Article 10. D’Oléron à Biscarrosse

Après le pont d’Oléron c’est le pont de l’estuaire de La Seudre que nous avons enjambé pour pédaler toujours plus vers le sud…

Et croiser à un rond-point ces jolis bateaux.

A ce sujet – les tarifs des campings- l’amplitude est grande selon qu’on a la chance de trouver un camping municipal ( encore existant et ouvert) ou plus ou moins étoilé. On a payé pour nous deux , l’emplacement de la tente et la taxe de séjour entre 9€ et 20 € par nuit. La moyenne était autour de 15 €. On a le sentiment que plus on descend, plus c’est cher…à vérifier…

Phare de la Coubre au pied duquel on pique-nique.

Et puis, rouler vers Royan, découvrir Saint Palais sur Mer, nous ravit. Au cours de la Velodyssée on roule bien sûr le long de la mer mais beaucoup plus souvent dans les forêts. Ça, des arbres, on en a croisé quelques uns. Actuellement, on se spécialise dans les pins. On roule sous les pins, sur les aiguilles de pins, on évite les pommes de pins, on retrouve les pignons de pins dans les salades.

Mais le pin n’a pas toujours été présent dans les Landes. C’est au XVIIIe siècle que l’état décide de fixer les dunes en semant des pins le long du littoral. Il peut atteindre 30 m de haut. On disait : « Pin donne pain » car la récolte de la résine de cet arbre nourrissait de nombreuses familles.

Royan où l’on passe le bac ( encore! ) pour traverser l’estuaire de la Gironde et faire la connaissance de trois Polonais à vélo qui vont à…St Jacques de Compostelle. Ils pédalent depuis la Hollande. Ça rend modeste…

Balade le long du bassin d’Arcachon.

Le temps devient plus humide, un brin mélancolique, les fougères nous rappellent que c’est l’automne. Les soirées sont plus fraîches.

Un peu de linguistique. Pilat ou Pyla?

Pilat est issu du gascon « pilot » qui signifie « monticule ». Quand on parle de la dune, il faut donc l’écrire ainsi.

Pyla-sur-Mer est une station balnéaire. Son fondateur, en 1920, pour lui donner une consonance exotique, lui a attribué cette orthographe.

C’est la dune la plus haute d’Europe et toujours en mouvement. Selon les années, elle mesure de 100 à 115 mètres. Elle fait 2,7 km de long sur 500 m de large. Et 60 millions de mètres cubes de sable pour faire des pâtés.

Le soir même, on pédalait vers Biscarrosse en la longeant avec de sévères côtes sur les six premiers kilomètres. Après, calme plat.

Et ce soir, mardi 28 septembre, un clin d’œil de Mimizan où nous dormons vers Saint Jacques de Compostelle !

Article 9. L’île d’Oléron ou la Lumineuse

On doit l’avouer, on avait des a priori sur Oléron car en dehors des îles bretonnes, point de salut ! Et Oléron fut une belle surprise, non pas d’abord par ses paysages mais plutôt par l’ambiance tranquille de la première commune qui sera notre point d’ancrage : le Château d’Oléron. Près du port, des cabanes colorées qui offrent de l’artisanat local ou des produits de la mer à déguster. Il faut dire qu’on est hors saison et qu’on apprécie même si, par conséquent, certaines boutiques sont fermées.

Et puis, en se baladant à vélo, le panneau « lanterne des morts » nous a interpellés. Alors on est allés voir de plus près.

La lanterne des Morts date de la fin du XII e siècle. Elle était destinée à perpétuer le souvenir des défunts et le feu qui brûlait dans la lanterne, était le symbole de l’immortalité de l’âme.
Le phare de l’île s’appelle le phare de Chassiron. Ce nouveau phare a été construit en 1836. La lanterne est à 50 m du sol. Sa portée est de 52 km par nuit claire et 35 km le jour. Le dernier gardien de phare est parti en 1998, la maintenance est aujourd’hui assurée par des agents des phares et balises à distance. Vous seriez passé devant en 1925, il était tout blanc ! On lui a ajouté des rayures noires en 1926 pour le distinguer de celui de l’île de Ré, certains marins s’étant trompés de destination ! Ils avaient peut-être abusé du chouchen…

On a appris un truc original : les écluses à poissons. Ce sont des arcs de cercle en pierres recouverts à marée haute qui, quand l’eau se retire, retiennent les poissons. Pas besoin d’embarcation ! Il en existait plus de 200 sur l’île, il en reste quatorze actuellement. C’est d’ailleurs grâce à ce système qu’il n’y a jamais eu de famines sur l’île. Quand les tempêtes laissaient les bateaux à quai, on avait quand même du poisson. Voilà la chose :

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’île récoltait et vendait énormément d’algues. Certaines servaient d’engrais ou de paillage, d’autres étaient transformées en gelées ou en flancs. On en faisait des infusions qui soignaient des infections pulmonaires . Elles étaient aussi utilisées pour la fabrication du bleu de méthylène.

Mais comment peut-on se passer d’algues ? Ils en mettaient aussi dans le vin. Car Oléron, c’est aussi de la vigne toujours présente. Les vendanges n’étaient pas faites quand on est passés et le raisin était très bon.

Ce soir, samedi, à Lacanau – océan, on a franchi les 1060 km.

Bilan santé : Pierre a mal aux genoux, moi j’ai mal au cul, mais tout va bien !

Article 8 Vendée et Charentes Maritimes

Ce soir, jeudi 23 septembre, on vous écrit depuis l’île d’Oléron qui ne fait pas vraiment partie du parcours de la Vélodyssée mais qui nous tentait bien car juste à côté de Marennes et ni l’un ni l’autre n’y étions déjà venus.

On y passe ce soir notre deuxième nuit après une journée estivale. Hier, à 17h 30, il faisait 25°. On s’est baignés tous les deux sous un ciel sans nuages. Pierre me rappelle que ce soir, on a pédalé 875 km au moins, depuis le début.

Avant de parler d’Oléron, un petit retour en arrière sur les dernières étapes.

Derniers coups de pédales chez les Chouans. La Vendée fait tout pour que ne se reproduise plus le drame dû à la tempête Xynthia de 2010. On croise des chantiers de constructions de digues parallèles pour retenir les eaux et protéger les habitations jusqu’à sept kilomètres à l’intérieur des terres.

Un coup de cœur pour JARD sur Mer, son joli moulin et sa magnifique assiette de fruits de mer. On en rêvait. Le Sloop l’a fait. Personnel fort sympathique, ce qui est toujours un plus.
Symbiose du côté de l’Aiguillon sur Mer

Cette fois, le marais poitevin.

Écluses du marais

Joli trompe-l’œil sur un mur de Marans.

L’arrivée à La Rochelle, ville de cyclistes.
Journée de visites des tours St Nicolas, de la Chaîne et de la Lanterne. Petite visite guidée de la ville. Ville natale d’ Eugène Fromentin qui était allé trois fois en Algérie avant de mettre les pieds sur l’île de Ré…en face. Il n’y avait pas le pont !
Toujours très émouvant de retrouver des gravures faites dans les tours par des prisonniers au XVIIIe siècle.
Tour carrée , la tour St Nicolas. À droite, la tour de la Chaîne, chaîne qui permettait ou non l’entrée des bateaux dans le port.
Vue d’en haut de la Tour St Nicolas.
On the Road again vers Rochefort. On retrouve des carrelets.
Quel bonheur de rouler le long du littoral depuis La Rochelle…
Une belle grande place à Rochefort pour se requinquer avant la traversée de deux ponts. Celui qui enjambe l’estuaire de la Charente, plus raide que le second : celui qui nous mène de Marennes à l’île d’Oléron.

Et Oléron, ce sera pour la prochaine fois car nous, on est dehors et il commence à faire froid. Massive attaque des moustiques! L’heure de se retrancher sous la tente.

Article 7 Littoral

On retrouve avec plaisir des coins qu’on avait délaissés depuis belle lurette comme St Gilles Croix de Vie . Ce sont deux belles journées qui méritent pleinement le nom de Vélodyssée : traversée de forêts de pins, de chênes verts, remblai sur des kilomètres à longer l’océan avec ses rochers, son sable fin et son iode. Madeleine de Proust. Sous le soleil exactement.

Ces retrouvailles avec la Vendée nous ont un peu réconciliés avec ce département car on était restés sur l’image des années Béton à outrance, constructions toujours plus près de la mer. Le mal est fait mais on a traversé de charmants villages très bien entretenus, le département s’est couvert de voies cyclables avec campagne de pub sous les abris bus pour Vendée à Vélo. Et on retrouve dans les marais les bourrines, modestes maisons blanches de plain-pied dont le toit aujourd’hui n’est plus recouvert de roseaux mais qui appartient pour toujours au paysage du marais vendéen.

Préparatifs de la mini transat Eurochef aux Sables d’Olonne ! Départ prévu le 26 septembre. De nombreux skippers s’affairent sur leur embarcation.

Il y a du monde dans la course !

Plage parfaite pour les grands départs.

Notre plus grande galère depuis le début de notre périple a été de quitter les Sables d’Olonne. Un marathon nous empêchait de prendre l’itinéraire du bord de mer, même vélo à la main « les vélos sont interdits » « seuls les piétons peuvent passer ». Faisant confiance parfois au GPS , parfois à l’Indigène, on a tourné en rond. Longtemps. Très longtemps.

A 9h, on achetait quelques courses pour le midi dans un Super U, à 12h15…on repassait devant. Comment dire….moralement c’est dur, mais physiquement aussi…surtout pour le fessier. Celui- ci est programmé dès potron- minet pour passer un certain nombre d’heures sur une selle que je n’aurais d’ailleurs jamais dû changer! Alors, quand le quota d’heures pédalé est atteint, l’hypersensibilité de cette partie anatomique est à son comble et le monde devient souffrance!

Pour faire les réparations qui s’imposent, une journée de repos-visites à La Rochelle a été décrétée à l’unanimité.

Article 6 Nos débuts en Vendée

On a fait des infidélités à la Velodyssée en ne continuant pas vers Pornic et St Brévin car on a roulé plus au sud pour aller voir notre amie Marie et on est allés ensuite directement vers Bouin. Attention, futurs cyclos de la Velodyssée, si vous ne connaissez pas ces étapes, il faut y aller ! Les côtes de la Loire Atlantique sont magnifiques .

Mais avant de parler Vendée, bravo à Tine de Charavines qui a tout de suite reconnu la Maison radieuse de Le Corbusier. L’architecte, suisse, qui a révolutionné l’habitat en regroupant dans un même bâtiment tous les équipements nécessaires à la vie : logements, écoles, centres médicaux, sportifs, laveries etc.

Tout comme Léonard de Vinci, il a travaillé sur les proportions en mettant l’homme au centre de son environnement. Il a mis au point le modulor, mot-valise de module et nombre d’or. C’est une échelle de proportions pour adapter son architecture à la morphologie humaine.

Le Corbusier, c’est du béton. On trouve que ça vieillit mal mais la Maison radieuse a bientôt 70 ans.

Photos pour Martine :

Et puis on pédale en Vendée pour se retrouver dans le marais…breton. Pierre en est certain et il a raison. A l’origine, il existe deux marais dans le coin. Le marais breton et le marais poitevin qui occupaient les lieux avant la création du département de la Vendée, en 1790. Le nom est resté mais pour ne pas chagriner le cœur des Chouans, on dit souvent le marais breton vendéen. Tout le monde est content. Le voilà.

Vue de notre campement dans une ferme auberge près de Bouin.

Seuls sur le terrain de la ferme.
A l’heure des premiers coups de pédale le lendemain…
On pensait croiser davantage de calvaires sur les terres vendéennes.
Le sésame de la Velodyssée que notre œil attentif essaie de repérer dans le paysage.
Entretien du pont de Noirmoutier
Saint Hilaire de Riez
La plage des Demoiselles à St Jean de Monts.

Parlons un peu camping.

Il est clair que les campings sont faits de plus en plus pour accueillir les mobil homes et les camping-cars. Les campeurs en petite toile de tente sont regardés comme des aliens. Certains nous tolèrent encore mais pour combien de temps ? Les modestes campeurs que nous sommes ne sont pas assez rentables. Hier samedi, il faisait un vent de fou aux Sables d’Olonne et la pluie menaçait – elle est arrivée d’ailleurs dans la nuit – pas une salle pour s’abriter, pour manger. Souvent, pas une table sur l’emplacement. Quand on fait la remarque, on nous dit qu’en juillet et août, les campeurs peuvent s’abriter dans le bar mais comme on est hors saison…le bar est fermé.

Tout s’annonçait bien dans ce camping près de St Jean de Monts où nous étions les seuls sous tente. On était contents d’avoir trouvé un camping ouvert. Et soudain, au milieu de la nuit, une fête venant d’un autre camping….peut-être le personnel qui organise une soirée de fin de saison. Un excité au micro qui attise les foules déchaînées, elles répondent en chœur …On a fait vélo toute la journée, on voudrait dormir. Non pas toi Jean-Louis ! Oui on sait, tu rêvais d’un autre monde et nous on rêve que tu te taises car dans mon monde Galaxy A10 il est 2h56 ! Bob Morane, t’es sympa, mais y a pas de Chacal dans le camping , on a regardé. Oui jean Jacques , ta musique est bonne mais là tu vois, il est bientôt 5 h et tout à l’heure on a vélo au programme ! Et en plus ils nous ont piqué tous les tubes de nos vingt ans…bon, faisons un tour aux sanitaires pour passer le temps.

Ah un peu de lecture (avec photo de l’année).

Merci Bernard ! Sans toi, j’aurais pensé à une brosse à dents…

Ah! C’est bien, les gouttes de pluie atténuent maintenant le son de la musique. Déjà 6 heures ! Oh ça va, il reste une heure avant de se lever…et de retourner pédaler…

Article 5 . La Loire Atlantique

Réminiscences. Mon département. Un sentiment d’être chez soi parce que lieu de ma naissance, des études, des amis, du travail, des amours, des enfants, des emmerdes. De la vie quoi.

Chemins parcourus en voiture, à vélo, tant de noms de communes qui évoquent des écoles, des balades, des rencontres.

Cette fois, grâce à la Velodyssée, c’est surtout l’occasion de nombreuses retrouvailles avec des amies de très longue date qui me sont chères. Encore merci à elles pour leur accueil, leur sourire et leur bonne humeur.

Le départ de Nort-sur- Erdre, mercredi matin, se fera sous la pluie pour la première fois, mais elle sera de courte durée. L’Erdre prend la place du canal . Mais c’est principalement en longeant la nationale qu’on arrive à Nantes, la ville que je connais le mieux.

Cours des cinquante otages. Niveau préfecture . Le général de Gaulle et la Tour de Bretagne en arrière-plan.
Le Pianock’tail, l’équivalent du Grand Angle à Voiron pour petits et grands.

Il y a une trentaine d’années, Nantes était avant tout la ville natale de Jules Verne qui, au fil des ans, n’a pas cessé d’inspirer les créateurs de Royal de Luxe et son Géant aux Machines de l’île. Aujourd’hui, elles sont vraiment l’image de marque de la ville.

On était pressés de retourner voir les nouvelles créations depuis notre départ.

Les Machines de l’île.

Croisement des univers de Jules Verne, de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes. Les Machines sont sur le site des anciens chantiers navals . Leur imaginaire s’inspire de la nature ( mondes sous- marins, cimes des arbres, monde tropical) et du mouvement. Reproduire la démarche du paresseux, le vol du colibri, l’articulation des pattes de l’araignée…

Et bien sûr, son célèbre éléphant qui nous a emmenés en balade il y a déjà bien longtemps…

Le futur arbre aux hérons. Pour l’instant chaque animal est testé et présenté en live au public.
On a fait une vidéo pour chaque animal mais ça prend une éternité à charger ! Retrouvez les sur internet…
Sur la route de l’océan, les vignobles nantais et leur Muscadet.

Les Goodtripeurs et goodtripettes étant des zérudits et zérudites, voici une énigme liée, bien sûr à Nantes…enfin presque . De quel bâtiment célèbre viennent ces gravures?

Le premier qui trouve aura droit à un apéro servi sous le carbet …si le temps le permet…

Article 4 Dernier jour sur le canal

Page Culture

C’est quoi le Canal de Nantes à Brest ?

D’abord une idée ancienne qui date du XVI e siècle : relier le duché de Bretagne au royaume de France et permettre à tous les points de Bretagne d’être à moins de 15 km d’une voie d’eau.

En 1745, De Kersauzon ( François-Joseph , pas Olivier) présente un projet de Nantes à Brest mais le projet tombe à l’eau (!!!) faute d’argent.

C’est finalement Napoléon qui va s’atteler à la tâche en 1803. Il veut contourner le blocus fait par les vilains Anglais sur la Bretagne en débloquant Brest par l’arrière- pays pour approvisionner en vivres et munitions les arsenaux de Brest et Lorient ainsi que Nantes et St Malo. Les travaux dureront jusqu’en 1858.

Certaines parties des travaux ont été assurées par des prisonniers de guerre espagnols et par des bagnards vivant dans des conditions déplorables. Le palu puis le choléra en ont décimé des dizaines.

L’industrie ardoisière se développera beaucoup au XIXe le long du canal. Mais l’arrivée du Chemin de fer, la construction de routes et le barrage de Guerlédan créant un lac artificiel vont arrêter peu à peu le trafic sur le canal .

Le lac de Guerlédan

Les années 1970 voient la fin de la navigation commerciale et le début du tourisme fluvial. Celui-ci n’a lieu que jusqu’à fin septembre. Après, fermeture des écluses.

Aujourd’hui les chemins de halage sont fréquentés par les randonneurs et nous les cyclistes.

On croise des bateaux de plaisance de Redon à Nantes mais on a trouvé que cette partie du canal était moins jolie parce que beaucoup plus large et l’eau du canal est souvent envahie par des algues. Les deux fléaux du canal : la Jussie et l’élodée.

Le brochet et le sandre sont les proies préférées des pêcheurs.
Au sud de Redon, des péniches plus ou moins grandes circulent.
Enfin une écluse et son éclusier en plein travail. Chacun est responsable d’une écluse et demie ! Il l’entretient et la décore à sa façon. La vitesse de croisière est de 8 noeuds, environ 14 km/ h.
L’éclusier saute ensuite sur son vélo pour rejoindre avant le bateau sa deuxième écluse.
Certaines écluses sont de vrais jardins.

En chiffres, le canal c’est : 364 kilomètres, 238 écluses dont certaines noyées par le barrage de Guerlédan.

Tous les cyclistes font le même constat : on pensait rouler plus vite.

Ce qui nous ralentit :

D’abord, ce sont des allées la plupart du temps non goudronnées. Et tant mieux.

Il y a beaucoup de croisements avec des départementales qui nous obligent à remonter au niveau du pont et à s’arrêter au stop. De nombreuses petites barrières réduisent aussi notre vitesse .

En général, on était à 18 km/h, en revanche on roule plus vite à partir de Nort sur Erdre car plus de surface goudronnée (23 km/h).

Une des belles surprises du canal. Le Touche à Tout. Petite guinguette qui propose des boissons naturelles: cidre, sirop d’ortie / menthe, citronnelle…Et des plats à base de légumes du jardin, le tout très joliment présenté. Quelques minutes après cette photo, nous sommes six cyclistes autour de la table à converser comme de vieilles connaissances.
…collègues motorisés qui semblaient avoir pas mal….éclusé !

Article 3. Canal vers Nantes

Ce soir, lundi 13 septembre, on est à 11 km au sud de Redon. Nous dormons à la Maison du canal, sorte de gîte très bien aménagé avec une chambre pour nous, une salle de bain commune avec une seconde chambre et une cuisine toute neuve partagée. Et un wifi qui fonctionne ! Nous dînons avec deux Bretons : un pèlerin de St Jacques et un photographe de cerfs qui brament ! Entre autres…

Vue de notre gîte ce soir.

Hier, on a roulé une petite étape, 30 km, pour profiter de Josselin et de son château.

Imposant dès l’entrée de la ville, il montre les remparts et la défense militaire d’un château médiéval …

….. Alors que la partie intérieure du château mélange un style gothique flamboyant et un style Renaissance.

Nous, ce soir, après une journée de 72 km, on ne l’est pas trop, flamboyants.

On n’a pas voulu s’inviter au château, alors on s’est trouvé un coin tranquille dans un camping.

Mais devant nous, des tipis .

Heureusement sans Indiens pour fumer le calumet de la paix jusqu’à 2 heures du mat.

Quelques photos des trois premiers jours.

Avant Josselin, on est passé à Pontivy, jolie petite ville avec un château appartenant également aux De Rohan.
On n’a pas résisté devant ce trompe- l’oeil.
Une dernière écluse avant d’aller dormir.

Article 2. Balade le long du canal de Nantes à Brest

Depuis trois jours, nos bicyclettes longent le canal sous un temps de plus en plus clément. Nous roulons au gré des écluses, des hérons cendrés, des promeneurs et autres cyclistes mais aussi de la Bretagne agricole avec ses meules de foin et ses champs de maïs.

On mettra les photos quand on réussira à les transférer sur le blog ! C’était plus facile de Patagonie que de Bretagne !!!

Dès que l’occasion se présente, on prend une variante pour visiter une chapelle du XIIIe siècle, un joli village, manger une crêpe…ou un kouing aman bien chaud avec une boule de glace. Bref, on est très malheureux .

Ce ne sont pas des frites mais des morceaux de pommes…

Nuit dans une pénichette au niveau de la commune de Gueltas.

Ce soir, camping à la ferme à Josselin.

Article 1 Nos débuts sur la Vélodyssée

Après avoir été ligotés derrière la voiture, oppressés dans un wagon, accrochés dans un autre, nos vélos ont enfin retrouvé avec plaisir depuis hier jeudi leur fonction principale : rouler. Merci à notre chauffeur Joël de nous avoir déposés à bon « port » à la Gare de Lyon pour commencer l’aventure !

Ayant une nuit à passer sur Rennes avant de prendre le troisième train qui nous menait à Morlaix,on a choisi d’être hébergés chez Margot et Barthélémy via le site warmshowers pour une soirée très chaleureuse et conviviale. Merci encore pour leur accueil.
Pas de doute, on est bien en Bretagne !
Au loin le fort du Taureau et l’île Calot.
Avant d’entamer notre itinéraire vers Carhaix, on est d’abord remontés vers la très belle baie de Morlaix.
Et puis on est tombés sur ce panneau :

C’était bien la peine de traverser la France pour retrouver ces statues connues de tous les Isérois et de bien d’autres…
Marie en larmes …
…et Marie qui s’adresse aux deux bergers Mélanie et Maximin.

Morlaix – Carhaix

Cette première étape était entièrement dans la forêt . Sentiers agréables plutôt plats bordés de chênes et de hêtres qui nous ont protégés de quelques gouttes de pluie. Nous avons aussi croisé des fougères et des Irlandais qui pédalaient vers Roscoff, et quelques autres rares cyclistes.

Pierre savourant sa première bière BZH.

Nuit en camping sous la tente et sous la pluie. Tarif : 9 €.

Pour cette première journée, on a roulé 68 km environ.

Étape Morlaix -Carhaix : 48 km et une vingtaine aller/ retour vers la baie de Morlaix.