Article 6. Contenu du Welcome day

Ce sont des notes prises tout au long d’une réunion. C’est sûrement incomplet mais ça éclaire sans doute un peu….

Migrants à Calais.

Les premiers furent des Afghans et des Kurdes. Des Kosovars.

Plus de 23 traités ont été écrits depuis 1991 entre UK et France.

En 1986, accord de Canterbury. Surtout des considérations économiques, commerciales, antiterroristes mais pas pour les personnes.

En 1991, volonté de réguler les flux humains jusqu’à aujourd’hui. Calais s’est cadenassée pour créer de la dissuasion.

De 2001 à 2003, externalisation de la frontière. Le RU a commencé à payer la France pour bloquer les migrants sur le territoire français. Politique de UK sur le territoire français. Co- management.

Dès 1991, protocole de Sangatte. Contrôle des personnes dans les trains qui vont au RU. La loi britannique s’applique en France.

Dès 2002, arrangement administratif avec sécurisation des ferrys, des gares et des ports.

En 2003, accords très contestés du Touquet. Dans les ports et Eurotunnel, contrôles juxtaposés France + UK. Les passages deviennent très risqués car désormais, on doit se cacher pour tenter de traverser la Manche. Camp immense de Sangatte dont le Royaume Uni va demander la fermeture sous Sarkozy. Nombreux squats qui vont être expulsés de manière violente et cela a créé « la grande jungle ».

Dès 2010, accords Besson et Green qui augmentent les contrôles faits par des officiers britanniques. Mise en place d’un centre de rétention administratif. De nombreux petits accords se poursuivent pour les contrôles entre les deux pays.

Règlement de Dublin. Le premier date de 2013, il est aujourd’hui une source danger de stress pour un grand nombre de migrants. Le but était qu’un seul état soit responsable de l’examen d’une demande d’asile. Dès l’arrivée d’un migrant sur le sol européen, on prend ses empreintes digitales , ce qui le fiche pour 18 mois au moins. On dit qu’il est « dubliné ». La prise d’empreintes signifie que c’est dans ce pays que le migrant doit demander l’asile, ce qui est rarement sa volonté. Ce système bloque les personnes longtemps avant de pouvoir être « dédublinés » et d’avoir accès au pays de leur choix.

En 2015/ 2016, la grande jungle (mot afghan qui signifie petite forêt) qui abritait 10 000 personnes est détruite.

En 2017, les termes choisis par le gouvernement Macron sont « Humanité et fermeté ». Les mots choisis par l’Angleterre n’auraient jamais été acceptés en France : « Politique de l’environnement hostile ». En France, c’est la politique toujours actuelle de Zéro point de fixation largement financée par le RU. Dans les sommes versées, certaines concernent l’accueil des personnes, les CAES ( centre d’accueil) qui les hébergent deux semaines maximum.

Depuis 2018, les expulsions ont lieu tous les deux jours. C’était ce matin, jeudi, sur l’un des sites où on distribue bois et nourriture. Les fourgons de CRS arrivent vers 5 heures, quand ils dorment encore , quelquefois accompagnés de bus dans lesquels on essaie de faire monter les personnes pour les déplacer vers des lieux inconnus…parfois Lille, parfois vers le sud, direction l’Italie. En général, un migrant donne l’alerte pour permettre aux plus grands nombres de s’enfuir et de se cacher dans les bosquets. Ils reviendront se réinstaller quelques jours après. La police parfois emporte toutes leur affaires. Ce matin, une partie des migrants a tout perdu, pas ceux qui étaient le plus dans la forêt.

Depuis 2018, frénésie d’expulsions réalisées par la police nationale, la PAF, les gendarmes, les CRS….

Depuis le démantèlement de la jungle, on veut absolument 0 point de fixation. A l’époque de la jungle, tous les moyens étaient bons pour les empêcher de vivre ailleurs.

MAIS en 2017 , l’état français est condamné par la justice à fournir un accès à l’eau . Il va donc , contraint et forcé, mettre quelques fontaines dans le centre-ville. L’eau se retrouve parfois à 11 km des lieux de vie des migrants. Trop loin et surtout pas en nombre suffisant.

L’état obligé va aussi mandater une association, « Vie Active », pour donner à manger sur certains lieux mais c’est également très insuffisant…d’où la présence de nombreuses ONG.

Calais ne veut pas de migrants dans le centre-ville. Ils doivent devenir invisibles. Les ONG vont contester les arrêtés municipaux qui cherchent à les priver d’eau et d’électricité. La mairie n’avait pas le droit de décider ça.

A l’arrivée de Darmanin, la mairie de Calais a demandé au ministre de l’intérieur de faire les arrêtés qu’elle ne pouvait pas faire elle-même en tant que maire. Ce sont les nouveaux arrêtés préfectoraux de septembre 2020 que les coordinateurs juridiques des ONG sont actuellement en train de contester. Affaire pas encore traitée.

La situation est très politique, dès qu’on fait quelque chose, c’est médiatisé chaque jour.

Concrètement, la mairie de Calais multiplie les interdictions de stationnement par des lignes zébrées au sol, des rochers pour empêcher les fourgons des ONG de faire des distributions.

Trente kilomètres séparent le RU de Calais . Plus la ville est cadenassée, plus les migrants cherchent d’autres lieux de passage. Il y en a maintenant en Bretagne et jusqu’en Belgique. Passages tentés à partir de Cherbourg, Grande Synthe, Dieppe, Ouistream, les aires d’autoroute (camions).

Je termine ce samedi matin cet article commencé jeudi et entre temps, j’ai vécu hier vendredi une situation concrète parfaitement ubuesque…

Rencontre du troisième type entre CRS et…..brouettes. Mais ça, c’est pour plus tard.

On est en congé pour le week-end qu’on a prévu de passer à Bruges mais on a un léger problème à régler…. On a hébergé chez Véronique deux Tchadiens croisés lors de la distribution vers 20h…ils sont mineurs et ils n’ont plus rien. On va s’en occuper et on vous racontera.

Article 5. Sur le terrain (Pierre)

Lundi 24 janvier.

Ce lundi, je vais pour la première fois sur les lieux de vie livrer du bois. Nous partons à trois avec le fourgon chargé de sacs de 8 kg de bûches et de trois brouettes. Premier arrêt à moins de 1 km du hangar. Un grand terrain nu le long de la voie ferrée. Au milieu, une sorte d’étang. Léna, une volontaire qui est là depuis plusieurs mois, m’explique que la municipalité a fait creuser le terrain pour qu’il soit noyé quand il pleut…Il y a quand même quelques tentes de migrants le long de la voie ferrée qui, elle, est un peu surélevée. De l’autre côté du terrain, un bosquet dans lequel j’aperçois des tentes. Nous chargeons les brouettes et partons vers le bois. On y entre par un petit sentier.

Il n’a pas plu depuis plus d’une semaine mais le terrain est très boueux, des planches ou des toiles sont placées à certains endroits pour pouvoir passer. Il y a cinq groupes de tentes dans la boue avec des déchets partout. On voit dans chaque groupe, les traces d’un foyer sur un endroit un peu plus sec. C’est là qu’on doit laisser le bois.

Dès qu’on s’approche, quelques migrants viennent à notre rencontre pour nous demander les sacs dont ils ont besoin. On leur demande le nombre de personnes présentes et on fait une proposition généralement inférieure à ce qu’ils souhaitent. Il faut négocier en anglais, parfois en français, avec quelques mots d’arabe ! Léna se débrouille très bien, elle est connue de presque tous les migrants. Elle explique qu’on n’a pas assez de bois pour tout le monde et qu’il faut partager. Discussion, sourires, le contact est bon, pas d’agressivité, quelques paroles échangées, pas de plaintes. Ils répondent volontiers à mes questions, un peu de leur histoire, un peu de leur espoir, pas de résignation, beaucoup de dignité.

Nous faisons plusieurs voyages avec nos brouettes. De l’autre côté du terrain, le long de la voie ferrée, le terrain est moins boueux, les tentes sont très serrées et toujours des déchets partout, quelques sacs- poubelles éventrés, la municipalité refuse de les ramasser.

Les obliger à vivre dans ces conditions, c’est une façon de les déshumaniser.

Nous ferons d’autres sites. Toujours les mêmes conditions, des rencontres intéressantes. A la fin de la distribution, à 12h30, nous aurons livré 142 sacs de bois de 8 kg.

Article 4. Sur le terrain

Avant de parler de notre première journée de distribution auprès des migrants, voici une photo de cuve que remplit régulièrement CFC. Les migrants n’ont pas accès à l’eau. Ils n’ont que ces points d’eau. L’un des conseillers municipaux ( celui avec une belle cravate rouge sur les vidéos de Zemmour) a fait fermer des vestiaires qui permettaient aux migrants d’aller prendre une douche de temps en temps .

Ma première distribution sur le terrain. (Mireille).

Ce matin, les cageots étaient prêts, préparés par l’équipe d’hier. Le matin, il n’y a plus qu’à ajouter le frais, à l’abri dans les conteneurs qui, sinon, serait grignoté la nuit par des rats. Cela a d’ailleurs été le cas d’un pain abandonné. On ajoute une clémentine par personne et un poivron pour quatre. Du pain.

Ensuite, par ordre de distribution selon les zones, on charge les cageots dans le fourgon ainsi que trois brouettes puis on s’en va dans les zones à desservir. On ne peut pas faire tous les endroits tous les jours. Pas assez de vans, de bénévoles, d’autres associations comme le Secours Catholique leur servent également des repas.

Il n’y aura pas des photos de migrants par respect pour eux sauf si un jour, des circonstances particulières le permettent.

Comme ils sont disséminés un peu partout, certains groupes sont dans des fossés, d’autres dans des coins un peu boisés. On rejoint les différents lieux avec les cageots dans les brouettes. Je ne pensais pas qu’on allait aussi loin sur les sentiers . Tous remercient, certains se présentent.

Depuis une semaine, on n’a pas eu une goutte de pluie et il y a de la boue où ils vivent. On imagine en cas de pluie…

Quand on revient, on croise deux employés de la sous préfecture qui viennent vers nous, de façon correcte, pour nous dire que demain ils vont tout raser par ici et que la police sera sûrement là. Aucune agressivité de leur part « ils font leur boulot, pas de solution, c’est aux politiques de faire quelque chose, surtout pas Lepen, encore moins Zemmour , à la place des migrants, on ferait pareil qu’eux, regardez les rats, c’est pas une vie… » On est tous d’accord. On doit prévenir l’ONG HRO pour qu’ils viennent demain voir si tout se passe conformément à la loi.

En croisant l’Info bus, certains me serrent la main . Ce sont plutôt des Soudanais sur ce site mais avant de remonter dans le van, un jeune Afghan vient me voir et se présente, toute sa famille a sauté dans son pays. Il me demande quelques expressions en français mais il veut aller en Angleterre. Un autre vient voir Marie, ma collègue. Il ne peut pas prendre de nourriture car il n’a plus de tente. On va contacter l’association qui s’en occupe pour qu’elle intervienne avant la nuit. Il est déjà 17h45.

Quand on passe avec les brouettes, une dame nous dit gentiment « ça muscle ! », on sourit. Marie me dit qu’une fois un chasseur faisait exprès de tirer très près d’elle. Une autre fois, deux autres bénévoles étaient dans un van qui faisait des soubresauts, puis s’arrêtait. Ils ont fini par lever le capot, des fils étaient coupés, une croix gammée était dessinée et posée sur le moteur….ambiance….Mais on sait aussi que des Calaisiens ouvrent leur porte pour que certains migrants puissent avoir une douche par semaine…espoir…

Article 3. Autres associations qui aident les migrants.

On découvre pour l’instant le fonctionnement des autres associations autour de nous et on est loin d’avoir tout saisi en une semaine. On complètera les infos au fur et à mesure qu’elles nous parviendront.

L’association Infobus.

Son but est de permettre aux migrants de recharger leurs téléphones, d’accéder au wifi, d’obtenir des cartes SIM. Elle travaille 5 jours par semaine , se rend sur les différents lieux de vie et leur offre un thé pendant les 2h30 de chargement.

Project Play.

Chaque jour de la semaine, des bénévoles se rendent auprès des enfants pour leur proposer des jeux, des activités manuelles, leur proposer des livres. Cette semaine, on va essayer d’en savoir plus….

L’épisode ZEMMOUR .

Il a vite été su mercredi dernier qu’Eric ZEMMOUR venait à Calais , pas pour soutenir les migrants bien évidemment mais pour rencontrer les forces de l’ordre. Certains bénévoles ont donc essayé de protester contre son programme à Calais.

Nous avons rapidement appris qu’il était dans un restaurant face à l’hôtel de ville de Marck, banlieue calaisienne. Les manifestants l’attendaient devant le restaurant avec quelques panneaux et slogans du type « Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos. » « Plus d’amour, moins de ZEMMOUR » (on aime bien). »

Un journaliste venait de nous dire que la voiture d’Eric Zemmour était garée juste devant, qu’on allait le voir bientôt sortir…eh bien non, après de longues minutes, on a appris qu’il était sorti par une autre issue. Zemmour ou L’exfiltré. .

On a assisté aux reproches faits par son directeur de campagne en direction des journalistes qui se faisaient remonter les bretelles.« S’ils sont venus , c’est parce que l’un d’entre vous a parlé ! Il n’y a que vous qui saviez le lieu du rendez-vous ! Du coup, on ne veut plus que vous nous suiviez ! Terminé! ».

Il est quand même assez étonnant de comprendre qu’un candidat déclaré à la présidence de la république prenne des rendez-vous en cachette place de la mairie…clandestinement….

Nous découvrons peu de temps après dans la presse que les manifestants, dont nous faisions partie, étaient « des militants d’extrême-gauche agressifs et dangereux ».

On ne le savait pas. Voilà donc l’étiquette dont on se retrouve affublé si on n’est pas pro Zemmour. Intéressant !

« Levez-vous pour défendre ce en quoi vous croyez, même si vous êtes seul à le faire ».

Week-end de repos . Page Nature.

Page Culture

Hier, à Calais, on a assisté à une pièce de théâtre jouée dans un lieu qui était autrefois les abattoirs de la ville et qui est devenu un centre culturel avec salle de spectacles, restaurant et librairie. Un peu dans l’esprit du Lieu Unique à Nantes, ancienne biscuiterie nantaise (LU) transformée en spot culturel.

Aujourd’hui dimanche, découverte de Boulogne sur Mer .

Crypte de l’église Notre Dame qui redevient cathédrale le temps d’une messe célébrée par l’évêque

De très belles représentations de personnes dont la technique s’appelle la grisaille faite à partir de pigments de charbon.

et sa ville fortifiée avec son château-musée très intéressant.

Article 2. Découverte du bénévolat à Calais

Après notre rapide installation dimanche chez Véronique, dans la commune de St Inglevert, à une quinzaine de kilomètres de Calais , nous avons entamé lundi notre première semaine de bénévolat à l’Auberge des Migrants. Dans cet entrepôt, pas de migrants, mais de nombreux bénévoles qui s’activent dans la bonne humeur et la cordialité pour répondre aux besoins des migrants qui vivent actuellement dehors.

La visite des lieux nous est commentée par Sidonie, coordinatrice des bénévoles venant donner de l’aide un mois maximum. Ceux qui restent davantage sont accueillis par une autre personne.

On découvre, grandeur nature, les associations dont on a appris l’existence sur internet. D’abord celles qui s’occupent de l’alimentation :

RCK (Refugees Community Kitchen) prépare actuellement 1500 repas quotidiens distribués sur différents lieux de vie. C’est là que je passerai ma première journée occupée à couper patates, carottes, salades, butternuts, entourée de 16 autres personnes concentrées sur des tâches similaires ou plus complexes. Les deux responsables , Hollandais, sont au top. Sérieux et efficacité jusqu’à la touche finale, laissant une cuisine parfaitement propre…pour mieux reprendre dès le lendemain, de 9h à 17h. 1 heure de pause le midi. Deux tours sont organisés pour la distribution aux migrants sur les sites, la plupart correspondant souvent à différentes nationalités.

CFC ( Calais Food Collective). Finalement cette association sera mon choix à partir du deuxième jour. On prépare des cageots de nourriture qui seront livrés en camion par nos équipes auprès des migrants qu’eux-mêmes cuisineront à leur guise sur des feux. CFC a préparé 170 000 repas au cours de l’année 2021!

Pierre travaille pas loin de moi, à couper du bois avec l’association Woodyard. 14 tonnes de bois par semaine sont ainsi répartis sur chaque lieu où vivent les migrants principalement soudanais, érythréens, Afghans, Irakiens, Iraniens. Heureusement qu’il n’est pas tout seul avec sa hache ! En les regardant travailler, je dirais qu’il y a autant de jeunes femmes que d’hommes à fendre les bûches.

Collective aid. Tout ce qui est donné par des associations ou des particuliers et qui est non alimentaire se retrouve ici. Tentes, couvertures, duvets, vêtements etc. sont triés de façon drastique. Certaines bénévoles ont un mètre de couturière à la main, mesurent tel tee-shirt , le plient et le rangent sur la bonne étagère. Tout est répertorié avec précision.

Tout est acheté grâce aux dons faits par des entreprises ou particuliers. D’autres associations donnent également leurs surplus alimentaires.

Depuis lundi, on a fait trois formations afin de mieux comprendre ce qui se vit ici. La première formation concernait l’histoire des différents mouvements migratoires à Calais et les sites géographiques. La seconde nous a fait réfléchir sur ce qu’est la vulnérabilité, les attitudes à avoir ou à éviter à travers des situations concrètes. La troisième formation était une formation antirépression pour que chacun connaisse ses droits face à certaines violences policières.

Bon, on part travailler mais demain et dimanche, c’est repos !

CALAIS. Article1 Bientôt le départ.

Comment nous est venue l’idée d’aller donner un peu de notre temps à Calais, auprès des migrants ?

Un gros coup de ras-le-bol, de colère, de tristesse. Encore et encore…les reportages, les chiffres, les naufrages, les morts, les violences, l’indifférence.

Et nous, au lieu de rester assis devant ce triste spectacle, on pourrait déjà se lever et chercher sur internet s’il existe des associations qu’on contacterait pour voir si on peut être utile à quelque chose.

C’est ce qu’on a fait et, très vite, on est arrivés sur le site « Auberge des Migrants » qui héberge différentes assos françaises, franco-britanniques et britanniques. L’Auberge des Migrants existe depuis 2008! Sorte de parapluie qui regroupe huit associations dans le même entrepôt dont l’objectif est de coordonner les actions en faveur des migrants.

Leur but est d’apporter aide matérielle et alimentaire. Aucune subvention publique. Elles ne fonctionnent qu’avec des dons. On a lu le profil des assos avec lesquelles on peut travailler comme bénévoles, mais on préfère attendre d’être sur place pour choisir – ou être choisis – en fonction des besoins.

Les tâches des bénévoles sont nombreuses :

Cela peut être cuisiner les 1000 repas distribués quotidiennement, ou bien préparer des sacs d’aliments, de boîtes pour des repas que les migrants se feront eux-mêmes sur des feux de bois. Bois qu’il faut couper, transporter, dispatcher. Trier des objets, des tentes, des couvertures, des vêtements. Participer aux maraudes nocturnes qui veillent au respect et à la protection des plus jeunes en particulier. Des observateurs qualifiés vérifient également si les interventions de la police se font bien en toute légalité…

On a, bien sûr, téléphoné pour se présenter et donner nos disponibilités. Ayant d’autres contraintes, on va à Calais un mois, de mi-janvier à mi-février. On a trouvé sur la liste fournie par l’Auberge des Migrants un hébergement chez Véronique, enseignante à la retraite, qui habite à un quart d’heure de Calais.

Nous quittons Charavines samedi matin 15 janvier, la voiture pleine de toiles de tente, de sacs de couchage, de couvertures, de chaussures et de vêtements chauds donnés par des personnes au grand cœur qui nous entourent ! Un grand MERCI à elles !

Et à très bientôt !