Art. 3 L’île de Pâques (RAPA NUI). (2). Les Moaïs

C’est le nom donné aux statues ( pas aux habitants !) plus ou moins grandes en tuf volcanique, roche facile à sculpter, qu’on trouve à différents endroits de l’île. Elles ont été érigées par les premiers habitants de l’île, les Matatuas, et dateraient du XIII e au XVII e siècles. Il y en a environ un millier dont certains encore enfouis. On peut en voir 887 mais beaucoup sont cassés ou renversés.

Sur le petit port de Hanga Roa, un moaï solitaire tourné vers l’océan.

Que représentent les moaïs et quel est leur rôle ?

Ces statues représenteraient les ancêtres des habitants , sans doute les chefs (ou peut-être même aussi des divinités) ? Après avoir taillé la statue, on creuse aussi les cavités oculaires qu’on laisse vides , et on leur ajoute des yeux une fois arrivés à leur emplacement définitif (corail blanc pour la pupille et scories rouges pour l’iris ou obsidienne, roche volcanique) . Le moaï est alors pourvu de son Mana ( esprit, puissance ) qu’il va pouvoir transmettre à sa descendance afin de la protéger.

Hypothèses :

La plus probable, tailler des moaïs pour s’assurer leur protection.

Faire un moaï, ça occupait ( 2 ans à peu près…) et pendant ce temps-là, on n’embêtait pas son voisin et on évitait une guerre ! ( y avait pas encore les Lego ni les Kapla 😂).

Il existe des moaïs femmes, moins nombreuses. Elles sont représentées les bras entourant leur ventre, les doigts se rejoignant, symbole sans doute de fertilité. Interdit de monter sur les pierres à côté de la dame mais je ne le savais pas encore .😔 C’était notre premier moaï et on était tout seuls.

Fin XVIII e siècle déjà, les explorateurs avaient trouvé des moaïs renversés – c’est pas nous – Là aussi, plusieurs hypothèses :

Suite aux conflits entre clans, les vainqueurs renversent les moaïs des vaincus. ( fallait pas perdre 🤨 )

L’île est ravagée suite à un tsunami qui a eu lieu en 1730 ( fait certain) et ses habitants réalisent que les moaïs ne les ont pas protégés. Ils se fâchent 😡 contre eux et les renversent.

On sait qu’il y a eu un changement de religion chez les Matatuas . On vous passe les détails mais un clan, les Miru, dominaient les autres et on devenait roi de père en fils donc aucune chance pour les autres de devenir chef . Alors les dissidents ont cessé de vénérer ces statues pour se tourner vers le culte de l’homme- oiseau qui donnait du pouvoir à celui qui gagnait une course sur une espèce de flotteur en roseaux ( comme une grosse frite ). L’épreuve consistait à nager jusqu’à un îlot pour rapporter le premier un œuf de frégate . Le champion devenait l’homme oiseau. La croyance en l’homme oiseau était liée au Dieu créateur Make Make.

C’est vers l’une de ces îles que se déroulait la course de l’homme oiseau, près du site Orongo qui jouxte le volcan Rano Kau. Elle avait lieu une fois par an.

L’un des plus beaux sites de l’île : L’ Ahu ( plateforme) Tongariki. Quinze moaïs.

C’est dans la carrière de Rano Raraku proche de Tongariki que les moaïs étaient sculptés pour la très grande majorité. Il en reste sur place presque 400 , presque tous inachevés. La technique consistait à les tailler en position horizontale jusqu’à ne plus laisser que le dos encore attaché à la roche. Une fois détachées , les statues glissaient vers un trou pour qu’on puisse les redresser et alors ils pouvaient terminer les détails, le dos en particulier.

La taille moyenne d’un moaï est de 6 m. Le plus petit dressé mesure 1,13 m. Le plus grand mesure 12 m et pèse 80 tonnes ! Mais il est cassé. Les moaïs ont connu des évolutions physiques. Les premiers étaient plus petits et moins travaillés que les derniers. On a trouvé en cours de fabrication un moaï qui aurait fait plus de 20 m et 160 tonnes! Peut-être de la surenchère entre clans ??? Le mien, il est plus gros que le tien !

De certains moaïs, on ne voit que la tête parce que la fabrication a été abandonnée alors qu’ils étaient encore dressés dans leur trou, en attendant les finitions. L’érosion et les glissements de terrain ont comblé les vides autour de la statue. Certaines ont été brisées.

Pourquoi abandonner la fabrication des moaïs ?

Hypothèses : Le peuple ne croit plus à leur protection.

Comme le bois disparaît, on ne peut plus utiliser les rondins pour les faire rouler et les transporter.

Le peuple est trop affaibli…

Près de la plage d’Anakena, une autre plateforme avec des moaïs qui portent leur pukao, chapeau taillé dans une autre carrière. Tournés vers l’océan, ce qui est rare.

Et ailleurs sur cette île magique…la plus isolée au monde.

Art. 2 L’île de Pâques ou RAPA NUI. (1) CHILI

Cette île appartient au Chili (depuis 1888) mais est située à 3760 km de ses côtes ! On n’y va pas pour le week-end. C’est l’île au monde la plus isolée géographiquement ( avec une autre dans l’Atlantique) . Pour tout ce qui est administratif, elle dépend de Valparaiso sur le littoral chilien. Il y a un hôpital sur l’île et en cas de gros souci, un avion est affrété pour Santiago. Râpa Nui est l’un des angles ( celui du Sud est) du triangle polynésien formé dans l’océan pacifique avec, comme autres angles, Hawaï ( au nord ) et la Nouvelle Zélande ( sud ouest) . Le Râpa Nui est le nom de l’île et de sa langue , proche du tahitien et du maori. Bonjour se dit Iorana.

Les premiers habitants sans doute d’origine polynésienne, venus des Marquises auraient débarqué ici entre 300 et 800, une autre théorie parle de 1200. La légende orale parle d’un roi polynésien vaincu (Hotu Matu’a) et selon la tradition, obligé de chercher une autre terre d’accueil pour lui et sa famille ( fallait pas perdre 🤨 ). Ses six fils auraient fondé une nouvelle dynastie. On situe cette arrivée près de la belle plage d’ Anakena au nord de l’île ( photo) . Ce premier peuple s’est appelé les Matamuas. Exterminés, il reste aujourd’hui de leur culture leur écriture qu’on appelle le rongo rongo , qui a été découverte au XIXe siècle sur des tablettes mais qu’on ne sait toujours pas déchiffrer. Si vous avez une idée….on apprendrait beaucoup sur cette civilisation .

L’île a été découverte en 1722 par un Hollandais, Jacob Roggeveen …un jour de Pâques . S’est pas trop cassé la tête quand même pour trouver un nom… 👎 Et déjà les premiers coup de feu. Bravo à la civilisation occidentale. Au cours du XVIII e , plusieurs explorateurs viendront ( dont un seulement 50 ans après JR qui vient planter une première croix ) et noteront des différences depuis la venue de JR. Intéressant de savoir que de nombreux Moaïs encore debout en 1722, ont été retrouvés le nez dans l’herbe 50 ans plus tard, et vu la taille des statues, ce n’est pas à cause d’un coup de vent. ( solution dans le prochain numéro 👀 ).

De nombreuses théories sur la disparition de cette civilisation s’affrontent ou peuvent se compléter:

Des conflits entre clans ( à une époque, 12 clans pour une île de 20 km de long ! ) pour l’approvisionnement en ressources et en bois . Et pourtant le partage des terres avait été bien pensé, portions en forme de Vache qui rit, qui comme çà, donnaient à tout le monde un accès à la mer…mais visiblement, l’idée n’a pas suffi.

Surpopulation et famine??? On a retrouvé des statues décharnées.

Les animaux importés par les Européens ( du rat au cheval) auraient fini par détruire les forêts. Plus de forêts, plus de bois, plus d’écorces pour construire des canoës et fuir…

Des tsunamis auraient dévasté l’île .

Passage très triste.

Faits certains : des bateaux sont venus à plusieurs reprises les enlever ou les tuer. En 1808, un bateau américain a emmené 12 hommes et 10 femmes pour ensuite les jeter à la mer. Que s’est-il passé ? Pourquoi faire ça?

Il y aurait eu plusieurs raids de la part des Péruviens de 1858 à 1863 venus chercher des esclaves.

En 1862, plusieurs bateaux péruviens viendront les réduire en esclavage pour travailler dans les mines au Pérou. Les rebelles seront tués. Le roi, sa famille et les notables du coin seront eux aussi embarqués. De Tahiti, un évêque interviendra auprès du gouvernement français pour les faire libérer ainsi qu’un missionnaire français au Chili (Eugène Eyraud enterré sur l’île ) mais la grande majorité des Pascuans est déjà morte de maladie ou d’épuisement. Le Pérou finit par en libérer une centaine mais, pas de chance, ils attrapent la variole sur le bateau qui les remmène à Pâques et les 15 derniers rescapés vont la transmettre à la population restante. On avait prévenu. Passage très triste 😔 .

En 1864, il serait resté 111 habitants ! Le missionnaire Eugène Eyraud ( enterré sur l’île) a débarqué pour évangéliser ceux qui restaient et des planteurs seraient venus de Polynésie , repeuplant l’île et donnant naissance au peuple Rapa Nui. L’évangélisation a fait disparaître peu à peu les rites pascuans . Aujourd’hui, les habitants pratiquent un syncrétisme religieux préservant des symboles et croyances de leurs cultures et pour beaucoup, allant à la messe dans l’unique église de l’île. On a assisté à la messe très animée avec percussions, chants en rapa nui et coiffe de plumes sur la tête du prêtre.

En 1868, des archéologues anglais ont bien profité de la misère des Pascuans et ont embarqué un Moaï de 2,50m exposé aujourd’hui au…British Muséum!

Actuellement, les 7000 personnes de l’île vivent dans l’unique commune: Hanga Roa. L’île est un grand triangle dont le côté le plus long mesure 23 km et les deux autres 16 et 18 km. On peut donc la parcourir à pied ou à vélo mais la plupart des touristes louent des voitures. Rapa Nui possède trois principaux volcans éteints à chacun de ses angles : Poïke , Terrevaka ( le plus jeune et le point culminant de l’île 507 m ) , et le Rano Kau. On a gravi les deux derniers.

Cratère du Rano Kau. 1 km 100 de diamètre.

Sur le bord du cratère de l’autre volcan Terrevaka.

Dans les années 1960, un bateau venait ravitailler l’île une fois par an ! Il apportait les vivres et du matériel. Aujourd’hui, un avion apporte les produits alimentaires une fois par semaine et les produits lourds arrivent dans des conteneurs en cargos. Pour le pétrole, c’est seulement trois fois par an.

Avant de parler de ce qui pousse les touristes à venir ici (🗿) , on est frappés à chaque instant par la beauté de l’île et la gentillesse de ses habitants. Il faut dire qu’on a eu la chance de séjourner dans un hôtel pas cher tenu par un couple super sympa et très attentif à chacun de ses hôtes. On est en Polynésie et c’est avec un collier de fleurs qu’on vous accueille à l’aéroport. Béa et Andrés viennent y chercher leurs clients et les remmèneront sans frais. La maison dans laquelle on séjourne est décorée pour Noël, ils ont mis à notre disposition un vélo , un masque et tuba pour un autre , le lavage du linge est gratuit aussi, le deuxième soir ils nous ont tous invités pour un barbecue où on a dégusté le poisson local. Ce soir-là, on était une douzaine de six nationalités différentes. Les chambres sont réparties en plusieurs bâtiments. Super petit déjeuner ! Au moment du départ, Béa offre à chacun un collier de coquillages 🐚. Des attentions jusqu’au bout. Séjour parfait.

Rapa Nui bénéficie d’un climat subtropical. Jamais trop froid, jamais trop chaud quand il y a les brises océaniques. Sinon le soleil donne 🎵 . L’île est un grand jardin avec ses paysages vallonnés, se prairies, des fleurs souvent énormes aux couleurs qui flashent, des balades à vélo ( pas les nôtres qui sont à Santiago) où, sur le bord des chemins, on peut murmurer à l’oreille des chevaux en liberté ou méditer sous le regard bienveillant des bovins . Les deux espèces cohabitent en bonne intelligence. En même temps, l’île de Pâques, ce ne sont pas les Antilles. Il n’y a qu’une seule grande plage et pas de barrière de corail dans le coin.

Dans le passé, les forêts ont été décimées. Plusieurs hypothèses : l’usage intensif du bois dû à la surpopulation à une certaine période, leurs cultures pratiquées sur brûlis ou la destruction due aux animaux tous importés par les Européens. Il y a peut-être conjointement plusieurs de ces théories. Aujourd’hui peu d’arbres mais des bosquets reprennent vie et les cocotiers, bananiers, eucalyptus et frangipaniers font de l’île de Pâques une belle île exotique fréquentée par des sternes, des frégates…et des touristes.

Parfois on se croirait à Ouessant ou à Belle île .

Le Pacifique : Bleu marine ou bleu lagon , c’est selon.

On aurait dû la faire dans l’autre sens ! De belles côtes pasquanes.

Moaïs tournés vers l’océan, ce qui est rare. Et coiffés d’un pukao , ce qui n’est pas le cas de tous les Moaï car ils souvent renversés.

Les MOAÏS….prochain épisode.

Chili Art. 9 Santiago

C’est la première fois depuis le début du voyage qu’on passe une frontière en bus. Pas le même effet mais c’est notre deuxième entrée dans ce pays puisqu’ on arrivait de Bolivie quand on avait fait cette descente fantastique de 40 km jusqu’au désert d’Atacama. Vous suivez ?

La plupart des voyageurs rencontrés, cyclistes ou non, nous ont dit ne pas aimer Santiago, qu’on pouvait passer notre chemin. Pour l’instant, la ville ne nous est pas désagréable.

D’abord en tant que cyclistes : de nombreuses pistes cyclables ombragées utilisées par des Chiliens de tous âges et qui roulent vite sur leur VTT ou vélo de route. On se dit que si on habitait ici, on ne se déplacerait qu’à vélo. Mais aussi on aperçoit d’aimables gazons qui bordent les rivières où s’ébattent et débattent les jeunes Chiliens.

Beaucoup de points communs avec l’Europe: Bâtiments, type de la population, marques commerciales et….les prix . On a même fait une petite visite à Décathlon ouvert en 2018 ! On s’est rachetés de vraies chaussures ( marque Quechua, évidemment ) pour affronter la dernière partie du voyage ( mais pas la moindre !)…la PATAGONIE !

Beaux immeubles dans le quartier historique…

Une ville de 7 millions d’habitants qui bouge le jour comme la nuit, mais pas dans les mêmes quartiers. Beaucoup de culture, de librairies, de bouquinistes . Des textes et des livres qui nous parlent…

Un programme culturel d’opéras et de ballets pour 2020 qui pourrait être celui du théâtre Graslin de Nantes , de l’opéra national de Lyon ou du Summum de Grenoble.

Beaux immeubles dans les quartiers d’affaires…

Et deux collines qui permettent de marcher ou de pédaler dans des écrins de verdure. Celle qu’on a choisi de grimper à 🚲 , la colline San Cristobal, abrite le plus grand parc urbain au monde. Même à vélo, on n’en a fait qu’une petite partie.

Santiago construite entre la Cordillère des Andes et la Cordillère de Costa, moins haute.

On y trouve une immense statue de Marie et une superbe crèche avec des personnages en bois grandeur nature ( Avec cette chaleur on a du mal à croire que c’est d’actualité…).

Les Mages sont arrivés mais pas Jésus. Il faudra qu’on nous explique…

Et puis un jardin japonais en signe d’amitié entre les deux pays.

Le Chili d’autrefois.

On n’a pas pu résister à visiter le musée des arts précolombiens. En voilà quelques photos.

Le Dieu Soleil prend les attributs du jaguar, la nuit, pour combattre les forces obscures.

( non, il ne joue pas au ping-pong).

Art maya. T ‘as de gros yeux tu sais.

Toutes mignonnes.

On dirait un bonze.

Même les masques mâchouillent de la feuille de coca.

Chaman… très expressif.

Il a enfilé une peau de singe pour imiter les Dieux qui prenaient la nuit une apparence animale et changer de monde.

Énorme quipu. Rappel : c’est un livre de comptes chez les Incas. On est encore dans leur empire qui s’étendait sur 4500 km ! Ils ont occupé seulement le nord et le centre du Chili. Les Mapuche ont résisté et les Incas n’ont jamais eu le Sud. Quipu signifie  » noeud  » en quechua. Les noeuds, la couleur et la longueur des cordes servaient à dénombrer les cultures, les naissances, les décès , les mariages etc. Les quipus qu’on avait vus avant étaient de la taille d’un collier, mais là…

On travaillait aussi le métal, l’argent en particulier, qui provenait des mines boliviennes de Potosi.

Statues géantes en bois.

Et puis le Chili contemporain avec le très intéressant Musée de la Mémoire et des droits de l’homme.

Pas le droit de prendre des photos. Un espace nécessaire pour que la population de ce pays – et surtout sa jeunesse – s’approprie ou redécouvre ses années noires et puisse dire : nunca mas ( jamais plus).

Mémorial moderne et interactif qui retrace, étape par étape, le coup d’état du 11 septembre 1973 et les années Pinochet qui suivirent. Photos d’archives et témoignages d’époque. Rappel des faits : Salvador Allende est au pouvoir ( socialisme) et la junte militaire lui demande de démissionner. Il refuse, bombardements du palais présidentiel ( Ordonné par Pinochet soutenu par la CIA). Allende se suicide. Dans les années qui vont suivre, 300 000 sympathisants de gauche arrêtés, plus de 40 000 personnes torturées, 3000 exécutées et des milliers de disparus. On sait aujourd’hui que des corps étaient jetés d’avion dans l’océan. En juin 1974, Pinochet se dit  » Chef suprême de la nation  » et en décembre de la même année, s’autoproclame  » Président  » . Il met une police secrète en place, la DÎNA. Après un référendum en 1988, il sort perdant et est obligé de laisser la place aux élections présidentielles l’année suivante. En 1998, il est arrêté dans une clinique à Londres. Mais pour RAISONS HUMANITAIRES, son mauvais état de santé, il est …libéré et ne sera jamais condamné, ni au Chili ni ailleurs. Il sera resté au pouvoir de 1973 à 1990.

Le président actuel, Sebastian Piñera, est au pouvoir depuis un an. Depuis octobre, des tensions montent à Santiago. Hier, on a vu des camps installés pour dénoncer la politique sociale actuelle, notamment au sujet des régimes de retraite, de la santé et de l’éducation.

Quand on vous dit que ça nous rappelle la France !

Liste pour le père Noël.

Et ce soir en faisant un tour dans le quartier…On nous dit qu’en octobre et novembre, c’était tous les jours comme ça. Maintenant, cela semble moins virulent.

Art. 8 Mendoza, dernière ville fréquentée en Argentine.

On l’a déjà dit, avec l’Argentine, on se sent au moins un pied en Europe, en particulier dans une ville comme Mendoza. Il faut dire qu’elle a été entièrement reconstruite par un architecte français en 1863, Jules Balloffet, après avoir subi un séisme deux ans auparavant. De nombreuses places avec terrasses, de larges artères ombragées …et de l’eau ! Mendoza, ville d’un million d’habitants aujourd’hui et quatrième ville du pays, a surgi d’un désert alors cela a nécessité quelques travaux…

Marché de Noël ! Beaucoup moins de décorations que dans nos pays.

Ce sont les Indiens Huarpes, ethnie indigène qui habitait dans cette région au XVI e siècle, qui ont eu l’ingéniosité de créer des canaux d’irrigation à partir du fleuve Mendoza pour alimenter le village qui allait pouvoir ainsi se développer.

Le système a été amélioré depuis mais le concept était né depuis longtemps. Ces canaux assurent la vitalité des milliers d’arbres plantés, arbres qui font de la ville une véritable oasis. Ils longent chaque trottoir et abreuvent chaque pied d’arbre. Les frondaisons très fournies se rejoignent au-dessus des rues et forment des arches de verdure. On les regarde et on a déjà nettement moins chaud !

Ces canaux – trottoirs- arbres font partie du patrimoine culturel de Mendoza mais on a lu que les actions visant à protéger et entretenir cet ingénieux système étaient insuffisantes et manquaient de coordination. L’enjeu est de taille car on imagine mal cette ville sans ses arbres !

Les feuillages protègent des rayons brûlants du soleil mais aussi de la poussière du désert, jamais très loin.

Et l’eau sous toutes ses formes, quel plaisir !

Jolie place aux nombreux azuléjos. On peut s’y asseoir, c’est fait pour ça.

On marche aussi dessus. Tous différents.

Une céramique offerte par les Espagnols : Colomb et ses trois caravelles.

Histoire que personne n’oublie l’Histoire !

Art. 7. Argentine : parc national de l’Aconcagua

Afin de se rapprocher du parc national entourant le sommet le plus haut de toutes les Amériques, on a passé une nuit à Uspallata d’où partent des bus chaque matin pour rejoindre l’entrée du parc. Il faut compter quand même 1heure 30 de trajet entre cette petite ville et le parc national. Certains font la balade d’une heure autour de La Laguna de Los Horcones, d’autres le trek d’une journée ( 1500 pesos argentins) ce que j’ai fait, ou partent trois jours, en autonomie ou avec un guide. Comme convenu, Pierre est resté à Uspallata reposer sa cheville.

La Laguna en question.

Et voilà l’Aconquaga, dominant ses collègues avec ses 6962 m !

Les chemins ne sont pas très raides mais sablonneux et caillouteux.

Premier camp de base pour les trekkings. C’est laid mais on apprécie que les tentes soient déjà montées quand on passe par une agence.

Et pendant ce temps…..Pierre parle à sa cheville dans un beau studio.

A trois kilomètres de la sortie du parc se trouve le « Puente del Inca  » , curiosité minérale puisque c’est un pont de neige qui a été recouvert par des éboulis puis cimenté par des eaux calcaires. Un chef inca aurait franchi ce pont pour que son fils malade puisse se soigner dans les eaux thermales. D’où le nom…

Darwin, qui passait dans le coin, en 1835, a étudié ( évidemment ) le phénomène. Les Anglais, en 1920, business est un mot anglais, ont construit un hôtel de luxe et des thermes où on pouvait venir prendre les eaux ( 35 degrés). Pas de chance, une avalanche a mis un terme à tout ça .

Voilà ce qu’il en reste.

Demain, dimanche 15 décembre, on part en bus pour franchir la Cordillère des Andes d’est en ouest et dormir demain soir à Santiago du Chili.

Art. 6 Argentine toujours de Salta à Cafayate. les 🚴🏻‍♀️ parlent aux 🚴🏻‍♀️

On pensait mettre trois jours pour atteindre Cafayate (on dit Cafayaté) sur la Ruta 68 et faire les 190 km parce que c’est de la montagne et que Pierre a mal à une cheville. Finalement, on aura bien tracé sur deux jours seulement. Il aurait vraiment été dommage de ne pas rouler sur la Ruta 68 car plus on s’approchait de Cafayate, plus on était éblouis par la beauté des paysages ! Coin célèbre en Argentine très fréquenté par des touristes qui associent visites de bodegas et balades dans des sites incroyables. On s’approche de Mendoza, ville célèbre pour ses vins qui sont maintenant reconnus au niveau mondial. Les bodegas sont les domaines viticoles issus des premiers cépages apportés par les Européens au XIX e siècle, des Italiens principalement.

Première journée : 90 km pour atteindre la ville de La Viña. Belle route qui enchaîne quelques côtes brèves et jolies descentes . Nos premières impressions se confirment, l’Argentine est un pays propre avec une touche européenne très marquée. On se croirait en France à pédaler dans un écrin de verdure d’abord entouré de champs de tabac puis plus loin, de vignes. Bon, on a quand même pris une belle saucée deux heures avant d’arriver ! On va dire que comme ça, on avait moins chaud !

En arrière-plan, la Cordillère des Andes qui peut être encore bien plus imposante mais on aime bien cette photo….avec son vieil arbre 🌳 au milieu 🎶 . (merci Francis).

On a trouvé un endroit très sympa pour dormir, guidés dans le village par une femme …à vélo. Espace camping mais avec un dortoir à côté. On a choisi le dortoir où nous étions tout seuls. Prix: l’équivalent de 3€ par personne avec une douche délicieusement brûlante et une famille très accueillante qui gère le lieu. La fille de la maison nous expliquait que la statue de la vierge de Fatima arrivait à 20 h ce soir dans l’église de La Viña ( on y est allés) et nous on lui a parlé de la fête des lumières de Lyon , fête qui remercie chaque année Marie en ce jour du 8 décembre. Et on lui a montré les vidéos du spectacle. Ce soir-là, on a fait aussi la connaissance d’ un jeune couple de cyclistes franco-canadiens, Jean-Pascal et Agathe, qui arrivait aussi de Salta et qui venait passer la nuit au camping. On va donc dans la même direction et on se reverra à Cafayate.

Ben oui, c’était facile à trouver…

Deuxième journée : on fera 105 km en comptant les détours.

Et voilà l’une des plus belles routes qu’on ait connues : la Quebrada de Los Conchas. Elle s’étend sur une trentaine de kilomètres et s’arrête une quinzaine de kilomètres avant l’arrivée sur Cafayate.

On peut traduire quebrada par faille, gorges. Il y a deux millions d’années, ces paysages étaient recouverts par l’océan et puis, changement de programme, les Andes ont surgi, donnant des formes étranges et des couleurs incroyables. Los Conchas, les coquillages 🐚.

Le vert et la pierre ne s’épousent- ils pas ?

Cyclistes, prenez beaucoup d’eau avec vous ! Nos deux gourdes chacun n’ont pas suffi. On a « baigné » toute la journée dans une fournaise, accentuée dans les couloirs de pierres qu’il fallait traverser . Et là, arrivés à la Garganta del diablo, on cherche de l’eau. Des camelots vendent des babioles, des sucreries…mais pas de boissons ! Bon, on a un fond dans la dernière gourde mais on n’est pas encore arrivés 🥵🥵. Je demande à un vendeur de ceintures ( qui peut venir là pour acheter une ceinture ???) si quelqu’un vend de l’eau par ici, il me sort gentiment sa bouteille perso et un petit verre ! C’est sympa mais je voudrais une bouteille entière, au moins !

Je reviens vers Pierre pour lui annoncer la mauvaise nouvelle, il va falloir continuer et boire…plus tard quand soudain, je suis rattrapée par un monsieur type européen, parlant le français, qui me dit : vous voulez de l’eau ? On en a dans notre voiture. Comment il sait ? J’ai l’air si desséché que ça ? On me prend déjà pour un fossile…ou une vieille momie, de type européen moi aussi ☹️. Non. Il achetait une ceinture ( il y a donc des gens qui achètent des ceintures…ici ) quand il m’a entendu parler au vendeur. Et on se retrouve, miraculés, avec trois grandes bouteilles d’eau, rien que pour nous ! Il est médecin allemand et a de la famille en Argentine…il n’en revient pas de notre périple à vélo ! On doit être dans les mêmes âges. Attention à la chaleur ! nous répètera-t-il plusieurs fois. Viel Dank Doctor.

Les Ventanas, fenêtres en accordéon.

Et voilà El Sapo, le crapaud.

Les Castillos , sortes de petits châteaux posés sur le Rio.

Il a chaud lui aussi, la selle est brûlante. On a le feu au c… 🔥

Morts mais heureux d’avoir réussi, on a dormi dans une très jolie petite auberge de jeunesse à Cafayate, la Casa Arbol. Voyageurs, n’hésitez pas. Très bon accueil, chambre vraiment spacieuse ( on apprécie avec nos 10 sacoches à rentrer à chaque fois) et petit dej inclus dans le prix : 500 pesos argentins chacun ( 7,50 € ). On corrige ce qu’on avait pensé quand on est arrivés en Argentine. Ce n’est pas forcément plus cher que nos pays précédents, il faut bien choisir…

Une jolie anecdote. Le soir, j’étais à un guichet pour acheter un ticket de bus pour Mendoza quand je vois de loin un jeune s’arrêter devant Pierre qui était assis. Il lui prend la main, le félicite en anglais : congratulations, congratulations… ( je traduis) j’étais en voiture il y a plus de cinq heures dans les montagnes et je vous ai vus à vélo avec cette chaleur et ces côtes et tous vos bagages et maintenant je vous retrouve ici, bravo, congratulations….en secouant la main de Pierre ( heureusement que c’est à la cheville qu’il a mal, il ne lâche plus son bras et le secoue sans arrêt) . Voilà le fan club qui s’agrandit, sa femme arrive et tous les deux lui offrent une bouteille d’eau fraîche ( on l’a tellement rêvée que maintenant elle est là, trop fort !), deux chocolats et deux bananes. Tout ce qu’on aime. En même temps, on se balade moins souvent avec du céleri et un navet dans la poche…heureusement pour nous…. c’est gentil non ? Super touchant.

Ce soir, 12 décembre, on est à plus de 1000 km de Cafayate ! L’Argentine est tellement grande et longue ! On a pris un bus avec nos vélos qui ont été tout bien habillés et coiffés par nos bagagistes préférés (photo ). On est à Mendoza, capitale du 🍷, mais surtout, ce qui nous intéresse, ville côtoyant la Cordillère des Andes et plus précisément le sommet le plus haut des Amériques : l’Aconcagua et ses 6962 m ! On ne va pas faire son ascension jusqu’au sommet, c’est réservé aux alpinistes, mais je vais y goûter quand même un peu…demain, pendant que Pierre reposera sa cheville. À propos, Aconcagua signifie : Sentinelle de pierre, sentinelle située sur la frontière de l’Argentine et du Chili.

Ambiance chez les bagagistes. Autant adorables que le chauffeur était détestable. Il a tout fait pour que nos sacoches soient dans un autre bus qui arrivait cinq heures plus tard. Aimait pas les cyclistes sans doute …😩 ou les Français 🇫🇷…ou les cyclistes français 😩😩

Art. 5 Salta ou la belle ville coloniale du nord de l ‘Argentine

Si on pense à « sel » comme origine du nom de la ville , comme c’était notre cas, on a tout faux. Le mot viendrait de la langue quechua qui signifierait  » beau, belle ». C’est pourquoi on l’appelle en espagnol « Salta la Linda « , Salta la Belle. La ville a été fondée par les Espagnols en 1582 , elle se trouve au sud de l ’empire inca qui s’étendait au nord jusqu’à la Colombie et au sud vers cette région du nord de l’Argentine, soit trois fois la France !

La cathédrale en extérieur nocturne.

Le MAAM (Musée de Archeologia de Alta Montana)

Cette visite est particulière et nous a mis mal à l’aise car les momies ne sont pas des objets mais des humains, et de plus des enfants.

C’est une expédition en 1999 au sommet du volcan Llullaillaco qui a permis d’exhumer trois momies d’enfants datant de l’époque inca. Le site était perché à 6739 m, ce qui en fait le site archéologique le plus haut du monde ! Le musée retrace cette épopée et ses découvertes.

Photos interdites mais beaucoup de panneaux explicatifs en espagnol et en anglais . On l’appelle la Capacocha ou obligation royale. A la mort d’un dirigeant inca, on faisait cette cérémonie. Des enfants, choisis dans différentes provinces pour leur beauté et leur perfection physique, étaient envoyés à Cusco (Pérou) pour y suivre des rites les préparant à leur sacrifice ultime, avant de retourner chez eux. Les rites servaient à créer des alliances entre familles ou communautés. Devant Viracocha, ils étaient mariés symboliquement. Ils marchaient deux fois autour de la place puis partaient pour un très long pèlerinage qui les menait au sommet de la montagne où ils allaient être sacrifiés. Sur le chemin, on acclamait ces enfants qu’on avait habillés de vêtements spéciaux et à qui on avait fait boire de la chicha. Drogués aussi . Une fois endormis, on les enterrait avec les objets préparés à cette occasion : des miniatures d’animaux, d’humains, de la vaisselle, des aliments. Selon la croyance de l’époque, ils ne mouraient pas mais rejoignaient leurs ancêtres. En retour, les Dieux apportaient santé et prospérité. On espère…Le sacrifice établissait un lien entre les Dieux, le roi mortel et son royaume terrestre.

On a donc retrouvé trois momies exposées chacune leur tour pour ne pas lesm détériorer. Ce n’est plus le glacier qui les conserve aujourd’hui mais des capsules de cryoconservation ( moins glaglamour) qui les maintiennent à – 20 degrés. Les momies sont deux filles de 6 et 15 ans et un garçon de 7 ans. Nos photos sont pris⁹es à partir des vidéos projetées en fin de parcours. Ces enfants vivaient il y a plus de 500 ans, avant l’arrivée des Espagnols.

Jeune fille de 6 ans, assise en tailleur, tête relevée, montrant ses dents.

Garçon de 7 ans ( dessous ) qui était la momie exposée lors de notre visite. Jambes pliées devant lui, cordes blanches sur la tête, bracelet en argent, face cachée. Le crâne était déformé, ce qui révèle son origine noble, élite inca. Les jambes sont attachées et la tête repose sur ses genoux.

La jeune fille de 15 ans. Traces de pigments rouges sur le visage et de feuilles de coca. Les jambes étaient en tailleur et les pieds attachés.

Et on pense aux parents : ont-ils essayé de cacher leurs enfants dont la beauté les mettait en danger de mort ou vivaient- ils ce sacrifice comme un privilège le fait que les Dieux aient choisi leur progéniture ??? On ne saura jamais. Il n’y avait pas d’écrit.

Bon, maintenant on va prendre l’air dans les rues de Salta. Ça va faire du bien 💨

La première étape de la fondation d’une ville par les Espagnols était la place où allait être construite la forteresse, édifice militaire d’où le nom qu’on retrouve partout en Amérique du Sud : la place d’armes. Le City Hall est aujourd’hui un musée historique.

La cathédrale, de style italien comme son architecte, est aussi une basilique parce que le pape Jean Paul Il y est venu en 1987, et a fait un speech du haut de ce balcon.

La cathédrale en extérieur diurne.

Autre édifice sur la place principale. Ce fut d’abord une église jésuite, puis un club BCBG, la maison du gouverneur et enfin un centre culturel. Tout ça de style français. La classe…

Intérieur verrière art déco. Le plafond.

En français sur le socle de la statue : l’aviation donnant des ailes à l’homme. Nous on pensait qu’elle les lui arrachait !

Devant une église. On l’a reconnu, avec ses petits oiseaux.

Et voilà son église, d’abord construite en adobe, puis plus grande en bois, mais elle a brûlé et a enfin été reconstruite en 1800 dans un style italien. Seul endroit d’Argentine où on peut voir un campanile, clocher séparé du corps de l’église.

Intérieur de l’église San Francisco. Pour nos fidèles lecteurs, vous aviez la façade de cette église avec une magnifique lumière dans l’article d’hier. Il faut suivre un peu….🧐

On oublierait facilement que c’est bientôt Noël avec le soleil qu’on a tous les jours. Les décorations ici sont assez basiques, un sapin essentiellement qui nous semble anachronique. Ici une jolie crèche.

L’enfant du pays devenu très célèbre.

De belles demeures dans le quartier rupin de Salta.

Demain, départ vers Cafayate (190 km ) qu’on mettra deux ou trois jours à atteindre selon le profil de la route et l’amabilité du vent. Petit relooking de mon vélo.

Nouvelle surselle……….

Avant. ………………………………………………………………………………………..Après

Et nouveau support du téléphone sans sparadrap !

Le deuxième plateau du 🚲 de Pierre ne fonctionnait plus, il a dû racheter tout le pédalier. Beaucoup moins cher qu’en France.

Art. 4 Impressions d’Argentine

On est au tout début de nos pérégrinations dans ce nouveau pays (on a seulement roulé 320 km depuis la frontière) mais déjà, quelques différences avec les autres pays latins traversés s’imposent à nous. La première concerne l’état des routes et des villages en général. Nos réflexions se basent uniquement sur ce qu’on a vu de ce pays jusqu’à présent. On changera peut-être d’avis plus tard.

L’Argentine est un pays plus propre. À vélo, on a le nez très près des bords de route et on apprécie de rouler dans des paysages non pollués par les détritus en tout genre ! A la sortie de San Antonio, un employé ramassait dans le fossé les deux ou trois bouteilles en plastique qu’un passant ou passager y avait jetées.

On se sent presque en Europe dans une ville comme Salta. Les beaux édifices, les balades dans les rues, le type de magasins, les restaurants. On a l’impression qu’on est un peu rentrés à la maison. Les belles arcades des places principales donnent à la ville un petit air italien. Façade de l’église San Francisco.

On mange beaucoup mieux. La bonne viande en Argentine, ce n’est pas une légende ! La viande est bien cuite et on se régale ! Le choix des plats est bien plus grand, il y a souvent du 🥖 sur la table. C’est ici qu’on a dégusté les meilleurs empenadas, sorte de chaussons fourrés aux légumes, à la viande, au fromage etc. Les vignes argentines donnent aussi des vins de qualité… Pierre se dévoue pour vérifier…Premier verre de vin depuis Noël dernier à Charavines. On ne peut pas dire qu’il abuse…

La vie est plus chère que dans les autres pays que nous avons traversés. Le système bancaire est très folklorique : distributeur souvent indisponible, frais de retraits exorbitants, montant plafonné à l’équivalent de 60 € ( notre auberge de jeunesse, vraiment pas chère, coûte 15 € par nuit pour deux ) des files d’attente interminables devant les banques certains jours. Comme très peu de commerçants acceptent les cartes bancaires, on est tout le temps à la recherche d’un distributeur…et on repaie des frais 🤬.

À vélo, c’est beaucoup plus agréable parce que les voitures font attention à la présence des bicyclettes et klaxonnent rarement. Le pire, question klaxon, a été le Pérou.

On a croisé des Français collectionneurs de voitures anciennes et faisant un circuit de 45 jours entre Pérou, Chili et Argentine. Accueil en musique 🎵 !

Art. 3 Paysages argentins sur la route de Salta

A San Antonio de Los Cobres , 3800m, on a fait la connaissance de deux frères cyclistes, Michel et Yves, Parisiens, qui faisaient une boucle entre Salta et San Pedro de Atacama . La route est magnifique sur les 40 premiers kilomètres. Au programme, la quebrada ( la gorge) del Toro et vallées encaissées. Plaisir des yeux. Et en plus on descend vers les 1200 m d’altitude de Salta.

Passage à niveau bien peu protégé.

On s’est retrouvé tous les cinq au village de Santa Rosa de Tastil (60 km) où on a tous dormi dans la même pièce.

Sur la photo, c’est le petit déjeuner. Sommaire mais authentique.

Si si, ils sont sympas. C’est qu’ils ne sont pas encore tout à fait réveillés…

Préparation des vélos avant le départ.

Le doigt qui montre la lune…ou un doigt d’honneur ??? Au choix.

Les taches vertes sur fond minéral nous rafraîchissent à chaque fois les yeux.

Site précolombien à Santa Rosa.

On est à Salta pour quelques jours le temps de réparer Pierre et son vélo. Pierre pour un plateau à changer et son vélo pour une tendinite… à moins que ça soit le contraire !