Pour tout cruciverbiste, c’est d’abord la réponse attendue à la définition : Baie du Japon. En 3 lettres……ISE.
I comme Incontournable. S comme Sublime. E comme Étonnant.

Derrière ces trois lettres se cache une baie qui est l’une des perles du Japon. On le pensait avant de venir mais on aurait pu être déçu par la réalité. Beaucoup de choses à découvrir sur Isé tant par le travail des hommes, l’artisanat, les légendes, les sites naturels, culturels et ludiques, les croisières que par ses illustres femmes plongeuses. On se disait qu’on pourrait passer 1 mois sur Isé seulement et qu’on n’aurait pas tout vu.
Quand on a préparé notre itinéraire assis à une table chez nous, on savait bien qu’il ne serait pas possible de tout faire mais il y avait sur la carte des lieux incontournables, à voir absolument. Isé et les Ama, femmes plongeuses en faisaient partie.
Mais d’abord Isé (en japonais on prononce Issé) ce sont des paysages .






Des légendes qui nous font pédaler de côte en descente d’un site à un autre, car la péninsule de Mie mesure quand même presque 6000 km2, mais c’est toujours une belle surprise.

Les rochers représentent l’union dans le mariage de l’homme, rocher plus large surmonté d’un torii, et de la femme. On remplace plusieurs fois par an la corde qui pèse quand même plus d’une tonne. Les liens du mariage sont parfois pesants !






Mais on se demandait pour quelle raison le lieu était envahi par des grenouilles.



On ne se le demande plus. On sait.
En Japonais, grenouille se dit Kaeru, qui signifie aussi « revenir ». C’est donc un porte-bonheur dans l’esprit populaire, qui fera revenir les êtres chers.



Et puis les Ama. Femmes plongeuses depuis plus de 2000 ans. Bon, ce ne sont plus les mêmes…







Ce sont des plongeuses professionnelles dont la moitié travaille dans cette région. Ce type de pêche aux ormeaux, turbos et algues par des plongeuses en apnée est une pratique très rare qu’on ne trouve qu’au Japon et en Corée du Sud. Moyenne d’âge : entre 60 et 70 ans.

On pouvait partager un repas avec elles dans une cabane après leur plongée et manger ce qu’elles avaient pêché.










Le principe de perliculture ou nacroculture :
D’abord pourquoi et comment se forme une perle dans une huître ?
Si un grain de sable pénètre dans une huître cela provoque une irritation. Comme dans la chaussure. Mais l’huître, elle, pour se protéger, va sécréter de la nacre pour entourer cet intrus et couche par couche cela va constituer une perle. C’est simple, il suffisait de provoquer et d’industrialiser ce phénomène. C’est M. Mikimoto- une île porte aujourd’hui son nom – qui a mis au point le procédé à la fin du XIXe siècle. On découpe le manteau (partie responsable de la fabrication de la nacre) d’une huître en petits tronçons, on en introduit un dans une huître perlière en même temps qu’une petite bille, le nucléon, c’est lui qui sera progressivement recouvert de nacre pour donner une perle. C’est tout simple ! En fait pas tant que ça. La culture des huîtres perlières est une activité délicate qui nécessite beaucoup de main d’œuvre, du personnel compétent et qui reste soumis aux aléas de la nature.
C’était impressionnant de voir au musée toutes ces perles en particulier les différentes couleurs : blanc, crème, crème rosée, rose, vert, bleu, gris et noir.
Au fait, quel est le QI d’une huître ?
Zéro, la pauvre. Pas de système nerveux, pas de cerveau. Pas de cerveau. T’as zéro.


Allez, au diable le vélo, on a acheté un galion espagnol…




Et puis le soir, évidemment, dans un tel endroit, un bivouac s’imposait.








Depuis hier, on est arrivés à Kyoto pour quatre journées de visite au moins.
