Japon Article 28. Vers la baie d’Isé.

La conséquence attendue d’avoir grimpé jusqu’à Koyasan était, les jours suivants, la promesse tenue de belles descentes à plus de 50 à l’heure. Grisant. A en crier sa joie vers les corbeaux surpris.

Premier arrêt en quittant Koyasan. Chez Mima qui ouvrait sa boutique au moment où on passait. Un super petit déjeuner.

Sur les chemins à bicyclette.

Après avoir été fauché, le riz est mis en bottes sur des supports afin de bien sécher. Il sera ensuite battu pour en récupérer les grains.
Plusieurs fois, de loin, on apercevait ces grandes structures aériennes et on se demandait bien à quoi elles pouvaient servir…Surprise !
A jouer au golf sur trois niveaux ! Du golf en conserve. Mais personne sur le green pour rapporter les balles….mais comment font-ils ???

Le golf selon nous.

Ici visiblement, le but est de travailler son swing. Le trou on s’en fout.
Donc en premier, si tu ne veux pas rater le trou, ne fais pas de trous. En second, si tu ne veux pas te fatiguer à ramasser les balles, fais les revenir toutes seules. Par notre observation fine et exacerbée, on a tout compris…enfin presque.

Les balles de golf reviennent par la conduite métallique en gris jusqu’à …
…la grosse boîte en alu reliée au bâtiment par un tube en plastique dans lequel on aperçoit les petites balles s’agiter avant de remonter pour, à nouveau, se faire taper dessus. Mais comment les balles remontent-elles dans la conduite métallique qui fait toute la longueur du terrain ? Soit le green est incliné vers la conduite métallique ou bien elles disparaissent dans des trappes qui les conduisent inexorablement vers celle-ci . On ne sait pas…si vous avez des relations dans le golf. Nous on a vélo.

NARA

Ville qui été capitale du Japon de 710 à 794. C’est surtout pour nous la route qui va nous mener à la baie d’Isé. On y passera une journée et demie en dormant dans une guest house aussi belle qu’un hôtel et en plein centre, dans laquelle on fera connaissance de deux jeunes Français très sympas, Sofiene de Marseille parti de France depuis trois ans et travaillant à distance sur la création de logiciels et Quentin, en fin d’études informatique qui depuis toujours, rêvait de passer quelques mois au Japon. Ce qu’il est en train de faire.

Le cœur de Nara possède un immense parc où 400 daims, pas un de plus, se baladent nonchalamment entre les nombreux touristes.

Oui mais pourquoi des daims ? Parce que, selon la légende, le dieu Takemikazuchi que tout le monde connaît, serait entré dans la ville sur le dos d’un daim (dindin) blanc pour la protéger. C’est pourquoi les daims de Nara sont considérés comme sacrés.

Temple Gangoji qui nous plaît bien avec sa forme octogonale.

Mais on vient surtout ici pour voir Todaiji, la plus grande construction en bois du monde qui héberge un Grand Bouddha monumental en bronze.

Quinze mètres de haut. Assis dans un lotus en lotus.
La main droite ouverte, les doigts tendus vers le haut est symbole de protection et d’absence de crainte.
La main gauche sur les genoux et tournée vers le haut invite les hommes à être témoin de son Éveil.
Chaque pétale est finement ciselé.
Une foule incroyable dont de nombreux groupes scolaires. Vivement qu’on reparte dans nos campagnes japonaises…

À nouveau la campagne, les routes secondaires, les chemins…

Le chemin qu’on doit prendre, est visiblement peu entretenu. De plus en plus compliqué. Des troncs, ça se surmonte mais il faut regarder un peu plus loin.
Et la suite est impraticable. Pierre est allé voir à pied. Des troncs les uns sur les autres avec en prime sur le côté, une rivière au fond d’un ravin. Tout le monde fait demi tour. On a perdu plus d’une heure. On voulait de la campagne, on en a eue.
En fait, contrairement à la Corée, on voit très peu de cyclistes au Japon. Les gens sont stupéfaits d’apprendre qu’on voyage à vélo. Ils pensent à chaque fois qu’on relie deux ou trois villes et puis c’est tout.

On sait qu’on ne rejoindra pas la baie ce soir, il faut penser à trouver un bivouac. Au Japon en ce moment, il fait jour vers 5h30, l’heure où, généralement, on ouvre le premier œil. Mais la nuit tombe à 17h, ce qui nous oblige à chercher entre 15h30 et 16 h un bivouac quand on n’est pas dans du dur. Et les températures se rafraîchissent, normal, c’est l’automne et on est à la montagne. Le bivouac. Un beau sujet…

Au fait, ce soir on est à 2200 kms pour le Japon depuis le 10 septembre.

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