La casa de Nelly

C’est l’endroit magique où on aura séjourné lors de notre étape à San Agustin. On part demain pour notre dernier spot colombien, le désert de la Tatacoa. Mais il va falloir s’arracher de là car c’est tellement beau qu’on voulait vous faire connaître cet endroit. Beaucoup d’éléments de la construction ainsi que les meubles sont faits en bambou, de l’espèce appelée guadua .

On n’aura pas eu la chance de rencontrer Nelly qui est actuellement en France. On sait d’elle qu’elle a été la première française à s’installer ici il y a une quarantaine d’années . Depuis elle a fait des émules car le coin est tellement beau que de nombreux voyageurs européens ont définitivement posé leurs sacs à dos ici.

Il y a des dortoirs et des chambres individuelles, des chalets et une cuisine que vous pouvez utiliser. Et de vraies douches bien chaudes !!! On est à environ 1800 m d’altitude.

La casa de Nelly, notre coup de cœur :

Des lits suspendus… Mais si vous préférez les hamacs …

Et pour des prix dérisoires… Le « must » de la Colombie question hébergement.

Oups! On allait oublier de dire que tout le personnel est adorable et attentif à tous les détails. Nelly peut être tranquille en son absence : ça roule !

San Agustin ou les étranges statuettes

San Agustin n’est pas un village exceptionnel mais ce qui donne envie de venir par ici est, d’une part son emplacement au cœur de paysages luxuriants faits de plantations de café, montagnes et, d’autre part, la présence de statuettes étranges et pénétrantes dont, finalement, on ne connaît pas grand chose. Mais elles valent le détour.

Le parc archéologique de San Agustin passe pour être le plus mystérieux du continent sud-américain.On ne pouvait pas rater ça. On ne sait pratiquement rien sur la civilisation qui a laissé ces centaines de statues. Certaines font plus de 5 mètres. Les plus anciennes datent du début de notre ère. Beaucoup plus récent que les alignements de Carnac.

Cette statue aigle et serpent est la plus célèbre et symbolise la dualité ciel/ terre, mort/vie, création / destruction….

Ce sont souvent des gardiens de tombes ou animaux -totems avec des formes anthropomorphiques.

Certaines ont deux visages: puissance ( Jaguar ) et intelligence (singe). Parfois deux personnages sont sculptés l’un la tête en bas avec le bébé au centre. Le personnage du haut est la sage-femme !

Il y a plusieurs sites à visiter dans le coin dont une nécropole où se trouvent des chambres funéraires et sarcophages.

Deux magnifiques statues encore colorées. Il y en a une qui a les crocs…c’est un masque de jaguar. Ce qu’on voit sur le front est un collier de serres d’aigles et le bébé dans la main de la statue à gauche sera donné en sacrifice. Sympa…Derrière le gardien se trouve toujours la tombe.

Et toujours cette nature omniprésente avec des fleurs partout.

Deuxième cascade la plus haute d’ Amérique du Sud après celle du Venezuela.

Colombie : Les Misak dans le village de Sylvia

Sylvia est le nom d’un village situé à 1 heure 30 de Popayan. Chaque mardi, les Misak descendent de la montagne à 🐎 ou plutôt en « Chivas », ( chèvre), sorte d’autobus très colorés, équipés de bancs en bois, le toit est chargé de fruits, légumes, poissons, produits en tout genre, artisanat…. et de quelques passagers.

Sur le marché, on a mangé, entouré de Misak bien sûr, et on a appris à dire bonjour car ils ont leur propre langue.

Bonjour se dit Agualbago…….évidemment j’entendais  » À moi l’ magot  » pour m’en rappeler.

Et merci se dit: Woua. Alors que Woua veut dire non en wayana. Bon on va arrêter là le cours de linguistique, mais notre prononciation les amusait beaucoup et les Indigènes sont toujours heureux qu’on s’intéresse à leur culture.

On a mangé une très bonne soupe avec des morceaux de légumes puis une espèce de thé appelé aguapanel dans lequel on trempe…son fromage. Et bien on s’y fait très bien. C’est colombien, pas spécialement Misak.

Celui qui a partagé sa table avec nous, ravi et curieux de parler à des Français.

Les Misak sont appelés aussi Guambianos. Porque? Et bien parce qu’ils viennent de la région de Guambia pardi! qui se trouve sur les contreforts de la cordillère centrale, colonne vertébrale de la Colombie. Des volcans et sommets descendent de nombreux fleuves. Pour eux, la Terre Mère est à la fois leur moyen de subsistance et leur raison d’être spirituelle.

Certains lieux sacrés ne se fréquentent que pour les cérémonies. Les anciens apprennent aux jeunes qu’ils sont nés des entrailles de la Terre grâce aux failles creusées par les rivières. Guambia signifie Terre des eaux.

Ils vivent de l’agriculture ( patates,maïs,blé riz,orge,ail,oignon) et de l’élevage ( veau,vache,cochon,mouton,poule,lapin).

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JAMAIS VU TANT DE PATATES…

Les vêtements sont magnifiques : jupe noire pour les femmes avec poncho bleu vif rehaussé souvent de colliers et jupe bleue, style portefeuille, pour les hommes avec poncho et écharpe. Tout le monde porte le chapeau melon noir ou, plus moderne et original, un chapeau de paille qui s’aplatit quand on l’ ôte.

Et comme sur tous les marchés du monde, ça papote…

Popayan ville blanche et joyau colonial

Autant on n’a pas aimé Cali, grande ville bruyante et polluée, autant Popayan , entourée de montagnes, est accueillante avec sa grande place fermée à la circulation, place entourée d’immenses palaces, aux nombreuses églises dont la cathédrale Notre Dame de lAscension, qui a été détruite puis reconstruite trois fois après des tremblements de terre. Le dernier, en 1983, a fait s’affaisser la coupole sur une soixantaine de personnes qui s’y était réfugiée.

Ville qui a vu naître 17 présidents colombiens !!! Un nid pour les étudiants qui viennent de tout le pays.

Chaque école a son uniforme.

Les étudiants infirmiers à la fin des cours. On est samedi mais on bosse.

Les étudiants auxiliaires dentaires.

Les futurs dentistes

L’école de pharmacie..

Les futurs collègues instits….

Et une étudiante de Dieu…

ET POPAYAN LA NUIT

Des lanternes comme autrefois, mais l’ampoule a remplacé la bougie.

Avec ses quatre cadenas et ses deux serrures, que peut bien dissimuler cette porte ?

Placette devant l’une des nombreuses églises de la ville.

Et puis par l’embrasure d’une fenêtre entrouverte, ce tableau qui semble veiller sur la statue .

Festival de musique.

Notre 21 juin….Popayan en Colombie

Nous partîmes, dès potrot-minet, d’un pied décidé et vaillant, prendre un bus à 5 h du matin pour rejoindre le point de départ vers le volcan de Puracé, volcan toujours actif, comme nous, dont la dernière éruption remonte à 1956 et qui nous attend à 4760 m !

On espère que la prochaine éruption n’est pas pour aujourd’hui…On sait que le volcan se trouve sur les terres des indigènes Coconucos – ça ne s’invente pas – et qu’on doit leur payer un droit d’entrée et les prendre pour guide.

Après 2 heures sur une piste faite d’ornières – 2h pour 55 kms😄 – Nous nous sommes retrouvés à 3380 m sous un autre climat. En altitude, tout le monde sait qu’il fait froid donc on avait prévu la doudoune, les gants et un vêtement chaud. Mais en plus du froid, un vent violent nous attendait et surtout une pluie qui ne nous lâchera pas de la journée!

21 juin…début de l’été..🥳

On apprend vite qu’il n’y aura pas d’ascension ce jour là car trop dangereux. On redécouvre ce qu’est la sensation du froid oubliée depuis longtemps et on grimpe rapidement, ça réchauffe, contre le vent et vers des eaux thermales à environ 3 kms. Situées derrière une maison qui fait café et repas, on apprend qu’il fait 6 degrés ! Bon, après quelques secondes d’hésitation, on se déshabille sous la pluie et le vent, et on entre dans la Piscina. On est tout seuls…Tu m’étonnes. Le temps peut être difficilement plus pourri…Pour nous, l’eau n’est pas assez chaude mais c’est mieux que rien. Le plus dur sera de sortir et de se rhabiller..toujours sous la pluie. Un petit « café con lèché » nous réchauffera.

Trois chiens font la descente avec nous, d’ailleurs c’est un temps de 🐕 ! Ils doivent se demander ce qu’on fait là. On se demande à quelle heure on va avoir un bus pour retrouver Popayan, la ville blanche, belle et chaude ! Pierre évoque notre beau poële blanc devant lequel on se verrait bien les doigts de pieds en éventail. Pour l’instant ceux-là baignent dans une eau glacée à l’intérieur de la basket, et ça fait des grands splouch, et ça fait des grands splouch à chaque pas. On a abandonné nos chaussures de rando en Guyane, car pas de place pour elles dans les sacoches.😢

En revenant au point de départ, un Coconuco nous dit que le prochain bus passera à 13h.

On vise une petite chapelle ou plutôt un calvaire- On aime bien le mot- car il n’y a pas de pièce où entrer. C’est juste une terrasse. Une belle Marie nous accueille les bras ouverts et on s’installe à ses pieds sur le sol carrelé pour manger notre pique-nique. On se dit que le carrelage c’est plus propre que la terre mais que c’est plus froid. On ne tient pas longtemps assis. Encore une heure avant le bus. On fait des séries de lancers de jambes, de sauts sur place, je révise mes coups de pied de karaté pas pratiqués depuis…34 ans. Mais tout ça nous réchauffe. On dit merci à Marie bien sympa et on rejoint l’arrêt de bus qui n’en est pas vraiment un. On sait que le départ est devant une masure où le vent souffle dans tous les sens, masure avec deux pièces dont la  » cuisine  » noire et sans fenêtres. Les gens qui y habitent sont avec le bonnet et bien emmitouflés. De ces murs sales et tristes résonnent les rires d’un enfant qui doit être chatouillé par sa maman qui l’accompagne aussi dans ses rires.D’entendre ces notes de bonheur dans un tel endroit nous rassurent et nous font oublier le froid qui nous saisit à nouveau. Et on se dit que pour eux, cette vie difficile, c’est tous les jours.

Un groupe arrive accompagné de guides dont un Écossais, si si, qui habite Popayan depuis 12 ans. Il nous propose, moyennant paiement, de se joindre à eux pour aller voir un site d’où s’envolent les condors. On a entendu dire que quand il pleut, point de condors. Notre Écossais nous dit qu’il y en aura peut-être. Du moment qu’on soit revenu pour 13h… Le groupe part en jeep et nous à pied et on les rejoint 2 km plus haut. On attendra désespérément un condor qui pourrait passer par là. Le groupe est beaucoup plus frigorifié que nous. Quitter le cocon de la jeep est plus dur que d’être dans le froid depuis le matin !!! Bon, pas cons les condors. Pas un temps à mettre le bec dehors. En fait de 13h, le bus arrivera à….14h30 ! Debout devant la masure à sauter d’un pied sur l’autre. Je crois qu’on va rêver de notre poële toute la nuit….

Moi j’attends qu’une chose, me retrouver dans la chambre sous la couette à regarder une vidéo sur la tablette…

Mais on récupère vite – c’est beau d’être jeune – et une bonne douche prise, on voit une affiche qui nous rappelle que c’est la fête de la musique en France ! L alliance française propose une soirée avec :

chants grégoriens en entrée

Et danse en dessert ! Bon, à 22 h on était couché quand même. Le matin on s’était levé à 3h 30..

Finalement une bonne journée. Le froid n’est plus qu’un lointain souvenir.

Colombie. Le parc national Los Nevados

D’abord une petite carte de Colombie pour vous permettre de retrouver les différents lieux qui sont nommés sur le blog. Tout de suite à l’ouest de Bogota ( dans la partie verte), il y a cette magnifique région -encore une- le PNN de Los Nevados qui se trouve dans la zona cafetera. On est maintenant à 2000m et on supporte bien une polaire.

On a choisi Salento comme QG et à partir de là, on s’est fait la Ruta des fincas de café et on en a visité une. Alors le café….

En Colombie ce n’est que de l’arabica et il en existe plus de 200 espèces. Finesse en bouche, moins de caféine que chez le concurrent le robusta mais bizarrement, on n’en boit pas tellement dans le pays. Il est souvent déjà sucré. Olga, notre guide dans la plantation de café, nous a expliqué qu’on exportait le meilleur ( sympa pour nous) et que le café en Colombie était le pire ! Donc buvez du café colombien en France …

Le café est généralement planté sur des terrains en pente afin de drainer l’eau. Mais c’est vraiment en pente ! On a eu une pensée pour les cueilleurs qui ramassent jusqu’à 200 kg de grains par jour. Mieux vaut avoir une jambe plus courte que l’autre, style dahut. A notre avis, ça aide.

On plante souvent des arbres à côté pour le protéger du soleil. Mais il aime la chaleur et l’humidité . On cueille les grains un par un à la main quand ils ont la bonne couleur . Pour cette espèce, le grain doit être rouge sombre. Un plant atteint sa maturité en 5 ans. Chaque fruit comportera deux grains de café dans l’espèce qu’on a vue.

Notre petite récolte (on était 5) :

Cette machine sert à séparer les grains de la pulpe.

Les grains sont ensuite triés, séchés et triés à nouveau et débarrassés de leur première peau. On a une pensée pour le séchoir du musée de la noix de Grenoble à Vinay. Même principe. Bisou Audrey.

Le café ☕️ sera exporté ensuite vers l’Europe et les USA.

Mais on n’est pas venus par ici que pour le café ! C’est aussi la très belle Vallée de Cocora, magnifique rando avec ses étonnants palmiers de cire et ses colibris.

Colombie. Guatapé ou le village des zócalos.

Vue du lac qui borde Guatapé.

Il y a presque cent ans, un villageois de Guatapé a eu la très bonne idée de renforcer le bas de sa maison en y ajoutant une partie en ciment qu’il décora de motifs géométriques et floraux. La mode était lancée : et les motifs sont parfois devenus de oeuvres d’art. Les zócalos étaient nés, bas-reliefs qui décorent aujourd’hui chacune des maisons.

Thèmes variés autour de scènes bucoliques, des métiers, des animaux, des scènes de vie quotidienne.

Les maisons entières sont souvent très colorées.

Vous les avez reconnus. Botero est passé par là.

Au fait, personne n’a joué ! Les trois statues. ???? La femme est une statue…vivante. Quand le passant lui donne une pièce, elle lui fait un sourire et verse de l’eau dans le pot devant elle. Superbe.

Colombie . Notre vie quotidienne.

Un petit bilan après un mois passé en Colombie.

Accueil

Ce qui revient dans les conversations croisées avec d’autres voyageurs, c’est la gentillesse des gens de ce pays. Vous demandez un renseignement, on se met en quatre pour vous aider au mieux, on se dit bonjour, un Colombien que vous ne reverrez jamais vient vous serrer la main, une dame fait demi tour pour nous accompagner jusqu’à la boutique qu’on cherchait.Merci aux Colombiens!

Transports . Pas chers

Sauf le trajet en avion de la frontière à Bogota, on a fait tous nos déplacements en bus. Le réseau est très développé sur tout le pays et les cars sont confortables. Les chauffeurs sont entourés d amulettes religieuses, de photos ou statuettes de Marie ou de Jesus voire même du crucifix fixé sur le tableau de bord. On pense qu’ils ont aussi le permis car ils conduisent bien mais bon le code de la route…..On pourrait enlever les lignes continues, ça ne changerait pas grand chose et ça ferait une économie de peinture.

Un levier de vitesse comme ça, vous en rêviez …la chemise du conducteur.Le crucifix.

Bah ça marche parce qu’on n’a pas eu d’accidents.

Les pare-brise aussi célèbrent la foi des Colombiens.

Et même dans les boulangeries….c’est du pain bénit.

Se sustenter

On ne dépense pas beaucoup dans la bouffe. Un repas nous coûte en moyenne 5€. On ne peut pas dire qu’on mange mal mais c’est souvent pareil et les plats – c’est notre humble avis – sont souvent secs et sans trop de goût. Quand on demande le plat du jour, on sait déjà comment sera présenté le riz et où il va être dans l’assiette !Ou alors on aura des frites ( pas terribles). Généralement, il n’y a pas de dessert alors quand on en voit un, genre crêpe au chocolat…..c’est la fête !!! On retrouvera avec amour les fromages français. Bon, si on voulait très bien manger, il fallait rester en France, voilà.

Plat typique de la région de Guatapé en haut à gauche. C’est le bandeja paisa.

Il doit se composer de chicharron ( porc frit), viande hachée, chorizo,couenne de porc œuf frit, patacone ( bananes plantains frites), frijoles( haricots rouges), riz blanc évidemment, galette de maïs, et tranche d’avocat ! Avec ça, vous êtes calés et vous pouvez grimper le monolithe de Penol à Guatapé pour digérer le plat.

Dans la tasse en bas à gauche, vous voyez bien une paille là où le bon sens attendrait plutôt une petite cuillère. Oh ! Denrée rare dans ce pays. Alors faut-il sniffer le café comme un rail de cocaïne parce qu’on est en Colombie ? Que nenni. C’est pour touiller.

Et le monolithe de Penol, c’est ce rocher à l’entrée de la ville de Guatapé. 750 marches plus haut, vous découvrez un paysage grandiose.

Colombie : Medellín ou la ville tentaculaire

C’est la deuxième ville du pays par sa taille et presque 3 millions d’habitants. On a hésité à venir ici parce qu’on préfère les villages ou villes paisibles à ces lieux de trafics intenses, bruyants, pollués, fatigants. C’est une ville perchée à 1500 m d’altitude encaissée mais qui déborde maintenant de tous les côtés sur les collines. C’est la ville qu’il faut choisir si vous ne voulez pas dormir. Les jeunes viennent ici pour faire la fête. Toutes les nuits, on a eu les basses de la musique qui venaient de la boîte d’en face! Je me demandais comment faisaient les gens le lendemain pour aller bosser. Peut être que ce quartier et ses habitants ne travaillent que la nuit…

Et puis les cartels de la drogue, Escobar and co, c’était ici. Il y a même un Tour ESCOBAR !

Si ça peut faire gagner quelques pesos…Et d’un autre côté les Colombiens ne veulent plus en entendre parler. Ils passent à autre chose et veulent une ville moderne et dynamique.

Et finalement on est quand même venus parce que d’abord cette ville est, pour nous, sur la route du sud qui nous mène vers la Zona Cafeterra et bientôt vers notre deuxième partie du voyage en Colombie, le sud du pays.

On a à Medellin des gratte-ciel mais aussi des milliers de maisons en briques. On voit sur la photo ce qu’ils appellent le metrocable et qui a permis aux habitants des collines d’avoir accès au centre de la ville. Il leur fallait avant 1h30 pour descendre et aujourd’hui un quart d’heure. Par exemple, pour la Comuna 13, un des quartiers qui s’est refait une santé, la montée représentait une côte de 28 étages. Il fallait être motivé pour bouger!!!

Tout ça est récent : de 2004 à 2010. Avant Comuna 13 = dealers, guetteurs, passeurs, prostitution, gangs. Aujourd’hui : création de services sociaux, écoles, centres culturels…et fierté de ces jeunes qui voient les touristes, nous entre autres, venir admirer leurs œuvres murales et leurs danses hi hop sur des placettes. Les maisons sont encore pauvres mais l’état d’esprit a changé. Ils évitent même de fumer pour ne pas gêner le promeneur !

Comuna 13 c’est ça :

Elle nous rappelle trop les jeunes Bushinenges de St Laurent du Maroni…

Bill Clinton est venu ici……nous aussi.