Tous les partis politiques palestiniens existent ouvertement à Gaza mais une des plaies de Gaza est la division palestinienne.
Hamas et Autorité palestinienne s’opposent. Chacun s’accuse de tous les maux. Il y a trois fonctions publiques à Gaza:
Celle qui est payée par Ramallah, capitale de la Cisjordanie. Surtout les enseignants et les soignants.
Celle qui s’est mise en grève quand le Hamas est arrivé au pouvoir et qui ne doit pas reprendre le travail.
Et la partie recrutée par le Hamas, surtout les services des sécurité. Toute Union Nationale a échoué….ça ne va pas être simple….
Mais Gaza c’est la jeunesse, et le jeunesse ne croit plus aux partis politiques. C’est l’avenir.
Les Salafistes ont tenté une incursion en 2015 mais le Hamas les a renvoyés.
Gaza a essayé la résistance pacifique contre Israël. En 2018, le HAMAS a autorisé les manifestations non violentes de la société civile qui aspirait à la paix et demandait l’application de la résolution 194 de l’ONU pour la fin de la guerre !!!
Bilan : les soldats israéliens leur ont tiré délibérément dans les jambes. 10 000 estropiés et 350 morts. Et ça, en 2018 !!! Qu’a fait la communauté internationale ??? Rien. Pas un mot de réprobation.
Aujourd’hui, la Palestine repose sur deux gouvernements rivaux et la séparation entre la Cisjordanie et Gaza est une réalité politique et économique. Pas simple.
Comme dans tous les pays du monde, les riches s’en sortent mieux puisque tout vient d’Israel à prix d’or. Les camions sortent à vide et rentrent pleins de marchandises israéliennes que les Gazaouis sont obligés d’acheter pour ne pas mourir de faim. Enfin ceux qui le peuvent. Sinon, c’est ça.

Le blocus de Gaza a commencé aux accords d’Oslo en 1993 et est devenu hermétique en 2007.
Gaza ce sont des murs. A Erez, c’est un mur en forme de cage qui fait plusieurs centaines de mètres de long. Au sud, un mur. A l’est, 40 kms de barrières de haute technologie. Tous les 250 m, une tour tueuse s’ouvre de temps en temps et la mitrailleuse tire sur les paysans. Entre les tours, les puits qui assèchent la nappe phréatique.
Mais de l’autre côté, résidences israéliennes avec pelouse, arrosage automatique et piscines.
Ça me fait penser au film oscarisé « La zone d’intérêt » , sauf que ceux qui tuent aujourd’hui étaient de l’autre côté du mur à cette époque. Et nous, on tiendrait combien de temps dans ces conditions de vie ( survie)???
Pour beaucoup plus de précisions, à lire sans modération afin de mieux comprendre cette histoire complexe : « Du projet sioniste au génocide ». P Stambul. édition Acratie.
Merci les Amis de nous partager vos infos et vos réflexions et cette énergie de lutte . On admire votre courage, votre ténacité et votre lucidité.
Emmanuelle et François
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