Bolivie. Art.7 De la Paz vers Oruro. Les 🚴🏻‍♀️ parlent aux 🚴🏻‍♀️

Étape de 230 km faite en trois jours.

La Paz / Ayo Ayo : 79 km

Ayo Ayo / Konani : 69 km

Konani /Oruro : 81km. Il manque 1 kilomètre mais avec les détours…

La sortie de la capitale s’est faite facilement et la route ne montrait pas de difficultés particulières. Elle était moyennement pentue et moyennement côtue 😉 ! On a dormi à Ayo Ayo où il n’y a pas d’hébergement mais on voulait tester la nouvelle tente achetée à La Paz. Celle achetée dans un supermarché de Puno n’avait pas de double toit et devait être pour camper dans son salon ! Donc on l’a revendue pour racheter un modèle plus proche de celle qu’on nous a volée.

A Ayo Ayo, on a demandé au centre de santé si on pouvait planter notre tente sur le terrain à côté de leur bâtiment . Pas de souci. On s’est installés entre des murs en construction et on a bien dormi. Pas eu froid. 2 duvets l’un dans l’autre. On a découvert le lendemain deux gros toutous qui montaient la garde !

Statue à l’entrée du village qui a son collège avec un programme contre la violence. Quand on va vivre la violence du lendemain, ils peuvent prolonger le programme contre la violence dans les écoles !

-De Ayo Ayo à Konani, route semblable à la veille, avec comme paysage, l’Altiplano toujours présent mais moins grandiose que côté Pérou. Les montagnes sont moins hautes et les lamas se font de plus en plus rares. On a des vaches mais c’est moins exotique.

Vache regardant passer deux beaux vélos.

Un beau ciel tourmenté mais qui ne nous tombera pas dessus. On est contents 😀.

La semeuse.

Nous allions, légers et court vêtus, quand soudain, j’entendis derrière moi Pierre s’exprimer : Ah merde de merde ! Qu’est-ce qui se passe ??? Pierre a perdu les pédales !!!

Enfin la pédale droite. Après la selle…..( il doit maltraiter sa monture, c’est pas possible).

Pierre fera les 12 derniers kilomètres avec une seule pédale….et contre le vent.😰😰😰

C’est à dire qu’on a toujours la pédale mais que le roulement à billes nous a abandonnés..

D’après son expérience, deux pédales rendent l’avancée plus aisée…

Arrivés à Konani, on trouve un petit hôtel pas cher dans la rue principale  » Estrella del Sur ». Des barrages sont sur la route mais dans ce village, rien de bien méchant. On rencontre un Français qui vient de faire 15 km à pied car dans le Sud, les bus ne passent plus. Galère. Nous on devrait passer à vélo.

Le long des routes du Pérou comme de la Bolivie, des maisons – autels marquent l’endroit où des personnes sont décédées. Plus ou moins entretenues. On est surpris par le nombre car par ici les routes sont toutes droites. On y trouve parfois à l’intérieur une image pieuse, des fleurs, une bougie ou…une canette de Coca Cola ! Pour étancher la soif dans l’eau- delà! 😂😂😂

Et puis ce qu’on va vivre lors de la dernière étape mérite un article entier . Cela s’est passé dans le village de Vila Vila à 21 Km de Konani.

Art. 6 Le blues des shoes

Et voilà que ce jour est arrivé

Qu’il faut se résigner à les jeter

Ensemble tous ces chemins parcourus

En forêt en trek à vélo dans les rues

Chaque jour fidèles depuis un an

Toujours présentes à chaque instant

Malgré des semelles ajoutées

Pour pallier les souliers percés

Cassés remplacés les lacets

Par des bleus du plus bel effet

Elles ont connu leur dernière chance

Il faut se rendre à l’évidence

Il va falloir s’en séparer

Une autre paire en acheter

Une dernière fois les remercier !

Bolivie. Art.5 Le site de Tiwanaku

Tiwanaku, c’est le nom d’un site classé par l’UNESCO au Patrimoine Mondial mais c’est aussi le nom de la civilisation qui a précédé les Incas. On n’en avait pas entendu parler au Pérou et pourtant cette civilisation s’étendait bien au-delà des rives péruviennes du lac Titicaca. Le guide nous parle d’une période qui s’étend sur 2000 ans avec un âge d’or qui va du VIIIe au XIIe siècle.

Le site se trouve à 72 km de La Paz.

Ce jour-là dans le ciel. Un halo solaire incroyable.

Tiwanaku signifie en aymara : La place où nous pouvons trouver les chamans.

C’est la capitale de l’empire aymara, théocratique – qui obéit à la loi de Dieu – mais aussi un centre culturel. Ses habitants avaient des connaissances en maths, en travail des métaux, en hydraulique, en architecture ….pas mal !

On a retrouvé ici 83 corps, les mains attachées dans le dos, égorgés…pas cool!

Des sacrifices humains ?

Sur une grande plateforme de 125 m de côté, on a découvert en 1932 ce monolithe qui était enterré. Il représente un personnage important puisqu’il tient dans ses menottes une coupe et un sceptre.

Un autre personnage trouvé en 1957 est un prêtre, médiateur entre Dieu et les hommes. Sa main droite, à l’envers, est d’ailleurs celle de Dieu.

En face de lui, la Porte du Soleil faite en pierre volcanique. On y retrouve la cosmogonie commune aux divers peuples andins à savoir les trois mondes représentés par le condor, le puma et le serpent avec pour qualités l’énergie, les émotions, la connaissance et la fertilité. Les trois mondes mais aussi la dualité homme/ femme, espace/ temps . La porte était recouverte d’or. Sur la porte, des hommes- condors et des Dieux. Mélange des mondes.

Plus loin, un Temple semi- souterrain où ont été découvertes 172 têtes en roche volcanique. Têtes de qui? On ne sait pas. Nous on a gardé les plus expressives…

Ou les plus étranges… Scream ? Visage avec bandelettes?

Bolivie Art.4 La Paz sa capitale

La Paz, capitale la plus haute du monde, énorme, bruyante, agrippant ses tentacules aux abords du canyon où elle est née en 1548. On monte ou on descend entre 3200m et 4000m. Même les gens d’ici s’arrêtent souvent dans les rues ou les escaliers pour reprendre leur souffle.

Tout autour, au loin, des sommets de plus de 5000 m… La Paz, autrefois une belle ville espagnole, est devenue une mégalopole composée de briques rouges, de toits en tôle, d’immeubles, d’une circulation incroyable, mais heureusement désenclavée depuis 2014, grâce à un réseau de téléphériques dont 8 lignes fonctionnent actuellement sur les 11 prévues. C’est le réseau de téléphériques urbain le plus long et le plus haut du monde.

Au marché des sorcières 🧙‍♂️, on peut acheter des tas de potions médicinales mais aussi cela. Une idée ???

Ce sont des fœtus de lamas qui sont enterrés dans les fondations de la maison. Bonheur et protection pour la famille. Ça change de la crémaillère…

L’électricien cherche le bon fil ! Courage… c’est pareil dans la rue à côté…

On a trouvé la Joconde très jolie comme ça…et puis c’est pour une bonne cause.

Comme dans toutes les capitales, certains quartiers sont plus riches et ça se voit tout de suite !

On dort dans la banlieue qui domine la ville, cela nous évitera une belle côte quand on repartira avec nos vélos. Images du quartier El Alto, un million d’habitants et beaucoup de pauvreté.

Rues entières de bananes 🍌 et de pastèques 🍉.

Depuis les élections présidentielles et la réélection d’Evo Morales qui n’avait pas le droit de faire un quatrième mandat, la Bolivie s’énerve et des manifestations ont lieu dans les plus grandes villes. Certaines heures chaudes à La Paz. On devait aller dans les deux plus belles villes du pays, Potosi et Sucre, mais des barrages bloquent l’animation des quartiers et les musées sont fermés. On part donc demain 7 novembre vers le Sud du pays voir les merveilles que sont les salars et le Sud Lipez.

BOLIVIE. Art.3 La coca : toute une histoire…

On a eu la bonne idée – encore une – d’aller visiter à la Paz, le petit musée de la coca. Petit par la taille mais grand par l’intérêt que semblent lui porter tous ses visiteurs. De nombreux panneaux explicatifs sur tous les aspects de la feuille de coca sont traduits dans de nombreuses langues, dont le français. A votre arrivée, on vous remet la traduction dans votre langue. On en est sortis moins bêtes… 🤓🤓

Coca et géographie

L’arbuste qui donne les feuilles pousse dans la Cordillère des Andes à des altitudes variant de 300 à 2000 m. Les peuples qui mâchent la coca s’étendent de la Colombie jusqu’au Chili et ce, depuis plus de 5000 ans! Il y a quatre récoltes par an sans beaucoup d’entretien.

Coca et spiritualité

Elle est considérée par les Amérindiens comme sacrée et sert de monnaie d’échange. Fille de Pachamama, la Terre -Mère. Pour les Andins il existe trois mondes : le monde souterrain, le monde du milieu et le monde d’en haut. La feuille de coca permet de passer d’un monde à un autre, d’avoir des échanges spirituels entre ces trois mondes. Les chamans lisent l’avenir dans ses fibres. On l’utilise aussi bien pour ses vertus médicinales que religieuses. Depuis la Colombie, quand on voit quelqu’un avec une joue enflée, ce n’est pas qu’il a un abcès mais une boule de feuilles de coca coincée dans le coin de la bouche !

Coca et qualités

C’est un moyen de couper la faim comme la soif. Il n’y a pas de cérémonies sans coca. Pas de décisions prises sans partager la coca. Elle est l’occasion de se retrouver et d’échanger. Elle soigne. Elle permet de résister au mal de l’altitude. C’est surtout pour cette raison que les touristes en achètent. En réalité, la feuille doit être plus sucée que mâchée.

Quand les Espagnols sont arrivés, ils ont interdit l’usage de la coca car l’Eglise la qualifiait de diabolique ! Puis finalement, se rendant compte que les Indigènes résistaient mieux au labeur et à la fatigue en mâchant la coca, ils l’ont réhabilitée. Ils étaient capables de rester deux jours sans manger et sans boire tout en travaillant.

Coca et Cola

Un chimiste Français, Mariani, a eu l’idée de mélanger un vin de Bordeaux et de feuilles de coca en 1863. Succès énorme. Un pharmacien américain, Pemberton, s’inspire du vin Mariani et crée un alcool mélangeant de la coca avec des noix de cola venues d’Afrique mais la prohibition l’oblige à retirer l’alcool de sa boisson. C’est en 1903 que la cocaïne est enlevée définitivement du coca cola parce que les populations les plus défavorisées devenaient addictes et violentes. De là naquit le Coca Cola actuel.

Coca et cocaïne

Il existe plus de 200 espèces de feuilles de coca différentes mais seules quatre espèces contiennent des alcaloïdes. Les alcaloïdes (14) contenus dans une feuille de coca sont de l’ordre de 0,2 % à 1,3 %, donc le pourcentage de cocaïne est encore bien plus faible. Ce sont les Européens les premiers qui ont eu l’idée d’extraire cette cocaïne et qui vont l’utiliser comme anesthésiant. Depuis les années 1930, la consommation de cocaïne s’est répandue à cause des trafiquants sud-américains. La feuille de coca n’est pas pour grand chose dans le produit fini qu’est la cocaïne. Entre les deux, on a quand même ajouté du kérosène, de la chaux, de l’acide,de l’éther, du potassium, de l’eau de javel etc….ça donne envie 💀☠️👽

En 1961, la feuille de Coca est considérée comme une drogue par les Nations Unies et en 1971 on en interdit la culture, la commercialisation etc. On ne sait plus depuis quand les pays andins ont à nouveau le droit d’en cultiver mais nous, les particuliers, ne pouvons pas en passer à la douane. Seules des entreprises le peuvent à des fins médicinales et les USA pour…Coca Cola ! Alors qu’ils sont les premiers consommateurs de cocaïne suivis par le Brésil. 🤑🤑🤑

Interdire la feuille de Coca sous prétexte qu’on la transforme en cocaïne, c’est comme si on supprimait toutes les vignes parce que certains ont une addiction à l’alcool.

Les politiques de répression n’ont pas fait diminuer la consommation de cocaïne, ni les bénéfices liés à ce trafique, bien au contraire…

La Coca fait partie de l’identité des peuples Sud américains.

2.De Copacabana à La Paz, capitale la plus haute du monde!

Distance annoncée : 136 km. Même si on a (encore) la forme, il faut savoir se ménager et le nombre de kilomètres nous fait choisir une courte étape de 40 km pour le premier jour – on ne partira qu’à 12h30 après les bénédictions ! – et le reste le lendemain.

La première étape est très belle même si les quinze premiers kilomètres ne sont que des côtes – après déjeuner dur dur – qui permettent d’échapper aux rives du lac. Nous le surplomberons plusieurs heures et pédalerons ensuite à travers l’Altiplano bolivien. Nous sommes le 2 novembre et des orchestres jouent dans les cimetières que nous croisons sur notre route. Les gens apportent de la nourriture, fleurissent les tombes ou les caveaux qui se superposent. Des guirlandes les décorent parfois et autour de certaines tombes, des chants retentissent.

C’est drôle d’installer une fenêtre au milieu de nulle part pour nous faire apprécier le paysage. Mirador.

La route n’en finit pas de monter pour tourner le dos définitivement à Copacabana.

On sait qu’on aura une brève traversée en bateau pour rejoindre l’autre rive qui nous mènera vers La Paz. Ce sont des lanchas sur lesquelles sont chargés véhicules et passagers. Traversée tranquille d’une dizaine de minutes (5 Bolivianos/ personne).

Un perchman pousse pour aider l’embarcation à quitter le quai puis un moteur assez poussif prend le relais.

Certains restent dans leur véhicule, d’autres s’installent dehors. Des familles passent à pied. On vient de quitter San Pedro de Tiquina pour accoster à San Pablo de Tiquina.

On y trouvera un hôtel miteux avec deux wc sans porte qu’on localise aisément en suivant leurs odeurs et un lavabo commun qui, après avoir daigné le soir nous délivrer un mince filet d’eau🚰 , refusa le lendemain catégoriquement de nous offrir ne serait-ce qu’une goutte💧! Pas grave, on trouvera mieux demain !

Le lendemain, un café, du pain et du fromage – et le sourire de la crémière – dans le marché couvert qui commence à ouvrir un œil, il est 6h30. Sautant sur la selle vers 7h15, la journée démarre à nouveau par des côtes. Plus tard, Pierre me proposera un arrêt pour un thé sur l’autre rive du Titicaca. Un coupeur de roseaux vient de monter dans sa barque.

Après les côtes matutinales, le reste de la route se partage entre côtelettes et descentes dont deux longues et bien pentues…Ah, qué bonheur ! Allez , quand on arrive au panneau de gauche sur la photo, 52 km, on roule bien, il fait beau, on est sur l’autoroute et on se dit que l’affaire est dans le sac ! À nous la Paix, à nous La Paz !

Entre ces deux photos, on a vécu l’heure la pire depuis le début du voyage. Soudain, quelques gouttes, puis le vent glacial et une forte averse de grêle ! Bon, la grêle c’est jamais très chaud mais à 4000 m d’altitude ! C’était tellement douloureux sur les cuisses, les mains et le visage qu’on s’attendait tous les deux à saigner! Pierre avait les doigts tellement gelés qu’il ne pouvait plus passer les vitesses. On se dit qu’il faut qu’on s’arrête mais pendant de longs kilomètres et toujours sous la grêle, rien au bord de l’autoroute. Enfin, une maison en construction. on s’y précipite, un chien s’en échappe, gentil de ne pas nous mordre – il était quand même là avant nous – et là, derrière un mur, on enfile un cycliste long, une polaire , le coupe-vent, des gants, un bonnet sous le casque, une écharpe…on tape des pieds car on ne sent plus nos orteils… et on repart. La grêle s’est calmée mais le vent ne nous lâchera pas. J’avais dit à Pierre, peut-être deux heures avant : tiens, aujourd’hui, le vent est notre ami. J’avais oublié que dans la définition de l’altiplano, il y a  » Souvent balayé par les vents « !

L’arrivée dans la banlieue de La Paz- à El Alto 4020 m – ne sera qu’une longue et ennuyeuse montée sur des kilomètres où les principales  » entreprises  » sont des Funeraria….ambiance….Le Maps.me est aussi fatigué et nous embrouille régulièrement, incapable de nous indiquer la direction d’un hôtel …On s’est enfin posé, il est plus de 18h. Finalement, avec les détours de l’arrivée, on aura fait plus de 110 kilomètres 🤪🤪😴😴 depuis 7h15 le matin…Demain, découverte de La Paz !

BOLIVIE. art.1 Clin d’œil sur Copacabana

Pas la célèbre plage de Rio mais une ville située sur une presqu’île donnant sur le lac Titicaca, côté Bolivie.Ville animée par les touristes et les pèlerins qui viennent vénérer Notre Dame de Copacabana, patronne de la Bolivie. A certaines périodes de l’année, on promène sa statue qu’on peut voir dans la basilique toute blanche dont les dômes sont recouverts de mosaïques. De plus, Copacabana, c’est une vue superbe sur ce lac toujours bleu.

Mais que fait cet homme devant le capot ouvert d’une voiture ? Un mécano ?

Non cette voiture fonctionne très bien et cet homme est un Padre qui est venu bénir les voitures présentes devant l’Eglise. Bénédictions tous les week-ends !

Les voitures se font belles, sont parées de fleurs et de guirlandes, souvent de symboles religieux. Alors qu’on attendait de voir les bénédictions sur les marches de l’église, on s’est dit : pourquoi pas nous ? Le Padre peut peut-être bénir nos vélos ??? Alors on a mis un bouquet d’œillets sur nos montures et on a attendu…

Notre vendeuse coiffée d’un chapeau melon très répandu en Bolivie depuis que des Britanniques sont venus travailler, avec ce chapeau sur la tête, sur une ligne de chemin de fer dans les années 1920.

Et bien finalement nos vélos ont été aspergés d’eau bénite et nous aussi ! Sous le chapeau, le curé. On ne sait pas si ça marche contre les vols… Pierre se demande si le padre bénit les ânes, autre moyen de transport…

Voyager Oui …mais pourquoi à vélo ?

D’abord le vélo en général. Voilà ce qu’en dit un article de « bicycles Quilicot » :

1/ UN CERVEAU PLUS PERFORMANT 🤓

Mémoire et concentration… Les amateurs de vélo ont des cerveaux mieux oxygénés et qui fonctionnent de manière optimale. 👍

2/ MOINS DE DIABÈTE 😃

30 minutes de vélo par jour réduit de 40 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude finlandaise. Avec 6 à 8h de vélo par jour, faites le calcul !

3/ UNE PLUS GRANDE VITALITÉ SEXUELLE 😍

Moins cher que le viagra, le vélo permet une meilleure vascularisation dans toutes les parties de l’anatomie… Y compris les plus intimes.

4/ BON POUR LA SANTÉ MENTALE 🧘‍♂️

Le vélo, comme d’autres sports, déclenche la sécrétion d’endorphines, ce qui réduit le stress, l’anxiété et méme les risques de faire une dépression.

5/ UN MEILLEUR SYSTÈME CARDIOVASCULAIRE 💖

Faire du vélo permet de garder un poids santé, de stimuler le muscle cardiaque, d’abaisser le rythme du cœur au repos ainsi que le niveau de cholestérol et la pression artérielle.

6/ AMÉLIORE L’ÉQUILIBRE 🤸🏽‍♂️

La pratique du vélo améliore la coordination, l’équilibre et la force musculaire, ce qui réduit les risques de chutes, notamment chez les personnes âgées. 

7/ MOINS DE RISQUES DE DÉVELOPPER UN CANCER 📈

L’accélération de la respiration et du rythme cardiaque provoquée par le vélo stimule la contraction des muscles intestinaux. ce qui réduit le risque du cancer du côlon.

8/ PLUS D’ÉNERGIE 💥

Une étude menée par un professeur en kinésiologie de l’Université de Georgie a établi que le vélo augmente de 20 % le niveau d’énergie et réduit la fatigue de 65%.

9/ UN MEILLEUR SOMMEIL 😴

Le temps passé dehors à faire du vélo expose plus de lumière naturelle et aide donc à améliorer le rythme circadien. L’effet anti-stress a également un effet positif sur le sommeil.

10/ UN BON SYSTÈME IMMUNITAIRE 😷

L’activité physique modérée rend le système immunitaire plus actif et donc plus efficace pour lutter contre les infections.
Et le vélo en altitude?
On perd du poids et on fabrique de nombreux globules rouges après une semaine d’adaptation. On développe l’endurance…
Mais nos raisons à nous …
On se disait que la trottinette c’était plus fatigant!
Plus sérieusement, on aurait pu voyager de bus en bus comme la presque totalité des voyageurs qu’on croise mais, même si le vélo demande de la patience et de l’endurance, depuis 7 mois qu’on a commencé notre périple et alors qu’on termine nos premiers 4000 kms sur trois mois pédalés ( le premier mois était sur l’Amazonie en bateaux brésiliens et les deux mois de Colombie étaient sacs à dos), on n’a jamais regretté le choix du voyage à vélo.
On s’était aussi poser la question dune fourgonnette aménagée. Mais pour nous, y dormir et y manger nous repliait sur nous-mêmes et nous aurait fait rater des occasions de rencontrer des gens du pays ou bien d’autres voyageurs.
Pourquoi le vélo ?
D’abord le vélo attire la sympathie auprès des gens qu’on rencontre parce que tout le monde sait faire du vélo, pas besoin d’aptitudes particulières, et chacun peut se rendre compte des efforts que cela demande en fonction du terrain, du temps qu’il fait et de la durée du parcours.
On s’arrête pour manger ou dormir dans des lieux où aucun touriste ne va. On se retrouve dans des endroits improbables où notre présence crée l’étonnement et la curiosité. Rien de spécial à visiter. La vie quotidienne des gens d’ici. Et c’est déjà beaucoup.
Arriver en camping-car ou en deux roues, ça ne produit pas le même effet. Silence et lenteur sont les qualités de nos montures. Le budget investi est un petit peu différent !
On savoure les paysages traversés ou parfois on les déteste, mais dans tous les cas, on est dedans et on fait partie du décor. On s’arrête quand on veut, pour grignoter, prendre une photo, parler avec des gens, les échanges sont plus faciles.
On peut transporter tout ce dont on a besoin sur nos vélos : habits, nourriture, vaisselle, habitation…, ce qui nous donne une plus grande liberté. On est des escargots. Tout sur le dos.
Il y a aussi la satisfaction mentale et physique que cela apporte :
Être arrivé au sommet ou avoir franchi un col, avoir parcouru la distance prévue voire plus, constater qu’on fait des progrès et qu’on développe la pleine forme!
A l’heure où en Amazonie, beaucoup de touristes ne rêvent que de louer des quads , avec le bruit et la pollution que ça entraîne, on se dit que le vélo reste un moyen de transport modeste, qui a traversé les siècles et les pays, silencieux et respectueux de l’environnement.
Le voyage à vélo, c’est surtout un voyage sensoriel.
La peau reçoit directement les infos concernant la température, le vent, l’ humidité.
Le nez est chatouillé toute la journée par des odeurs aimées ou détestées.
L’oreille est asticotée par les sons urbains ou le pépiement d’un oiseau.
La vue travaille du matin au soir par tout ce que le voyage lui propose.
On n’a parfois qu’à tendre la main pour goûter un fruit.

Comme il était écrit chez Giovanni, à la casa de ciclistas de Juliaca au Pérou :

 » La seule chaîne qui donne la liberté est celle de la bicyclette. » ( traduction Mireille)
« La seule chaîne qui nous donne la liberté, c’est notre chaîne de vélo  » (traduction Pierre)

Merci Jean Pierre pour cette vidéo.

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

Le lac Titicaca,

Titicaca veut dire  » Puma gris  » pour les Incas, due à la forme, avec beaucoup d’imagination. Lac de 169 km de long sur 69 km de large ! Tout petit notre lac Paladru en Isère…

C’est le plus haut lac navigable du monde ! Il est situé à 3812 m . Il appartient à deux pays : 55% au Pérou et 45% à la Bolivie. On a choisi de rouler sur la côte ouest du lac pour pouvoir accéder aux îles situées au nord : les îles Uros, Amantani et Taquile.

Balade touristique sur les îles Uros, nom de la communauté, qui sont des îles flottantes dont le sol est une grosse couche de roseaux. Roseaux qui servent aussi à construire les maisons (petites) les bateaux et les meubles des habitants. Drôle d’impression de marcher là-dessus ! Sur ces îles, on parle l’aymara.

Électricité avec panneaux solaires. Ça fait quand même maison de paille des trois petits cochons !

Beaucoup d’artisanat fait en alpaga.

Après les îles Uros, on est allés sur l’île Amantani. Notre préférée. Ici on parle le quechua. C’est là qu’on a été hébergé dans une famille. Village paisible, sans voitures. Les communautés ont créé des coopératives pour recevoir les touristes en alternance. Chaque famille prend en charge des touristes une semaine tous les deux mois environ. Ils cultivent encore pommes de terre, maïs, carottes, fèves…les moyens sont encore rudimentaires. On a vu, dans un petit champ, deux femmes qui tiraient l’araire… mais avec le sourire…

Notre chambre était simple mais propre et lumineuse, la famille très sympathique. Pas d’eau chaude sur l’île pour la douche.🥺

Bah…pourquoi pas promener son mouton ?

Belle grimpette à près de 4000 m jusqu’aux ruines d’un des deux temples, l’un dédié à la Pachamama, l’autre à la Pachatata. Toujours des cultures en terrasses, haricots, patates et maïs 🌽.

Vue le matin de notre chambre. Au revoir à la famille.

Dernière île visitée du nord du lac : Taquile. 3000 habitants. Magnifique et tranquilo.

A l’horizon, la Bolivie. C’est pour bientôt.

Avant l’Oreal….On fabriquait du shampooing avec cette plante. Empêche la chute des cheveux…Avec le bonnet, pas facile de vérifier…

Blanc bonnet et bonnet marron. Le blanc est pour l’homme célibataire , le marron pour la femme.

Le bonnet rouge est pour l’homme sérieux, donc marié ! Sur cette île, ce sont les hommes qui tricotent, et une femme ne prendrait pas un homme qui ne sache pas tricoter 🧶 !!!

On vit deux ou trois ans ensemble avant le mariage mais après, on ne peut plus se séparer. Fallait réfléchir 🤔 avant.

On est maintenant, mercredi 30 octobre, en Bolivie, à Copacabana, ville frontière face au lac Titicaca . On n’en a pas fini avec les îles. Demain, on part pour l’île du Soleil, sud du lac.

Ce matin, un petit dej sur le bord du lac en roulant vers Copacabana, Bolivie.

Voilà la frontière Pérou 🇵🇪 Bolivie 🇧🇴

Les 🚴🏻‍♀️ parlent aux 🚴🏻‍♂️. De Cusco au lac Titicaca.

Notre objectif depuis le vendredi 18 octobre : rejoindre le lac Titicaca avant de passer en Bolivie 🇧🇴.

Nous voilà maintenant à rouler sur l’Altiplano. Vous vous dites, c’est plat, facile !

Oui mais ce qu’on ne voit pas sur la photo, c’est que la mer est 4000 mètres plus bas ! Là , on cherche son souffle. Bon, on a eu de la chance car pas trop de vent.

Mais c’est quoi l’Altiplano? C’est ça.

L’Altiplano, c’est un ensemble de hauts plateaux souvent balayés par les vents et veillés par les hauts sommets andins. Il s’étend sur le Pérou et la Bolivie.

Une évidence, les routes du sud Pérou sont beaucoup plus propres que celles du littoral nord. Les paysages sont majestueux et une sorte de sérénité s’en dégage.

Première étape : Cusco / Andahuaylillas.

Petite étape de 42 kilomètres dont le but était de visiter le centre des Misioneros Siervos de Los Pobres qui travaillent avec les enfants défavorisés. Voir autre article sur ce sujet. Route facile et agréable, une fois sortis de Cusco. On a dormi dans une maison d’hôtes, la Casona Buenavista, très sympathique, dans la rue qui est située à gauche de l’église . Attention aux gens qui vous conduisent vers un autre hôtel. Rude concurrence…L’église est visitée par des cars entiers de touristes. Elle est surnommée « La Chapelle Sixtine des Andes « . Mais photos interdites.

Sur la route…une ferme.

Deuxième étape : Andahuaylillas / Combapata.

Étape de 70 km sous le soleil et sur une belle route goudronnée. Le premier hostal côté droit était fermé. Deux cent mètres plus loin sur la gauche, on en trouve un, miteux, avec douche trop sale pour nous, mais lit propre et puis 20 soles pour deux (5,30€).

La gérante de l’hôtel.

Le lendemain matin, le marché, couleurs locales. Four à cuys. ( cochons d’Inde). Sur le four, les intestins du cuy 🤭. Perso, j’aime mieux une escalope.

Troisième étape : Combapata /Sicuani.

35 km. Route avec quelques côtelettes mais rien de bien méchant. C’est sur cette route qu’on a rencontré un Français très sympathique, Jean Pierre, cycliste qui est en Amérique du Sud pour quatre mois et qui a déjà parcouru de nombreux pays à bicyclette. On roulera ensemble jusqu’à Juliaca.

On laboure encore les terres avec un simple araire.

Pauses bien méritées. Une boisson et un bout de fromage. Il y a toujours des échoppes un peu « rusticos » le long de la route.

Pierre carbure maintenant à l’ Inca Cola.

Jolie petite chapelle sur notre route.

De Sicuani, sur les conseils de la gérante de notre hôtel (Nantika), on se retrouve à visiter le site archéologique de Raqchi, construit par les Incas.

Dans le combi qui nous mène sur le site. Couleurs. Visages.

Le terme Raqchi signifie en quechua « céramique  » qui est, on s’en doutait un peu, l’activité principale de cette communauté paysanne composée actuellement de 150 familles qui ont su garder leur identité culturelle. De très belles poteries… mais à vélo…Raqchi était un site religieux mais aussi administratif, centre d’approvisionnement et de réserves d’aliments.

Le mur principal est celui du temple Viracocha , Dieu Créateur chez les Incas. Des observations astronomiques permettaient de prévoir le calendrier agricole. Ils avaient créé une lagune pour observer le ciel et les astres et elle servait aussi à arroser les cultures.

Les huttes rondes qu’on aperçoit servaient d’entrepôts et, trop fort, ✌️ elles étaient antisismiques ! Plus de 150 huttes.

La Chapelle de Raqchi a été construite bien plus tard, comme souvent, sur un ancien site inca.

La ligne de train Cusco / Puno est une ligne très touristique car elle traverse l’Altiplano. Notre route longe la voie ferrée et on apercevra le train plusieurs fois. On profite des mêmes paysages, mais gratuitement.

Quatrième étape : Sicuani /Santa Rosa.

68 km. Il y a eu de la grimpette et un beau col. On a soufflé mais on a survécu. La route est toujours belle. De ripiot que nenni!

Et le soir, à Santa Rosa, un endroit pour dormir très couleur locale qui nous a bien plu, à Jean Pierre et à nous. Chambres sommaires mais propres avec une courette où l’on petit- déjeunera. Premier hostel qu’on a trouvé en entrant dans le village, sur la gauche.

Cinquième étape : Santa Rosa / Pukara.

73 km. Route toujours belle, plate mais à 4000 m. On croise des troupeaux de vaches efflanquées, des moutons, des lamas. Un couple de cyclistes aussi.

Ceci n’est pas le couple de cyclistes.

Sixième étape : Pukara / Juliaca

64 km. Route facile mais plus on approche de Juliaca, plus on retrouve les décharges tout le long de la route. Sur la dernière dizaine de kilomètres, un nombre incroyable de stations-service se côtoie. On se demande comment ils peuvent gagner leur vie avec une telle concurrence à la porte. Les stations sont à chaque fois immenses, sans atelier de réparation, sans boutiques. Seules trônent en leur centre trois ou quatre pompes à essence. L’entrée dans Juliaca est aussi folle que dans les autres villes. Les voitures et les combos expriment leur toute-puissance au détriment des modestes deux roues. Et puis toujours ces déchets partout. Seule consolation : enfin une Casa de ciclistas très sympathique ! Merci à Giovanni pour son accueil et sa gentillesse. Il m’a réparé en un tour de main mon rétroviseur qui s’était rompu le matin. La nuit est gratuite. On était cinq dans la chambre mais qu’avec des gens sympas alors…

Nos deux petits tapis de sol au milieu.

Dernière étape : Juliaca / Puno.

44 km. Route très facile jusqu’aux dix derniers kilomètres. Enfin, on aperçoit de loin le lac …puis on le surplombe juste avant la descente sur Puno.

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A Juliaca, on a dit au revoir à Jean Pierre qui roulera sur la côte est du lac Titicaca, plus sauvage, alors qu’on préférera la rive ouest pour visiter les îles du lac.

Avant l’arrivée à Puno, huit kilomètres de côtes ininterrompues et stressantes à cause du nombre de voitures et de cars qui nous doublent dans les nombreux virages.Les deux derniers kilomètres sont la descente sur la ville.

Enfin, les bords du lac. On arrive le septième jour à Puno.