La conséquence attendue d’avoir grimpé jusqu’à Koyasan était, les jours suivants, la promesse tenue de belles descentes à plus de 50 à l’heure. Grisant. A en crier sa joie vers les corbeaux surpris.

Sur les chemins à bicyclette.





Le golf selon nous.
Ici visiblement, le but est de travailler son swing. Le trou on s’en fout.
Donc en premier, si tu ne veux pas rater le trou, ne fais pas de trous. En second, si tu ne veux pas te fatiguer à ramasser les balles, fais les revenir toutes seules. Par notre observation fine et exacerbée, on a tout compris…enfin presque.


NARA
Ville qui été capitale du Japon de 710 à 794. C’est surtout pour nous la route qui va nous mener à la baie d’Isé. On y passera une journée et demie en dormant dans une guest house aussi belle qu’un hôtel et en plein centre, dans laquelle on fera connaissance de deux jeunes Français très sympas, Sofiene de Marseille parti de France depuis trois ans et travaillant à distance sur la création de logiciels et Quentin, en fin d’études informatique qui depuis toujours, rêvait de passer quelques mois au Japon. Ce qu’il est en train de faire.
Le cœur de Nara possède un immense parc où 400 daims, pas un de plus, se baladent nonchalamment entre les nombreux touristes.

Oui mais pourquoi des daims ? Parce que, selon la légende, le dieu Takemikazuchi que tout le monde connaît, serait entré dans la ville sur le dos d’un daim (dindin) blanc pour la protéger. C’est pourquoi les daims de Nara sont considérés comme sacrés.


Mais on vient surtout ici pour voir Todaiji, la plus grande construction en bois du monde qui héberge un Grand Bouddha monumental en bronze.






À nouveau la campagne, les routes secondaires, les chemins…



En fait, contrairement à la Corée, on voit très peu de cyclistes au Japon. Les gens sont stupéfaits d’apprendre qu’on voyage à vélo. Ils pensent à chaque fois qu’on relie deux ou trois villes et puis c’est tout.
On sait qu’on ne rejoindra pas la baie ce soir, il faut penser à trouver un bivouac. Au Japon en ce moment, il fait jour vers 5h30, l’heure où, généralement, on ouvre le premier œil. Mais la nuit tombe à 17h, ce qui nous oblige à chercher entre 15h30 et 16 h un bivouac quand on n’est pas dans du dur. Et les températures se rafraîchissent, normal, c’est l’automne et on est à la montagne. Le bivouac. Un beau sujet…
Au fait, ce soir on est à 2200 kms pour le Japon depuis le 10 septembre.