Les belles rencontres

Dans nos hébergements ou sur une belle place de village, nous faisons la connaissance de nouvelles personnes. Habitants du pays, étudiants venus faire leur stage de fin d’études, voyageurs ou voyageuses solitaires, voyageurs en couples ayant pris une année sabbatique ou plus, parents venus voir leur enfant au cours de cette année……On espère très sincèrement revoir la plupart d’entre eux quand nous serons rentrés au pays!

Et puis il y a des profils atypiques comme Hiromu.

Avant de le rencontrer à Cuenca dans notre auberge de jeunesse, on avait remarqué son vélo. Tiens tiens, un autre voyageur à pédales est par là, ce qui ne nous arrive pas si souvent d’en rencontrer pour le moment. Mais là, nos vélos encadraient le sien. Il ne pouvait pas nous échapper ! J’avais remarqué sur son garde-boue arrière un idéogramme japonais.

Alors, quand dans la cuisine de l’auberge j’ai repéré un Asiatique, je me suis dit qu’il devait bien correspondre au vélo ! On fait connaissance et on discute.

Hiromu est parti à vélo depuis l’Alaska et pédale depuis…trois ans et demi ! Il a au compteur, c’est le cas de le dire, 38 000 km !!!!! Alors là, respect. 🙏 Avec sept sacoches, il est très chargé et dort la plupart du temps dans des campings. Il roule actuellement vers le Pérou, pas vers la même frontière que celle qu’on a passée, et on espère qu’on aura la chance de le recroiser au Pérou ! Il se dirige aussi vers la Patagonie.

Les deux garçons Vénézuéliens

On voyait souvent des familles ou deux hommes marcher sur le bord de la route. Quelques jours avant, arrivés à hauteur de Pierre, deux garçons lui avaient demandé de l’argent. On ne veut pas encourager la mendicité et en général, on ne donne pas d’argent. Lors d’une étape au bord de la route on venait de descendre de vélo pour s’acheter à manger, deux jeunes grands très minces demandent aux gens présents quelque chose à manger. On les observe et on voit que plusieurs personnes leur donnent un truc. Et là on comprend que ce sont des Vénézuéliens qui ont seulement un petit sac à dos pour deux, qui doivent marcher depuis le Venezuela !!! Qu’est ce qu’on peut faire pour les aider ? Quand nous les rejoindrons, nous à vélo et eux à pied, ils nous confirmeront qu’ils vont à Lima rejoindre la femme de l’un d’entre eux. Lima est encore à…1200 km de là. Ils marchent en claquettes et le stop ne marche pas très bien. On avait acheté des gâteaux, on partage avec eux des pansements de notre pharmacie et on leur donne nos hamacs super légers décathlon qu’on avait utilisés sur les bateaux. Ils sont contents et on leur souhaite bonne chance pour la longue route qu’ils ont encore à parcourir.C’est bien peu…

Premiers échanges hier avec des Péruviens. On est bien sur un banc au soleil à Chiclayo, sur la place centrale. Deux jeunes ont envie de parler avec nous. Malgré notre espagnol défectueux, on connaît assez de mots maintenant pour comprendre le sens général d’une phrase et se faire comprendre. Merci à nos super profs de Guyane Laura et Dora !

Et puis un homme s’intéresse et se glisse dans la conversation. La quarantaine, il est sociologue. Encore un qui nous parle de Macron. On n’est pas capable de dire le nom de leur président mais eux connaissent bien le nôtre.

Aujourd’hui, on marchait sur un chemin nous ramenant d’un superbe canyon quand un Duster ( c’est notre voiture) s’arrête et un couple péruvien nous propose de nous ramener à la ville. D’accord. Très sympas, ils sont venus en France car la sœur de Patricia est prof d’espagnol à Orléans. Ils connaissent Versailles, des châteaux de la Loire et saint Jean de Monts! Cherchez l’erreur….

Les métiers du coin.

Il n’y a pas qu’au Maroc qu’on croise des femmes fourmis.

25. L’Equateur : ce qu’on a beaucoup aimé

Maintenant qu’on est au Pérou, on fait une petite synthèse de nos endroits préférés en Équateur en suivant notre trajet.

Puyo si vous avez envie d’aller voir le refuge dYvan Bouvier  » Paséos de Los monos « .

Baños pour sa ville animée, ses randos en montagne, l’ascension du Tungurahua et ses magnifiques cascades.

Latacunga, belle ville blanche avec de nombreux édifices coloniaux.

La lagune de Quilotoa mais surtout la balade à cheval à partir de Chugchilan dans les montagnes aux paysages de toute beauté.

Le parc du Cotopaxi et son majestueux volcan à grimper.

Quito pour ses belles places du quartier colonial la Compañia, la basilique, le couvent de San Francisco, le couvent de Carmen Alto, le musée de la Ciudad, le musée national, le teleferico pour faire un tour de balançoire au-dessus de la ville , et la Ronda le soir pendant le week-end.

Mompiche sur la côte, pour ses baleines en saison mais aussi pour son ambiance authentique entre pêcheurs et balade pieds nus dans le sable le long des plages.

Otavalo pour son marché mais surtout pour partager la vie des communautés otavaleños.

Dans la même région, ne pas rater la magnifique lagune de Quicocha et en faire le tour à pied. Entre 3 et 4 heures.

Le Chimborazo bien sûr et rester dans la communauté Puruhua partager son quotidien .

Cuenca pour la Cathédrale et sa place et surtout le musée du Sombrero avec le jeune de la famille qui parle très bien le français. Le musée des cultures aborigènes mais surtout le musée Pumapunga grandiose.

Les Galápagos en croisière avec Fragata c’était super !

La forêt amazonienne bien sûr ! Mais comme on l’a pratiquée pendant deux ans en Guyane, on n’y est pas retourné depuis. Mais choisissez de la découvrir avec le hamac et le carbet bâche, pas en lodge de luxe !

Graffiti dans l’une des rues de Cuenca.

Et sur un de ses marchés.

Ce qu’on a beaucoup aimé en Équateur et en Colombie, c’est le brassage des communautés qui vivent ensemble et qui font la richesse et l’authenticité de ces pays. Hommes et femmes indigènes qui rient facilement entre eux et qui semblent heureux avec pas grand chose pour vivre. Et tous les jours, sans exception, on s’est dit : Mais qu’est-ce que c’est beau ici!

On the road again… PÉROU

Tout d’abord la réponse à la question posée précédemment. Qu’est-ce qu’on a mangé ce jour là ?

C’était du cochon d’Inde dont raffolent les communautés indigènes. Nous c’était moyen.

Qu’est-ce qu’un gros coup de fatigue ?

C’est s’allonger sur le lit, retirer sa chaussette gauche et s’endormir la chaussette à la main avant d’avoir eu le temps de retirer la droite ! C’est ce que j’ai fait avant- hier soir alors que Pierre me parlait toujours… bon depuis j’ai retiré la deuxième.

La question qui revient souvent : Combien de kilomètres faites vous par jour ?

En arrivant au Pérou on avait prévu des étapes de 100km environ. Les deux premiers jours ont été relativement faciles car on roulait sur du plat. Premiers paysages péruviens.

La mer et des rizières.

Les deux jours suivants étaient des étapes de 80 km environ. On se disait, tranquillo ! Ça va être facile. Et bien pas tranquillo du tout car après une belle côte montée assez facilement on se retrouve sur un plateau désertique avec vent de face les deux jours ! Et quand arrive une pauvre petite descente, tu ne la sens même pas. Tu pédales toujours pour avancer. Donc c’est jamais gagné d’avance. Ce n’est pas seulement une question de relief mais également de vent 💨. Et en plus, les paysages étaient très arides, style Il était une fois dans l’ouest, avec des déchets partout. Et des lignes droites à n’en plus finir.🔛

Le point bleu c’est Pierre. Cherchez- le.

Plutôt que de parler de kilomètres, on peut parler de vitesse puisque Pierre a sur son vélo un compteur qui nous dit tout. Dans les côtes andines, sur trois semaines environ et près de 6000 mètres de dénivelé, on roulait souvent à 6 km/ heure 🤪. Sur du plat sans vent, on roule entre 20 et 25 km/ heure, voire un peu plus🙂. Quand on roule contre le vent comme les deux derniers jours, on tombe à 10 km/ heure et on est mort à l’arrivée.😱

Alors aujourd’hui, pas de pédale, on se régale ! On passe la journée à Piura, on marche pour faire travailler les muscles autrement, on prend une nouvelle carte téléphone, on cherche à acheter un casque pour Pierre qui a oublié le sien avant de monter dans le camion de Johnny! Et on se paie un bon repas.

24. Equat’heures…à la frontière

Quand on est arrivés à 13h dans les bureaux de l’immigration après nos 70 kms dans les pattes, on était tout seuls, et pourtant, on en ressortira deux heures après exactement !!!

Pierre venait de me dire: j’espère qu’il ne va pas y avoir de problème avec mon nouveau passeport !

En fait, il y a eu des problèmes avec nos deux passeports !

On est côte à côte à un guichet différent. Le personnel ne s’exprime qu’en espagnol et on ne comprend pas tout. Celle qui s’occupe de moi me fait comprendre, mon passeport entre ses mains, qu’elle semble attendre une réponse de son ordinateur qui ne vient pas. Je patiente et ne comprends pas le problème : on a bien fait les démarches d’immigration en rentrant dans le pays à Coca, et j’ai le papier qui atteste que j’ai le droit d’être en Équateur deux mois. Je me sens l’âme tranquille mais le corps fatigué. Elle fait passer maintenant les autres voyageurs, et moi je suis toujours debout à attendre sur le coin de son guichet. Pas une chaise à l’horizon. Après une bonne demi heure, je demande dans mon superbe espagnol : je ne comprends pas ce que j’attends. c’est quoi le problème ?

Et là, ils sont maintenant deux à s’occuper de mon cas alors que la file d’attente s’allonge, ils me montrent un tampon sur mon passeport. Oui? C’est celui de mon entrée en Équateur, côté est. Je leur explique qu’on est arrivé par le Rio Napo et que c’est le tampon du bureau d’immigration de Coca. Et là, le mec du service me dit en regardant de plus près le tampon sur la page de mon passeport : Manual……no informatic…es rustico.

Rustico mon tampon? Mais Ducon, c’est de ma faute si à Coca ils font des tampons rusticos ??? Bon heureusement, je ne sais pas leur dire ce que je pense en espagnol sinon je serais peut-être restée plus de deux heures….

Alors on attendra deux heures debout devant le guichet la validation du bureau de Coca ! Validation qui ne viendra jamais car il y a des coupures internet et puis on est samedi !!!

Pendant ce temps, Le collègue douanier qui s’occupe de Pierre, tourne les pages vierges de son beau passeport vert en cherchant son tampon d’entrée dans le pays. Ça le fait rire ce passeport tout vide tout propre. Alors on lui explique que comme son passeport a été volé, à Quito, Pierre en a un tout neuf pour un an mais que forcément, il n’y a pas le tampon d’entrée du 14 juillet puisqu’il a été fait le 28 août ! … ??

Au bout d’une heure trente, on nous demande si on a une attestation qui confirme le vol du passeport de Pierre !!! Je ne rêve que d’une chose, m’asseoir. J’ai les deux jambes qui commencent à faire des crampes…et on a la dalle ! 14h30 et 4h30 de 🚲. Il faut retourner chercher le foutu papier dans les sacoches sur le vélo. En longeant la file d’attente, je jure comme un charretier : mais putain de merde, c’est pas possible.

On est tous les deux en règle et ils nous emmerdent depuis deux heures, ils savent qu’on est à vélo, qu’on a encore des heures avant d’arriver, qu’on veut arriver avant la nuit…rien n’y fait. Après deux heures, ils lâchent l’affaire. Ils ne recevront aucune réponse mais on pourra enfin filer côté Pérou faire les démarches d’entrée qui seront faites en cinq minutes.

Mais le plus fort dans tout ça, c’est que régulièrement on assiste à des contrôles de police qui arrêtent les voitures. A chaque fois, nous, avec nos deux fois 25 kg de chargement, on nous fait signe de passer comme si on était des VIP. Pareil à la douane. On pourrait avoir 25 kg de drogue…..ce qui n’est pas le cas bien sûr !

Non, l’important pour les douaniers, c’est la drôle de gueule du tampon sur mon passeport. Mais oui c’est vrai, trop « rustico » . On adore le mot.😍

Pierre résume ainsi la situation kafkaïenne qu’on a vécue : « Vous ne pouvez pas quitter l’Equateur parce qu’on n’a pas la preuve que vous y êtes rentrés ».

D’ailleurs, on n’est peut-être même pas devant eux!

Pas trop tôt !

23. De Cuenca à la frontière péruvienne

On s’était dit: plus de 200 km , on se le fait en trois jours et on dormira à Tumbes, ville située à environ 30 km après la frontière.

Hier vendredi 6 septembre, on démarre super. Quelques côtes au départ, derniers reliefs des Andes du sud pour l’Equateur, et de belles descentes. on a décidé de dormir ce soir vers Santa Isabel à 70 km et de continuer un peu plus loin si on est toujours en forme.

Mais depuis quasiment le départ ce matin, il pleut.Pour la première fois, on roule sous la pluie. Une pluie froide, on est encore à plus de 2000 m et ça caille ! On s’arrête boire un  » cafe con leche  » et on enfile le coupe vent. Coupe vent peut-être mais pas coupe pluie. Les manches sont collées sur mes bras. J’ai encore plus froid….

Vers 13 h, on s’arrête dans un bouiboui au milieu de nulle part. Le groin d’un cochon 🐷 nous a attirés. On avait mangé sur un marché à Cuenca du cochon grillé, c’était délicieux. On demande donc des patates 🥔 qu’on aperçoit sur une table…et du cochon. On n’est que deux dans la cabane au bord de la route entre deux montagnes et pour servir il y a les parents et trois enfants. On attend assez longtemps et les patates arrivent recouvertes de trois morceaux de peau de cochon. Bon, je me dis que c’est pour nous faire patienter….Les trois morceaux de peau sont tellement raides qu’on dirait qu’ils ont été repassés à l’amidon. Je les refile à Pierre qui mange de tout, lui. On n’a pas vue sur le cochon, angle mort, mais on voit le père passer avec un chalumeau et toute la famille autour…je dis à Pierre  » mais ils sont entrain de découper nos parts au chalumeau ??? » Je me lève pour voir ce qui se passe, mais en fait, le père continue à décoller la peau…au chalumeau et nous, on attend toujours patiemment les morceaux de viande 🐖 avant de pouvoir repartir.

Je les regarde ébahie, ils me regardent ébahis. Et me font comprendre bah qu’on a été servis ! Tant que la peau du cochon n’a pas été Toute vendue, ils ne touchent pas à la viande. Donc le repas est terminé. Ok… Fallait juste le savoir.On pouvait attendre longtemps…

C’est comme si en France sur les marchés, on ne vendait que la peau des poulets! On vendra la viande après…🐓la semaine prochaine…

Dehors, la pluie a redoublé, super. Un chauffeur de camion s’installe à notre table, il n’y a qu’une table de toute façon, pour manger à son tour sa peau de cochon. Mais lui il sait et n’est pas surpris. Il a envie de discuter et nous pose des questions sur notre voyage. Il a vu les vélos en rentrant et le temps pourri. On va dans le même sens. Il nous propose de nous emmener en camion. Il va à notre étape suivante. Vu le temps dehors et le fait qu’on est transis de froid, on ne met pas longtemps à dire oui. Voyage très sympa dans la cabine du chauffeur qui s’appelle…Johnny.

Du coup ce matin, il ne nous restait que 70 km jusqu’à la frontière qu’on a fait à 22 km / heure ( Pierre a un compteur) c’est tout plat, youpi !

Et là on est à Tumbes, au Pérou, à 30 km au sud de la frontière. On a fait nos 100 km dans la journée. Fatigués mais contents. 😵😴😀

22. Cuenca à 2500 m d’altitude.

Troisième ville du pays par sa taille.

Joseph du haut d’une église et Marie du haut de la cathédrale veillent sur la ville.

Les panamas sont dans la vie quotidienne des habitants.

On n’a pas vraiment flashé sur Cuenca, ville considérée souvent comme la plus belle de l’ Équateur, mais on est régulièrement éblouis par les superbes musées qu’on aura eu la chance de visiter au cours de ces deux mois. On retiendra pour Cuenca le musée Pumapunga avec toutes les collections d’habits, d’objets, d’habitats, de chants des différentes ethnies du pays et surtout bien sûr des Shuars, autrement dit les Jivaros ou réducteurs de têtes. D’ailleurs quelques p’tites têtes en vitrine nous regardaient passer mais il était interdit de prendre des photos dans ce musée.

On a bien aimé les poteries anthropomorphiques du musée des cultures aborigènes et là on pouvait prendre des photos!

Mais surtout à travers les rues de la ville et sur les toits, quelle lumière !

Et puis pourquoi pas une petite pause dans le C de Cuenca ?

21.Il était une fois le Panama

Quoi le pays ? Non le chapeau.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le panama ne vient pas du Panama mais de la ville de Cuenca en Équateur où on se trouve actuellement. Alors pourquoi Panama? Parce que lors de la construction du canal de Panama en 1881, les travailleurs venant de toute l’Amérique du Sud portaient des chapeaux faits en Équateur. En 1906, le président Roosevelt va le porter en venant voir les ouvriers et ainsi le populariser. Du coup, on l’appelait le « Panama hat. » Les Parisiens en feront un chapeau d’élégance d’où viendrait peut-être le nom de Paname pour Paris. On en apprend des trucs quand même….🤓

Ici on l’appelle le « sombrero fino de paja toquilla. » Bon, Panama c’est plus facile.

En quoi est-il fait? Il est fabriqué à partir des tiges d’un petit palmier 🌴 qu’on trouve en Amazonie. On les coupe, on les fait bouillir, on sépare les fibres puis on les sèche. La couleur ivoire est donnée par un traitement à la pâte de soufre.Ce sont les Amérindiens qui les tissent. La fabrication d’un chapeau peut aller de deux jours à six mois! Plus la fibre est fine, plus le tissage est long et plus le chapeau coûte cher! De 20 $ à 30 000$ ! Nous, on porte nos casques alors….

On commence toujours par le centre.

Au départ, tous les futurs chapeaux ont la même taille et la même forme.

Outils d’autrefois : socle en marbre sur lequel on tapait le futur chapeau pour l’assouplir.

Et comme on n’a pas tous le même tour de tête – certains ont la grosse tête – il faut des gabarits différents.

Et comme on n’a pas tous la même forme de tête, on change de boîte crânienne…🤯

Cet appareil va permettre d’ étirer les fibres pour que le chapeau ait la dimension souhaitée.

On le comprime ensuite sur ce moule pour lui donner sa forme définitive.

On repasse les bords.

Et pour faire du sur mesure, on a inventé cet instrument de torture…Pierre est content.

On pèse la quantité nécessaire de colorants.

La couleur traditionnelle du ruban est noire.

Aujourd’hui, ce sont toujours les Amérindiens qui tissent mais la finition est faite en atelier avec les machines suivantes.

Procédé actuel pour l’assouplir.

Différents moules.

Forme définitive.

Les femmes de l’atelier attenant au musée du Sombrero.

Aujourd’hui toutes les couleurs sont permises !

On n’a pas encore trouvé la tête qui peut remplir ce chapeau 🤠

20. Les dangers à bicyclette.

Voitures et camions

Comme partout dans le monde, on peut dire que le premier danger ce sont les voitures et les camions. Ils passent parfois trop près, une portière peut s’ouvrir brutalement à l’arrêt côté route ou côté piste cyclable quand il y en a, Maps.me donne des itinéraires pour les vélos mais on ne les prend pas souvent car quand le GPS indique par exemple 60 km pour l’itinéraire voiture, on se retrouve avec parfois le double de kilomètres, en tout cas toujours plus pour l’itinéraire vélo et quasiment le même relief ! Ça ne donne pas envie.

Les trous sur les routes.

Dans les côtes, on a le temps de les voir venir mais dans les descentes, concentration maximale car on les aperçoit parfois au dernier moment. Dans les villes, les trous sont parfois carrés ou rectangulaires…les plaques d’égout ont disparu…il vaut mieux regarder devant sa roue que l’animation sur les trottoirs.

Le vent

On est super contents d’avoir une belle descente et…on ne descend pas! Obligés de pédaler. Ou alors on descend bien et d’un seul coup, le vent s’invite latéralement. Il faut évidemment modérer l’allure.

Les chiens

Ils s’approchent souvent des vélos qui leur passent devant la truffe en aboyant très fort.

On avait remarqué qu’en mettant pied à terre, en général ils s’éloignaient. Certains copains à pied font semblant de jeter une pierre. Mais hier, dans une montée, quatre chiens la babine mauvaise….je me suis fait choper la cheville par un grand chien blanc à l’œil torve. Rien de grave mais j’ai bien senti ses crocs. Ayant mis pied à terre, le vélo me servait de bouclier contre les quatre molosses qui ne lâchaient pas l’affaire. Je faisais semblant de leur jeter une pierre. Les vrais cailloux étaient du côté des chiens, sur le bord de la route et je voulais rester derrière le vélo car le blanc tentait régulièrement une approche. Je suis remontée vite fait sur ma belle bicyclette en gueulant sur les sales cabots qui ont fini par me lâcher. J’ai à peine eu mal, la bête est solide, mes vaccins sont à jour et Pierre ne me trouve pas plus enragée qu’avant.

Bon les vaches, mais elles sont attachées alors ça va…

Sinon le bonheur à vélo c’est quoi ?

C’est chanter à tue tête L’été indien dans une descente parfaite d’une dizaine de kilomètres comme hier matin.

19. Chimborazo ou notre dernier volcan 🌋 en Équateur

..mais pas le moindre! Puisque non seulement il est le plus haut d’Equateur avec ses 6310m, mais c’est le sommet le plus haut du monde ! Alors là vous pensez, n’importe quoi, elle a dû faire une chute à vélo sur la tête…et bien non, on a raison et voilà pourquoi.

Il se trouve où le Chimborazo ? En Équateur qui se trouve sur la ligne..de l’Equateur. Et comme chacun sait, la Terre n’est pas ronde mais renflée…à l’Equateur. Le Chimborazo a donc son sommet le plus près du soleil 🌞 ou si vous voulez le plus éloigné du centre de la Terre 🌎. CQFD. Bon, il ressemble à quoi ce Chimborazo ?

A ça.

On a eu un temps superbe les trois jours qu’on a passés dans sa région. On n’est pas allé au sommet ( 9h de marche dans la neige, départ minuit) mais on a grimpé dans la journée jusqu’à ses deux refuges et on a atteint pour la deuxième fois dans ce pays les 5100m. Cette fois, j’étais en pleine forme !

On nous a dit qu’on pouvait descendre le volcan à vélo à partir du refuge. Un pickup nous a donc monté les vélos et on est descendu en selle. Très casse gueule d’ailleurs à cause de deux choses : les cailloux et le vent 💨 !

On a eu un fan club d’Equatoriens à notre départ du refuge.

Il n’y avait pas foule… On a dormi dans une communauté indigène, encore! qui s’appelle cette fois-ci les Puruhuas. Rosario, la femme et son mari Andrés, ne savaient pas quoi faire pour nous faire plaisir. Rosario devant notre chambre. Avec nos vélos dedans.

On est allés couper des cactus 🌵 avec elle et Tupak, sept ans, pour nourrir les animaux et j’ai emmené l’alpaga au champ.On n’aura jamais vu Rosario sans son joli petit chapeau.

Chez eux. Maïs jaune, rouge et noir.

Le lave linge. Tupak enlève la glace ! Il ne fait pas chaud près du Chimborazo…

Pour la première fois de notre vie, voilà ce qu’on a mangé hier soir. Il vous fait d’ailleurs un joli sourire. Kesako ? en trois mots.