez plus de soleil que nous….

Ce nouveau périple nous a confortés dans notre idée que le voyage à vélo, bon pour la santé du cycliste et de la planète, reste la meilleure façon de découvrir de nouveaux territoires et de voir autrement ceux que nous connaissons déjà. Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la philo du voyage à vélo, on avait trouvé un article très complet qui a été publié sur ce blog le 1 novembre 2019.

Demain visite d’une amie à Toulouse et retour à Charavines mardi.

Article 13. BAYONNE

Aperçu de la Cathédrale Sainte Marie d’une des jolies places de la ville.
Son chœur magnifique. Presque autant de saintes que de saints représentés. Pour une fois.
Château -Vieux, ancienne forteresse médiévale. Vauban n’a pas pu s’empêcher d’y faire quelques retouches.
Les Halles

Et puis, au détour d’une tapisserie…..

Quand la petite histoire rencontre l’Histoire et le cinéma à travers Monuments Men.

Cette tapisserie – presque 3m sur 3m- est une œuvre anonyme du XVIe siècle. Témoignage exceptionnel sur la manière de se vêtir et de se coiffer au pays basque à cette époque. On l’appelle :
Trois groupes de femmes

Comme de nombreuses autres œuvres pendant la seconde guerre mondiale , elle a été volée par les nazis en avril 1941. Göering l’a faite transporter en Allemagne chez lui. Mais avant le transfert, les œuvres volées étaient stockées au musée du Jeu de Paume. C’est Rose Valland , employée par ce musée, qui prit le risque de noter les origines des collections et leur destination précise en Allemagne.

On identifie la tapisserie volée Bayonne en juin 1952 grâce aux notes de Rose Valland.

Elle est ramenée à Paris puis en 1973, elle quitte Paris pour un château en Gironde.

Il faudra attendre 2001 ! Pour qu’elle revienne à BAYONNE et trouve sa place dans le musée basque de la ville . Une absence de 70 ans.

Rose Valland a reçu la légion d’honneur et la médaille de la Résistance pour ses faits…d’arts.

Question : Mais pourquoi ont-ils mis Cate Blanchett , une Américaine, pour jouer le rôle de Rose Valland !!!

Tableau de Perico Ribera. On dirait que le visage de la femme est une photo. Mais on adore aussi le street art.

Et on a trouvé que ce boulanger avait de l’humour…

Le soir on a dormi dans un refuge pour pèlerins de St Jacques. Il n’y avait personne et on fait accueil jacquaire chez nous alors Yvette nous a acceptés. Tarif: 10€ par personne avec petit déjeuner inclus.

Avec Yvette, dans le refuge tout neuf qui était un ancien garage.
Juste à côté. Pas de curé, bar fermé.
Le lendemain matin. Il est 7h30, on quitte le refuge. La seule contrainte est que le petit déjeuner est à 7h . Pas gênant, on aura ainsi une grande journée à Biarritz.
Le jour se lève , premiers coups de pédales.
Au revoir Bayonne.

Article 12. Cap-Breton ou Capbreton

Un petit peu d’ HISTOIRE.

Avant de pratiquer le surf, on pratiquait la chasse à la baleine de la fin du XIIe siècle au début du XVIIe siècle. La pêche se faisait à partir de chaloupes appelées pinasses. Rien ne se perd, tout se transforme chez la baleine ! Les fanons, le lard pour l’huile servant à s’éclairer, les os, la peau, la chair. Les pêcheurs offraient à l’église le morceau de choix : la langue ! En espérant que Dieu s’en souvienne et les protège des périls encourus.

Dès le XIIIe siècle, les Capbretonnais ont tenté de fixer leurs dunes vagabondes. Ils ont commencé à planter des oyats, des pins maritimes et de la vigne.

L’économie s’est développée autour de « l’arbre d’or », le pin mais également le chêne-liège pour les bouchons !

En 1858, Napoléon III a eu la bonne idée d’ordonner la construction du port de Capbreton. Il faut dire qu’il passe tous ses étés avec l’impératrice Eugénie dans le coin à Biarritz et que depuis déjà quelques années, les bains de mer sont à la mode. Effets bénéfiques de l’eau, l’air et le soleil. Au départ, bourgeois et aristos viennent pour des raisons de santé : Maladies infantiles, tuberculose, rhumatismes et séquelles de traumatisme. Et puis, finalement, on est venus juste pour le plaisir. Biarritz et Cap-Breton deviennent les stations principales du littoral atlantique. Les établissements médicaux étaient nombreux, certains, devenus inutiles, travailleront désormais avec des sportifs de haut niveau.

Aujourd’hui, l’attractivité de Cap-Breton repose principalement sur les sports de glisse. Des spots de surf, pour tous niveaux, sont mondialement connus et accueillent pas mal de compétitions. On était étonnés du nombre de jeunes Allemands croisés autour des clubs de surf. Ce sont leurs vacances.

Le by-pass hydraulique, kesako ?

C’est un système de transfert hydraulique de sable unique en Europe qui permet de prélever du sable sur une plage pour le redistribuer, via une conduite souterraine, vers une plage qui en a besoin. Déjà 13 ans que ça existe. Pas bête.

Et puis, incroyable , trois femmes spécialistes du sauvetage côtier ont traversé sur un paddle destiné au sauvetage en mer en 2009 l’océan Atlantique à la force de leurs bras !!! Elles ont parcouru 5000 km en 54 jours depuis l’île de Cap-Breton au Canada jusqu’à Capbreton ici. Respect les filles !

On pensera à vous la prochaine fois qu’on barbotera dans le lac de Paladru…

Article 11. Direction Cap-Breton

On savait que la journée s’annonçait pluvieuse. On n’a vraiment pas été déçus. Il ne faut pas noircir le tableau, il y a eu des éclaircies qui nous permettaient d’enlever la cape de pluie…pour mieux la remettre un quart d’heure plus tard.

Ambiance.

Journée humide de 87 kms .

On sent que la photo fait des émules.

L’apothéose a été notre arrivée à Cap-Breton sous des trombes d’eau qui a attiré un « oh! Mon Dieu! » compatissant d’une passante abritée nous voyant passer sur nos vélos rincés. On venait de retirer les capes quand le ciel nous est tombé dessus.

Au début de la journée, quand on se disait encore que la météo pouvait se tromper, on avait réservé un camping pour le soir. Ça s’appelle l’optimisme. Mais la météo a tenu ses promesses : journée pluvieuse.

Alors sur un bout de trottoir capbretonnais, on a vite cherché un plan B. Pas de gîtes, chambres d’hôtes hors de prix, et puis on tombe sur : Maison de Notre Dame des Apôtres. Les Apôtres, ça nous va bien. Déjà qu’on a le Déluge , il n’y plus qu’à trouver où crècher…

Pas cher par rapport aux autres tarifs, 53€, on réserve et on paie sur internet. On a du mal car avec de l’eau plein les yeux, le téléphone qui n’aime pas l’eau, les doigts qui s’engourdissent, on se trompe parfois dans les numéros.

L’adresse est à 200 m d’où on se trouve, au cœur de la ville. C’est un signe. Et on tombe là-dessus :

Photo prise le lendemain sous le soleil. Et là on voit : maison de retraite ! On a encore le temps quand même ! Pas de sonnette, un portail tout rouillé qui semble daté de Mathusalem. Pas de nom. Un petit toboggan sur la droite me semble un petit peu anachronique. On se dit : on s’est fait arnaquer. Pas plus d’ Apôtres que de beurre en broche à cette adresse. Et un miracle se produit : le portail rouillé s’ouvre et un jeune homme avec une planche de surf en sort. Un apôtre d’aujourd’hui sans doute. Il se propose de nous aider et nous dit que quelqu’un va venir nous donner une chambre. Mais déjà, il nous fait entrer au sec dans un très grand hall. Sans attendre l’autorisation, on se permet de se faire un thé qui est à portée de main . C’était là pour ça.

On apprend que c’est un ancien couvent, puis ancienne maison de retraite avec un nouveau bâtiment sur l’arrière qui sert d’hébergement. C’est une communauté religieuse qui s’en occupe. Le jeune frère ou prêtre qui arrive est tout sourire et nous désigne une grande chambre avec coin salon. Voyant qu’on dégouline de partout – en même temps c’est vite vu – il nous apporte un petit radiateur électrique pour qu’on sèche nos vêtements. Au rez-de-chaussée, on peut aller à la bibliothèque, dans un salon où il y a des jeux, et puis il nous montre la cuisine qu’on peut bien sûr utiliser. Avec du matériel Charvet fabriqué dans notre village de Charavines !

Le lieu ressemble à une auberge de jeunesse. C’est aussi un centre de vacances, d’où le toboggan…

Le lendemain, on est tout reposés, nos affaires sèches, prêts à découvrir CapBreton. On passera la deuxième nuit au camping municipal, c’est moins cher et le soleil est revenu – mais on gardera un très bon souvenir de la maison de Notre Dame des Apôtres.

On a rencontré en début de journée un jeune cycliste suisse qui était passé par Prague et Berlin et qui avait trouvé ces deux villes très …ennuyeuses. On se demande comment il a trouvé sa journée sous les pins et sous la pluie pendant plus de 80 km !!!

Bruyères. Même sous la pluie c’est joli.

Pins, chênes-liège et arbousiers sont les arbres les plus rencontrés.
Beauté automnale.
Même si on ne l’a pas fait exprès, on est tout le temps sur le Chemin de St Jacques.

Cap-Breton. Elle méritait bien une journée de balade sous le soleil. Et nous aussi.

Article 10. D’Oléron à Biscarrosse

Après le pont d’Oléron c’est le pont de l’estuaire de La Seudre que nous avons enjambé pour pédaler toujours plus vers le sud…

Et croiser à un rond-point ces jolis bateaux.

A ce sujet – les tarifs des campings- l’amplitude est grande selon qu’on a la chance de trouver un camping municipal ( encore existant et ouvert) ou plus ou moins étoilé. On a payé pour nous deux , l’emplacement de la tente et la taxe de séjour entre 9€ et 20 € par nuit. La moyenne était autour de 15 €. On a le sentiment que plus on descend, plus c’est cher…à vérifier…

Phare de la Coubre au pied duquel on pique-nique.

Et puis, rouler vers Royan, découvrir Saint Palais sur Mer, nous ravit. Au cours de la Velodyssée on roule bien sûr le long de la mer mais beaucoup plus souvent dans les forêts. Ça, des arbres, on en a croisé quelques uns. Actuellement, on se spécialise dans les pins. On roule sous les pins, sur les aiguilles de pins, on évite les pommes de pins, on retrouve les pignons de pins dans les salades.

Mais le pin n’a pas toujours été présent dans les Landes. C’est au XVIIIe siècle que l’état décide de fixer les dunes en semant des pins le long du littoral. Il peut atteindre 30 m de haut. On disait : « Pin donne pain » car la récolte de la résine de cet arbre nourrissait de nombreuses familles.

Royan où l’on passe le bac ( encore! ) pour traverser l’estuaire de la Gironde et faire la connaissance de trois Polonais à vélo qui vont à…St Jacques de Compostelle. Ils pédalent depuis la Hollande. Ça rend modeste…

Balade le long du bassin d’Arcachon.

Le temps devient plus humide, un brin mélancolique, les fougères nous rappellent que c’est l’automne. Les soirées sont plus fraîches.

Un peu de linguistique. Pilat ou Pyla?

Pilat est issu du gascon « pilot » qui signifie « monticule ». Quand on parle de la dune, il faut donc l’écrire ainsi.

Pyla-sur-Mer est une station balnéaire. Son fondateur, en 1920, pour lui donner une consonance exotique, lui a attribué cette orthographe.

C’est la dune la plus haute d’Europe et toujours en mouvement. Selon les années, elle mesure de 100 à 115 mètres. Elle fait 2,7 km de long sur 500 m de large. Et 60 millions de mètres cubes de sable pour faire des pâtés.

Le soir même, on pédalait vers Biscarrosse en la longeant avec de sévères côtes sur les six premiers kilomètres. Après, calme plat.

Et ce soir, mardi 28 septembre, un clin d’œil de Mimizan où nous dormons vers Saint Jacques de Compostelle !

Article 9. L’île d’Oléron ou la Lumineuse

On doit l’avouer, on avait des a priori sur Oléron car en dehors des îles bretonnes, point de salut ! Et Oléron fut une belle surprise, non pas d’abord par ses paysages mais plutôt par l’ambiance tranquille de la première commune qui sera notre point d’ancrage : le Château d’Oléron. Près du port, des cabanes colorées qui offrent de l’artisanat local ou des produits de la mer à déguster. Il faut dire qu’on est hors saison et qu’on apprécie même si, par conséquent, certaines boutiques sont fermées.

Et puis, en se baladant à vélo, le panneau « lanterne des morts » nous a interpellés. Alors on est allés voir de plus près.

La lanterne des Morts date de la fin du XII e siècle. Elle était destinée à perpétuer le souvenir des défunts et le feu qui brûlait dans la lanterne, était le symbole de l’immortalité de l’âme.
Le phare de l’île s’appelle le phare de Chassiron. Ce nouveau phare a été construit en 1836. La lanterne est à 50 m du sol. Sa portée est de 52 km par nuit claire et 35 km le jour. Le dernier gardien de phare est parti en 1998, la maintenance est aujourd’hui assurée par des agents des phares et balises à distance. Vous seriez passé devant en 1925, il était tout blanc ! On lui a ajouté des rayures noires en 1926 pour le distinguer de celui de l’île de Ré, certains marins s’étant trompés de destination ! Ils avaient peut-être abusé du chouchen…

On a appris un truc original : les écluses à poissons. Ce sont des arcs de cercle en pierres recouverts à marée haute qui, quand l’eau se retire, retiennent les poissons. Pas besoin d’embarcation ! Il en existait plus de 200 sur l’île, il en reste quatorze actuellement. C’est d’ailleurs grâce à ce système qu’il n’y a jamais eu de famines sur l’île. Quand les tempêtes laissaient les bateaux à quai, on avait quand même du poisson. Voilà la chose :

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’île récoltait et vendait énormément d’algues. Certaines servaient d’engrais ou de paillage, d’autres étaient transformées en gelées ou en flancs. On en faisait des infusions qui soignaient des infections pulmonaires . Elles étaient aussi utilisées pour la fabrication du bleu de méthylène.

Mais comment peut-on se passer d’algues ? Ils en mettaient aussi dans le vin. Car Oléron, c’est aussi de la vigne toujours présente. Les vendanges n’étaient pas faites quand on est passés et le raisin était très bon.

Ce soir, samedi, à Lacanau – océan, on a franchi les 1060 km.

Bilan santé : Pierre a mal aux genoux, moi j’ai mal au cul, mais tout va bien !

Article 8 Vendée et Charentes Maritimes

Ce soir, jeudi 23 septembre, on vous écrit depuis l’île d’Oléron qui ne fait pas vraiment partie du parcours de la Vélodyssée mais qui nous tentait bien car juste à côté de Marennes et ni l’un ni l’autre n’y étions déjà venus.

On y passe ce soir notre deuxième nuit après une journée estivale. Hier, à 17h 30, il faisait 25°. On s’est baignés tous les deux sous un ciel sans nuages. Pierre me rappelle que ce soir, on a pédalé 875 km au moins, depuis le début.

Avant de parler d’Oléron, un petit retour en arrière sur les dernières étapes.

Derniers coups de pédales chez les Chouans. La Vendée fait tout pour que ne se reproduise plus le drame dû à la tempête Xynthia de 2010. On croise des chantiers de constructions de digues parallèles pour retenir les eaux et protéger les habitations jusqu’à sept kilomètres à l’intérieur des terres.

Un coup de cœur pour JARD sur Mer, son joli moulin et sa magnifique assiette de fruits de mer. On en rêvait. Le Sloop l’a fait. Personnel fort sympathique, ce qui est toujours un plus.
Symbiose du côté de l’Aiguillon sur Mer

Cette fois, le marais poitevin.

Écluses du marais

Joli trompe-l’œil sur un mur de Marans.

L’arrivée à La Rochelle, ville de cyclistes.
Journée de visites des tours St Nicolas, de la Chaîne et de la Lanterne. Petite visite guidée de la ville. Ville natale d’ Eugène Fromentin qui était allé trois fois en Algérie avant de mettre les pieds sur l’île de Ré…en face. Il n’y avait pas le pont !
Toujours très émouvant de retrouver des gravures faites dans les tours par des prisonniers au XVIIIe siècle.
Tour carrée , la tour St Nicolas. À droite, la tour de la Chaîne, chaîne qui permettait ou non l’entrée des bateaux dans le port.
Vue d’en haut de la Tour St Nicolas.
On the Road again vers Rochefort. On retrouve des carrelets.
Quel bonheur de rouler le long du littoral depuis La Rochelle…
Une belle grande place à Rochefort pour se requinquer avant la traversée de deux ponts. Celui qui enjambe l’estuaire de la Charente, plus raide que le second : celui qui nous mène de Marennes à l’île d’Oléron.

Et Oléron, ce sera pour la prochaine fois car nous, on est dehors et il commence à faire froid. Massive attaque des moustiques! L’heure de se retrancher sous la tente.

Article 7 Littoral

On retrouve avec plaisir des coins qu’on avait délaissés depuis belle lurette comme St Gilles Croix de Vie . Ce sont deux belles journées qui méritent pleinement le nom de Vélodyssée : traversée de forêts de pins, de chênes verts, remblai sur des kilomètres à longer l’océan avec ses rochers, son sable fin et son iode. Madeleine de Proust. Sous le soleil exactement.

Ces retrouvailles avec la Vendée nous ont un peu réconciliés avec ce département car on était restés sur l’image des années Béton à outrance, constructions toujours plus près de la mer. Le mal est fait mais on a traversé de charmants villages très bien entretenus, le département s’est couvert de voies cyclables avec campagne de pub sous les abris bus pour Vendée à Vélo. Et on retrouve dans les marais les bourrines, modestes maisons blanches de plain-pied dont le toit aujourd’hui n’est plus recouvert de roseaux mais qui appartient pour toujours au paysage du marais vendéen.

Préparatifs de la mini transat Eurochef aux Sables d’Olonne ! Départ prévu le 26 septembre. De nombreux skippers s’affairent sur leur embarcation.

Il y a du monde dans la course !

Plage parfaite pour les grands départs.

Notre plus grande galère depuis le début de notre périple a été de quitter les Sables d’Olonne. Un marathon nous empêchait de prendre l’itinéraire du bord de mer, même vélo à la main « les vélos sont interdits » « seuls les piétons peuvent passer ». Faisant confiance parfois au GPS , parfois à l’Indigène, on a tourné en rond. Longtemps. Très longtemps.

A 9h, on achetait quelques courses pour le midi dans un Super U, à 12h15…on repassait devant. Comment dire….moralement c’est dur, mais physiquement aussi…surtout pour le fessier. Celui- ci est programmé dès potron- minet pour passer un certain nombre d’heures sur une selle que je n’aurais d’ailleurs jamais dû changer! Alors, quand le quota d’heures pédalé est atteint, l’hypersensibilité de cette partie anatomique est à son comble et le monde devient souffrance!

Pour faire les réparations qui s’imposent, une journée de repos-visites à La Rochelle a été décrétée à l’unanimité.

Article 6 Nos débuts en Vendée

On a fait des infidélités à la Velodyssée en ne continuant pas vers Pornic et St Brévin car on a roulé plus au sud pour aller voir notre amie Marie et on est allés ensuite directement vers Bouin. Attention, futurs cyclos de la Velodyssée, si vous ne connaissez pas ces étapes, il faut y aller ! Les côtes de la Loire Atlantique sont magnifiques .

Mais avant de parler Vendée, bravo à Tine de Charavines qui a tout de suite reconnu la Maison radieuse de Le Corbusier. L’architecte, suisse, qui a révolutionné l’habitat en regroupant dans un même bâtiment tous les équipements nécessaires à la vie : logements, écoles, centres médicaux, sportifs, laveries etc.

Tout comme Léonard de Vinci, il a travaillé sur les proportions en mettant l’homme au centre de son environnement. Il a mis au point le modulor, mot-valise de module et nombre d’or. C’est une échelle de proportions pour adapter son architecture à la morphologie humaine.

Le Corbusier, c’est du béton. On trouve que ça vieillit mal mais la Maison radieuse a bientôt 70 ans.

Photos pour Martine :

Et puis on pédale en Vendée pour se retrouver dans le marais…breton. Pierre en est certain et il a raison. A l’origine, il existe deux marais dans le coin. Le marais breton et le marais poitevin qui occupaient les lieux avant la création du département de la Vendée, en 1790. Le nom est resté mais pour ne pas chagriner le cœur des Chouans, on dit souvent le marais breton vendéen. Tout le monde est content. Le voilà.

Vue de notre campement dans une ferme auberge près de Bouin.

Seuls sur le terrain de la ferme.
A l’heure des premiers coups de pédale le lendemain…
On pensait croiser davantage de calvaires sur les terres vendéennes.
Le sésame de la Velodyssée que notre œil attentif essaie de repérer dans le paysage.
Entretien du pont de Noirmoutier
Saint Hilaire de Riez
La plage des Demoiselles à St Jean de Monts.

Parlons un peu camping.

Il est clair que les campings sont faits de plus en plus pour accueillir les mobil homes et les camping-cars. Les campeurs en petite toile de tente sont regardés comme des aliens. Certains nous tolèrent encore mais pour combien de temps ? Les modestes campeurs que nous sommes ne sont pas assez rentables. Hier samedi, il faisait un vent de fou aux Sables d’Olonne et la pluie menaçait – elle est arrivée d’ailleurs dans la nuit – pas une salle pour s’abriter, pour manger. Souvent, pas une table sur l’emplacement. Quand on fait la remarque, on nous dit qu’en juillet et août, les campeurs peuvent s’abriter dans le bar mais comme on est hors saison…le bar est fermé.

Tout s’annonçait bien dans ce camping près de St Jean de Monts où nous étions les seuls sous tente. On était contents d’avoir trouvé un camping ouvert. Et soudain, au milieu de la nuit, une fête venant d’un autre camping….peut-être le personnel qui organise une soirée de fin de saison. Un excité au micro qui attise les foules déchaînées, elles répondent en chœur …On a fait vélo toute la journée, on voudrait dormir. Non pas toi Jean-Louis ! Oui on sait, tu rêvais d’un autre monde et nous on rêve que tu te taises car dans mon monde Galaxy A10 il est 2h56 ! Bob Morane, t’es sympa, mais y a pas de Chacal dans le camping , on a regardé. Oui jean Jacques , ta musique est bonne mais là tu vois, il est bientôt 5 h et tout à l’heure on a vélo au programme ! Et en plus ils nous ont piqué tous les tubes de nos vingt ans…bon, faisons un tour aux sanitaires pour passer le temps.

Ah un peu de lecture (avec photo de l’année).

Merci Bernard ! Sans toi, j’aurais pensé à une brosse à dents…

Ah! C’est bien, les gouttes de pluie atténuent maintenant le son de la musique. Déjà 6 heures ! Oh ça va, il reste une heure avant de se lever…et de retourner pédaler…