Japon Article 15. Japon côté pratique

Il est vrai que débarquant de Corée, le Japon ne nous apparaît pas comme une autre planète. C’est toujours l’Extrême-Orient, d’où de nombreuses similitudes. Mais surtout, bien que nous ne parlions pas le japonais, notre vie n’est pas très compliquée.

Alors le Japon ? Cher ou pas cher ?

Beaucoup diront : le Japon est cher. Pour les cyclistes venus au Japon, la vie n’était pas chère…et on est d’accord avec eux . Évidemment, tout dépend de la façon dont on voyage. C’est la même chose en France. Une nuit au Formule 1 ou au Martinez à Cannes ne coûte pas la même chose ! Dans nos constats après six jours seulement au Japon, la vie est même moins chère qu’en France. On changera peut-être d’avis plus tard.

On sait qu’on est sur l’île de Kyushu, qui n’est pas l’île la plus touristique et donc pas la plus chère de l’archipel. Le prix d’un café n’est pas le même au Trocadéro qu’à Voiron. On se méfiait car la Corée étant particulièrement bon marché, on regardait de très près la conversion euros/ yens mais pour l’instant, on est agréablement surpris.

Hébergement

On a dormi deux nuits en hôtel (52€ et 46 €) avec toujours les accessoires de toilette fournis, bouteilles d’eau fraîche, yukata ( kimono d’intérieur), café et thé avec bouilloire et petit déjeuner compris. Les produits de toilette ne sont pas des mini portions.

La même chose en Corée.

Les trois autres nuits en bivouac c’est cadeau ! On aime bien quand ça ne nous coûte rien car l’idée est quand même, une fois de temps en temps, de s’offrir un ryokan (auberge traditionnelle japonaise ), d’expérimenter un hôtel capsule etc. Ce soir, pluie menaçante, on dort chez l’habitant pour…21 € la chambre. Et on est au Japon.

Des lits jumeaux.

La nourriture.

On ne mourra ni de faim ni de soif au pays des Nippons.

C’est le pays des Konbini. Les supérettes qu’on trouve à tous les coins de rue. On peut y acheter des aliments, des plats préparés, papeterie, hygiène, mais aussi utiliser machines à café, internet, photocopieuses, fax ! Le fax est encore très utilisé au Japon, distributeurs de billets (pour nous, ça ne fonctionne pas partout). Parfois des tables pour consommer sur place. Quatre poubelles différentes pour le tri des déchets dans chaque magasin.

Pour le moment, on ne rachète pas de bouteille de gaz prise à la frontière, car vu le prix de ce qu’on achète…on se régale pour 5 ou 6€ et on peut faire chauffer les plats dans les konbinis. On achète tout prêt. Fainéants.

Bouteille d’eau de 2 litres achetée hier, fraîche, qu’on verse dans nos gourdes : 70 centimes !

Distributeurs. Heureusement, on n’y trouve pas seulement des sodas qu’on ne boit pas mais également différentes sortes de cafés froids ou thé. De l’eau fraîche. Ces affreuses machines se voient même dans les coins les plus reculés. Jamais abîmés. C’est pas beau mais ça peut dépanner.

Et le vélo dans tout ça ?

Le principal point de vigilance est qu’on roule à gauche. La Corée roule à droite. Le second est l’emplacement des feux. Comme en Amérique du Sud, ils sont situés de l’autre côté de la route, au-dessus de la chaussée. On trouve notre chemin grâce aux navigateurs car rien n’est indiqué pour les cyclistes. Les panneaux routiers sont en japonais, et récrits en alphabet latin. Pour les touristes qui louent des voitures, ils ne sont pas perdus. Quant à la signalisation, une bande blanche reste un stop, le sens interdit est le même qu’en Europe, une flèche reste une flèche. Pas de difficulté particulière. Et les conducteurs font très attention à nous. On les remercie régulièrement en nous inclinant sur le vélo. Pas trop quand même pour ne pas tomber.

Aperçus de nos premiers jours.

Fukuoka, port et ville d’un million quatre cent mille habitants a été très agréable à parcourir en tant que cyclistes. Quartiers avec petites échoppes où on peut manger dans la rue et quartier très moderne. On a eu la chance d’avoir notre auberge de jeunesse juste à côté du plus grand parc de la ville, fréquenté par de nombreux joggers, cyclistes et marcheurs. Si on était restés une deuxième nuit, on y aurait planté la tente.

Deuxième petit déjeuner japonais : la soupe, le riz avec une sorte de radis noir repeint en jaune et du tofu… mouais. Si avec ça on ne maigrit pas….

Un musée de l’art dans ce parc avec des statues asiatiques bien sûr mais également de nombreux peintres européens comme Dali, Van Gogh, Chagall, Miró, Collin…photos interdites.

Reproduction d’une œuvre célèbre qui se trouve sur une île dans la mer de Seto.
C’est une question bleue de M Dum. : A quoi servent ces drôles de consignes à l’entrée du musée ? Réponse au prochain article. Même ceux venus au Japon ont le droit de jouer !

Un quartier construit sur la mer, le Marizon. Des restaurants, des boutiques, des salles pour mariages, une chapelle.

Les Torii sont les portails qu’on trouve à l’entrée des temples Shintoïstes. Ils symbolisent le passage du monde profane au monde sacré. Le rouge a la réputation de repousser les mauvais esprits. Nous, on voit plutôt ça orange.

Les marchands du Temple. Cette fois-ci, chacun peut écrire ses délires, euh…ses désirs, sur des planchettes qui seront ensuite suspendues.

On en a déjà parlé mais quitter la ville est toujours un vrai bonheur. Une fois sortis de cette grande métropole, ce qui demande beaucoup de temps, on pédale enfin dans une belle campagne où on retrouve les rizières et où on admire l’architecture encore traditionnelle de nombreuses maisons japonaises, certaines au cœur des villages, d’autres au milieu des rizières.

Beaucoup de sculptures d’arbustes. Art topiaire nippon.

On aimerait bien être invités à pénétrer à l’intérieur.

Depuis notre arrivée au Japon, on a seulement rencontré deux Français. Le tourisme se focalise principalement autour de Tokyo, Kyoto et Hiroshima. Ici, les gens sont encore un peu surpris de voir deux cyclistes occidentaux et cherchent souvent à entrer en contact avec nous. Toujours d’une politesse incroyable. Timidité et curiosité. On pensait les femmes plus réservées mais trois fois, ce sont elles, d’un certain âge, qui sont venues nous voir pour échanger. L’une voulait simplement savoir de quel pays on était, l’autre, rencontrée dans une zone forestière et en pleine côte, nous donnait des conseils pour la route à suivre et la dernière, sur un parking de grande surface, très heureuse d’échanger quelques phrases en anglais avec nous et, nous remerciant, en se prosternant bien sûr, d’avoir pris le temps de parler avec elle.

Après Fukuoka, direction sud. Et puis, les grandes plages, spots de surf, de jet skis…vers Karatsu.

On retrouve pour l’instant les mêmes températures qu’en Corée et d’après un couple de Français rencontrés lors de notre bivouac à Karatsu , les Japonais eux-mêmes sont surpris de telles températures. Le réchauffement climatique, c’est pour tout le monde.

Karatsu, une belle ville côtière dominée par son château.

Première balade à pied par la plage de notre bivouac au château.
Construit de 1602 à 1608. Entièrement détruit en 1872. Le château surnommé Château de la grue dansante (pas celle de Poclain …) a été entièrement reconstruit en 1966. Trop neuf pour nous.
C’est le lieu qu’on a choisi pour planter notre tente. On y restera deux nuits.
Devant le chapeau de Napoléon .
C’est là que passeront deux Français en voyage au Japon pour la sixième fois ! Un séjour de trois semaines tous les deux ans.
Vue de notre porte.
Vue du château. Notre tente est sur la plage au fond à gauche.
A cet instant, Pierre ne sait pas encore qu’un robot arrive dans son dos pour nous servir. Une petite musique l’accompagne (le robot, pas Pierre). On avait déjà vu ça en Corée. Comment supprimer des emplois….
Parfois le navigateur nous fait passer près des voitures. On n’aime pas ça. Ce n’est pas souvent mais ça arrive.
C’est mieux que la route mais on n’avance pas.
Bivouac dans un parc. Les toilettes extérieures toujours impeccables d’une grande surface juste à côté nous permettent de faire…notre toilette. Toujours toilettes au siège chauffant, douchettes, savon. Miroir.
Parfois tuiles vernissées.
Les trottoirs sont souvent très larges et en l’absence de réelle piste cyclable, on est autorisé à y rouler. Partout des bandes en relief pour les personnes non voyantes.
Ici on remarque que le riz est plus jaune qu’en Corée. On ne sait pas si c’est une autre espèce ou si c’est une question de maturité…on va se renseigner…
Sur la route, de Karatsu à Yanagawa.

Yanagawa est appelée la Venise de Kyushu. Notre avis : Oui parce qu’elle est quadrillée de canaux. Non parce qu’il n’y a ni palais ni ponts (nippons!) remarquables.

Pas de doute. On est au Japon. Photos de mariage.
Shoji et tatami.
On reparlera du shintoïsme dans un autre article.
Le pays des origamis. Les derniers qu’on a vus étaient à …Pont à Mousson !
Notre gondolier…beaucoup d’explications mais tout en japonais. En revanche, il a bien chanté.
On est les seuls occidentaux dans tous les bateaux.
Repas typique japonais : concombre, salade verte, macédoine, porc avec chou fermenté, riz, bouillon au tofu et melon. Très bon. Petites quantités. On a payé 25 € pour deux personnes.
On s’est faits des copains sur la barque. Trois étudiants de Kobe, en balade pour la journée. Trois styles différents.
De belles suspensions faites dans la région en l’honneur de la naissance d’une fille !
A force de manger uniquement des algues et du radis noir, même les ours n’ont pas de ventre !
Fruits du Ginckgo biloba. On les appelle les abricots dorés.
Tous les jours dans les campagnes, aigrettes et hérons cendrés s’envolent à notre passage. Il a fallu qu’on soit en barque pour pouvoir en photographier un. Ce sont les oiseaux qu’on voit le plus avec les corbeaux.

Et n’oubliez pas : À quoi servent ces consignes ?

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