Ou le point de départ vers la célèbre route cyclable SHIMANAMI KAIDO
Sur la route de Hiroshima à Onomichi. On imaginait le littoral plat. Dans tes rêves . Des côtes bien côtues mais des descentes à presque 50 à l’heure, ce qui nous permet de sécher ce qu’on a mouillé l’heure précédente.
Le temps d’un arrêt café, un client, 77 ans, qui s’intéresse à notre voyage et qui nous demande un lien pour nous suivre. La propriétaire de ce café charmant. Baie d’Hiroshima. Hiroshima est aussi le nom de la préfecture.On s’est pris un petit hôtel sur la route. Le onsen avec vue sur la mer n’est que pour nous. Vue de la chambre.Souvent le même type de statue qui représente le moine fondateur du temple.De plus en plus de tuiles rouges vernissées. Autrefois la couverture des toits indiquait le rang de celui qui habitait la maison. Les tuiles noires pour les samouraïs, claires pour les riches commerçants, les toits en bois pour le petit peuple. Tous les jours on voit des champs de panneaux solaires dans les villages. A Mihara, sur certains poteaux. Les chiffres indiquent la hauteur que peut atteindre le niveau d’eau. Cet endroit risque d’être inondé par un tsunami. Avec la tête de l’emploi. Bon, un guerrier en tongs…un peu bizarre. On a croisé de drôles de créatures dans une rue couverte d’Onomichi.Les devantures des petits restos.On n’ira sans doute pas…
Onomichi est une ville portuaire qui fait partie de la préfecture de Hiroshima. Elle vit de construction navale, de cultures d’agrumes et du tourisme. Mais elle est surtout connue pour son chemin aux 25 temples à flanc de montagne . On en a fait une quinzaine. On a compris l’idée.
On ne sait pas si elle est au courant qu’elle a un serpent dans les cheveux.L’intérêt de la balade est surtout d’avoir un beau panorama. Moinillons dans les jupes de Kannon.En face, la première île de la Voie cyclable. Dans un écrin de verdure, contents de faire une halte ombragée. Le pont qu’on ne prendra pas au départ de la voie cyclable. Il est conseillé de démarrer en ferry. Moins dangereux.Tout là-haut, Pierre voulait voir la pagode. À chaque fois, elles sont fermées. Des chats sous toutes les formes. On est très chat au Japon. Il existe des cafés chats. On en a visité un à Hiroshima mais on a trouvé ça triste. Pour les chats qui ne sortent jamais. Pour des personnes très seules qui paient afin de venir caresser les chats et pouvoir les prendre en photo. Il existe aussi des cafés chiens, serpents, hiboux…les chats, ça nous suffit. Dans une rue d’Onomichi.
Le vélo de Pierre. Il a été partiellement réparé. Ils ont changé le deuxième plateau, le plus usé, ils ont changé la cassette ( pignons) et la chaîne ainsi que les deux mollettes de tension de chaîne mais ils n’ont pas pu se procurer les autrès pièces du dérailleur. On est pourtant au pays du Shimano! Pierre dit que ça roule beaucoup mieux. On est contents. J’entendrai moins de jurons dans les côtes…Espérons que cela tienne encore les deux mois suivants. Demain cela fera exactement deux mois que notre périple aura débuté.
On a dormi dans une guest house en dortoir. Pas beaucoup d’espace mais Yuka qui tient la boutique avec son mari est super. Elle proposera même à Pierre de l’emmener chercher son vélo qui est à 6 kilomètres de la ville. On vit avec la famille.
Il y a six lits mais elle ne met personne sur les lits du haut .Tous les matins avant l’école, Yuka lit une histoire à sa fille. Le grand est déjà parti. Le Fujihostel. Un endroit chaleureux.