Carthagène …des Indes

C’est une des perles de la côte caraïbe mais on n’est pas les seuls à le savoir ! Ville touristique de Colombie par excellence.

Elle est appelée  » des Indes » pour la distinguer de sa copine espagnole. Comme elle a été fondée par un Espagnol, Hérédia, il ne s’est pas trop cassé la tête ce jour-là. Mais il avait du goût. La ville ancienne est bien sûr classée au patrimoine mondial de l UNESCO, ce qui est un sacré coup de pub! Maisons coloniales superbes, fenêtres ouvragées et colonnettes en bois, arcades, fort qui vaut ceux de chez nous bâtis par Vauban puisque le fort San Felipe est la forteresse la plus grande d’Amérique du Sud. Bon en même temps, visiter Carthagène, c’est surtout des balades à faire dans les rues .On voulait voir le musée de l’ or ( encore un) mais il est en rénovation et la maison du prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez ne se visite pas en ce moment.

Scènes de vie quotidienne jouées par des personnages en acier.

Ici on joue aux dominos.

Là aux échecs…

Et là on médite devant un livre fermé à la lueur d’une bougie en écoutant un vieux vinyle.

Une petite partie des remparts de l’ ancienne ville et son échauguette ( je ne résiste pas, j’adore ce mot 😉) et la nouvelle ville.

Mompox , ville classée aussi mais plus petite, est de la même veine puisque fondée toujours par le même bonhomme. Des patios dans chaque maison pour retrouver un peu de fraîcheur.

Maintenant regardez bien ces trois statues.

Deux sont de Mompox et une de Carthagène.

Vous avez deviné? Exprimez vous !

Nord de la Colombie: Ciudad Perdida,Tayrona park et péninsule de Guajira

On est maintenant depuis le 19 mai du côté de Santa Marta, ville balnéaire au bord de la mer Caraïbe, dont l’intérêt est surtout d’être le point de départ pour découvrir la Sierra Nevada, et/ou la péninsule de Guajira, pays des Indiens Wayuus où se situe un désert de sable côtoyant la mer.

Trek magnifique à la CIUDAD PERDIDA proposé par différentes agences qui se valent toutes d’après les trekkeurs rencontrés. Guide avec traducteur anglophone si besoin, super organisation, bonne bouffe et sérieux à tous les niveaux. Le mieux est de le faire sur 4 jours. On a eu de la pluie en fin de journée le premier jour et un déluge le deuxième après-midi pendant 3 heures ! Le seul danger étant les glissades sur les rochers ou les marches… Pour nos copains qui pourraient être tentés par ce trek, c’est niveau moyen de difficultés. Il n’y a pas les deux options qui rendent un trek difficile : l’altitude et le froid. Et puis pour ceux qui ont un souci, ils peuvent revenir à dos de mule ou à moto. La balade est superbe. C’est la végétation de la forêt guyanaise mais en mode montagne.

Mais la Ciudad Perdida kesako ?

C’est un site connu seulement des Indiens avant 1972. Des Indiana Jones ont découvert cette cité abandonnée dans la Sierra Nevada colombienne qui daterait de l’an 800 avant JC. Elle est sur les terres de quatre tribus amérindiennes dont les Wiwa qui sont les plus présents. Ce devait être un centre politique et économique qui regroupait les populations des villages avoisinants. Il devait y avoir 2000 personnes environ sur le site et on pense jusqu’à 10000 en comptant les environs. La Ciudad aurait été abandonnée pendant l’époque coloniale.

Les Wiwa sont toujours habillés en blanc. Le blanc symbolise les neiges des sommets de la Sierra Nevada. On s’est dit que là où on était, ils ne devaient jamais voir la neige! Et ils gardent toujours les cheveux longs qui représentent la végétation.

Pas de chance pour le dernier jour du trek. Notre appareil ayant pris l’eau, plus de photo !

Merci Anne et Bernard de nous avoir envoyé des photos* du dernier jour de votre trek. Super sympa.

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1200 marches le dernier jour pour arriver aux terrasses. Mais les efforts sont bien dosés. Les guides proposent toujours les pauses au bon moment.

Les hébergements étaient organisés comme des refuges en montagne : des châlits les uns à côté des autres séparés par une moustiquaire individuelle. Tout très propre.

Les marchandises sont montées à dos de chevaux, de mules…et de motos.

Notre guide Wiwa Otoniel. A chaque pause on avait un fruit.

On a randonné aussi dans le parc Tayrona avec ses superbes plages et forêts.

Et puis la péninsule de Guajira. Il y a deux déserts en Colombie dont un à l’extrémité de la péninsule. Déçus au départ parce que déchets partout, marais salants mal entretenus (Guérande est pas loin de Nantes, on connaît bien!!!) mais la fin en valait la peine. Les trois jours très bien organisés. Dodo en hamac.

Une petite mer intérieure.

Et le désert de sable au bord de la mer.

VILLA DE LEYVA. BARICHARA. GUANE

On a choisi de remonter progressivement de Bogota vers le nord dans un premier temps en prenant des bus. On ne peut pas dire d’eux qu’ils respirent la ponctualité mais quand ils sont là, ils sont très confortables.

C’est ainsi qu’on a découvert Villa de Leyva et Barichara. Deux villes fondées par les Espagnols ( dont ce fameux monsieur De Leyva) qui sont restées quasiment identiques depuis le XVI e siècle. On parle bien sûr architecture car heureusement pour eux ils ont l’eau courante et l’électricité !

Leurs particularités sont les rues pavées, les maisons blanchies à la chaux, les toits de tuiles, les balcons en bois et le patio intérieur. Ces villes étant classées au patrimoine , elles sont super bien conservées.

Villa de Leyva possède la plus grande place de Colombie. Avec tous ces pavés partout, on est ravis d’avoir laissé les vélos à la frontière!!!

Quelques tombes originales dans le cimetière de Barichara.

Et dans le village de GUANE, fondé par le Cacique du tableau, monsieur Guanenta qui a donné son nom au village, ce livre ouvert au-dessus de la vallée profonde….D’ailleurs, si vous voulez vous jeter dans le vide, c’est possible à partir de st Gil, ville située pas loin, réputée pour ses sports extrêmes dont le saut à l’élastique.

En passant, on a vu la nacelle, toute seule, au-dessus du vide, ça ne nous a pas tentés…🤭Nous, c’était plutôt belles randos dans les environs de ces villages.

Depuis hier, lundi 20 mai, on est sur la côte caraïbe colombienne, à Santa Marta. C’est le point de départ pour des treks dans le magnifique parc Tayrona qu’on va découvrir demain et jeudi, on part pour quatre jours à la Ciudad Perdida ! Hier on s’est baigné dans la mer des Caraïbes et aujourd’hui c’était dans les cascades de Minca, village à une petite heure de Santa Marta.

La Colombie

Quand on a commencé avec Pierre à concevoir notre itinéraire pour ce long périple, il n’était pas question d’aller en Colombie. Les amis les plus âgés parmi nos lecteurs se souviendront facilement de l’image négative qu’avait ce pays il y a seulement encore une quinzaine d’années: les gamins qui essayaient de survivre dans les rues de Bogota, snifant de la colle et se prostituant. Les assassinats réguliers en lien avec les narco trafiquants et le tristement célèbre Pablo Escobar , les FARC et la prise d’otages dont Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Des faits divers sordides dont un qui avait touché un couple de notre région (nantaise) à l’époque……On peut rêver mieux comme dépliant touristique !

Et puis en Guyane, on a d’abord rencontré Etel qui nous a parlé de ce magnifique pays, puis Léo qui y est resté 5 mois et Sophie qui n’attend qu’une chose : y retourner. Merci à eux sans qui on serait passé à côté !

Bogota. La belle surprise.

Ce qui nous a frappé en premier, venant de Guyane et du Brésil, c’est d’abord la propreté de la ville. On était dans le quartier de la Candelaria, quartier historique, et on s’est dit que c’était peut-être la vitrine qui cachait la misère. On a pris alors du temps pour sillonner la ville et constater que la ville était très bien entretenue partout.

Deuxième belle surprise: La gentillesse des gens. Des gens pas encore fatigués d’avoir des flots de touristes dans leurs rues. Que Bogota ne devienne pas Prague ou Barcelone ! Et pourtant…on a l’impression qu’après Cuba, c’est la fashion destination pour les Français, très nombreux.

Beaucoup de culture dans les rues: graffitis, arts des rues, musique, peinture, de la poésie , une ville qui bouge, qui vit. Culture des Muiscas, Amérindiens de la région, très présente aussi.

C’est aussi le musée de l ‘Or, fantastique, et Botero, qu’on aime ou pas.

Petits désagréments : Pierre s’est certainement fait prendre son téléphone dans la poche et on s’est fait voler dans la chambre fermée à clé une pochette qui contenait des euros et de l’argent brésilien .

Super hôtel /auberge de jeunesse.pas cher,patio magnifique , literie au top, cours gratuits de salsa et le petit dej !!!! Si vous passez par là ….c’est le Masaya hôtel qu’on retrouvera aussi à Santa Marta et à Quito en Équateur.

L’heure de bravitude

Alors là on pense, sachant quand même qu’on est en Amazonie, que l’heure de bravitude, c’est quand il faut affronter un jaguar? Éviter les serpents ? Soigner les morsures de scorpion ? Non. C’est quand on veut prendre sa douche sur le bateau.

Il n’y aura pas de photos. Le sujet est trop grave.

L’histoire que je vais vous conter se déroule sur le dernier bateau qu’on a pris. Précisions pour les Guyanais futurs navigants. On a pris trois bateaux : le Luan, le Bartholomeo et l’itaberaba. Le plus classe est le deuxième, le moins bien est le dernier, celui où on a passé 7 jours.😑 Attention, personnel attentionné et souriant. Rien à voir avec l’heure de bravitude.

Histoire

Quand on a installé son petit chez soi dans le bateau c’est à dire qu’on a attaché son hamac, la deuxième chose qu’on fait est de, bien sûr, visiter le bateau et de repérer les sanitaires. Après avoir fait deux fois le tour, je dis à Pierre « je ne vois pas les douches 🧐 ». Au troisième tour j’ai compris que la douche, c’est dans le wc. Bah oui, une pomme de douche à un petit mètre devant l’objet wc vous fait comprendre que c’est là, aussi, qu’il faudra faire ses ablutions.

L’aventure commence quand vous ouvrez la porte. Vous êtes venus ici pour les effluves d’Amazonie…, les senteurs tropicales…, mais là en une seconde c’est plutôt Pisse and Love…Enfin plus Pisse que Love. 😷

Pas de chance, j’aurais voulu être enrhumée mais ça fait deux ans que je n’ai pas sorti un mouchoir…Non il faut affronter la situation et finir de rentrer.😢

Selon le type de loquet installé, on bataille plus ou moins longtemps pour assurer son intimité. On dort déjà avec une soixantaine d’ individus, ça serait bien si je pouvais rester seule un petit quart d’heure. De toute façon, je ne compte pas jouer les prolongations. Dans la formule tout-en-un, wc douche, si vous êtes chanceux, vous passez après quelqu’un qui sent bon le gel douche. Si vous êtes moins gâté, le monsieur qui sort vient de faire ses besoins…, et là en finissant de rentrer vous savez déjà…que c’est l’option que vous n’aviez pas cochée.💩 Sur ce bateau les sanitaires hommes femmes ne sont pas séparés.☹️

Évidemment, je suis arrivée avec ma p’tite serviette, ma p’tite trousse de toilette, des affaires propres. 👖👚👙🧼La question qui se pose rapidement est: maintenant qu’est ce que je fais de tout ça ?

Trop cher sans doute de mettre deux crochets derrière la porte. Pas assez de bois en Amazonie pour trouver une étagère et la fixer. Bon, en regardant bien les murs, je vois deux tiges métalliques placées au fond à gauche du wc. Oui c’est ça : le concept de la patère, celui de l’étagère….tout est synthétisé dans ces deux tiges métalliques d’une dizaine de centimètres. Prions pour que le linge et la serviette ne tombent pas quand il y a de petites secousses car le sol évidemment est trempé. Au mieux par les douches successives…..Au pire….🤐 Heureusement que ma trousse de toilette s’accroche (merci décathlon). Ce sera à la poignée.

Les pieds. 👣 Comme je suis tongophobe (j’ai toujours mal entre les orteils) et plutôt claquettophile, j’ai investi pour le périple 3 euros dans une paire de claquettes roses du plus bel effet . Je savais déjà qu’elles ne me quitteraient pas, surtout sous la douche. La couleur du sol sur les côtés et sur le bas des murs oscille entre marron et noir à cause de la rouille principalement.👀

Ensuite, il faut se déshabiller en veillant à ce qu’aucune partie de vêtement ne touche le sol. Pour enlever les vêtements du bas, vous êtes en équilibre sur une jambe, le mollet galbé, la cuisse fuselée, la claquette écrasée. Il faut être prof d Eps pour que ce soit joli à voir.

Si c’est un pantalon, on passera élégamment la jambe pendante – du pantalon – par dessus l’épaule du même côté que celle -ci, sinon la vie se complique…Vous fixez ensuite votre attention sur vos deux auriculaires (oui un de chaque côté comme tout le monde) qui ont le droit aussi à leur petite place sur la claquette. Je sens les mycoses qui me guettent d’un œil mauvais.

Bon je vous passe les détails du lavage mais on est d’accord que c’est quand même très chiant les douches fixes pour se laver certaines parties du corps….surtout le rinçage…là encore si vous maîtrisez parfaitement le poirier 🤸🏿‍♀️……le rinçage sera parfait. Ouf ! rien n’est tombé, demain je mets tout dans un sachet. Moins de risque de chute.

Mes yeux sont soudain attirés par l’angle à droite de la porte. Ah non, finalement je ne suis pas seule. Deux cafards de taille fort aimable se font des câlins. Devant moi c’est un peu gênant Non? Ah !!! la biodiversité….

Je retrouve le loquet pour sortir.Celui qui ne voulait pas se fermer tout à l’heure. Maintenant il ne veut plus s’ouvrir.😠 Bon, la séquestration a été de courte durée et je me demande au bout de combien de temps Pierre aurait commencé à trouver ma douche un peu longue..une heure ? Deux heures ? Il aurait été trop content de récupérer MA liseuse pendant ce temps là. Peut-être qu’à l’heure du repas. Ah oui les repas, c’est 6h, 11h et 17 h le dîner .. Sans doute pour nous habituer aux horaires des maisons de retraite 🥳🥳!!!

Enfin je sors, VENI VIDI VICI ( je suis venue, j’ai vu, j’ai vaincu).

Vive le grand air ! J’ai le sourire des vainqueurs ( tiens, ce mot n’a pas de féminin, pô juste) de ceux qui ont surmonté l’obstacle…jusqu’à demain.

Et tous les jours j’ai vu hommes femmes et enfants impeccables, lustrés, poudrés, talqués, parfumés. Médaille d’or de la bravitude à cette femme que j’ai vu sortir des wc-douches avec trois enfants. Elle avait dû les empiler.🤔

PS: Toute ressemblance avec des personnages et des faits réels n’est pas du tout fortuite.😁

Allez je vous laisse. A bientôt.

Au fil de l’eau vers Leticia Au fil de l’air vers Bogota

On a modifié nos plans pour payer beaucoup moins cher ce qui nous semble être une bonne raison ! Leticia étant ville colombienne on a pris un « domestic flight  » qui fait que le billet coûtait 4 fois moins cher que de prendre l’avion de l Équateur.

Comme prévu on a laissé les vélos dans un hôte et on compte rester 2 mois en Colombie. On ne pouvait charger que 8 kilos comme bagage ! On a pris la sacoche convertible en sac à dos et les autres sont restées avec les vélos chargées des affaires inutiles pour la Colombie.

Je vous écris donc de Bogota dont je vous parlerai plus tard!

Pour l’instant restons encore un peu sur le fleuve : maisons flottantes qui s’adaptent au niveau de l’eau qui peut atteindre 10 m de différence, beaucoup d’oiseaux à admirer mais je n’ai pas le talent d’un Bernard ou d’une Charlène pour les prendre en plein vol!

Bon 12 jours de bateau c’est bien mais on est quand même contents de passer à autre chose. Notre vie était rythmée par contemplation des rives, hamac, repas, rencontres avec les passagers- bises à Carmen Paula Nadia et Louis – et lectures. Merci la liseuse ! Tu avais raison Emilie c’est super pratique ! On a fait 2500 km sur le fleuve environ.

Et puis les arrêts. Le fret est chargé et déchargé. Toujours des bananes mais aussi des poulets bien congelés laissés quelques temps bien au soleil, des bières, de l’eau, des briques, des frigos chargés à dos d’homme.

On peut arriver en pleine nuit dans un port. Les lumières s’allument, des hamacs se décrochent , de nouvelles couleurs s’installent avec des nouvelles têtes dedans. Et la nuit reprend son cours…et le voyage aussi.

Sur le fleuve de Manaus à Tabatinga / Leticia

Cela fait sept jours qu’on a quitté Manaus .

On devait arriver hier mercredi, ensuite il a été question de ce matin mais aux dernières nouvelles, ce sera plutôt cet après-midi. Pour nous qui avons du temps, ce n’est pas un souci mais ça le devient quand vous avez prévu un billet d’avion pour rejoindre Bogota rapidement ! C’est le cas de Carmen, jeune femme espagnole très sympa, qui a dû hier, lors d’une rare escale, trouver un autre bateau plus rapide pour sauver son billet d’avion et bien sûr le payer à prix d’or.

Ambiance détendue et échanges sympas mais limités ! à cause de notre espagnol encore débutant. Mais on progresse ! On fait la connaissance de Cubains qui ne veulent plus de Cuba et d’une famille de Vénézuéliens qui ne veut plus du Venezuela. Le couple est adorable, le petit garçon aussi. Le bébé est un peu malade. Ils partent au Pérou chez le frère du papa. C’est la première fois qu’ils vont au Pérou. Le père m’explique qu’on ne peut absolument rien dire dans son pays. Deux de ses amis sont déjà en prison. Ils espèrent revenir au Venezuela quand le climat politique sera apaisé.

Des enfants qui font partie du voyage…avec autorisation des parents bien sûr.🙂

Un dimanche à Manaus

On se serait crus débarquer dans un film un peu glauque, une fois quittés le port en ce début d’après-midi, pour se retrouver à pédaler dans des rues silencieuses, sans voitures, avec pour seuls habitants, ceux qui n’ont pas de toit. C’est dimanche, on profite de la maison quand on en a une, ou bien on est partis en voiture vers la plage de Punta Negra toute proche.

Le centre-ville appartient aux pauvres jusqu’à demain quand l’activité de la grande ville reprendra son cours normal. Pour l’heure, ils sont assis sur des bancs, ou allongés par terre, très maigres, habillés de rien, certains parlent un peu entre eux, nous regardent passer sur nos vélos chargés comme deux aliens. Pas d’agressivité dans leur regard mais une grande fatigue.

Quand on en parlera à Jairo, un Brésilien qui parle l’anglais, il nous dira que depuis quelques années, la ville s’appauvrit . L’immigration des Haïtiens puis maintenant celle des Vénézuéliens. C’est souvent eux qui sont les vendeurs aux coins des rues de bouteilles d’eau ou de médicaments…Beaucoup d’effervescence les autres jours.

Grandeur et décadence de bâtiments datant de l’époque coloniale portugaise ou plus récente. Manaus a connu son heure de gloire à la fin du XIXe grâce à l’exploitation du caoutchouc. …jusqu’à ce qu’un petit malin emporte quelques graines d’hévéas en faisant croire que c’était un cadeau pour la reine dAngleterre! En fait, il fit pousser ses graines en Malaisie ….et ce fut le début de la fin pour Manaus en ce ce qui concerne le caoutchouc.🙁

Manaus c’est aussi une ville dans la jungle…de tours, de magasins qui vendent tous la même chose dans la même rue. Une rue entière pour les lunettes, une autre pour les téléphones, pour les instruments de musique. Marrant et surprenant.La concurrence n’est pas loin!

Quartier moderne vers la Punta Negra .

On peut complètement oublier qu’on est au cœur de l’Amazonie! Il faut choisir de s’éloigner de la ville pour retrouver avec bonheur un village amérindien Tuyuka,la forêt avec ses singes , le Rio negro avec ses dauphins roses. L’archipel des Anavilhanas à Une heure en bateau de Manaus est un havre de paix.