Vol du téléphone. J’ai ( Mireille) perdu tous mes contacts. Je les ai sur ma tablette mais il faut toujours que je me connecte avec mon téléphone pour les activer. Pierre en a beaucoup en commun mais pas tous.
Dominique (cousine), Médée, je ne peux plus vous joindre et de nombreux couples rencontrés en Colombie et Équateur. Si vous lisez cet article, merci d’envoyer vos coordonnées à Pierre : + 593 980789334
Elle commençait pourtant bien cette journée. On quittait le parc du Cotopaxi pour rejoindre Quito, 63 km et on se donnait deux jours pour y aller tranquillement et s’arrêter en cours de route s’il y avait des choses interessantes à voir.
Après avoir dit au revoir à Sabine et Jurgen, couple allemand avec qui on avait gravi le Cotopaxi la veille ( et qu’on espère bien revoir à Charavines) nous voilà partis sous un beau soleil vers la panaméricaine qui conduit à la capitale.
On a commencé par des kilomètres de côtes suivis de kilomètres de vraies descentes. On n’avait jamais eu autant de vraies descentes. Quel plaisir !
Bon, dans les côtes, on a quand même eu une première crevaison due à une multitude de bouts de verres sur la bande d’arrêt d’urgence de la quatre voies.

Malgré une petite heure de réparation, on a bien pédalé et on s’est dit qu’on allait directement à Quito. On a modifié la réservation de l’hôtel prévu. Impeccable.
Il était environ 13 h quand on est arrivé dans la banlieue de Quito, à quand même encore 22 kms.
On est dans une ville de banlieue, une route en côte avec des feux au bout. Beaucoup de monde sur le trottoir de droite. Des voitures garées, d’autres qui veulent partir, beaucoup de petits marchands à la sauvette.
J’entends et je vois un gamin d’une douzaine d’années s’adresser à moi qui pédale toujours, me dire dans un mauvais anglais : Hello What’s your name? Je ne réponds pas et rejoins le feu qui est passé au rouge. Sur mon guidon j’ai un rétroviseur à gauche et le support en plastique à droite pour le portable. C’est une pochette dans laquelle je glisse Le téléphone quand on est sur Maps.me.
Je suis pied à terre puisque le feu est rouge et deux gamins d’une dizaine d’années viennent à mon niveau par la droite pour me vendre, l’un des glaces, l’autre je ne sais pas trop quoi. Au même moment, côté gauche, on me tape de façon agressive sur l’omoplate. Je regarde évidemment de ce côté et reconnais le jeune qui m’avait interpellé un peu plus tôt. Je lui dis par réflexe en français Ne me touche pas, et le feu passe au vert. Je redémarre et là, je m’aperçois que je viens de me faire piquer le téléphone !
J’appelle Pierre qui vient de passer devant et on S’arrête sur le côté. Plusieurs personnes ont vu les enfants partir en courant. Pierre suit la piste qu’il perd rapidement. Pendant ce temps, je demande si certains connaissent ces enfants. Beaucoup de gens essayent de nous aider. La police va venir. C’est long et compliqué. On reste là environ trois heures .
On nous explique qu’il faudra revenir lundi dans une autre ville pour porter plainte mais que cela ne peut pas se faire à Quito !
Des jeunes étudiants qui nous ont plus ou moins servi d’interprêtes sont vraiment désolés pour nous. Ils nous disent que la police en Équateur n’est pas du tout efficace…Ils veulent nous revoir demain à Quito pour nous faire visiter la ville. On prend rendez-vous pour l’après-midi.
Ils veulent nous inviter chez eux, on n’a qu’une envie, c’est d’arriver à Quito. Encore 22 kms, que des côtes, des voitures et des cars dans tous les sens, un air irrespirable, on tourne en rond au moins une heure dans une ville qui n’a que des côtes et des descentes malgré le maps.me de Pierre . On arrivera seulement vers 18h30 à l’hôtel, crevés !