Article 36.      LE    FUJI SAN (partie 1)

Dans nos incontournables du Japon il y avait le mont Fuji, appelé de façon erronée Fuji Yama par les Occidentaux, suite à un problème d’idéogramme. Pour les Japonais il est le FujiSan, montagne sacrée emblématique de leur pays.

Nos incontournables comprenaient  le tour du Fuji en suivant la route des cinq lacs , mais chacun sait qu’en montagne, tout dépend de la météo et celle-ci s’annonçait plutôt maussade. On est en novembre avec des températures d’automne et un ciel souvent couvert. Une ville étape est Fuji qu’il faut vite quitter pour Fujinomiya, beaucoup plus agréable et où se trouve le Fujisan World Heritage Center qui vaut vraiment le détour.

Quelques vues de Fujinomiya.

Mi novembre au Japon se déroule ShichiGoSan, une coutume qui célèbre la bonne croissance des enfants de 7,5 et 3 ans. Ils se rendent en famille au temple Shintô le plus proche habillés en kimono. On remercie les Dieux de leur protection et on les prie pour que cela continue. Ces âges correspondent à des rites en quelque sorte.

A  partir de 3 ans, on laisse pousser les cheveux des enfants. À partir de 5 ans, les garçons peuvent porter le hakama, pantalon large des hommes. À partir de 7 ans, les filles peuvent porter un obi large comme les femmes.

Dans un sanctuaire shintoïste.

De la forme d’un cône inversé qui se reflète dans l’eau, le Fuji World Héritage Center  présente tous les aspects du Fujisan en nous faisant suivre une allée en forme de spirale qui se termine en vue panoramique sur la montagne sacrée.

Un randonneur virtuel grimpe à nos côtés.
Et voilà la vue panoramique sur le Mont Fuji. Génial. Rien à voir. Il est là mais il se cache.

Nous voilà partis à l’office de tourisme pour plus d’informations sur la route des cinq lacs. L’hôtesse confirme les prévisions météo. Pluie pour les deux jours à venir sur les premières heures de la journée et de l’autre côté du Mont, il fait beaucoup plus froid. En revanche, après la pluie, l’autre face se recouvre souvent de neige. Elle nous dit qu’à partir de Fujinomiya, la route ne fait que monter. On sait, on est en montagne. La route des lacs ne représente que 125 kms en tout. Pour elle, il est préférable de ne faire que l’aller retour vers le dernier lac. Déception. Pas de chance. On a eu tellement de belles journées avec ciel bleu. Et on raterait le Fuji…pô juste. Mais on est des tenaces.

On bivouaque dans le parc du temple à Fujinomiya puis on décide de faire ce qu’on avait prévu. Never give up. Et la météo se trompe parfois. On fera le tour des cinq lacs en roulant d’ouest en est et en passant au nord du Fuji.

L’étape du jour est de rejoindre le premier lac, le lac MOTOSU. Une quarantaine de kilomètres et 1100 mètres de dénivelé positif . Pendant trois jours, on ne lâchera quasiment pas le Fuji du regard.

Il ne pleut pas. On trouve que le temps s’éclaircit. Espoir.
La route est parfois partagée avec les voitures, parfois sur des sentiers qui sentent bon l’automne.
On dévie légèrement de notre parcours pour suivre les nombreux Japonais venus admirer de superbes chutes d’eau.
Avec le Fuji en arrière plan.

On est en altitude et on sait qu’il y a un camping sur les bords du lac Motosu. Cela nous permettra d’avoir une douche chaude après cette journée de grimpe. A partir de 15h maintenant, il fait froid.

Le Motosu est le seul lac qui ne gèle pas l’hiver car sa profondeur atteint 138m.
Dimanche 12 novembre. Vue de notre camping. Il est 16h. On n’a pas eu la pluie annoncée mais il fait très froid et on a un vent terrible.
La vue de cet endroit est celle représentée sur les billets de 1000 yens .
On est très heureux de ce que veut bien nous dévoiler la montagne sacrée.

Lundi 13. Vue de notre tente. Il est 6h. Un froid de canard.

Ciel de peintures flamandes …
Et cratère bien visible.
Dans le camping, on est les seuls occidentaux. Les Japonais sont très bien organisés pour camper. Une grande tente avec des lumières et sur le devant, sous un auvent, un brasero où ils préparent leur barbecue. Ce qui est étonnant, c’est que, contrairement à la France, on voit de luxueux 4×4 ou voitures de sport dont les propriétaires sont sous une simple toile de tente alors qu’ils auraient les moyens d’aller dans de beaux hôtels.
Lever du soleil.
Merci au vent terrible qui nous a permis de voir le cône parfait.

C’est au cours de cette matinée qu’on rencontre Yuki l’artiste et qu’on partage un petit déjeuner chez elle. Elle habite près du lac SHOJI qui est le plus petit des cinq lacs.

Lac Shoji.
Voilà ce que les Japonais appellent Momiji. Les feuilles rouges. Depuis des siècles, c’est une pratique très courante au Japon de chercher les plus belles nuances des feuilles d’automne.
Et le ciel est de plus en plus bleu.
On a toujours un sac de déchets sur nos sacoches. On aime beaucoup. Le Japon est sûrement l’un des pays les plus propres au monde et on ne voit jamais de poubelles ! Alors tout le monde garde précieusement ses détritus jusqu’au prochain Konbini (supérette) qui, lui, a des poubelles de tri.
Heureusement qu’on nous avait annoncé de la pluie !
Ici le Lac SAI qui semble être relié au lac Kawaguchi tant il est proche.
Pause déjeuner sur la plage du lac Sai. De l’autre rive.

La suite dans un autre article sinon impossible de le publier. Trop long.

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