L’Ouzbékistan en quelques chiffres. Vous retrouverez la carte du pays dans l’article 1.
Traversé par deux grands fleuves, l’Amoudaria et le Sirdarya que nous suivrons pour aller à Ferghana, le pays est plus grand que le Kirghizstan, s’étendant sur plus de 1400 km d’ouest en est et sur 930 km du nord au sud. Mais surtout il est beaucoup plus peuplé avec 40 millions d’habitants.
Au nord, il partage ses frontières avec le Kazakhstan, au nord-est le Kirghizstan, à l’est et sud-est c’est avec le Tadjikistan et au sud l’Afghanistan. On retrouve des chaînes de montagnes du Kirghizstan à l’est avec les Monts Tianshan et le Pamir. Mais le pays est principalement constitué de plaines vers l’ouest et du plus grand désert d’Asie Centrale, le désert de Kyzylkum, qu’on a traversé hier pour arriver sur les rives du plus grand lac du pays, Aydarkul.
Aller faire un tour dans la vallée de Ferghana relevait de l’envie d’approcher au plus près le peuple ouzbek, cette région étant encore peu ouverte au tourisme. Elle est connue principalement pour Kokand, pour ses cités artisanales, notamment Rishtan avec ses céramiques renommées et Marguilan, ville de la soie.
KOKAND.
On a souvent entendu l’expression : Khanat de Kokand. La formule est belle, ça sonne bien mais on n’y comprend rien. En fait, un khanat était un royaume en Asie dirigé par un Khan. Kokand sera capitale pendant plus de 170 ans. Aujourd’hui, elle conserve de belles traces de son passé mais c’est aussi une ville universitaire et culturelle.









RISHTAN
Ville de céramiques depuis plus de 700 ans. Les artisans utilisent toujours des peintures minérales: le cobalt pour le bleu, le manganèse pour le marron et le cuivre pour le vert.
On a dormi chez Saïd, un céramiste. Accueil très sympathique de sa famille.




Chez un autre céramiste, on avance de salle en salle, allant d’émerveillement en émerveillement. une vraie caverne d’Ali Baba spéciale céramique.




Et puis MARGUILAN.
C’était la dernière étape de la route de la soie avant le Pamir à franchir pour se retrouver en Chine. L’économie de Marguilan repose toujours sur la soie même s’il y a eu des périodes plus prolifiques que d’autres. Au début du XXe siècle, il y avait quatre grandes fabriques mais ces usines ont fermé suite à une vague d’arrestations et de déportations. Dans les années 1950, les Soviétiques regroupent les artisans en deux grandes structures de 8000 et 12000 ouvriers quand même ! Mais avec la chute de l’URSS, ces deux usines de tissage déclinent et de nombreux artisans se sont depuis remis aux méthodes traditionnelles et à leur compte.
On a revisité toutes les étapes de la fabrication de la soie naturelle.







Mais le chemin est toujours aussi intéressant que la destination. La route de Tachkent à Ferghana est superbe.



















