Article 7. BOUKHARA partie 2.

Au IX e siècle, elle devient capitale de la dynastie persane des Samanides. Les savants, les écrivains, le célèbre médecin Avicenne résidaient ici. Elle devient moins importante avec Tamerlan (XIVe) qui lui préférera, comme on le sait, Samarkande, mais au XVI e, elle récupère son statut de capitale. Comme Samarkande, ce sont des villes de la route de la soie, on l’a bien compris, mais aussi des villes qui ont été régulièrement sous la coupe des Russes. En 1868 sous le protectorat russe, perte totale de son indépendance en 1920 avec la prise de la ville par l’Armée rouge. Puis finalement , comme le reste des SSR, elle devient indépendante en 1991.

Continuons avec un exemple de visite parmi tant d’autres.

L’ensemble POY KALON.

Il est composé d’un minaret, d’une mosquée et de la Madrasa Mir-i-Arab. Encore! me direz-vous. Oui, mais cette Madrasa est l’une des rares à former encore des étudiants. Un peu plus loin se trouve une Madrasa pour filles.

Mosquée KALON.

La grande cour intérieure.
Le kiosque polygonal était le lieu où priait le Khan.
Le minbar est le petit promontoire d’où le khatib fait son sermon. L’équivalent de la chaire dans les églises. Les prêtres n’y montent plus depuis longtemps.

Ici la Madrasa MIR I BAR.

On aperçoit des étudiants. Ils sont actuellement une centaine.
Cette madrasa fut construite en 1535. Elle est interdite à la visite, ce qu’on peut comprendre puisqu’elle est un lieu d’études. Pour la financer, le Khan de l’époque a vendu 3000 prisonniers perses, donc Chiites , donc infidèles, donc pouvant être vendus comme esclaves. Voilà comment trouver de la main-d’oeuvre à bon marché.

Le minaret avait trois fonctions :

La principale, et qui est toujours d’actualité, est l’appel à la prière par le Muezzin.

La seconde, au temps des invasions, était qu’il était un lieu d’observation.

La troisième, pour les caravanes, il était tel un phare pour les bateaux, un point de repère pour l’orientation. Le soir, on allumait une bassine d’huile qu’on plaçait au centre de la rotonde.

Ce minaret de Boukhara eut une malheureuse quatrième fonction. Surnommé au XVIIe siècle « la tour de la mort », de son sommet, 48 mètres quand même, on y jetait les condamnés à mort et les infidèles. Aujourd’hui on est rassurés, le minaret est fermé au public.

Recherches originales de l’organisation des briques.

Et toujours le plaisir de flâner sur les marchés…

On a cru que c’était des pistaches! Ce sont des noyaux d’abricots.
Des savons fabriqués avec du coton. Ils en cultivent encore.
Avec Munisa, notre super guide.
Des salades toutes prêtes.
Une incroyable variété de thés.
Elle doit avoir peur des coups de soleil…

Et de flâner à la tombée de la nuit. Boukhara est une ville magnifique.

Le monde à l’envers…et l’envers du monde.

Nuit de train direction Mer d’Aral.

En temps réel, nous quittons l’Ouzbékistan demain matin mais nous continuerons à partager la suite de ce formidable voyage.

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