16. CHARADE. Et réponses

Quand on porte mon Premier c’est un fardeau. Croix

Mon Second est un demi sexe masculin. Zi.

Mon Troisième est le nid des rapaces. Aire.

Mon Quatrième est vital. Eau

Mon Cinquième est synonyme d’ homme. Gars

Mon Sixième est fatigué. Las

Mon Septième suit d’autres septièmes. Pas

Mon Huitième est synonyme de gamin. Gosse

On fera mon Tout du 16 au 23 août ! Croisière aux Galápagos !

Alors??? Déjà trouvé ??? Trop fort……👏👏🏻👏🏽👏🏿

Bravo Etel qui a trouvé !

15. Communautés indigènes et volontariats

Depuis une dizaine d’années à Cotacachi, pour la communauté Tunibamba, six familles indigènes Otavaleños se sont regroupées pour accueillir des voyageurs qui ont envie de vivre chez l’habitant en partageant leurs repas, leurs activités quotidiennes comme la cuisine, le travail dans les jardins ou champs, les animaux à traire ou à nourrir. L’argent gagné par le prix payé pour l’hébergement et les repas est partagé entre toutes les familles de la communauté. A Otavalo, il y a ainsi 4 groupes de communautés différentes.

Au départ de notre périple, on souhaitait travailler comme volontaire dans chacun des pays traversés. On se rend compte qu’on le fera peut-être vers la fin du voyage mais que pour le moment, le fait de voyager à vélo nous prend déjà beaucoup de temps et comme on est très curieux (et pas encore fatigués) on préfère voir le plus de choses possibles car ce sont des pays où on ne reviendra pas. Et puis on a déjà fait dix mois de bénévolat dans un village amérindien dans le sud de la Guyane.

Depuis qu’on est allés en Colombie puis en Équateur, on est heureux de voir les nombreuses réussites des peuples amérindiens. Ils travaillent et s’organisent pour que ça profite à toute la communauté. On aimerait tant qu’en Guyane les Wayanas aient de telles envies et réussites.

On a croisé beaucoup de jeunes qui incluent le volontariat dans leur voyage pour mieux connaître les autres peuples et ne pas seulement être en mode touriste. Bravo à eux, c’est une super expérience. Cela va d’une semaine à plusieurs mois selon l’endroit et le travail proposé. Cela peut aller du gardiennage de maison, de cours de langues, de jardinage, d’accueil dans les hôtels ou auberges de jeunesse, de travaux dans les champs…

Pour deux jours seulement, on s’est posé dans l’une de ces familles indigènes, chez Carmen.

On pouvait, si on le souhaitait, travailler l’après-midi dans le champ avec Carmen. Son mari était avec ses enfants à ramasser du maïs plus loin. On a nettoyé les sillons entre les cultures pour permettre à un canal d’irrigation d’arroser l’ensemble des plantations.

Et le lendemain après-midi, on a semé des petits pois et des haricots.

Le matin on a retrouvé John notre guide pour qu’il nous emmène à 3400 m dans la montagne voir un élevage d’alpagas. Rien n’est plus doux qu’un alpaga ! On mange sa chair, on lui coupe sa toison quand elle atteint 12 cm et cela se produit une fois par an à peu près. Il faut aussi lui couper les griffes et lui limer les dents sinon, quand les dents sont trop longues, il ne peut plus manger et meurt de faim. 😩 Le troupeau appartient à la communauté.

Comme le lama, il peut vous cracher dessus s’il n’est pas content ! On a eu de la chance, les 63 alpagas présents étaient contents. 🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙🦙 Rasés de près, on voit qu’ils sont de la famille des camélidés. Un petit air chameau…

Ensuite on est allés voir le travail de la laine d’alpaga. Dix femmes de la communauté travaillent la laine et font des ponchos, des pulls, des châles, des gants et écharpes. On carde la laine comme chez nous autrefois.

Les couleurs sont faites avec des produits naturels : insectes ( cochenilles), fruits, feuilles et fleurs. Et comme chez nous, les couleurs sont fixées avec du sel ou du bicarbonate.

Et dans un jardin « organic » , on a retrouvé les tomates 🍅 qui poussent dans les arbres et dont le jus plait tant à Pierre ! Voilà un tomatier…

14. Les Otavaleños

Ce matin en grimpant notre troisième volcan équatorien, le Fuya Fuya, au sud d’Otavalo, on a appris beaucoup de choses avec John, notre guide otavaleño.

Fuya Fuya signifie nuages. Pourquoi deux mots? Ben … parce qu’il y a deux sommets !

Sommets à 4263 m . Départ des lagunes de Mojanda composées de trois lacs mais là les deux autres sont cachés.

Arrivée au sommet : regards à 360°. On s’assoit et on boit ! On voit qu’il fait moins froid qu’au Cotopaxi. On est moins haut.

Ce que John nous a appris.

École et études

Les enfants vont à l’école de 8h à 13h du lundi au vendredi. Ils portent un uniforme qui est différent selon qu’ils sont métis ou indigènes. C’est ainsi qu’on nomme ici les Indiens: Indigènes. Leur uniforme est très proche de leur costume traditionnel.

De plus en plus de jeunes indigènes ont accès aux études supérieures mais cela dépend du nombre de points obtenus aux tests dans les différentes matières. Le total est de 1000. Plus le nombre de points est élevé, plus le choix d’études et de carrières est large. Corruption : Certains achètent les points nécessaires.

Plus les filles ont un niveau d’études élevé, moins elles ont les enfants jeunes. Sinon, elles peuvent avoir leur premier enfant vers 16 ans.

Dans les classes de collège, il y a entre 35 et 45 élèves par classe!

Pendant les vacances, des cours sont proposés à raison de 10 $ par mois: cela peut être piscine, anglais, art….

Économie du pays

Les principales ressources viennent du pétrole et de la banane, des roses qui sont exportées partout dans le monde, de la ville voisine de Cayambé où on a longé des kilomètres de serres bien cachées derrière des palissades. Pour les Indigènes, le commerce, c’est surtout le textile et le cuir.

Les occupations du dimanche

Quand on travaille toute la semaine, on garde le dimanche pour cultiver la terre familiale où pousse essentiellement le maïs. Mais on s’intéresse aussi beaucoup au foot qui est le premier sport national ! Sans surprise…

Le mariage et la religion

65% des Indigènes sont catholiques et font un mariage catholique. Mais ils gardent souvent les rites ancestraux comme par exemple, monter près de l’arbre sacré El Lechero pour faire des photos. Le mariage dure trois jours : le premier chez le garçon, le deuxième chez la fille et le troisième chez le jeune couple. On mange, on danse, on fait la fête. Pour ces jours, on prépare le chicha, alcool à base de maïs.

Fleurs jaunes ( on a oublié le nom en quichua…pas encore bilingues…)

Elles sont utilisées pour les cicatrisations lors des accouchements et des blessures en général. On en met sous les oreillers des enfants s’ils n’arrivent pas à dormir.

Fleurs des prairies en haute altitude. Elles sont poilues et toutes douces comme nos edelweiss pour se tenir bien chaud! Les colibris viennent se servir en nectar dans les belles corolles bleues.

13. La lagune de Quicocha près d’Otavalo.

La journée était magnifique et on avait décidé la veille de faire le tour de cette lagune, d’un diamètre moyen de 3,5km. Sa profondeur varie de 140m à 200m mais on n’ira pas s’y baigner. Le tour fait environ 14 km de belles côtes et de descentes.

Au départ, petit chemin sacré du temps des Incas. Après le cadran solaire puis lunaire, me voilà sur la table des sacrifices. On a même prévu le vase pour récupérer le sang. Pragmatiques les Incas…

La balade est magnifique et le chemin alterne entre marches retenues par des rondins, sentiers de terre, de pierres ou de sable. Très peu de monde ce matin là.

Et voilà la lagune dans toute sa splendeur avec deux îlots au centre. Une de nos plus belles balades en Équateur.

D’où vient le nom Quicocha?

Il y a trois significations données :

le lac des Dieux , nom donné par les Indigènes avant les Conquistadors.

Autre sens, « Qui » vient de Cuy qui veut dire cochon d’Inde parce que l’une des îles aurait la forme d’un cochon d’Inde et qu’un Allemand aurait fait un élevage de cochons d Inde dans le coin.

Il signifierait aussi Lac arc-en-ciel 🌈 parce qu’en hiver – enfin ce qu’ils appellent l’hiver ici- après la pluie un arc-en-ciel se formerait très souvent au-dessus du lac.

12. Otavalo

C’est le nom de la ville et des indigènes de la région. Ils appartiennent au groupe Quichua avec une même langue mais leurs propres coutumes. Depuis très longtemps ils sont dans les échanges commerciaux du fait de leur emplacement géographique : coton, cacao. Les Espagnols les ont obligés à travailler 14 heures par jour enchaînés à leur métier à tisser. Aujourd’hui, libérés et fiers de leur culture, ils exportent leurs textiles dans le monde entier.

Leur costume est magnifique.

Les femmes portent une longue jupe noire ou bleu marine, fendue d’un côté sur une jupe blanche. Elles ont à la taille une très belle ceinture brodée…qui en cache une autre de couleur rouge. Comme pour les bracelets rouges, cette ceinture arrête les mauvaises ondes et laisse passer les bonnes énergies.

Elles portent un chemisier blanc brodé de fleurs du pays et au cou un collier à plusieurs rangs de perles dorées ou corail. Ces perles représentent les grains de maïs et aussi l’or. Leurs chaussures, style espadrilles, sont noires. Signe qu’elles sont mariées : un châle noir ou bleu replié sur la tête en guise de chapeau.

Les hommes sont habillés d’un pantalon blanc large et court, d’un poncho foncé et d’un chapeau en feutre sur une belle tresse noire. Le poncho doit être de la couleur du lac Quicocha: bleu foncé. On utilise traditionnellement 13 couleurs de laine différentes pour y arriver. Ils ont les mêmes chaussures que les femmes mais en blanc. Cela leur fait un petit pied très féminin !

Petite mamie qui vend ses poteries.

Images du marché . Un marché aux bestiaux qui se déroule en dehors de la ville le samedi matin . Cela nous rappelait les comices agricoles dans Madame Bovary ! ….et l’immense marché artisanal – au centre de la ville- qui dure toute la journée.

Finalement, on n’a pas de bestiaux en photo…seulement des cochons d’Inde qu’ils mangent. Mets apprécié et assez cher.

Beaucoup de volailles.

Et le marché artisanal.

11. Des envies d’odeurs océanes

Après plusieurs jours passés dans une grande ville, si belle soit-elle, on ressent toujours l’envie d’aller se mettre au vert. Après Quito, on a eu une grosse envie d’aller se mettre au bleu direction côte pacifique pour trois jours.

Impossible d’y aller à vélo du fait de la durée du trajet, d’autant qu’on allait ensuite rejoindre directement la région d’Otavalo, au nord de la capitale.

Premières baignades dans le pacifique. En Colombie on avait fait le choix de la côte des Caraïbes. On est allés à Mompiche, à 9 heures de bus de Quito.

Mompiche, charmant village de pêcheurs pas encore dénaturé par le tourisme. Coincé entre la jungle et l’océan, ce village est resté coupé du reste du pays jusqu’en 2004! Il y maintenant une route pour y accéder. On retrouve avec bonheur une population plus afro-caribéenne qui nous rappelle la Guyane.

Le petit port de pêche vue de notre chambre.

On peut y voir les sauts des baleines à bosse ! Malheureusement, nos photos n’ont rien donné et le couple équatorien qui était avec nous a filmé et doit nous envoyer sa video. A ce jour, rien.

C’était magique. On ne pouvait pas s’approcher davantage pour respecter l’intimité des cétacés. Quarante tonnes pour quinze mètres de long, ça inspire le respect….

On en a vu deux sauter ensemble parallèlement. Mais pourquoi sautent-elles?

C’est une étude australienne qui a trouvé la raison récemment. C’est pour communiquer avec d’autres groupes de baleines. Je vous mets cette pitoyable photo pour vous montrer qu’on n’ était pas très loin. Nageoire et queue à l’horizon.

Vue de notre hôtel, jolie maison en bois avec terrasse et hamac. Selon l’endroit, plages de sable gris ou noir avec à quelques kilomètres, l’isla de Portete.

Notre sweet home . Le bruit du ressac vous berce puis vous endort.

D’innombrables pélicans.

Et tous les jours de très bons jus de fruits .

10. Contacts perdus….

Le vol de mon portable a entraîné la perte des contacts que Pierre n’avait pas enregistrés de son côté. Le blog est maintenant le seul lien avec ces personnes qu’on aimerait beaucoup revoir après notre périple.

Voilà les contacts perdus : Mike / Julie, Benoit / Elodie, la petite Marie et Francine. Et peut-être d’autres que je n’ai pas encore identifiés.

Bises à vous!

Mireille

9. On a quitté Quito

On a déjà évoqué la pollution terrible lâchée par les kyrielles de bus qui sillonnent la ville et son périphérique. En arrivant à vélo – c’était le jour du vol du portable – On s’était retrouvé piégé à la mauvaise heure dans un trafic intense de 🚗 , de 🚛 et de 🚌 qui nous crachaient dessus leur fumée noire. A ce moment-là – qui a duré quelques heures – on a tout de suite détesté cette ville. Il faut dire qu’on n’a pas rencontré grand monde qui a flashé sur cette capitale. Et puis les jours suivants, on a appris à apprécier les animations des rues, la beauté de certains édifices et la modernité de quartiers plus aérés.

Quito la grouillante.

Dans les rues, danses traditionnelles et hip-hop.

Capitale située à 2850 m d’altitude dans les Andes du nord, on y retrouve les peuples andins.

La basilique del voto national , nom pas terrible pour un édifice religieux. L’architecte français s’est inspiré de la cathédrale de Bourges. Elle fait 117 m de haut. On peut se balader dans les tours et la flèche. Ce qui est drôle, ce sont les gargouilles couleur locale : iguanes, tatous, jaguars, singes…

Une rosace …on se sent un peu en Europe.

Et le bon Espagnol qui convertit ce pauvre Indien à coup d’eau bénite et de crucifix. Porte en bronze.

Mais l’église sublime qu’on a vue n’est pas en photos car il était interdit d’en prendre. Il s’agit de l’église de la compagnie des Jésuites , la Compaña en espagnol. Richesse intérieure incroyable. Ce serait l’église la plus couverte d’or du pays ! C’est simple, de la feuille d’or partout. Vous pouvez la voir sur Google.

La ville est construite sur des montagnes. On ne fait que monter ou descendre. sport !

Une drôle de Marie ailée veille sur la ville. En plus, elle a des écailles….Pierre dit que non.

8. Le parc du Cotopaxi

L’ Equateur est le pays des volcans ! Ils sont surtout sur la colonne vertébrale du pays qui est la Cordillère des Andes. On l’appelle d’ailleurs l’ Avenue des volcans.

Pierre cherche l’entrée du parc sur maps.me….il est un peu fatigué…

Il y a quand même une dizaine de sommets au-dessus de 5000m ! Alors notre petit mont-blanc…🗻

Mais avant d’ attaquer l’ascension du Cotopaxi, on s’est baladé autour de la lagune du Limpiopungo.

Alors le Cotopaxi. Cela signifie en Cayapa  » cou de la lune ».

Ce n’est pas le plus haut volcan d’Equateur mais c’est le plus beau avec son petit air de Fuji Yama. Il est le volcan actif le plus haut du monde. C’est le joyau des volcans mais aussi l’un des plus dangereux . Une éruption a eu lieu d’août 2015 à janvier 2016 ! Il y avait de quoi être inquiets….Quito a été recouvert de cendres et des milliers de personnes évacuées. Son ascension a été interdite jusqu’en 2017.

On s’est demandé si on voulait aller au sommet, mais cela signifiait une longue marche sur le glacier avec bien sûr crampons et piolets, dodo dans un refuge glacé jusqu’à minuit où on vous réveille pour commencer l’ascension et arriver au lever du soleil. L’altitude du Cotopaxi est de 5897 m ! Une paille….Plus haut que le Kilimandjaro ( 2 m de plus!) qu’on avait gravi il y a quelques années. Son sommet est presque toujours dans les nuages et sous un vent terrible. Et quand on a su le prix, la décision a vite été prise : 250 $ par personne !!! On n’ira pas au sommet. On a appris que l’ascension du Mont Blanc coûtait 1000 € !!!

On a donc décidé de monter jusqu’au refuge qui est à 4864 m et de poursuivre jusqu’au pied du glacier qui est à 5120m. Depuis le mal des montagnes que j’avais fait dans les derniers mètres du kili, je n’avais jamais refait un 5000m. pour moi c’était un défi.

Le Cotopaxi vu de notre hôtel la veille de l’ascension.

Le jour J. Étape réussie jusqu’au refuge. 4864 m.

On a fait l’ascension avec un couple d’Allemands très sympa, Sabine et Jurgen.

Et tous les deux,on a continué jusqu’au glacier. Un peu dur pour moi , mais on a relevé le défi du plus de 5000 m!

Le glacier et nous. 5120m.

Le chemin n’est que cendres et pierres volcaniques.

Quelques photos du Cotopaxi quand on y était.

7. Une journée particulière….vendredi 2 août

Vol du téléphone. J’ai ( Mireille) perdu tous mes contacts. Je les ai sur ma tablette mais il faut toujours que je me connecte avec mon téléphone pour les activer. Pierre en a beaucoup en commun mais pas tous.

Dominique (cousine), Médée, je ne peux plus vous joindre et de nombreux couples rencontrés en Colombie et Équateur. Si vous lisez cet article, merci d’envoyer vos coordonnées à Pierre : + 593 980789334

Elle commençait pourtant bien cette journée. On quittait le parc du Cotopaxi pour rejoindre Quito, 63 km et on se donnait deux jours pour y aller tranquillement et s’arrêter en cours de route s’il y avait des choses interessantes à voir.

Après avoir dit au revoir à Sabine et Jurgen, couple allemand avec qui on avait gravi le Cotopaxi la veille ( et qu’on espère bien revoir à Charavines) nous voilà partis sous un beau soleil vers la panaméricaine qui conduit à la capitale.

On a commencé par des kilomètres de côtes suivis de kilomètres de vraies descentes. On n’avait jamais eu autant de vraies descentes. Quel plaisir !

Bon, dans les côtes, on a quand même eu une première crevaison due à une multitude de bouts de verres sur la bande d’arrêt d’urgence de la quatre voies.

Malgré une petite heure de réparation, on a bien pédalé et on s’est dit qu’on allait directement à Quito. On a modifié la réservation de l’hôtel prévu. Impeccable.

Il était environ 13 h quand on est arrivé dans la banlieue de Quito, à quand même encore 22 kms.

On est dans une ville de banlieue, une route en côte avec des feux au bout. Beaucoup de monde sur le trottoir de droite. Des voitures garées, d’autres qui veulent partir, beaucoup de petits marchands à la sauvette.

J’entends et je vois un gamin d’une douzaine d’années s’adresser à moi qui pédale toujours, me dire dans un mauvais anglais : Hello What’s your name? Je ne réponds pas et rejoins le feu qui est passé au rouge. Sur mon guidon j’ai un rétroviseur à gauche et le support en plastique à droite pour le portable. C’est une pochette dans laquelle je glisse Le téléphone quand on est sur Maps.me.

Je suis pied à terre puisque le feu est rouge et deux gamins d’une dizaine d’années viennent à mon niveau par la droite pour me vendre, l’un des glaces, l’autre je ne sais pas trop quoi. Au même moment, côté gauche, on me tape de façon agressive sur l’omoplate. Je regarde évidemment de ce côté et reconnais le jeune qui m’avait interpellé un peu plus tôt. Je lui dis par réflexe en français Ne me touche pas, et le feu passe au vert. Je redémarre et là, je m’aperçois que je viens de me faire piquer le téléphone !

J’appelle Pierre qui vient de passer devant et on S’arrête sur le côté. Plusieurs personnes ont vu les enfants partir en courant. Pierre suit la piste qu’il perd rapidement. Pendant ce temps, je demande si certains connaissent ces enfants. Beaucoup de gens essayent de nous aider. La police va venir. C’est long et compliqué. On reste là environ trois heures .

On nous explique qu’il faudra revenir lundi dans une autre ville pour porter plainte mais que cela ne peut pas se faire à Quito !

Des jeunes étudiants qui nous ont plus ou moins servi d’interprêtes sont vraiment désolés pour nous. Ils nous disent que la police en Équateur n’est pas du tout efficace…Ils veulent nous revoir demain à Quito pour nous faire visiter la ville. On prend rendez-vous pour l’après-midi.

Ils veulent nous inviter chez eux, on n’a qu’une envie, c’est d’arriver à Quito. Encore 22 kms, que des côtes, des voitures et des cars dans tous les sens, un air irrespirable, on tourne en rond au moins une heure dans une ville qui n’a que des côtes et des descentes malgré le maps.me de Pierre . On arrivera seulement vers 18h30 à l’hôtel, crevés !