Article 2. Campement devant l’ONU

Beaucoup de retard dans la rédaction de ces pages car soucis de mises en page….

Comment naît un tel mouvement ?

Nous sommes des dizaines de personnes restées en contact via des groupes sur les réseaux depuis la Marche Mondiale vers Gaza. Manifestations, expos, boycotts de plus en plus nombreux, sit-in dans des lieux symboliques, Flottilles de la Liberté…le citoyen convaincu ne faiblit pas même si Gaza continue de souffrir sous les yeux de tous. Les lieux caractéristiques des prises de décisions sont souvent ciblés par les activistes afin d’obtenir de la visibilité et parfois le droit à la parole.

Quelques personnes, majoritairement des femmes, ont pris l’initiative de s’installer auprès de L’ONU GENÈVE. L’idée est de faire entendre nos voix pour soutenir les flottilles mondiales parties de plusieurs ports direction Gaza ainsi que nos revendications pour la Palestine auprès de l’ONU.

Après quelques soirées en visio, avant l’arrivée à Genève, le noyau dur du groupe constitué de gens venant de toute la France a rapidement élaboré une affiche …

Et un communiqué de presse diffusé principalement dans les médias.

Comme indiqué sur l’affiche, nous nous sommes retrouvés le samedi après-midi, avec nos sacs à dos et nos tentes, dans le parc Ariana situé derrière l’ONU. Nous n’avions aucune idée du nombre. On s’est retrouvés une petite cinquantaine à faire connaissance autour de Thermos de café et de biscuits ( l’idée d’une grève de la faim avait déjà été remise en question lors du visio. On n’a pas pleuré.)

N’ayant aucune autorisation, on se demandait si on pouvait camper dans ce parc très agréable. Après avoir transmis le communiqué de presse et la Charte de bonne conduite sur le camp, la municipalité nous permettait de faire notre campement derrière un abri-bus, à gauche de l’entrée du portail ONU quand on est de face. Pas de date butoir.

Nous avons été d’accord pour signer ce document.

Bon…ce n’est pas tout à fait comme sur l’affiche mais l’emplacement qui nous est dédié nous donne une grande visibilité et un accès direct à la place des Nations couverte de nombreux jets d’eau.

A noter que la phrase du premier panneau a été dite par un survivant de l’Holocauste.

Nos actions sur place.

À notre arrivée sur la place le samedi 30 août, nous avons bénéficié d’un rassemblement prévu à 14h dont le thème était les Disparus, de toutes origines confondues. Il y avait donc déjà du monde et beaucoup sont restés regarder notre mise en place de banderoles, panneaux, photos et écouter des articles et lettres que nous avions prévu de lire.

À notre grande surprise, l’ancien maire de Genève était là et a pris le micro pour insister sur les défaillances de l’ONU face à la tragédie palestinienne et face à la protection des peuples qui se soulèvent sur terre et sur l’eau.

Lui même embarquait sur un bateau le lendemain. Bravo.

A l’heure qu’il est, nous savons que le mercredi 10 septembre, deux bateaux de la flottille ont été incendiés par deux drones israéliens. Heureusement, pas de victimes. C’est inadmissible quand on sait que l’ONU, dans ses missions, doit assurer la protection de toute action œuvrant pour la paix et les droits de l’homme .

Aujourd’hui, vendredi 12 septembre, le camp existe toujours mais a connu des difficultés avec des gens dont la présence n’était pas souhaitée par tous mais des actions se poursuivent chaque jour. Nous avons rédigé une lettre adressée à un diplomate travaillant sur la question palestinienne dans laquelle nous demandons une entrevue.

Nous repartons cette semaine à vélo à Genève pour des actions qui doivent se faire les 22 et 23 septembre, jours correspondant à la fin des sessions en cours sur la question palestinienne dans les bureaux de l’ONU.

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