Voici, en quelques lignes, des paroles et des chiffres trouvés sur le site de l’ONU.
L’OCHA ( coordination des affaires humanitaires des Nations Unies) nous dit que « les avertissements lancés en direction d’Israël devraient se concrétiser ».
Stéphane Dujarric, porte-parole ONU, : « Les dirigeants doivent agir avec détermination pour prévenir de telles souffrances ».
On est bien d’accord…mais bientôt 2 ans, c’est long. Certains me corrigeront et diront à raison, 77 ans, c’est long.
La malnutrition aiguë sévère augmente chaque mois et atteint actuellement un enfant sur cinq. Tout le monde a faim, on parle là de la forme de dénutrition la plus grave, celle qui est mortelle.
Ces enfants ci-dessous n’ont pas eu le temps de mourir de faim. On les a tués. C’est plus rapide.
Comment les parents, enfin ceux qui survivent au chagrin et aux tirs, peuvent-ils ne pas avoir la haine de l’occupant ?








On a fermé récemment 10 centres de traitement ambulatoire touchés par des pénuries de ressources, des difficultés d’approvisionnement, des facteurs sécuritaires qui compliquent l’accès aux soins.
Certains échanges commerciaux ont repris timidement, il y a plus de produits alimentaires à la vente sur les marchés avec une légère baisse des tarifs qui avaient atteint des niveaux extrêmes. Mais de nombreux produits restent indisponibles ou inabordables. Avant tout, il manque des aliments, des tentes ( puisque tout est détruit systématiquement), du combustible, du gaz de cuisine.
L’UNRWA (section ONU qui travaille pour les réfugiés palestiniens) souligne qu’au moins 2000 personnes ont été tuées alors qu’elles allaient chercher de l’aide alimentaire en se rendant sur les sites mis en place par…Israël et les USA.
L’un des médecins revenant de Gaza, qu’on était allés écouter en conférence, disait que les tireurs poussaient le vice à cibler telle partie du corps tel jour…les corps leur arrivaient blessés de la même manière. Aujourd’hui, on vise le ventre. Demain ce sera la tête. Un jeu vidéo grandeur nature.
Philippe Lazzarini, commissaire général de l’UNWRA, écrit : « Pour lutter contre la famine à Gaza, il est nécessaire de garantir un accès ininterrompu, à grande échelle et sûr, aux personnes dans le besoin, où qu’elles se trouvent. L’ONU dispose des ressources et de l’expertise nécessaire. Laissez-nous faire notre travail ».
Fabuleux. Comme ces gens parlent bien. Ils demandent gentiment à Israël de les laisser entrer pour sauver les Gazaouis. Il manque : s’il vous plaît Monsieur Netanyahou…
L’accès ininterrompu à grande échelle, c’est ce qu’on a tenté de faire par l’Egypte. Sans soutien. On a appris ici à Genève qu’il était dans les devoirs de l’ONU de nous protéger comme en ce moment, ils doivent protéger tous les gens sur les flottilles.
Volker Türk, Haut ( encore plus haut !) commissaire du Haut (!!!) commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme dit:
« Gaza est un cimetière. L’action manque pour mettre fin au carnage. La communauté internationale manque à son devoir envers le peuple de Gaza. Quand les états ignorent les violations du droit international, elles se banalisent ».
Celui-là est peut-être un peu trop haut. Si haut qu’à la fin, on voit mal ce qui se passe en bas. En tout cas, trop haut pour agir.
Que peut faire l’ONU quand celui d’en face ne veut pas entendre et aggrave la situation chaque jour ? Mais où sont passés les Casques bleus ?
Chez Macdo, on récompense l’efficacité. À l’ONU, la parole suffit peut-être…et je pense qu’on y est un peu mieux payé…