Colombie . Notre vie quotidienne.

Un petit bilan après un mois passé en Colombie.

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Ce qui revient dans les conversations croisées avec d’autres voyageurs, c’est la gentillesse des gens de ce pays. Vous demandez un renseignement, on se met en quatre pour vous aider au mieux, on se dit bonjour, un Colombien que vous ne reverrez jamais vient vous serrer la main, une dame fait demi tour pour nous accompagner jusqu’à la boutique qu’on cherchait.Merci aux Colombiens!

Transports . Pas chers

Sauf le trajet en avion de la frontière à Bogota, on a fait tous nos déplacements en bus. Le réseau est très développé sur tout le pays et les cars sont confortables. Les chauffeurs sont entourés d amulettes religieuses, de photos ou statuettes de Marie ou de Jesus voire même du crucifix fixé sur le tableau de bord. On pense qu’ils ont aussi le permis car ils conduisent bien mais bon le code de la route…..On pourrait enlever les lignes continues, ça ne changerait pas grand chose et ça ferait une économie de peinture.

Un levier de vitesse comme ça, vous en rêviez …la chemise du conducteur.Le crucifix.

Bah ça marche parce qu’on n’a pas eu d’accidents.

Les pare-brise aussi célèbrent la foi des Colombiens.

Et même dans les boulangeries….c’est du pain bénit.

Se sustenter

On ne dépense pas beaucoup dans la bouffe. Un repas nous coûte en moyenne 5€. On ne peut pas dire qu’on mange mal mais c’est souvent pareil et les plats – c’est notre humble avis – sont souvent secs et sans trop de goût. Quand on demande le plat du jour, on sait déjà comment sera présenté le riz et où il va être dans l’assiette !Ou alors on aura des frites ( pas terribles). Généralement, il n’y a pas de dessert alors quand on en voit un, genre crêpe au chocolat…..c’est la fête !!! On retrouvera avec amour les fromages français. Bon, si on voulait très bien manger, il fallait rester en France, voilà.

Plat typique de la région de Guatapé en haut à gauche. C’est le bandeja paisa.

Il doit se composer de chicharron ( porc frit), viande hachée, chorizo,couenne de porc œuf frit, patacone ( bananes plantains frites), frijoles( haricots rouges), riz blanc évidemment, galette de maïs, et tranche d’avocat ! Avec ça, vous êtes calés et vous pouvez grimper le monolithe de Penol à Guatapé pour digérer le plat.

Dans la tasse en bas à gauche, vous voyez bien une paille là où le bon sens attendrait plutôt une petite cuillère. Oh ! Denrée rare dans ce pays. Alors faut-il sniffer le café comme un rail de cocaïne parce qu’on est en Colombie ? Que nenni. C’est pour touiller.

Et le monolithe de Penol, c’est ce rocher à l’entrée de la ville de Guatapé. 750 marches plus haut, vous découvrez un paysage grandiose.

Colombie : Medellín ou la ville tentaculaire

C’est la deuxième ville du pays par sa taille et presque 3 millions d’habitants. On a hésité à venir ici parce qu’on préfère les villages ou villes paisibles à ces lieux de trafics intenses, bruyants, pollués, fatigants. C’est une ville perchée à 1500 m d’altitude encaissée mais qui déborde maintenant de tous les côtés sur les collines. C’est la ville qu’il faut choisir si vous ne voulez pas dormir. Les jeunes viennent ici pour faire la fête. Toutes les nuits, on a eu les basses de la musique qui venaient de la boîte d’en face! Je me demandais comment faisaient les gens le lendemain pour aller bosser. Peut être que ce quartier et ses habitants ne travaillent que la nuit…

Et puis les cartels de la drogue, Escobar and co, c’était ici. Il y a même un Tour ESCOBAR !

Si ça peut faire gagner quelques pesos…Et d’un autre côté les Colombiens ne veulent plus en entendre parler. Ils passent à autre chose et veulent une ville moderne et dynamique.

Et finalement on est quand même venus parce que d’abord cette ville est, pour nous, sur la route du sud qui nous mène vers la Zona Cafeterra et bientôt vers notre deuxième partie du voyage en Colombie, le sud du pays.

On a à Medellin des gratte-ciel mais aussi des milliers de maisons en briques. On voit sur la photo ce qu’ils appellent le metrocable et qui a permis aux habitants des collines d’avoir accès au centre de la ville. Il leur fallait avant 1h30 pour descendre et aujourd’hui un quart d’heure. Par exemple, pour la Comuna 13, un des quartiers qui s’est refait une santé, la montée représentait une côte de 28 étages. Il fallait être motivé pour bouger!!!

Tout ça est récent : de 2004 à 2010. Avant Comuna 13 = dealers, guetteurs, passeurs, prostitution, gangs. Aujourd’hui : création de services sociaux, écoles, centres culturels…et fierté de ces jeunes qui voient les touristes, nous entre autres, venir admirer leurs œuvres murales et leurs danses hi hop sur des placettes. Les maisons sont encore pauvres mais l’état d’esprit a changé. Ils évitent même de fumer pour ne pas gêner le promeneur !

Comuna 13 c’est ça :

Elle nous rappelle trop les jeunes Bushinenges de St Laurent du Maroni…

Bill Clinton est venu ici……nous aussi.

Carthagène …des Indes

C’est une des perles de la côte caraïbe mais on n’est pas les seuls à le savoir ! Ville touristique de Colombie par excellence.

Elle est appelée  » des Indes » pour la distinguer de sa copine espagnole. Comme elle a été fondée par un Espagnol, Hérédia, il ne s’est pas trop cassé la tête ce jour-là. Mais il avait du goût. La ville ancienne est bien sûr classée au patrimoine mondial de l UNESCO, ce qui est un sacré coup de pub! Maisons coloniales superbes, fenêtres ouvragées et colonnettes en bois, arcades, fort qui vaut ceux de chez nous bâtis par Vauban puisque le fort San Felipe est la forteresse la plus grande d’Amérique du Sud. Bon en même temps, visiter Carthagène, c’est surtout des balades à faire dans les rues .On voulait voir le musée de l’ or ( encore un) mais il est en rénovation et la maison du prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez ne se visite pas en ce moment.

Scènes de vie quotidienne jouées par des personnages en acier.

Ici on joue aux dominos.

Là aux échecs…

Et là on médite devant un livre fermé à la lueur d’une bougie en écoutant un vieux vinyle.

Une petite partie des remparts de l’ ancienne ville et son échauguette ( je ne résiste pas, j’adore ce mot 😉) et la nouvelle ville.

Mompox , ville classée aussi mais plus petite, est de la même veine puisque fondée toujours par le même bonhomme. Des patios dans chaque maison pour retrouver un peu de fraîcheur.

Maintenant regardez bien ces trois statues.

Deux sont de Mompox et une de Carthagène.

Vous avez deviné? Exprimez vous !

Nord de la Colombie: Ciudad Perdida,Tayrona park et péninsule de Guajira

On est maintenant depuis le 19 mai du côté de Santa Marta, ville balnéaire au bord de la mer Caraïbe, dont l’intérêt est surtout d’être le point de départ pour découvrir la Sierra Nevada, et/ou la péninsule de Guajira, pays des Indiens Wayuus où se situe un désert de sable côtoyant la mer.

Trek magnifique à la CIUDAD PERDIDA proposé par différentes agences qui se valent toutes d’après les trekkeurs rencontrés. Guide avec traducteur anglophone si besoin, super organisation, bonne bouffe et sérieux à tous les niveaux. Le mieux est de le faire sur 4 jours. On a eu de la pluie en fin de journée le premier jour et un déluge le deuxième après-midi pendant 3 heures ! Le seul danger étant les glissades sur les rochers ou les marches… Pour nos copains qui pourraient être tentés par ce trek, c’est niveau moyen de difficultés. Il n’y a pas les deux options qui rendent un trek difficile : l’altitude et le froid. Et puis pour ceux qui ont un souci, ils peuvent revenir à dos de mule ou à moto. La balade est superbe. C’est la végétation de la forêt guyanaise mais en mode montagne.

Mais la Ciudad Perdida kesako ?

C’est un site connu seulement des Indiens avant 1972. Des Indiana Jones ont découvert cette cité abandonnée dans la Sierra Nevada colombienne qui daterait de l’an 800 avant JC. Elle est sur les terres de quatre tribus amérindiennes dont les Wiwa qui sont les plus présents. Ce devait être un centre politique et économique qui regroupait les populations des villages avoisinants. Il devait y avoir 2000 personnes environ sur le site et on pense jusqu’à 10000 en comptant les environs. La Ciudad aurait été abandonnée pendant l’époque coloniale.

Les Wiwa sont toujours habillés en blanc. Le blanc symbolise les neiges des sommets de la Sierra Nevada. On s’est dit que là où on était, ils ne devaient jamais voir la neige! Et ils gardent toujours les cheveux longs qui représentent la végétation.

Pas de chance pour le dernier jour du trek. Notre appareil ayant pris l’eau, plus de photo !

Merci Anne et Bernard de nous avoir envoyé des photos* du dernier jour de votre trek. Super sympa.

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1200 marches le dernier jour pour arriver aux terrasses. Mais les efforts sont bien dosés. Les guides proposent toujours les pauses au bon moment.

Les hébergements étaient organisés comme des refuges en montagne : des châlits les uns à côté des autres séparés par une moustiquaire individuelle. Tout très propre.

Les marchandises sont montées à dos de chevaux, de mules…et de motos.

Notre guide Wiwa Otoniel. A chaque pause on avait un fruit.

On a randonné aussi dans le parc Tayrona avec ses superbes plages et forêts.

Et puis la péninsule de Guajira. Il y a deux déserts en Colombie dont un à l’extrémité de la péninsule. Déçus au départ parce que déchets partout, marais salants mal entretenus (Guérande est pas loin de Nantes, on connaît bien!!!) mais la fin en valait la peine. Les trois jours très bien organisés. Dodo en hamac.

Une petite mer intérieure.

Et le désert de sable au bord de la mer.

VILLA DE LEYVA. BARICHARA. GUANE

On a choisi de remonter progressivement de Bogota vers le nord dans un premier temps en prenant des bus. On ne peut pas dire d’eux qu’ils respirent la ponctualité mais quand ils sont là, ils sont très confortables.

C’est ainsi qu’on a découvert Villa de Leyva et Barichara. Deux villes fondées par les Espagnols ( dont ce fameux monsieur De Leyva) qui sont restées quasiment identiques depuis le XVI e siècle. On parle bien sûr architecture car heureusement pour eux ils ont l’eau courante et l’électricité !

Leurs particularités sont les rues pavées, les maisons blanchies à la chaux, les toits de tuiles, les balcons en bois et le patio intérieur. Ces villes étant classées au patrimoine , elles sont super bien conservées.

Villa de Leyva possède la plus grande place de Colombie. Avec tous ces pavés partout, on est ravis d’avoir laissé les vélos à la frontière!!!

Quelques tombes originales dans le cimetière de Barichara.

Et dans le village de GUANE, fondé par le Cacique du tableau, monsieur Guanenta qui a donné son nom au village, ce livre ouvert au-dessus de la vallée profonde….D’ailleurs, si vous voulez vous jeter dans le vide, c’est possible à partir de st Gil, ville située pas loin, réputée pour ses sports extrêmes dont le saut à l’élastique.

En passant, on a vu la nacelle, toute seule, au-dessus du vide, ça ne nous a pas tentés…🤭Nous, c’était plutôt belles randos dans les environs de ces villages.

Depuis hier, lundi 20 mai, on est sur la côte caraïbe colombienne, à Santa Marta. C’est le point de départ pour des treks dans le magnifique parc Tayrona qu’on va découvrir demain et jeudi, on part pour quatre jours à la Ciudad Perdida ! Hier on s’est baigné dans la mer des Caraïbes et aujourd’hui c’était dans les cascades de Minca, village à une petite heure de Santa Marta.

La Colombie

Quand on a commencé avec Pierre à concevoir notre itinéraire pour ce long périple, il n’était pas question d’aller en Colombie. Les amis les plus âgés parmi nos lecteurs se souviendront facilement de l’image négative qu’avait ce pays il y a seulement encore une quinzaine d’années: les gamins qui essayaient de survivre dans les rues de Bogota, snifant de la colle et se prostituant. Les assassinats réguliers en lien avec les narco trafiquants et le tristement célèbre Pablo Escobar , les FARC et la prise d’otages dont Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Des faits divers sordides dont un qui avait touché un couple de notre région (nantaise) à l’époque……On peut rêver mieux comme dépliant touristique !

Et puis en Guyane, on a d’abord rencontré Etel qui nous a parlé de ce magnifique pays, puis Léo qui y est resté 5 mois et Sophie qui n’attend qu’une chose : y retourner. Merci à eux sans qui on serait passé à côté !

Bogota. La belle surprise.

Ce qui nous a frappé en premier, venant de Guyane et du Brésil, c’est d’abord la propreté de la ville. On était dans le quartier de la Candelaria, quartier historique, et on s’est dit que c’était peut-être la vitrine qui cachait la misère. On a pris alors du temps pour sillonner la ville et constater que la ville était très bien entretenue partout.

Deuxième belle surprise: La gentillesse des gens. Des gens pas encore fatigués d’avoir des flots de touristes dans leurs rues. Que Bogota ne devienne pas Prague ou Barcelone ! Et pourtant…on a l’impression qu’après Cuba, c’est la fashion destination pour les Français, très nombreux.

Beaucoup de culture dans les rues: graffitis, arts des rues, musique, peinture, de la poésie , une ville qui bouge, qui vit. Culture des Muiscas, Amérindiens de la région, très présente aussi.

C’est aussi le musée de l ‘Or, fantastique, et Botero, qu’on aime ou pas.

Petits désagréments : Pierre s’est certainement fait prendre son téléphone dans la poche et on s’est fait voler dans la chambre fermée à clé une pochette qui contenait des euros et de l’argent brésilien .

Super hôtel /auberge de jeunesse.pas cher,patio magnifique , literie au top, cours gratuits de salsa et le petit dej !!!! Si vous passez par là ….c’est le Masaya hôtel qu’on retrouvera aussi à Santa Marta et à Quito en Équateur.